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ISBN : 2021077209
Éditeur : Editions du Seuil (2012)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 264 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Parmi les jeunes chercheurs qui ont constitué la première équipe de l’Institut Pasteur créé en 1887, Alexandre Yersin aura mené la vie la plus mouvementée. Très vite il part en Asie, se fait marin, puis explorateur. Découvreur à Hong Kong, en 1894, du bacille de la... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 05 octobre 2012

    litolff
    Coup de projecteur sur un touche-à-tout de génie, bienfaiteur de l'humanité injustement oublié du grand public et dont la vie méritait bien un roman, merci Patrick Deville.
    C'est avec un enthousiasme contagieux que Patrick Deville nous convoque sur les traces trépidantes de cet homme hors du commun, « pasteurien » des premiers jours mais passionné pas tant d'autres sciences qu'il en négligea les honneurs qu'il aurait pu récolter en traînant dans les salons parisiens.
    Le ton est vif, incisif, ironique pour décrire une vie menée tambour battant par un génie universel qui fut souvent le premier dans ses multiples domaines de prédilections, le premier à isoler le bacille de la peste et à réaliser un vaccin, mais aussi le premier à importer une automobile en Asie, et « premier voyageur à relier par voie de terre la côte de l'Annam au Kampuchéa », un des premiers également à voyager en dirigeable pour relier Paris à l'Indochine.
    Ascète au désintéressement total, curieux et scientifique insatiable, médecin, biologiste, physicien, botaniste, architecte, agronome Yersin s'enthousiasmait pour tout ce qui pouvait améliorer la vie et le confort de l'humanité sans jamais vraiment se frotter à cette humanité qu'il gardait à distance. Insensible aux honneurs, étranger à la politique, imperméable à la corruption, il a mené une vie aventureuse et solitaire que Patrick Deville livre de façon passionnante : un esprit libre et anticonformiste qu'il n'hésite pas à comparer à Rimbaud et même à Louis-Ferdinand Destouches, ancien pasteurien renégat alias Céline.
    Pour l'anecdote, allez voir sur Google les photos de Nha Thrang : on comprend assez bien qu'il aie préféré y vivre ses dernières années plutôt qu'auprès des paillasses de l'Institut Pasteur.
    Près de chez moi, l'hôpital s'appelle Louis Mourier : quand on lit les 3 lignes consacrées à Louis Mourier sur Google, on se demande pourquoi pas un hôpital en France ne porte le nom d'Alexandre Yersin…
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 25 novembre 2012

    carre
    Alexandre Yersin, aura vécu plusieurs vies, s'en remettant à chaque fois à son enthousiasme et sa curiosité pour aller vers des contrées qui désarçonnent ces amis. Puis lorsque que l'intérêt décroit, le natif de Genève rebondit sur autre chose.
    Yersin Pasteurien fidèle, découvreur du bacille de la peste et son vaccin, excusez du peu, est un électron libre. Les honneurs, les soirées mondaines trop peu pour lui. Lui c'est la passion, les voyages, la recherche, l'innovation qui sont ces moteurs. Il se lance dans des projets qu'il prend à bras le corps, les triture, les décortique, les mène puis quand l'envie ce fait moindre, il passe à autre chose. Toujours en avance sur ces contemporains.
    Patrick Deville dont j'avais aimé « Equatoria » est à la hauteur du personnage dont il suit les pas. Son écriture est ironique, fluide, sa chronologie éclatée peu surprendre au début, mais rend au contraire encore plus fascinant ce personnage atypique. Peste et Choléra rend hommage à un grand bonhomme solitaire, fidèle en amitié qui traversa la première partie du vingtième siècle dans l'ombre. Deville le met en lumière avec ce roman. Ce n'est que justice.
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    • Livres 4.00/5
    Par Kittiwake, le 29 septembre 2012

