> Natalie Zimmermann (Traducteur)

ISBN : 2259208118
Éditeur : Plon (2009)


Note moyenne : 4.07/5 (sur 42 notes) Ajouter à mes livres
Que feriez-vous si vous vous réveilliez sur un lit d'hôpital, le corps brûlé et couvert de cicatrices? Il ne vous resterait qu'à attendre la mort. A moins qu'un ange passe votre porte... C'est le destin hors norme du héros des Âmes brûlées. L'accident terrible qui le me... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Horsdutemps, le 06 septembre 2011

    Horsdutemps
    Au lieu de nous emmerder avec la fluctuation quantique du vide, les frères Bogdanov feraient mieux de se pencher sur cette équation digne d'intérêt, elle : chipolata grillée + folledingue + Moyen-Age = chef d'oeuvre.
    Comment dire sans trop en dire mais en disant suffisamment pour donner envie... hummm.

    Le narrateur (sans nom) (j'avoue que je ne m'en aperçois que maintenant) est transformé en chipolata grillée dans un accident de voiture. Personne à blâmer, il s'est foutu en l'air tout seul. Au service des (très) grands brûlés, il reçoit la visite d'une folledingue envoutante sculptrice de gargouilles qui prétend le connaître et qui va, au fil de ses visites, lui expliquer le pourquoi du comment du où ça qu'elle le connaît... Si vous avez des bases en maths, vous vous doutez que ça a quelque chose à voir avec le Moyen-âge...

    Les récits s'enchassent, les périodes se croisent, les frontières géographiques n'existent plus.

    Quelle frustration de ne pouvoir en dire plus... Je vais juste préciser que :
    Je suis rétive au Moyen-Age mais là... Mais là... c'est passé comme une lettre à la poste, voire mieux. Et comme j'ai un faible pour les béguines depuis Bruges...


    A aucun moment je ne me suis sentie perdue (et j'ai tendance à me sentir perdue très très rapidement)

    L'héroïne est fascinante, le héros est fasciné, son récit est magnifique.
    Les deux voix narratives sont complémentaires, équilibrées.
    Je me suis couchée avec les poules et réveillée aux aurores toute la semaine, juste pour pouvoir retrouver mes deux amis... J'ai fini ce matin et je me sens toute vide.
    C'est une magnifique histoire d'amour, à travers les âges, à travers le temps.
    Il n'y a pas une longueur, pas une minute d'ennui, tout est passionnant.
    C'est un équilibre parfait entre la saga romantique, le roman d'aventures, et le puits de science sur les grands brûlés, le moyen-âge, L'Enfer de Dante, la religion, la sculpture.
    Quel souffle, mes aïeux, quel souffle!
    Et quel style, mes aïeux, quel style!
    Et quel humour, quelle ironie!
    Bref.
    Lisez-le!
    "J'essaye de me raisonner en me disant que l'histoire de chacun n'est rien d'autre que la collection des souvenirs qu'on choisit de se rappeler."
    "J'ai connu l'euphorie empreinte de panique qui vient quand on repart à zéro. Il n'est pas facile d'avoir l'allure que j'ai : dans la culture populaire, le visage que je présente ne se rencontre guère que sur le Fantôme de l'Opéra, le Freddy Krugger des Griffes de la Nuit ou le Latherface des Massacres à la tronçonneuse. Oui, un grand brûlé peut tout à fait "avoir une fille" - c'est le plus souvent avec une pioche."
    Quand même bravo aux éditeurs français auxquels je décerne le prix de la couverture la plus hideuse de l'histoire des couvertures. Et c'est n'importe quoi! Marianne à des cheveux hallucinants en forme de forêt vierge et non pas deux pauvres mèches courtes. Lamentable...


    Lien : http://horsdutemps.hautetfort.com/archive/2010/10/31/rinne-tensho.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Catoche, le 14 mai 2010

    Catoche
    Je vous l'avoue, je suis curieuse et cette curiosité n'est pas qu'un défaut puisqu'elle m'a permis de lire ce roman. Je me demandais ce qui pouvait bien se cacher derrière cette si jolie couverture et derrière cette quatrième de couverture si énigmatiques et pourtant si proches du roman.
    En plus d'être curieuse, je suis mal élevée. Je me suis invitée dans cette chambre d'hôpital dans laquelle souffrait sur son lit un homme dont je ne connais toujours pas le nom. Je ne sais que peu de choses à son sujet si ce n'est que c'est un acteur et producteur de films pornographiques qui suite à un terrible accident de voiture s'est réveillé dans ce lit, le corps brûlé et ayant perdu son outil de travail. Je l'ai vu souffrir et n'attendre qu'une chose, la mort. Jusqu'au jour où une femme étrange s'est invitée elle aussi. Elle est venue rendre visite à notre malade quasiment tous les jours. Nous venions de faire la connaissance de Marianne Engel. Elle le connaissait, plutôt bien même et lui était persuadé du contraire.
    C'est à partir de ce moment-là que le roman a pris une dimension magique. Cette femme est une conteuse merveilleuse qui m'a transportée dans diverses contrées à diverses époques. J'y ai rencontré un dragon, des religieuses du Moyen Âge, des vikings... tout ceci au travers d'histoires d'amour tragiques.
    Notre malade était beau et n'a jamais connu l'Amour, il a fallu que son physique soit détruit pour qu'il y accède...
    Je suis encore toute retournée de cette lecture à laquelle on ne peut rester insensible. Mais selon moi, on ne peut qu'aimer ou détester ce roman et on ne peut pas se trouver à la frontière entre les deux.
    Si, comme moi, vous êtes curieux, alors osez ouvrir ce livre, vous pourriez avoir quelques surprises...

