ISBN : 2221115066
Éditeur : Robert Laffont (2011)


Note moyenne : 3.27/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
En pleine crise de lassitude au cœur de la crise économique, Christopher, opérateur culturel belge de cinquante ans au bord de la faillite, souhaite ralentir et se recentrer sur des valeurs plus justes. Parce que « la vie rappelle de temps en temps que le monde est tout... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par vegalia, le 22 janvier 2011

    vegalia
    Ce court roman raconte une rencontre entre un homme et une femme dans un train en partance pour le Portugal. L'homme : Christopher, 50 ans ne connaît pas cette belle inconnue de 40 ans. La femme : Emma, elle l'a rencontré lors d'un monologue au théâtre.
    Par des questions sur sa vie, sur sa famille, sur la vie, elle va le pousser à se dévoiler. Elle va l'obliger à voyager à travers ses ressentis et ses sentiments. Lui, répondra docilement à ses attentes. Et c'est ainsi qu'ils parlent de tout et de rien comme de vieux amis, comme des camarades. Ils ne se quitteront plus du voyage. Ils resteront sur la même longueur d'onde, complices, presque âmes sœurs. Ils partagent une passion pour la littérature et les voyages.
    Ils ont la même quête d'une vie meilleure, plus calme, tournée vers l'humain, plus intéressante et plus captivante. Ils apprendront beaucoup l'un de l'autre.
    A la fin du périple, il lui propose de venir le rejoindre dans le club de jazz qu'il va créer avec son ami Martenho. Il souhaite aussi lui faire visiter le bout du monde : le cap de Roca. Elle n'est pas contre. Elle rit. Elle est heureuse.
    Le voyage se termine mais il me semble qu'une histoire commence. Est-ce que ce sera une belle amitié, une parenthèse d'amour ?
    Une rencontre est toujours un instant magique. L'auteur nous le fait partager avec simplicité, tendresse et humanité. On rentre bien volontiers dans la conversation de ces deux êtres qui s'entendent tellement bien. On en ressort presque déçu de cette fin qui nous laisse sur notre faim.
    On ne sait pas de quoi sera fait demain. Alors l'auteur aurait bien été incapable de savoir ce qu'il allait se passer !
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par julien_le_naufrage, le 25 février 2011

    julien_le_naufrage
    J'avais déjà eu l'occasion de lire un livre de Francis Dannemark il y'a quelques années. Il s'agissait de "L'Homme de septembre", un livre qui m'a laissé le souvenir d'un bon moment, d'un instant court mais agréable. Une fois de plus je vois en Francis Dannemark un expert des distances courtes, pas du genre à vous embarquer dans un roman kilométrique où l'on se perd en chemin à travers monts et forêts. Non Francis Dannemark aime la concision semble-t-il et il la maîtrise assez bien avec ce roman-ci. Lourd d'à peine 91 pages, l'auteur belge nous offre une novella vraiment magnifique !
    Doué d'un titre très beau et d'une quatrième de couverture des plus alléchante, "Du train où vont les choses à la fin d'un long hiver" avait tout pour me plaire. Et autant le dire d'entrée de jeu, il a atteint ce plaisir attendu et bien plus. Ce roman bref, ou novella, de Francis Dannemark est une vrais perle. Je me suis régulièrement arrêté sur ce livre pour lire et relire un passage, une phrase ou un instant de vie, juste pour le plaisir de le déguster. Car oui, parfois, un bon livre c'est comme un bon chocolat belge : ça se déguste en le gardant longtemps en bouche.
    Au fil des rails, alors que les kilomètres défilent sous leurs pieds, les deux personnages du livre vont se rencontrer et s'apprécier. Déliant chacun les souvenirs de leurs vies, des petites et des grandes choses, ce qu'on peut attendre et ce qu'on a perdu, ce que la vie offre et reprend. Francis Dannemark cristallise dans ce roman un tas de moments, les petits bonheurs comme les grandes tristesses. Un livre résolument tourné vers l'humain, un texte qui aborde le plaisir de ralentir, de prendre le temps de profiter de la vie et du moment présent. Au final, on en ressort avec le plaisir et le bonheur d'avoir lu un roman juste qui n'a pour seul défaut que d'être trop court. Mais s'il est si peu épais il a au moins l'avantage de pouvoir être relu facilement. Merci monsieur Dannemark pour ce beau moment de lecture!

    Lien : http://naufragesvolontaires.blogspot.com/2011/02/du-train-ou-vont-le..
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    • Livres 2.00/5
    Par alaiseblaise, le 11 mai 2011