    Kittiwake
    Patrick Deville nous invite ici au voyage multidimensionnel, à savoir dans le temps et dans l'espace sans se soucier de l'unité de temps,ou de lieu, ni même d'action : on estr donc bien loin de la scène classique, au risque de s'y perdre. Oubliée la chronologie. Même les personnages ne sont pas sûrs de leur appartenance à une époque : un mystérieux fantôme.du futur (s'appellerait-il Patrick D.?) côtoie le héros de ce récit, Alexandre Yersin, surdoué multicarte, réalisant des prouesses tant en médecine qu'en exploration topographique et anthropologique à une époque "Où la nature n'est pas encore une vieillarde fragile qu'il faut protéger, mais un redoutable ennemi qu'il faut vaincre".Indifférent aux conflits qui agitent la première moitié du vingtième siècle, Yersin n'a de cesse de découvrir de nouveaux territoires, risquant sa vie ( et sauvé in extremis par ses connaissances médicales).
    L'écriture est déroutante : le lecteur, bien installé dans un chromo désuet tout à fait dans le ton des récits de voyages du dix-neuvième siècle, écarquille tout à coup les yeux quand il croit avoir lu que l'on faisait allusion au téléphone mobile! de même, l'auteur fait peu de cas de la syntaxe, au lecteur de comprendre, sans verbe, ou sans sujet, une suite de mots entre deux points.
    Et tout ce fatras déjanté sur un sujet peu cocasse à l'origine finit par créer une connivence. D'autant qu'il est drôle, Patrick Deville, quand il évoque ce «dictateur en noir et gris qui imite assez bien Chaplin», ou aborde à sa façon la physiologie des poules :»Comme chacun sait, il fait chaud à l'intérieur d'une poule. Quarante deux degrés. Bien plus chaud qu'à l'intérieur d'un mouton. Qui garde sa petite laine»
    Un temps d'adaptation est donc nécessaire pour être sous le charme, mais cela vaut le coup quelquefois de sortir des sentiers battus, que l'on soit savant, ou romancier

    Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2012/09/peste-et-cholera.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Aaliz, le 12 septembre 2012

    Aaliz
    Une rentrée littéraire où sont parus plus de 600 nouveaux titres, pourtant cette année, très peu ont attiré mon attention. Parmi ceux-là, ce nouvel opus de Patrick Deville, auteur que je ne connaissais pas, rend hommage à un scientifique que la postérité a quelque peu oublié bien que sa contribution à la médecine fut, elle, inoubliable.
    C'est donc en me plongeant dans Peste & Choléra que j'ai fait la connaissance de cet homme incroyable, ce touche-à-tout autodidacte à la personnalité bien trempée qu'était Alexandre Yersin.
    Je dois bien avouer que j'ai été au départ très mitigée sur cette lecture. le style m'a surprise et de façon assez désagréable : un style haché, des phrases sans verbes. Je m'attendais aussi à une biographie romancée classique avec du romanesque, des dialogues, des sentiments, de la vie quoi ! Mais au lieu de ça, j'avais un récit très factuel, dénué d'émotions. Patrick Deville ne laisse pas la place à l'imagination. Il s'en est tenu à ce qu'il savait de Yersin et n'a pas cherché à broder, à inventer des choses là où il n'y en a pas.
    Passé quelques pages, ce style a fini par m'apprivoiser. Toute résistance s'est évanouie et je me suis laissée porter par les mots. J'ai trouvé certains passages d'une incroyable beauté. La description des paysages d'Asie m'ont fait rêver et Patrick Deville a réussi à me faire voyager en peu de mots là où d'autres auraient eu besoin de plusieurs pages.
    J'ai eu la surprise aussi de rencontrer quelques lignes pleines d'humour encourageant l'imagination du lecteur à se créer des scènes d'un burlesque qui, pour ma part, m'ont fait éclater de rire.
    Finalement, j'ai compris que l'écriture de Patrick Deville reflétait parfaitement bien le personnage d'Alexandre Yersin. Pourquoi faire du romanesque et du sentimental alors que Yersin était un scientifique entièrement dévoué à son travail ignorant les choses du cœur et celles de l'Art ? Yersin ne fait pas dans le sentimentalisme, il ne se sent bien que dans son havre de paix sur la côte indochinoise, loin du monde, loin des gens et loin de « toute cette saleté de la politique ».
    J'ai appris énormément de choses grâce à cette lecture et pas uniquement sur son sujet principal. Car Patrick Deville fait revivre aussi toute une époque allant du Second Empire à la Seconde Guerre Mondiale. On en suit et remarque ainsi les bouleversements et l'évolution à travers la construction du récit qui fait alterner plusieurs périodes de la vie de Yersin. D'habitude, ce procédé a tendance à me perturber mais ce ne fut pas le cas cette fois car les chapitres sont courts et donnent du rythme. le lecteur n'a pas le temps d'oublier ce qu'il a lu ni de se perdre.
    J'ai donc fini par dévorer ce roman et je l'ai terminé fascinée par ce personnage qu'était Alexandre Yersin. Je suis choquée que le prix Nobel et l'Histoire l'aient ainsi oublié et c'est un bel hommage que lui rend Patrick Deville.
    Basé sur la correspondance et les visites de l'auteur à travers le monde sur les traces de son personnage, Peste & Choléra n'est peut-être pas une biographie historique au sens « scientifique » du terme mais un récit qui sonne juste sans anachronismes ni autres écueils que l'on rencontre souvent dans les biographies romancées.
    Cela m'encourage à me tourner vers les précédents romans de Patrick Deville ( il y a Equatoria qui me tente beaucoup sur Pierre Savorgnan de Brazza).
    Un coup de cœur donc que je recommande chaudement !