    Lien : http://leslecturesdecathy.blogspot.com/2010/05/les-ames-brulees-de-a..
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Azilys, le 01 septembre 2010

    Azilys
    Ce n'est pas un livre que j'ai cherché à acheter. Je devais sa place dans ma PAL au zèle d'une vendeuse de France loisir un jour où je pouvais me payer un livre de plus que prévu ! puis en cherchant les avis de chacun sur ce livre : j'ai pu constater qu'effectivement cette lecture plaisait.

    Le début du livre a été un peu difficile. Comprenez ici que le lecteur suit l'histoire d'un grand brûlé, qui commence bien évidemment par l'accident qui lui a valu d'être brulé à différent degré (voir quatrième) sur la quasi-totalité de son corps. Sachez que le style de l'auteur est très réaliste et donc porté sur la description (la scène de l'accident s'étale sur 5 à 6 pages). Néanmoins cette force du détail ne fut inutile. Cette description m'a obligé à me plonger dans l'horreur de l'accident de voiture et a probablement facilité cette empathie avec le narrateur dans sa position de grand brûlé. Ce qui est loin d'être simple.

    Primo : je n'avais aucune idée de ce que pouvais être le quotidien d'un grand brûlé. Segundo, le narrateur nous décrit sa vie passée (avant l'accident) sans chercher à nous convaincre qu'il est un gars bien. Il explique tranquillement sa vie et les choix qui l'ont jalonné en précisant qu'il les assume (orphelin recueilli par un couple d'oncle et tante shootés au cristal met, dont la caravane a explosé lors d'une manipulation douteuse. Il découvre l'institution scolaire et la vie d'internat. Il est autodidacte dans l'âme et rapidement le mode de transmission du savoir de l'Ecole ne lui convient pas. Mais cela ne l'empêche pas dans la carrière qu'il a choisit. En effet il s'est aperçu qu'il est doué pour l'amour. Il décide de « pratiquer » pour se perfectionner et arrive ainsi dans l'industrie du porno. Il gravit les échelons, écrit les scénarii, créé sa boîte de production, bref à fond. A Fond aussi dans les drogues…).
    le lecteur est donc collé à ce personnage. Qui se réveille après deux mois de coma, et découvre son nouveau corps. Il prend conscience qu'il est ruiné, qu'il n'a pas d'ami et que son visage ne fera plus envie mais plutôt peur. Il prend donc la résolution de guérir pour pouvoir aller se suicider tranquillement ensuite. Et franchement on pourrait croire que c'est ridicule de se battre pour guérir afin de se donner la mort par la suite. Mais je le comprends. Son univers se résume à trois personnes : Nan (le doc), Sayuri (la kiné) et Grégor (le psy) et le ballet des infirmières au sourire compatissant. Toute la journée il souffre et rêve de morphine à un dosage surhumain.
    Voici donc le quotidien du narrateur jusqu'à l'arrivée de Morgane. Elle débarque dans sa chambre avec un "tu t'es brûlé ! encore une fois ! " à peine surprise ou effrayée. le narrateur est donc persuadé qu'elle est complètement fêlée, et ce à juste titre, lorsqu'elle lui explique qu'ils se connaissent depuis le 13ème siècle! Mais Marianne ne se décourage pas et revient chaque jour l'aider dans sa rééducation, avec des pauses. Régulièrement elle lui raconte leur histoire (qui a commencé au Moyen-Age) et celle de ses amis (du Moyen Age aussi bien souvent!). le narrateur ne se formalise pas du côté farfelu de Marianne et l'écoute avec plaisir (tout comme le lecteur). En même temps quand vous êtes seul et grand brûlé je ne sais pas si on fait le difficile quand quelqu'un vient vous voir chaque jour...
    De là se construit une histoire d'amitié puis d'amour. Chacun sait ce que l'autre pense mais ne le mentionne pas et respecte l'autre dans ses fausses croyances. Une magnifique histoire d'amour et de guérison. Il n'est pas facile d'en parler et je passe un certain nombre d'éléments sous silence volontairement pour vous laisser la découverte. Ni roman d'amour, ni roman médical, ni roman religieux, ni roman historique mais tout cela à la fois. Un coup de coeur qui m'a fait pleuré (et cela faisait longtemps ! ).
    "Les accidents, comme l'amour, frappent ceux qui s'y attendent le moins, souvent avec violence."

