Du train où vont les choses à la fin d’un long hiver.
de
Francis Dannemark (R. Laffont)
Petit-fils et fils de cheminot, moi-même cheminot avant d'être enseignant, Dieu sait si j'aime les trains, les gares, les salles d'attente, les salles des pas perdues, les quais, les buffets de la gare...
Alors je me faisais un plaisir de prendre ce train en partance pour le Portugal.
Mon billet, euh non pardon, mon marque-page en main, j'étais prêt. Côté fenêtre. Dans le sens de la marche.
Paris, Bordeaux, Bayonne, Biarritz, Irun, Lisbonne. Un long, long trajet de quatre-vingt-dix pages.
Hélas, las, j'ai trouvé le voyage très très ennuyeux !
Je n'ai, sans doute, pas pris le bon wagon ! Celui d'Emma et Christopher.
Ça doit être à cause du TGV, je pense, ce train sans boogies-woogies, sans secouants mécanisme d'aiguillage, sans grincements de rails cahotants, sans klaxon à 2 tons gras et huileux, sans gouailleuse sonnerie de cloche du garde-barrière, sans sabots de frein hennissants...nostalgie, quand tu nous tiens...
A noter, tout de même, les références multiples, comme autant de passages à niveau, du livre de
Simon Leys, «Les Idées des autres, idiosyncratiquement compilées», un petit bijou de citations, comme autant de sémaphores. Comme par exemple celle-ci :
«On est stupéfait de la quantité de critiques que peut contenir un imbécile.»
Victor Hugo