    Lien : http://booksandfruits.over-blog.com/article-peste-cholera-patrick-de..
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  • Par caro64, le 13 décembre 2012

    caro64
    Si certains n'ont de cesse de rechercher leur quart d'heure de célébrité, d'autres se fichent des honneurs et de la gloire qu'ils méritent. Il en est ainsi d'Alexandre Yersin, grand scientifique découvreur du bacille de la peste ((yersinia pestis) ) et membre de la toute première équipe de Louis Pasteur, touche à tout de génie, de 1885 à 1943 , que Patrick Deville sort de l'oubli dans un roman sensible et magnifique.
    Alexandre Yersin est un drôle de personnage dont la vie ressemble tellement à un roman qu'il fallait un romancier aussi subtil que Patrick Deville pour en restituer toute l'intensité. Ce n'est pas seulement une vie, mais aussi la traversée de huit décennies, à cheval sur deux siècles, bouleversées par trois guerres entre deux nations et que l'auteur décrit à travers le prisme des affrontements entre les partisans de Pasteur et ceux de Koch. Par de courts chapitres, qui sont autant de pièces du patchwork de l'existence de Yersin, Patrick Deville nous transporte dans un monde sépia, séduit par son personnage, " premier médecin à avoir guéri un pestiféré ". Un livre hommage à la grandeur d'un homme solitaire mais riche de belles et solides amitiés qui n'a suivi comme règle de vie que d'aller là où il se sentait le plus utile.
    On s'émerveille page après page d'une vie emplie de voyages extraordinaires, de découvertes (l'usage de la quinine, l'ancêtre du Coca-Cola, le caoutchouc industriel...) et d'appétit incessant de connaissance. de la France à l'Indochine où il trouvera son paradis à Nha Trang (au nord de Saigon, face à la mer de Chine), et sans nommer tous les pays visités, l'activité de Yersin ne se départit jamais du désir de mieux connaître le monde et ses merveilles sous toutes ses formes ! Tout le passionne : la biologie bien sûr mais aussi l'horticulture, l'élevage, la mécanique, l'aviation, l'astronomie, la photographie... tout sauf la "sale" politique et l'Art. Avec lui, on a affaire l'aventurier idéal et on ne peut qu'être fasciné par cet " hurluberlu".
    Avec précision, originalité et humour, Patrick Deville retrace donc la vie (les vies ! ) passionnante d'un génie qui ne fera qu'éparpiller son talent. Son style vif, alerte, rapide est à l'unisson de son personnage. Deville nous rend présent le passé avec art et talent. En résulte un roman captivant que l'on ne lâche pas. Une formidable réussite !
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Critiques presse (8)


  • Culturebox , le 03 octobre 2012
    L'écriture de Deville est affûtée, ramenée à l'essentiel. Ce récit vif, nerveux, précis, n'est jamais roboratif. Et pourtant, il s'en passe des choses avec Yersin. Une idée chasse l'autre, un projet cache toujours un suivant. Mais Deville fait régner l'ordre dans ce grand déballage.
    Lire la critique sur le site : Culturebox
  • Cyberpresse , le 17 septembre 2012
    Grande réussite que ce roman érudit et passionnant, consacré à un scientifique moins connu que son maître, Pasteur, mais moins embaumé par la légende.
    Lire la critique sur le site : Cyberpresse
  • LeSoir , le 03 septembre 2012
    On sourit souvent dans un roman que son titre n'annonçait pas si réjouissant.
    Lire la critique sur le site : LeSoir
  • LePoint , le 27 août 2012
    Peste et choléra est un roman dépaysant à la Stevenson, et mystérieux comme un Jules Verne.