    Lien : http://chezazilys.blogspot.com/2010/09/les-ames-brulees-dandrew-davi..
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    • Livres 5.00/5
    Par catilidou, le 12 juillet 2010

    catilidou
    Un livre bouleversant, dérangeant mais une histoire originale transcendant la réalité des grands brûlés, nous faisant passer en un instant du rire aux larmes, de l'incrédulité et au doute à la foi... et nous poser beaucoup de questions sur l'importance qu'on accorde au corps et à l'apparence, au détriment de l'âme et de l'essence même de ce qu'est un être humain.
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    • Livres 3.00/5
    Par vallery73, le 25 avril 2010

    vallery73
    Personnellement je crois que l'on aime ou ont déteste ce livre, très peu seront a mi chemin. L'histoire est dure, perturbante et percutante. J'ai eu beaucoup de difficulté au début et quand Marianne (la folle) est arrivée avec toutes ces histoires je ne savais plus quoi en penser. Mais j'ai continué et finalement au lieu de faire mon possible à tout comprendre je me suis laisser envouter par ces histoires d'amour à fin tragique qui a traversé les siècles. J'ai découvert que c'était le premier roman de Andrew Davidson, tout ce que je peux dire c'est qu'il c'est comment nous faire comprendre l'émotion, car dès les premières pages l'histoire est insupportable, j'avais l'impression de sentir et souffrir la douleur du personnage. Pour moi la lecture n'as pas été simple, les mots n'ont pas coulés facilement comme bien des livres, non pas que l'auteur ne sais si prendre, mais pour moi j'ai du à quelques reprises reprendre des phrases ou paragraphes pour bien en saisir le contenue. Nous sommes loin de la lecture jeunesse ou de fantastique. Alors est-ce que j'ai détesté? Non. Est-ce que j'ai aimé? Je ne sais pas. Je pense que j'ai apprécié ce livre 1 semaine après l'avoir fini et y avoir réfléchit. Je ne peux expliquer plus que ça.
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Citations et extraits

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  • Par vtirbois, le 27 février 2011

    J'ai passé ma vie entière à t'attendre, Marianne. Et je ne le savais même pas avant ton arrivée. Mes brûlures ont été la meilleure chose qui me soit arrivée parce que c'est grâce à elles que tu es apparue. Je voulais mourir, mais tu m'as comblé de tant d'amour que j'en ai été submergé et que je n'ai pu m'empêcher de t'aimer en retour. C'est arrivé avant même que je m'en aperçoive, et maintenant, je ne peux plus imaginer de ne pas t'aimer. Tu m'as dit qu'il m'en fallait beaucoup pour me pousser à croire, mais je crois maintenant. Je crois en ton amour pour moi. Je crois en mon amour pour toi. Je crois que chacun des battements à venir de mon cœur t'appartient, et je crois que lorsque je quitterai enfin ce monde, mon dernier souffle emportera ton nom. Je crois que mon dernier mot - Marianne - sera tout ce qu'il me faudra pour savoir que ma vie a été bonne, pleine et digne, et je crois que notre amour durera toujours.
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  • Par Marsup, le 22 mai 2010

    Les accidents, comme l'amour, frappent ceux qui s'y attendent le moins, souvent avec violence.
    C'était vendredi saint, et les étoiles commençaient seulement à se dissoudre dans l'aube. Tout en conduisant, par habitude, je frottais la cicatrice sur ma poitrine. J'avais les yeux fatigués et la vue brouillée, ce qui n'était pas étonnant vu que j'avais passé la nuit penché sur un miroir, à aspirer les barreaux de poudre blanche qui emprisonnaient mon visage dans le verre. Je croyais aiguiser mes réflexes. J'avais tort.
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  • Par catilidou, le 12 juillet 2010

    Quel tour inattendu du destin : il a fallu que ma peau soit brûlée pour que je puisse enfin devenir sensible. Ce n'est qu'après m'être réincarné en un être physiquement repoussant que j'ai pu entrevoir les possibilités du coeur : si j'ai accepté ce visage affreux et ce corps abobinable, c'est parce qu'ils m'ont forcé à dépasser les limites de ce que je suis tandis que mon corps précédent me permettait de les dissimuler.
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  • Par Marsup, le 22 mai 2010

    "J'ai parfois l'impression qu'il y a quelque chose de profondément contraire à la nature même de l'homme dans le fait d'écrire, en particulier de la poésie. En proie à des accès de paranoïa due à la cocaïne, il m'arrivait de brûler mes cahiers de poésie et de regarder les pages se consumer une à une, les flammes crachant en l'air de petits flocons gris. Tandis que mes mots de cendre s'envolaient vers les cieux, je me sentais rassuré de savoir que ma personnalité profonde était à nouveau à l'abri: la meilleure équipe médico-légale du FBI n'arriveraient pas à reconstituer mes émotions. Dissimuler mes émotions les plus sincères dans mes écrits avait ce ci de beau que je pouvais les incinérer sans prévenir."
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  • Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 10 mai 2010

    J'ai été placé dans un foyer qui s'appelait La Maison de la Deuxième Chance, et d'un coup, je me suis demandé quand on avait bien pu me donner la première.
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