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ISBN : 2258100550
Éditeur : Les Presses De La Cite (2013)


Note moyenne : 4.41/5 (sur 720 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quatrième de couverture : « Attendre et espérer », voilà toute la sagesse d'Edmond Dantès. Fier marin sur le point d'être nommé capitaine et d'épouser sa bien-aimée, Mercédès, il est arrêté. Dénoncé comme bonapartiste il est enfermé au château d'i et attendra quatorze a... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Dionysos89, le 31 janvier 2013

    Dionysos89
    Lu et relu, dévoré sous tous les formats (roman d'origine, littérature jeunesse, films et télé-suites), Le Comte de Monte-Cristo est pour moi une œuvre de référence.
    C'est d'abord la quintessence de la vengeance implacable. Alexandre Dumas théorise ici l'aventure au présent (dans son présent, évidemment). À grands coups de trésors, de secrets et de machinations, il nous emmène au gré des soubresauts du destin d'Edmond Dantès ! En plus de cela, il réussit là à développer efficacement les relations humaines ; quoi de mieux que le thème de la trahison pour aborder regrets, détermination et autres hantises de l'esprit humain ? Enfin, dans la pure tradition du roman d'aventure du XIXe siècle, il mêle plus qu'habilement l'exotisme à l'intérêt de son public : une île perdue en pleine Méditerranée, les campagnes militaires de Janina, les basses fosses françaises, son imagination a de quoi générer de belles scènes mi-épiques mi-touristiques, et c'est ce qu'il fait ! La magie et l'exotisme, ou plutôt la dissimulation, la tromperie, l'art du déguisement et les faux-semblants, sont plus que présents ici puisqu'ils imprègnent véritablement l'ensemble du roman.
    Une lecture sans cesse renouvelable donc que ce Comte de Monte-Cristo. Plus que Les trois mousquetaires, c'est davantage ce roman que je conseillerais dans la bibliographie d'Alexandre Dumas, car il l'inscrit à la fois dans la tradition du roman d'aventure et dans celle du roman-feuilleton made in XIXe siècle, mais il l'inscrit également dans son temps, tout simplement : comme figure intemporelle de l'écrivain français du XIXe siècle féru d'aventures et de conspirations.
    P.C. (post critiquam) : il est frappant de voir Gérard Depardieu sur la couverture de l'édition sortie après l'adaptation en télé-suite par Josée Dayan (où il campe magnifiquement le fameux Edmond Dantès), tout en sachant qu'une dizaine d'années plus tard, il immortalisa l'auteur lui-même dans L'Autre Dumas (avec Benoît Poolvoerde dans le rôle d'Auguste Maquet)...
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    • Livres 5.00/5
    Par gill, le 13 novembre 2012

    gill
    C'est avec "Le Comte De Monte-Cristo" qu' Alexandre Dumas devient le romancier le plus célèbre de son temps et son ouvrage a connu depuis un succès ininterrompu jusqu'à nos jours.
    Edmond Dantès, est depuis la mort de son capitaine, seul maître à bord du trois-mâts le Pharaon, navire marchand de l'armateur Morel. La plate-forme du fort Saint-Jean est pleine de curieux, le navire est de retour à Marseille.
    Estimé par son armateur, Edmond malgré son jeune âge, va être nommé Capitaine mais surtout il compte épouser bientôt la belle Mercédès.
    Mais dans l'ombre, Danglars, le comptable de l'armateur, jaloux, s'associe avec Fernand un pêcheur amoureux lui-aussi de la belle catalane et avec Caderousse pour le dénoncer aux autorités comme agent bonapartiste.
    L'accusation est grave, nous sommes à la veille des cent jours et le le Pharaon a fait escale à l'île d'Elbe pour remettre un colis de la part du capitaine Leclère au grand maréchal Bertrand.
    Edmond Dantès est arrêté en plein repas de noces.
    Il clame son innocence devant Villefort, le magistrat de justice mais sans le savoir, il est porteur d'un document accablant pour le père de celui-ci.
    Désespéré, Edmond est jeté, sans jugement dans un cul de basse fosse au château d'If...
    Plébiscité par le public dès sa sortie, d'abord en feuilleton dans le journal des débats, puis en volume en 1844, cette grande fresque romantique d'aventures et de vengeance fut très attaquée par la critique qui y voyait une contestation de la restauration et du régime de Juillet dans lesquels les hommes, installés aux commandes, n'étaient pas ce qu'ils prétendaient être.
    Dumas représente le pouvoir royaliste comme une sorte de despotisme bourgeois et le retour de l'empereur, redevenu républicain, comme un espoir de sauver la révolution. Pourtant, plus romantique que politique l'ouvrage devient vite mythique.
    Dumas signe avec cette œuvre monumentale et prestigieuse son livre le plus lu, avec "Les trois mousquetaires", et sûrement le plus réussi.
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    • Livres 5.00/5
    Par Marple, le 03 mars 2013

