Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2715233078
Éditeur : Mercure de France (2012)


Note moyenne : 3.58/5 (sur 24 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
En 2002, c'est la seconde Intifada. Sarah, Juive d'origine polonaise, née et élevée à New York, est revenue vivre en Israël avec sa mère après les attentats du 11 Septembre. Leïla a grandi dans un camp de réfugiés en Cisjordanie. Toutes deux ont dix-sept ans. Leurs voix... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (14)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par philonnet, le 21 novembre 2012

    philonnet
    Partages
    Gwenaëlle Aubry
    Lisez-le, c'est un plaisir…
    Un roman, un vrai, avec des personnages vrais, pas des caricatures, des personnages habités par la romancière, qui est tantôt Sarah, tantôt Leïla. Deux jeunes filles sensibles et charnelles, de souvenirs et de projets, d'amour et de haines, qui se rencontrent dans l'improbable magie d'un reflet, puis dans le miroir du récit lui-même, avant que le destin ne les rassemble dans un "consumatum est" inéluctable.
    Un roman construit comme une tragédie antique, et qui revit un drame de notre temps : celui de la rencontre de l'inextinguible soif de justice et de vérité de deux communautés, celle des juifs israéliens et celle des palestiniens, dont les causes sont aussi légitimes et irrémédiablement opposées.
    La conduite de récit joue sur l'alternance, sur des rythmes variables, des deux récits en première Personne. Dans la dernière partie, la respiration du texte s'accélère, les deux histoires se regardent et se répondent, page paire à page impaire, symétrie et contradiction des deux actions, celle de Sarah, qui comme la Niké croit qu'elle va à la rencontre de son amant, et Leïla qui court vers son martyre. le livre se termine sur le blanc des dernières demi-pages.
    A aucun moment l'auteur ne cède aux tentations du manichéisme, de l'apitoiement, ou de la sensiblerie des bons sentiments. C'est la tragédie israélo-palestinienne, c'est aussi notre mauvaise conscience d'occidentaux, c'est un drame dont on ne parle dans les médias que sur le mode du sensationnalisme, et jamais sur celui sensible et charnel des êtres réels. A force d'habitude, nous en sommes venus à considérer cette guerre à la manière d'une routine sanglante ; Gwenaëlle Aubry lui donne un corps, une pensée, un vécu, celui de ces jeunes filles de 17 ans, celui de leurs rêves, de leurs souffrances, de leurs mémoires.
    Étonnante, cette empathie de la romancière pour ses personnages. On la devine aussi impliquée dans une personnalité que dans l'autre. Elle sème tout au long du récit des indices et des fils rouges qui tissent et ponctuent le texte. Un lyrisme non descriptif, qui porte le moindre détail matériel au rang d'un symbole, invitation pour le lecteur à une herméneutique du fait humble, où tout, pluie, piscine, poussière, fait sens.
    Les arrières plans, ceux de la double ville al-Quds et Yeroushalaim, ceux des doubles histoires vivantes, la Nakba et la Shoa que se réapproprient la mémoire des personnages, ceux du Coran et de la Bible, ne sont pas seulement des décors servant de cadre à l'action ; ils interagissent au sein du récit. Comme dans une dramaturgie, les deux héroïnes ont leurs « confidentes », Lily et Salma, qui toutes deux forment un contrepoint « raisonnable et humain » aux dérives de leurs amies : l'une du côté de la tolérance et de la paix, l'autre de la fuite salutaire hors de l'enfer.
    Bref, si vous aimez la littérature, la vraie, lisez-le ! Et faites-le lire. Surtout à vos grands adolescents ; ils en ont bien besoin, car il m'a semblé que cette partie de leur histoire était marquée dans leurs livres et programmes d'histoire d'un blanc scandaleux.
    Michel le Guen
    Professeur de philosophie
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par alexandra.boulanger, le 29 novembre 2012

