ISBN : 291846211X
Éditeur : Editions AD libris (2011)


Note moyenne : 3/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Bande dessinée

En 1961, Vincent, côté scène, est un jeune chanteur dans un groupe de rock, Les Gold Star. Mais, dans le privé Vincent s'appelle Mohand, il est Algérien dans la France des « Événements d'Algérie ». Le soir du 17 octobre, son groupe partici... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(5)

> Ajouter une critique

  • Par trust_me, le 07 mars 2012

    trust_me
    Pour ses copains, Vincent est chanteur dans un groupe de rock lycéen. Pour sa famille, Vincent reprend sa véritable identité, celle d'un jeune algérien prénommé Mohand. Pas simple pour lui de trouver sa place dans la France de 1961, au moment des « événements d'Algérie ». le soir du 17 octobre, Vincent et son groupe doivent se produire au Golfe Drouot, dans un tremplin pouvant leur ouvrir les portes de l'Olympia. Mais à cette même date le FLN a décidé de mettre sur pied une grande manifestation pour protester contre le couvre-feu imposé aux algériens de la région parisienne par la préfecture de police. Partagé entre ses copains et l'envie de soutenir son peuple, Mohand prend le métro avec son père pour se rendre à la manif mais il s'éclipse discrètement avant le terminus pour filer au Golfe Drouot. En rentrant chez lui ce soir là il apprend que sa sœur Khelloudja, bravant l'interdiction paternelle, s'est jointe à la manifestation et est depuis introuvable…
    Vingt-sept ans après la publication de son très beau roman Meurtres pour mémoire, Didier Daeninckx reprend la plume pour parler de la terrible soirée du 17 octobre 1961. Il assume son engagement pour l'indépendance et mâtine son propos de considérations sociales et politiques. Avant la manif, le lecteur découvre ainsi le triste quotidien des travailleurs algériens, leurs logements insalubres et leurs difficultés à joindre les deux bouts. La plongée au cœur du « plus grand massacre d'ouvriers, à Paris, depuis la répression de la Commune en 1871 » est elle aussi saisissante : un soir d'automne triste et humide, une pluie glaciale, ces hommes marchant gravement, sans cris, sans drapeaux et sans armes. Puis c'est la curée, les CRS sont lâchés : coups de feu, coups de matraque, coups de grâce infligés aux blessés, arrestations ultra-violente, la Seine qui se teinte du sang des victimes...
    Vieux complice « BD » de Daeninckx depuis des années, Mako donne dans la sobriété. Son trait à l'encrage épais est réaliste et efficace. Avec ces grandes cases, ce découpage simple qui retrace fidèlement la chronologie des événements, ces couleurs forcément sombres, l'album est visuellement très réussi.
    A travers le portrait de Khelloudja, le romancier rend hommage à Fatima Bédar, une jeune algérienne de 15 ans qui a absolument voulu manifester ce jour-là et dont le cadavre sera retrouvé le 31 octobre près du canal St Denis. Suicide, conclura la police. Une fois encore avec Daeninckx la petite histoire rejoint la grande. Et une fois encore, son évocation de la « Saint-Barthélemy musulmane » se révèle d'une rare puissance.


    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2012/03/octobre-noir.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Yaneck, le 28 octobre 2011

    Yaneck
    Octobre noir est un album utile pour le devoir de mémoire. La Guerre d'Algérie est encore trop peu traitée en France. Difficile de parler d'une guerre où l'on a été du côté des "méchants", et que l'on a perdu. Notre Viêt-Nam a nous, en somme. Les éditions AdLibris proposent un album qui fait le point sur ce qui s'est déroulé cette nuit là, ce que l'on sait, ce que l'on devine. le racisme, les algériens vus comme des ennemis intérieurs (et intimes, pour reprendre un film récemment réalisé), et les difficultés des français pour appréhender ces faits. Je n'ai qu'un seul reproche sur cet album, il est est beaucoup trop court. En se limitant au format classique, Didier Daeninckx raccourci ses démonstrations, va à l'essentiel, alors qu'il est suffisamment intéressant pour nous accrocher à un récit plus complexe et plus dense. Tout va très vite, se concentre autour de la seule nuit du 17 octobre ou presque, alors qu'on aurait pu couvrir un peu plus de temps, et surtout entrer plus encore dans les détails de ces actes honteux de la police française. Peut-être le scénariste, qui a aussi écrit un livre sur le sujet, a-t-il craint de se montrer redondant. Mais avec ce support de Mohand/ Vincent, de cette ambiance Rock, je pense qu'il avait vraiment la matière pour aller encore plus loin. Mais cet album reste déjà très satisfaisant.
    Mako, le dessinateur, possède un trait sombre et légèrement grossier, qui convient assez bien, je trouve, à ces heures sombres de la France. Sa mise en couleur est toujours juste, parfaitement adaptée. Il s'avère un excellent support pour le scénario.
    Voici un ouvrage intéressant, bien mené, et surtout, bien documenté. Il s'accompagne d'une préface de Benjamin Stora, d'une postface, et d'une liste des victimes présumées de la police française. Un véritable travail de mémoire, qui s'avère indispensable sur un pan d'Histoire que nous autres français, n'osons pas encore assez affronter.