    Marple
    Ça fait bien longtemps que j'ai lu Le comte de Monte-Cristo, je crois que c'était mon premier Dumas, et j'en garde le souvenir fort d'un grand plaisir de lecture.
    Même si j'ai depuis relu certains passages et vu l'adaptation ciné, je n'ai plus en tête toutes les péripéties ni tous les personnages, les deux étant fort nombreux... Non, ce que je retiens de ce roman, c'est l'immersion complète dans cette période troublée et dans l'histoire d'Edmond Dantes. J'ai vécu les événements en les lisant, j'ai été captivée au point de lire les 3 tomes d'une traite, sans reprendre mon souffle, en une semaine de vacances... tout en soupesant régulièrement les pages qui me restaient pour ne pas voir mon plaisir se terminer trop vite ! C'est tout le talent d'Alexandre Dumas d'écrire des romans-fleuves qui paraissent toujours trop courts et des histoires rocambolesques qui paraissent justes et vraies.
    Le thème de la vengeance n'est vraiment pas mon préféré et, en théorie, un héros avec cette motivation ne me sera jamais sympathique. Je me suis pourtant attachée à Edmond Dantes, parce qu'il est beaucoup plus qu'un homme qui se venge. Il est à la fois un homme marqué par le traumatisme de l'injustice et de l'emprisonnement, un manipulateur génial, un amoureux au cœur brisé, un génie des affaires et des relations humaines... le roman évoque sa vengeance, certes, mais aussi toute une palette d'émotions et d'actions humaines, des plus grandioses aux plus mesquines.
    Rien qu'en écrivant cette critique, j'ai envie de revivre les aventures d'Edmond Dantes, et je me réjouis d'avoir encore plusieurs titres de Dumas à découvrir.
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  • Par Jeanmarcel, le 18 mai 2013

    Jeanmarcel
    Les écrivains et les monuments historiques ont un point commun : on peut passer devant dix fois, cent fois, on ne les voit plus, ils font partie du paysage, du patrimoine. S'ils disparaissaient subitement leur absence se ferait sentir très vite. Mais ils sont là et on ne prend pas le temps d'en profiter…quel dommage.
    Alexandre Dumas fait partie de ces monuments que l'on connaît tous mais que bien peu d'entre nous visite. Quand on est môme, on le survole car, bizarrement, il est classé romancier « pour enfants ». Tout comme Jack London ou Robert Louis Stevenson.
    C'est oublier que London a écrit Le Vagabond des étoiles, roman qui décrit les réincarnations hallucinées d'un condamné à mort immobilisé dans une effrayante camisole de force.
    C'est oublier le Docteur jekyll et mister hyde de Stevenson, prototype du sérial killer moderne, qui a rempli d'effroi bien des adultes avertis.
    Et c'est oublier Le comte de Monte-Cristo, une pure merveille, un bijou.
    Edmond Dantès, l'homme aux deux vies .Celle d'un marin courageux et honnête mais pauvre et quasiment inculte. le château d'If est son enfer.
    Celle d'un aristocrate doté d'une richesse inépuisable possédant un savoir et une culture encyclopédiques. L'île de Monte-Cristo est son paradis.
    Il se venge de ses ennemis sans se salir les mains , en manipulant les autres , en utilisant le pouvoir de son argent et la puissance de son intelligence .
    La cupidité des bourgeois parvenus est magistralement dépeinte par un écrivain qui avait, lui aussi, une revanche à prendre.
    Dumas avait la peau sombre et le cheveu crépu, héritage d'une grand-mère haïtienne.
    Les critiques et les gens « biens » ne lui pardonnaient rien, à lui, le mulâtre.
    Quand ils lui reprochaient d'employer un « nègre », ce n'était pas pour démolir sa carrière littéraire mais bien pour attaquer l'homme et lui faire très mal.
    Mais les critiques se sont tues, les insultes se sont taries devant son immense talent, devant le raz de marée de ses succès : Le vicomte de bragelonne, La Reine Margot et tant d'autres.
    Aujourd'hui il repose au Panthéon. Il a rejoint son ami Victor Hugo.
    Le transfert de ses cendres en 2002 fut une victoire pour ses admirateurs. le Romancier français le plus célèbre au monde était enfin à sa place.
    Pour Dumas on peut dire que la vengeance est un plat qui se mange froid !
    Si Jean Marcel passe à Paris un de ces jours, il ira rendre hommage au grand maître.
    Il connaît le mot de passe… Un pour tous, Tous pour un.


    Lien : http://www.atramenta.net/authors/jean-marcel/18712
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    • Livres 5.00/5
    Par Ellen-R, le 28 octobre 2012

    Ellen-R
    C'est vrai, Le comte de Monte-Cristo contient répétitions, digressions qui n'apportent rien à l'intrigue, quelques incohérences, comme si Auguste Maquet et Alexandre Dumas ne s'étaient pas relus mutuellement. Certes le style est ampoulé et inégal. Mais qu'importe…ce livre fut le choc littéraire de mes treize ans.
    Ma marraine m'avait offert l'édition de poche en trois tomes, et dont les illustrations puissantes évitent une représentation, nécessairement insatisfaisante, d'Edmond Dantès ou des autres personnages (donc tout préjugé) et symbolisent avec force les 3 parties de l'aventure et du drame humain.
    A cette époque, j'avais avalé avec passion la première partie. Au début du chapitre XXXI, celui qui introduit les nouveaux personnages Franz d'Epinay et Albert de Morcerf, je m'étais sentie abandonnée. Qui étaient ces inconnus ? Qu'était devenu le courageux et honnête Edmond Dantès ? Je m'étais obstinée à lire la suite et ses passages trop longs, et, un peu naïve, j'avais mis du temps à me convaincre que Dantès était revenu sous le personnage froid, machiavélique, presque inhumain du comte de Monte-Cristo.
    Et puis je viens de le relire. Pour la troisième fois. le style n'étant pas le point fort du livre, on s'en affranchit ainsi pour se concentrer sur l'aventure, l'intrigue, le scénario qui se referme magistralement à la fin. Au tout dernier chapitre, on retrouve, au détour d'une phrase, Jacopo, personnage au rôle court mais majeur, disparu de la narration depuis une centaine de chapitres. Sans la moindre explication, on comprend ce qu'il est très logiquement devenu ; comme un symbole que finalement, tout se tient dans le roman.
    Au cours de cette troisième lecture, j'ai découvert l'humour du roman. le chapitre sur le télégraphiste et les loirs de son jardin est un régal. Cette fresque du XIXème siècle est une délectation, j'ai pris un plaisir fou à m'immerger dans ce labyrinthe de sentiments et d'actes humains tellement universels et intemporels. Les hommes sont toujours des hommes, les femmes restent des femmes et le monde n'a finalement pas tant changé lorsque l'on analyse l'impact que peuvent avoir l'argent et l'amour sur les comportements.
    Et qu'importe les lourdeurs, le style parfois ennuyeux . Au nom des émotions qu'il m'a procurées, à l'adolescence comme à l'âge mûr, je lui attribue pleinement cinq étoiles.
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Citations et extraits

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  • Par Jeanmarcel, le 22 mai 2013

    Pour ses amis, M. de Villefort était un protecteur puissant, pour ses ennemis, c'était un adversaire sourd, mais acharné ; pour les indifférents, c'était la statue de la loi faite homme : abord hautain, physionomie impassible, regard terne et dépoli, ou insolemment perçant et scrutateur, tel était l'homme dont quatre révolutions habilement entassées l'une sur l'autre avaient d'abord construit, puis cimenté le piédestal.
    M. de Villefort avait la réputation d'être l'homme le moins curieux et le moins banal de France.
    Il donnait un bal tous les ans et n'y paraissait qu'un quart d'heure, c'est-à-dire quarante-cinq minutes de moins que ne le fait le roi aux siens ; jamais on ne le voyait ni aux théâtres, ni aux concerts, ni dans aucun lieu public, quelquefois, mais rarement, il faisait une partie de whist, et l'on avait soin alors de lui choisir des joueurs dignes de lui : c'était quelque ambassadeur, quelque archevêque, quelque prince, quelque président, ou enfin quelque duchesse douairière.
    Voilà quel était l'homme dont la voiture venait de s'arrêter devant la porte de Monte-Cristo.
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  • Par patrick75, le 14 mai 2013

    ce n'est pas l'usage dis-je, que ces privilégiés des richesses perdent leur temps à des spéculations sociales, à des rêves philosophiques, faits tout au plus pour consoler ceux que le sort a déshérités des biens de la terre.

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  • Par patrick75, le 11 mai 2013

    Et il se mit à rire de son côté, mais comme rient les Anglais, c'est à dire du bout des dents.

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  • Par patrick75, le 10 mai 2013

    " Chose étrange! " a continué le roi avec un mouvement d'humeur, " la police croit avoir tout dit lorsqu'elle a dit: un meurtre a été commis, et tout fait lorsqu'elle a ajouté: on est sur la trace des coupables".

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  • Par patrick75, le 10 mai 2013

    " Mon père est fier, monsieur, et , eût-il manqué de tout, je doute qu'il eût demandé quelque chose à qui que ce soit au monde, excepté à Dieu."

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Les lectures d'influence de Vincent Ravalec : livre 2 : "Le meneur de loup" de Dumas.








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