    alexandra.boulanger
    Vies brisées à Jérusalem
    Dans son nouveau roman tragique et puissant, Partages, Gwenaëlle Aubry évoque le conflit israélo-palestinien à travers les voix entremêlées de deux adolescentes, l'une juive et l'autre arabe.
    Rêves d'adolescentes
    Gwenaëlle Aubry raconte l'histoire de Sarah, une jeune fille juive polonaise née et élevée à New York, qui revient vivre sur la terre de ses ancêtres avec sa mère, à Jérusalem, après les attentats du 11-Septembre. Alors qu'elle tente ainsi de s'adapter à ce pays où les morts semblent cohabiter avec les vivants, elle croit trouver dans l'amour une échappatoire. Sa voix alterne avec celle de Leïla, qui a grandi dans un camp de réfugiés en Cisjordanie. Très jeune, elle nourrit l'espoir d'étudier à l'étranger et de devenir journaliste tout en regardant son petit frère jouer au Juif et au martyr.
    Entremêlements vertigineux
    L'auteur fait pressentir habilement au lecteur que ce qui oppose ces « sœurs ennemies » est ce qui finira par les réunir tragiquement. En effet, tout au long du roman, elles se croisent lors de leurs déambulations dans les rues de Jérusalem, s'aperçoivent et se voient, l'une à côté de l'autre, par le prisme du miroir, se confondent même. L'écriture, voire la mise en page du roman de Gwenaëlle Aubry, rend sensible l'entremêlement des destinées de Leïla et de Sarah, tant et si bien que le lecteur risque parfois de s'y perdre.
    L'impuissance face à l'Histoire
    Toutefois, l'élan de vie auquel les deux jeunes filles de 17 ans tentent de s'accrocher captive le lecteur fébrile. Dans ce chaos, l'espoir est permis par l'art ou la littérature, jusqu'à ce que Sarah doive gérer le traumatisme que lui fait subir la perte de son ami Ben et que Leïla ait à regarder sa famille et sa communauté endurer la sanction des policiers israéliens. de chaque côté des communautés, l'Histoire s'écrit douloureusement et les deux adolescentes n'échappent pas à leur destin scellé sous les yeux du lecteur impuissant. Car l'amour que Sarah trouvera finalement avec Joseph ne sera pas suffisant pour la libérer du poids du conflit qu'elle porte en elle. Leïla, quant à elle, n'a pas d'autre choix que de lier son destin à celui de Sarah. Leur rencontre, bien qu'attendue, bouleverse.
    Gwenaëlle Aubry, il est vrai, n'aborde rien de nouveau sur le traitement du conflit israélo-palestinien. Mais s'il faut lire Partages, c'est non seulement pour le plaisir d'une écriture juste et belle, mais aussi pour le devoir de mémoire, car des vies sont incessamment brisées à Jérusalem.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par michelekastner, le 28 octobre 2012

    michelekastner
    Récit à deux voix, deux façons de vivre sur une terre que se déchirent deux communautés qui ne peuvent s'entendre, se comprendre.
    Sarah est juive, elle vient d'arriver en Israël après la peur et la phobie qu'ont engendrés les attentats du 11 septembre à New York. Elle découvre les humiliations quotidiennes dont sont victimes les Palestiniens sur cette terre qu'on lui présentait comme le paradis. Ces humiliations lui rappellent celles qu'a subi son peuple. D'abord choquée, elle finit par se rallier à la voix qui résonne en elle depuis son enfance : cette terre, les Juifs l'ont méritée, elle leur revient de droit.
    Leïla vit en Cisjordanie, derrière les barbelés, au milieu des ruines. Autour d'elle, la violence est quotidienne, les garçons arrêtés, victimes de sévices,
    Des deux côtés, l'histoire pèse lourdement sur les épaules et est racontée différemment selon le point de vue, en nourrissant la colère et en attisant la haine envers l'autre et en empêchant la rencontre et la compréhension.
    Une histoire violente écrite par une plume magistrale, une écriture de toute beauté.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson, le 23 novembre 2012

    mimipinson
    Partages, un livre qui se partage entre Leïla et Sarah, un livre, qui partage deux visions, deux destins, deux religions, deux familles, deux peuples.
    Ce roman tragique, et fort, ne laisse pratiquement pas de répit au lecteur. Les phrases longues, et complexes agrippent et touchent par la sensibilité extrême qui s'en dégage.
    Partages, ce sont deux jeunes filles de 17 ans d'une même terre, et d'une même ville que tout oppose et pourtant… Elles ne se connaissent, apprennent la même histoire, mais racontée différemment, Elles souffrent, chacune à leur manière.
    Elles se partagent la narration, dans leur quotidien, pour commencer, puis dans ce qu'elles ont de plus viscérale en revenant sur leur histoire, et celle , douloureuse de leurs familles respectives. Jusque dans la tragédie leur voix se répondront jusqu'à se mélanger par le biais d'une construction élaborée, et d'une écriture plus chaotique, et moins conventionnelle.
    Il y a comme un effet miroir dans la structure de ce livre ; ce qui lui donne une dimension particulière.
    Partages, parce que Gwenaëlle est partagée, sans juger, sans prendre parti. Plutôt que mettre en avant le conflit politique, c'est dans le quotidien de ces familles que nous appréhendons ce qui se passe, que nous apprenons la peur.
    Gwenaëlle Aubry apporte une infinie tendresse pour ces deux jeunes filles avec une écriture forte, et imagée, presque viscérale.
    Mes coups de cœurs littéraires sont rares, et cette rentrée tout particulièrement. Partages est de ces livres qui ne s'oublient pas. Tout comme le moment de partage avec l'auteur au Livre sur la place en septembre dernier.