    Lien : http://www.chroniquesdelinvisible.com/article-octobre-noir-masse-cri..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par folivier, le 28 septembre 2011

    folivier
    A l'occasion du cinquantième anniversaire de la répression meurtrières des manifestations d'immigrés à Paris en octobre 1961, Didier Daeninckx, qui a déjà écrit un roman sur ces tragiques évènements, nous invite à suivre l'histoire d'un jeune immigré, membre d'un groupe de rock, les Snow Stars, dont le père et la soeur participe aux manifestation du 17 octobre 1961. le père est blessé mais la soeur disparaît et son corps est retrouvé quelques jours après.
    Le scénario ne décolle pas beaucoup de la simple chronique des évènements en personnalisant ce drame autour de cette famille algérienne dont les enfants, notamment le fils, sont intégrés à la société française et occidentale, notamment par la musique et le rock&roll.
    Le dessin de Mako n'est pas très enthousiasmant. A raison de six grosses vignettes par page la lecture de cet album se fait très rapidement sans que l'on s'attache réellement aux personnages et ressentir un peu d'émotion à ces évènements.
    La préface de Benjamin Stora permet de restituer ces évènements dans le contexte politique du moment.
    Album peut-être intéressant pour faire connaître ces évènements aux jeunes générations et les amener à rechercher plus d'information sur la France des années 60 et La guerre d'Algérie.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Chtimie, le 07 octobre 2011

    Chtimie
    J'avais déjà lu Cannibale, de Didier Daeninckx au lycée. J'avais beaucoup aimé son style et son engagement. Par contre, je ne connaissais pas du tout le travail de Mako.
    Cet ouvrage m'a permis de découvrir un pan de l'histoire française que je connaissais trop peu. Cependant, je regrette que cette histoire soit si courte ! Heureusement qu'il y avait une documentation très riche avant et après l'histoire ; ça m'a permis de mieux comprendre ces événements et de remettre l'histoire dans son contexte. Sans ça, je pense que je n'aurais pas tout compris.
    L'histoire se déroule juste sur quelques jours, on suit la vie d'un jeune homme qui va voir sa vie bouleversée à jamais par cette crise. On n'a pas le temps de s'attacher aux personnages mais ce rythme permet de se mettre dans une ambiance particulière. On a l'impression, nous aussi, d'être surpris par la tournure des événements. Ça m'a aussi donné l'impression que c'était un peu comme un flash info, juste pour nous avertir.
    Par contre, je n'ai pas apprécié les traits des personnages, les couleurs sont sombres, appropriées à l'histoire mais le graphisme ne m'a pas touché.
    Ce livre m'a donné envie d'en savoir plus sur cette période. Je trouve dommage de ne pas en parler dans les cours d'Histoire...
    C'est l'occasion d'en savoir un peu plus sur notre histoire. Mais c'est vraiment trop court ! Juste une anecdote...

    Lien : http://lavisdechtimie.over-blog.com/article-octobre-noir-86119528.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par val-m-les-livres, le 17 octobre 2011

    val-m-les-livres
    IL y a cinquante ans, le 17 octobre 1961, des nord-africains vivant en France entamaient une marche pacifique pour dénoncer le couvre-feu imposé par Maurice Papon aux musulmans de France, comme on disait alors. Dans le mois qui venait de s'écouler, vingt-deux policiers avaient été tués par des membres du FLN. Cette mesure discriminatoire parait totalement aberrante de nos jours et pourtant, sait-on jamais ce que nous réserve l'avenir?
    A travers l'histoire de Vincent, jeune rocker qui se nomme en fait Mohand, les auteurs nous font vivre cette soirée meurtrière qui fit sans doute plus de cent morts et fut si longtemps cachée. En 1961, Fatima avait quinze ans quand elle décida de braver l'interdiction parentale et de se joindre à la manifestation. Elle n'en revint jamais. Lorsque sa soeur lut un jour qu'elle était morte, victime des policiers, elle découvrit alors le secret tu depuis si longtemps dans sa famille. On lui avait croire qu'elle s'était suicidée.
    Les dessins ne sont pas fins, ce n'est pas forcément ce que j'aime regarder mais là n'est pas la question. C'est une BD pour la mémoire, pour se rappeler un moment peu glorieux de notre Histoire.


    Lien : http://vallit.canalblog.com/archives/2011/10/17/22350073.html#comments
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

Critiques presse (2)


  • Auracan , le 27 octobre 2011
    Une histoire humaine, simple, touchante, au cœur des événements de ce jour-là. Pas de fioritures, d’entourloupes, de grandiloquent, le tout particulièrement bien servi par le trait lourd, à l’ambiance sale, de Mako. Avec un petit côté « no future », désillusionné.
    Lire la critique sur le site : Auracan
  • BDGest , le 17 octobre 2011
    La seule bonne volonté ne suffit pas toujours pour raconter et dénoncer. Les victimes oubliées d'Octobre Noir méritent mieux.
    Lire la critique sur le site : BDGest

> voir toutes (17)

Videos de Didier Daeninckx

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Didier Daeninckx

Didier Daeninckx à la librairie la Galerne au Havre. Pour la sortie "d'Octobre noir", éditions "ad libris"








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Octobre noir par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz