ISBN : 2070387046
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 3.97/5 (sur 73 notes) Ajouter à mes livres
« J'ai retrouvé ce journal dans deux cahiers des armoires bleues de Neauphle-le-Château.
Je n'ai aucun souvenir de l'avoir écrit.
Je sais que je l'ai fait, que c'est moi qui l'ai écrit, je reconnais mon écriture et le détail de ce que je raconte, je revois... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par chroniquesassidues, le 03 octobre 2011

    chroniquesassidues
    En 1985, Marguerite Duras publie chez P.O.L. un recueil de textes sous le nom de La Douleur. le premier texte, dont le recueil porte le nom, est le plus long et aussi le plus intense. Il s'agit d'un journal écrit à la fin de la Seconde Guerre Mondiale et retrouvé par Marguerite Duras des années après. Elle y raconte l'attente du retour de son mari, Robert Antelme, résistant déporté le 1er juin 1944 dans un camp de concentration.
    Avril 1944. Certains prisonniers et déportés français reviennent à Paris. Duras et son amant D. (Dyonis Mascolo) s'occupent de réunir leurs noms, toutes informations susceptibles d'aider à trouver les personnes non encore revenues et de prévenir les familles qui attendent le retour d'un être cher. C'est aussi le cas de Marguerite Duras qui est sans nouvelle de son mari déporté depuis presque un an. En proie à cette terrible attente, à ce doute cruel (est-il seulement encore vivant ?), elle est totalement désemparée, ne se nourrit plus, ne dort plus, ne vit plus, malgré le soutien de D.. Elle ne cesse d'imaginer son mari mort, ou vivant ses derniers moments, quitte à s'en rendre malade.
    Finalement, Jacques Morland (un des noms de guerre de François Mitterrand) retrouve Robert Antelme à Dachau et en informe Duras. Robert Antelme revient grâce à l'aide de ses amis, mais il est presque mort suite à des mois de mauvais traitements. Duras ne le reconnaît plus. Tous s'acharnent à redonner vie à ce corps et cet esprit détruits par les camps de concentration. Ils y arriveront mais à jamais Robert Antelme sera changé, et peut-être aussi L'Amour que Duras lui portait...
    Encore une fois j'ai apprécié la "voix" de Marguerite Duras, son style et son écriture. le thème abordé est des plus durs, celui de l'attente d'un être aimé, du doute terrible et Duras parvient à merveille à nous le faire partager, ressentir. Bien qu'intime, son journal apporte des éléments historiques sur la fin de la guerre : retour des déportés, Jacques Morland, de Gaulle... et l'avis de Duras sur ces événements. Enfin, le portrait que Duras fait de Robert Antelme à son retour est très dur et elle ne nous épargne aucun détail de sa dégradation physique. A lire en étant préparé !

    Lien : http://leschroniquesassidues.blogspot.com/2011/10/la-douleur-de-marg..
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    • Livres 4.00/5
    Par liratouva2, le 25 mai 2010

    liratouva2
    La nouvelle Aurélia Paris , tirée du livre: "La Douleur" raconte un huis-clos à trois, une nuit, dans une tour d'un pays en guerre. Une petite fille, la dame qui l'a recueillie et un chat.
    Des escadrilles passent sans cesse bombarder les villes allemandes les plus proches. Les canons anti-aériens ripostent. Parfois un avion tombe sur la ville. La guerre a lieu là-haut dans le ciel et la petite fille et la dame ont peur. Elles se serrent très fort et se rassurent en parlant.
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    • Livres 3.00/5
    Par ides60, le 13 décembre 2010

    ides60
    je suis sur ma faim quant aux récits de M. Duras. le 1er, dont le bouquin porte le titre aurait mérité d'être davantage développé, étendu, fouillé et prolongé sur l'avenir. Néanmoins l'auteur est exceptionnelle et je reviendrais vers ses oeuvres en évitant les nouvelles. Je pense qu'elle avait tant et tant à dire encore sur ces sujets...
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    • Livres 4.00/5
    Par benne, le 23 juin 2010

    benne
    Un classique, mais, comme beaucoup, que je n'avais pas encore lu. Que dire pour ne pas passer pour un idiot. Peut-être que ce récit est vraiment touchant, et qu'il remue.
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Citations et extraits

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  • Par JLM56, le 31 janvier 2012

    Un texte terrible
    Un texte poignant
    Un texte insoutenable
    Une douleur

    Si l'on veut comprendre le devoir de mémoire il faut lire ce texte
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  • Par Wolland, le 26 novembre 2010

    Berlin flambe. Elle sera brûlée jusqu'à la racine. Entre ses ruines, le sang allemand coulera. Quelquefois on croit sentir l'odeur de ce sang. Le voir. Un prêtre prisonnier a ramené au centre un orphelin allemand. Il le tenait par la main, il en était fier, il le montrait, il expliquait comment il l'avait trouvé, que ce n'était pas de sa faute, à ce pauvre enfant. Les femmes le regardaient mal. Il s'arrogeait le droit de déjà pardonner, de déjà absoudre. Il ne revenait d'aucune douleur, d'aucune attente. Il se permettait d'exercer ce droit de pardonner, d'absoudre là, tout de suite, séance tenante, sans aucunement connaître la haine dans laquelle on était, terrible et bonne, consolante, comme une foi en Dieu. Alors de quoi parlait-il ? Jamais un prêtre n'a paru aussi incongru. Les femmes détournaient leurs regards, elles crachaient sur le sourire épanoui de clémence et de clarté. Ignoraient l'enfant. Tout se divisait. Restait d'un côté le front des femmes, compact, irréductible. Et de l'autre côté cet homme seul qui avait raison dans un langage que les femmes ne comprenaient plus.
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  • Par liratouva2, le 25 mai 2010

    d’abord distraitement puis de plus en plus fort. Le chat se couche sur le dos, il ronronne du désir fou d’Aurélia. Aurélia se couche contre le chat. Elle dit : " Ma mère, elle s’appelait Steiner."
    « Aurélia met sa tête contre le ventre du chat. Le ventre est chaud, il contient le ronronnement du chat, vaste, un continent enfoui.
    Steiner Aurélia. Comme moi.
    Je m’appelle Aurélia Steiner.
    J’habite Paris où mes parents sont professeurs.
    J’ai dix-huit ans.
    J’écris. »
    «C’est inventé. C’est de l’amour fou pour la petite fille juive abandonnée.
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  • Par liratouva2, le 25 mai 2010

    L’appartement est grand, presque vide, presque tout a été vendu. La dame se tient dans l’entrée, assise sur une chaise, à côté d’elle il y a un revolver. La petite fille l’a toujours connue là à attendre la police allemande. Nuit et jour, la petite fille ne sait pas depuis combien d’année la dame attend. Ce que sait la petite fille c’est que dès qu’elle entendra le mot polizeï derrière la porte la dame ouvrira et tuera tout, d’abord eux et puis ensuite, elles deux.
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  • Par She_Night, le 03 octobre 2010

    En mourant je ne le rejoins pas, je cesse de l'attendre.
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Vidéo de Marguerite Duras

Interview de Patrice Chéreau à propos du spectacle « La Douleur » sur des extraits tirés du journal de Marguerite Duras - Théâtre des Amandiers de Nanterre, 2008








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