    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.fr/2012/11/partages.html
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par val-m-les-livres, le 19 novembre 2012

    val-m-les-livres
    Le thème de ce roman est très proche de Après Ramallah, lu il y a peu, à la grande différence qu'ici, les protagonistes ne sont pas spectateurs du déchirement, ils le subissent de plein fouet. Mais ils ont en commun de nous ouvrir une fenêtre sur cet endroit du monde, une fenêtre derrière laquelle j'aurais aimé découvrir des terres inconnues. Or, nous sommes ici en terrain connu. Les enfants jouent au Martyr et plus tard à l'Antifada. Quand ils grandissent:
    plus besoin de tirer au sort les bons et les méchants. Les jeux de hasard nous sont interdits. Avant notre naissance, d'autres ont jeté les dés.
    J'ai tout de même beaucoup apprécié la description du rôle de la femme là ou vit Leïla, ces femmes qui font diversion pour que l'homme puisse s'échapper des griffes de la police; la jeune fille est parfois aussi sacrifiée pour sauver l'honneur de la famille. le moment où Sarah emprunte le Coran à la médiathèque, murmurant sa requête, comme si elle demandait un livre érotique est un beau moment. Et le personnage de la mère de Sarah, qui porte en elle la douleur d'un peuple et façonne son fils de manière à ce qu'il devienne un israëlien, lui qui naît américain, m'a semblé très réussi. Petit, il regarde Holocauste (que je regardais aussi petite avec mon père) au lieu de regarder des Disney.
    C'est [...] comme s'il avait mieux qu'elle percé son désir, porté son histoire, comme s'il avait su transformer les cendres en or, l'entrave en victoire.
    Mais j'ai beau mettre en avant ce que j'ai aimé, je ne peux pointer du doigt ce qui fait que je ne suis pas satisfaite de ma lecture. Je ne suis pas parvenue à m'attacher à ces deux adolescentes. Trop de lieux communs, une impression de déjà-vu? J'aurais sans doute aimé une histoire plus originale.

    Lien : http://vallit.canalblog.com/archives/2012/11/19/25323821.html#c52644..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la critique

> voir toutes (8)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par claracambry, le 01 novembre 2012

    .. Et il faut que Sarah comprenne dans quelle folie elle vit. Et comme je la regardais stupéfaite, elle reprit : oui, tous ici, Israéliens et Palestiniens, Arabes et Juifs, comme tu voudras, nous partageons la même folie, c’est elle qui, comme la terre, nous divise et nous réunit. Nous partageons une même hantise, tous, nous sommes habités par des cohortes de morts. Elle se tut un instant et puis, les yeux baissés , sourcils froncés , comme si elle récitait : les nôtres sont plus nombreux, plus errants, nulle terre, nul corps, nulle mémoire ne suffira jamais à les contenir. (...) Cette terre où nous vivons, et que nous voulons croire immémoriale, est une comme une couche d'argile, meuble et fragile, où se mêlent les vestiges de deux catastrophes : la nôtre est innommable, mais est-ce une raison pour nommer la leur du nom de notre victoire? Telle est l'histoire dont nous héritons, la tragédie qui nous poursuit : on a réparé un crime absolu par une terrible injustice.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par michelekastner, le 28 octobre 2012

