ISBN : B000NJMKJM
Éditeur : Femmes (2008)


Note moyenne : 4.75/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Une femme. Un homme. Ces deux-là se sont aimés, ont formé un couple, se sont mariés pour faire «comme tout le monde». Le temps, ses affres et ses tentations ont suivi leurs pas, jusqu’à les perdre et les faire choir. Elle, Anne-Marie, a voulu le suicide, lui, Michel, le... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par tilly, le 15 janvier 2009

    tilly
    [livre/CD critiqué dans le cadre du quatrième programme Masse Critique]
    Ces deux-là, Anne-Marie Roche et Michel Nollet, vont mettre le temps d'un cédé audio de soixante-neuf minutes, le temps d'une pièce en un acte, trois scènes, pour attiser et confronter les souvenirs de leur histoire douloureuse. le temps d'une longue conversation dans le salon d'un hôtel de province, à la sortie du tribunal où leur divorce vient d'être prononcé, pour se convaincre à contre-coeurs qu'il ne pouvait y avoir d'autre forme de terme à leur passion, que la rupture.
    Au début ils font semblant d'avoir oublié, de ne pas se souvenir. Il y a combien de temps ? Ils s'observent avec la distance affichée de leurs nouvelles vies. Ils se posent des questions d'abord anodines. Où est-ce que tu habites, maintenant ? Et ton travail ? Puis au fur et à mesure, leurs cercles de communication se concentrent, les interrogations deviennent plus chirurgicales, visant à rouvrir une après l'autre, les blessures mal cicatrisées.
    Jeux de pattes de velours ou coups de griffes, j'ai imaginé en les écoutant la danse nocturne de deux félins qui vont déchirer et disputer jusqu'à l'aube la dépouille de leur amour.
    Jamais les voix tendues mais calmes ne vont s'enfler pour éclater, même quand ils évoqueront l'enfer des violences conjugales. Même quand ils en viendront à rejouer le drame passionnel mais sans victime de sang qui les a irrémédiablement séparés. Au bout de la nuit, ils laisseront derrière eux les décombres de leur histoire d'amour, ayant attendu l'extinction des dernières braises pour partir chacun de son côté, pantelants d'émotion, résignés, brisés à jamais.
    Je n'avais jamais fait de lecture audio d'un livre ou d'une pièce de théâtre. J'ai beaucoup aimé. A la fin, j'ai eu envie de réécouter les dernières pistes et de transcrire quelques phrases au hasard, du sublime dialogue :
    "Vous avez oublié que vous aviez laissé vos livres ? Vous les aviez fait venir et puis après vous n'en vouliez plus. Vous disiez que ça vous dégoûtait. [...] On les laisse alors ? C'est dommage quand même, non ?"
    "J'ai oublié notre histoire. La Douleur, j'ai oublié. Je ne sais plus du tout pourquoi. Souffrir, comme ça, à ce point la, et ne plus retrouver pourquoi après, les raisons..."
    "Je crois qu'on ne se souvient pas de L'Amour."
    "Peut-être qu'on ne se souvient pas de La Douleur quand elle ne fait plus souffrir."
    "Du désir, il y a ou un oubli total, ou une mémoire totale, aucune ombre."
    "Nous allons aimer moins maintenant, les autres gens. Moins."
    "Nous sommes moins forts maintenant, nous avons perdu de notre force. Nous nous sommes rapprochés de la fin de notre vie."

    Lien : http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2009/01/mas..
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    • Livres 5.00/5
    Par multicolore, le 24 janvier 2009

    multicolore
    Quand deux voix magnifiques reconnaissables entre toutes, Fanny Ardant et Sami Frey, lisent un beau texte "La Musica deuxième" de Marguerite Duras, cela donne un vrai grand moment de plaisir.
    Et pourtant, c'est l'histoire d'une déchirure, d'un amour passionnel qui s'est transformé en haine, fait d'instants ponctués de bonheur et de blessures irréparables qui les conduiront vers une rupture inévitable.
    Ces êtres là, à l'évidence, s'aiment encore. Après trois ans de séparation et le soir de leur divorce, ils se retrouvent sur les lieux de leur amour pour tenter de comprendre l'échec de leur mariage. Dans un premier temps, la conversation est presque banale, et peu à peu la parole se libère, se fait plus dense et chacun tente de décortiquer son histoire, d'expliquer ce qui a fait qu'il en est arrivé là...
    Lire la suite sur mon blog...

    Lien : http://www.couleuraddict.com
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  • Par Labyrinthiques, le 26 mars 2009

    Labyrinthiques
    Ce sont deux voix qui se rencontrent. Deux paroles qui résonnent, dans l'intimité d'un bar d'hôtel. Ils viennent de divorcer. La parole s'engage presque sur un ton d'indifférence, neutre comme on pourrait le faire avec un étranger... Puis les voix se nouent peu à peu, les souvenirs remontent à la surface, les reproches, les vérités qu'on ne veut pas entendre, les espoirs qu'on espère peut-être encore... La parole s'embrase : la trahison, la blessure ouverte, béante... On rejoue les scènes de manière distante, pas du tout dans l'analyse, mais dans une théâtralité nécessaire pour faire ressentir l'intraduisible...

    Lien : http://www.labyrinthiques.net/2009/03/26/la-musica-deuxieme-margueri..
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Citations et extraits

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  • Par Labyrinthiques, le 14 octobre 2011

    Ce sont des gens qui divorcent, qui ont habité Évreux au début de leur mariage, qui s’y retrouvent le jour où leur divorce est pro­noncé. Tous les deux dans cet hôtel de France pen­dant une nuit d’été, sans un bai­ser, je les ferais par­ler des heures et des heures. Pour rien d’autre que pour par­ler. Dans la pre­mière par­tie de la nuit, leur ton est celui de la comé­die, de la dis­pute. Dans la deuxième par­tie de la nuit, non, ils sont reve­nus à cet état inté­gral de l’amour déses­péré, voix bri­sées du deuxième acte, défaites par la fatigue, ils sont tou­jours dans cette jeu­nesse du pre­mier amour, effrayés.
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  • Par multicolore, le 24 janvier 2009

    Elle : Je me souviens de cette lumière de cinéma jaune, et tout le reste dans l'ombre.
    Lui : Vous aviez cette robe grise, celle des femmes honnêtes.
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Vidéo de Marguerite Duras

Interview de Patrice Chéreau à propos du spectacle « La Douleur » sur des extraits tirés du journal de Marguerite Duras - Théâtre des Amandiers de Nanterre, 2008











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