    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Lexpress , le 23 août 2012
    Sûr de ses faits, [l'auteur] s'autorise quelques facéties de style nimbées d'humour. Il faut y voir l'ultime élégance d'un dandy qui, l'air de rien, façonne une oeuvre.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Telerama , le 22 août 2012
    Patrick Deville a choisi de consacrer à Yersin ce roman où l'aventure et la poésie, la médecine et la géographie, l'érudition et la fantaisie, la mélancolie et l'ironie se disputent de bout en bout la vedette, composant ensemble un tissu romanesque singulier, extrêmement élégant et attachant.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • LePoint , le 09 août 2012
    Peste et choléra est un roman dépaysant à la Stevenson, et mystérieux comme un Jules Verne.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Lexpress , le 23 juillet 2012
    De Louis Pasteur au président Paul Doumer en passant par le maréchal Lyautey, "c'est la grande histoire de la colonisation" qu'évoque à nouveau Patrick Deville dans cet opus très documenté - à l'extrême ?
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par mpbecas, le 30 août 2012

    " Pasteur fut le premier enfilant un peu partout des thermomètres dans les cloaques et les anus à constater que les températures élevées de certains oiseaux interdisent aux virus de s'y développer. On inocule le charbon du Mouton à une poule : elle s'en fout et rigole. Ça la chatouille. On la plonge dans une baignoire d'eau froide : elle fait moins la maline et meurt du charbon. Si la poule mouillée est sortie à temps, elle est atteinte de la maladie mais se guérit toute seule, bat des ailes pour se réchauffer en insultant le laborantin..."
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  • Par litolff, le 05 octobre 2012

    Yersin est un homme seul. Il sait que rien de grand jamais ne s'est fait dans la multitude. Il déteste le groupe, dans lequel l'intelligence est inversement proportionnelle au nombre des membres qui le composent. Le génie est toujours seul. Le conseil atteint à la lucidité du hamster. Le stade à la perspicacité de la paramécie.

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  • Par carre, le 22 novembre 2012

    Amis longtemps. Car elle sera longue et brillante, la carrière de Doumer. Président de la République, il sera abattu de plusieurs coups de pistolets en trente-deux par un émigré russe, Pavel Gorguloff...
    Toute cette saleté de politique.

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  • Par Kittiwake, le 29 septembre 2012

    On déroule souvent l'histoire des sciences comme un boulevard qui mènerait droit de l'ignorance à la vérité mais c'est faux. C'est un lacis de voies sans issues où la pensée se fourvoie et s'empêtre. Une compilation d'échecs lamentables et parfois rigolos.

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  • Par michelekastner, le 03 novembre 2012

    Pendant que Yersin prépare ses expéditions, c'est la chute de cheval à Diré Daoua. L'ami grec Righas écrit que Rimbaud "se luxa le genou et fut déchiré par un piquant de mimosa". ils ont cela en commun, la solitude et de s'en aller voir ailleurs et d'avancer en tête de leurs caravanes, de faire mieux et plus grand que les pères absents. D'aller plus loin que les pères inconnus dans la science et la géographie. pour l'un le microscope et le bistouri trouvés dans le grenier de Morges. pour l'autre le Coran et la grammaire arabe trouvés dans le grenier de Roche. C'est aller plus loin que le capitaine Rimbaud de la petite bande des sahariens que d'ouvrir une voie d'Entotto à harar. C'est aller plus loin que l'intendant des Poudres que d'ouvrir une voie de Nha Trong à Phnomh Penh. Et les chaleurs atroces et la soif, c'est aux femmes qu'on les dira, à la mère et à la soeur sédentaires qui jamais ne quittent la Suisse ni les Ardennes, en occultant le prénom, signant brutalement, comme des pères, l'un Rimbaud l'autre Yersin.
    Ne pas avoir découvert le bacille de la peste le condamnerait à mourir explorateur inconnu parmi les milliers d'explorateurs inconnus. Il suffit d'une piqûre au bout du doigt comme dans les contes de fées. mais c'est toujours ainsi la vie romanesque et ridicule des hommes. Qu'on soigne la peste ou meure de la gangrène.
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