    Lily m'a raconté, oui, il arrive que les Juifs soient le miroir de leur propre cauchemar. Je suis née ici, à Haïfa, comme mon père et ma mère, mes grands-parents venaient de Lituanie et de Bessarabie, le reste de la famille est mort dans les pogroms, pour rien au monde je ne quitterais cette terre, mais je l'aime d'un amour douloureux, contrarié. Etre juif, pour moi, cela signifie " Tu ne tueras point " et " Tu accueilleras l'étranger ". Bien sûr nous ne pouvons être parfaits, d'ailleurs qui l'est, et c'est peut-être encore nous singulariser, nous traiter en suspects que de nous le demander. Les Etats, comme les hommes, naissent dans le sang et les cris, tout procède de la violence, mais cette violence que nous avons faite aux autres et qu'ils subissent encore, nous ne pouvons continuer à la nier. Tu connais la prière que Dieu s'adresse à lui-même dans le Talmud, " Que ma volonté fasse subjuguer ma colère par ma miséricorde "...Il nous faut, nous aussi, apprendre à subjuguer notre colère.(...)
    Dans quelle folie, oui, tous ici, Israéliens et Palestiniens, Arabes et Juifs, comme tu voudras, nous partageons la même folie, c'est elle qui, comme la terre, nous divise et nous réunit. Nous partageons une même hantise, tous, nous sommes habités par des cohortes de morts. Elle se tut un instant, puis, les yeux baissés, sourcils froncés, comme si elle récitait : les nôtres sont plus nombreux, plus errants, nulle terre, nul corps, nulle mémoire ne suffira jamais à les contenir. Et ils sont si proches encore, cinquante années, ce n'est rien, c'est toujours aujourd'hui, nous continuons à vivre dans la nuit qui les a engloutis, l'étreinte dont nous sommes nés n'a pas suffi à la conjurer, pas plus que les veilles et les chants de nos mères, elles-mêmes;, penchées sur nos berceaux, savaient-elles quelles âmes elles tentaient d'apaiser, quelle détresse elles berçaient, les caresses qui ont façonné nos corps d'enfants (...) Et pourtant, dit-elle à voix forte, les yeux levés vers moi. les autres aussi ont une mémoire, un savoir transmis par l'angoisse des mères et la honte des pères, les autres aussi ont leurs morts, que nous ne pouvons ignorer. (...) Je ne peux me résoudre à abandonner leur sort à ceux-là qui transforment le rêve en cauchemar, la fierté en honte, qui perpétuent le culte du sang et de sa pureté, sont prêts à brûler notre drapeau ou à le planter sur les terres des autres. Ce n'est pas à eux que les fanatiques - les nôtres, comme ceux de l'autre côté - sont fidèles, c'est à la mort elle-même.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par michelekastner, le 28 octobre 2012

    Et puis, quand la nuit a commencé à revenir, on a entendu les camions s'éloigner. aussitôt après, couvrant l'appel à la prière, un haut-parleur a hurlé que nous avions une heure pour sortir avant le couvre-feu. C'est l'odeur d'abord qui m'a suffoquée quand j'ai ouvert les fenêtres la porte, l'odeur de gaz, d'ordures, de chair brûlée. c'était l'odeur de la guerre et ma peau s'en souvenait. Tout de suite elle a commencé à piquer, à tirer comme si on la frottait de l'intérieur avec du piment. dehors aussi c'était comme avant, ça aussi c'était familier : des ruines ajoutées aux ruines, comme si on pouvait détruire ce qui existe déjà existe à peine, nos maisons de misère soufflées comme du carton, nos vies des pages blanches déchirées. nous n'avons qu'un seul droit : ne pas exister.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par michelekastner, le 28 octobre 2012

    Cette terre où nous vivons, et que nous voulons croire immémoriale, est comme une couche d'argile, meuble et fragile, où se mêlent les vestiges de deux catastrophes : la nôtre est innommable, mais est-ce une raison pour nommer la leur du nom de notre victoire ? telle est l'histoire dont nous héritons, la tragédie qui nous poursuit : on a réparé un crime absolu par une terrible injustice.

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par parc, le 08 octobre 2012

    C'est comme cela qu'il faut faire avec la poésie, me disait-il, l'apprendre par coeur mieux que le Coran, que les mots battent en toi comme ton pouls, ...cette terre là Personne ne te la prendra.

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

> voir toutes (8)

Videos de Gwenaëlle Aubry

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Gwenaëlle Aubry


Interview de Gwenaelle Aubry - Prix Goncourt des Lycéens 2012
Interview de Gwenaelle Aubry - Prix Goncourt des Lycéens 2012 Retrouvez toute la sélection des auteurs de cette 25ème édition sur Fnac.com : www.fnac.com








Sur Amazon
à partir de :
14,00 € (neuf)
13,00 € (occasion)

   

Faire découvrir Partages par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz

    Double devinette

    Invité au festin de Pablo, William a fini sous la table.

    •   La machine molle
    •   Othello
    •   J'avoue que j'ai vécu
    •   Moby Dick

    9 questions - 51 lecteurs ont répondu