    alaiseblaise
    Du train où vont les choses à la fin d’un long hiver.
    de Francis Dannemark (R. Laffont)
    Petit-fils et fils de cheminot, moi-même cheminot avant d'être enseignant, Dieu sait si j'aime les trains, les gares, les salles d'attente, les salles des pas perdues, les quais, les buffets de la gare...
    Alors je me faisais un plaisir de prendre ce train en partance pour le Portugal.
    Mon billet, euh non pardon, mon marque-page en main, j'étais prêt. Côté fenêtre. Dans le sens de la marche.
    Paris, Bordeaux, Bayonne, Biarritz, Irun, Lisbonne. Un long, long trajet de quatre-vingt-dix pages.
    Hélas, las, j'ai trouvé le voyage très très ennuyeux !
    Je n'ai, sans doute, pas pris le bon wagon ! Celui d'Emma et Christopher.
    Ça doit être à cause du TGV, je pense, ce train sans boogies-woogies, sans secouants mécanisme d'aiguillage, sans grincements de rails cahotants, sans klaxon à 2 tons gras et huileux, sans gouailleuse sonnerie de cloche du garde-barrière, sans sabots de frein hennissants...nostalgie, quand tu nous tiens...
    A noter, tout de même, les références multiples, comme autant de passages à niveau, du livre de Simon Leys, «Les Idées des autres, idiosyncratiquement compilées», un petit bijou de citations, comme autant de sémaphores. Comme par exemple celle-ci :
    «On est stupéfait de la quantité de critiques que peut contenir un imbécile.» Victor Hugo
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    • Livres 2.00/5
    Par claracambry, le 28 janvier 2011

    claracambry
    Pour moi, il y a une erreur sur la qualification de ce livre. Il s'agit d'une longue nouvelle mais pas d'un roman : 92 pages petit format sans compter une numérotation qui commence par une page 11 (je vous laisse calculer) et une typographie très grande … .Mais venons-en à l'histoire.
    Présentation de l'éditeur :
    En pleine crise de lassitude au cœur de la crise économique, Christopher, opérateur culturel belge de cinquante ans au bord de la faillite, souhaite ralentir et se recentrer sur des valeurs plus justes. Parce que « la vie rappelle de temps en temps que le monde est tout petit », il décide de s'arrêter et de partir. Ce sera pour le Portugal, en train. Alors que le ciel additionne les nuages, Christopher croise sur le quai de la gare une inconnue, Emma, qu'il va découvrir le temps d'un voyage entre Bruxelles et Lisbonne, au cours d'une longue et belle conversation, à la fois tendre, émouvante, et toujours sincère .
    Ok, alors oui, Christopher et Emma discutent au départ de leur travail. Christopher a accumulé une expérience professionnelle et porte un regard désabusé sur l'économie, la crise. Emma vend des produits divers : thés indiens, poésie persane, des stages de cuisine libanaise pour le compte d'une patronne ouverte aux autres. Deux mondes différents mais l'un et l'autre s'écoutent avec beaucoup d'intérêt. Leur conversation ressemble à celle que l'on pourrait avoir avec quelqu'un d'inconnu et avec qui on va partager de longues heures dans un train. Sauf que tous les deux vont dériver sur leur vie personnelle. En parlant à Emma, Chistopher fait le point sur sa vie familiale : divorce, enfants. Ils arrivent à destination et se disent au revoir. Et là, j'avoue que je n'ai pas compris. Voilà, c'est fini! Déjà ? Et oui !
    Les thèmes abordés auraient mérité d'être approfondis… dommage. Vite lu et vite oublié pour moi.

    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2011/01/francis-dannemark-du-train-ou..
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    • Livres 3.00/5
    Par Eipoca, le 25 mars 2011

    Eipoca
    Ce court roman, essentiellement construit sous forme de dialogues, nous raconte la rencontre inattendue de Christopher et Emma, alors qu'ils font le même trajet qui les conduit de Bruxelles à Paris, de Paris à Bordeaux, de Bordeaux à Lisbonne. En train. Parce que tous les deux ont envie de goûter au temps qui passe. de bavardages plus ou moins légers en silences paisibles, les heures et les gares défilent. On apprend à connaître les personnages au fur et à mesure qu'ils se dévoilent l'un à l'autre: que font-ils dans la vie? Pourquoi vont-ils à Lisbonne? Et pourquoi en train, à notre époque où l'avion est si accessible? J'ai pour ma part ressenti une douce sensation d'apesanteur, comme si j'étais installée dans le siège à côté, ressentant les vibrations du train, et assistant à leurs échanges. Un très agréable moment!
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Citations et extraits

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  • Par Elisanne, le 08 juillet 2011

    Mais vous savez , je crains de m’y connaître mieux en musique qu’en amour…Je pourrais dire du jazz que c’est un mélange d’élégance et de souplesse, que c’est la magie de l’instant, comment dire ? un léger détachement, un équilibre fragile et émouvant…Quelque chose comme ça. Mais l’amour, je ne sais pas.
    -C ‘est peut-être la même chose, vous ne croyez pas ?
    -Je n’y avais jamais songé…
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  • Par l-opulence-de-la-nuit, le 03 août 2011

    – Parfois, c’est comme si les morts ne voulaient pas partir seuls.
    – Cela n’a rien d’impossible. Autrefois, sauf par obligation, personne ne voyageait seul. Aujourd’hui, c’est différent, j’ai l’impression.
    – Peut-être les gens ont-ils moins envie de partager leurs émotions…
    – Oui… Mais cela voudrait dire qu’ils en ont peu…
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  • Par Elisanne, le 08 juillet 2011

    La vie ne s’occupe pas de nos désirs mais elle s’arrange, parfois de manière très inattendue, pour répondre toujours à nos besoins.
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Francis Dannemark à La Licorne (Bruxelles)








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