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ISBN : 2070387046
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 4.05/5 (sur 239 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"J'ai retrouvé ce journal dans deux cahiers des armoires bleues de Neauphle-le-Château.
Je n'ai aucun souvenir de l'avoir écrit.
Je sais que je l'ai fait, que c'est moi qui l'ai écrit, je reconnais mon écriture et le détail de ce que je raconte, je revois ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Tempuslegendae, le 21 novembre 2012

    Tempuslegendae
    Quoiqu’elle puisse se souvenir maintenant, Marguerite Duras a bien éprouvé ceci: «Je me suis trouvée devant un désordre phénoménal de la pensée et du sentiment auquel je n’ai pas osé toucher et au regard de quoi la littérature m’a fait honte.» Nous découvrons ici une femme au cœur de l’Histoire, et de sa propre histoire, dans laquelle elle essaie de décoder avec son lecteur les thèmes de la mémoire, de l’attente, enfin les portes condamnées de sa vie. Peut-on avoir oublié à ce point l’existence d’un journal, le sien, manuscrit secret qui renferme bien des confidences, des mots, beaucoup de maux? «Les cahiers de guerre» sont la trame d’un concentré d’émotions dans lequel on peut lire l’attente déchirante d’une femme, épouse de Robert, lui-même arrêté en 1944. Mais le mal est un mot faible: traumatisme conviendrait mieux. En effet, elle a greffé sans le savoir sa propre douleur dans l’espoir. Pourquoi voulait-elle évacuer ainsi cette partie de sa vie, exorciser le mal par l’oubli? Pourquoi avoir écrit un journal qui est la mémoire des temps forts pour ensuite faire un déni de sa propre écriture? Évidemment, le roman répond à toutes ces questions. C’est grâce à la ténacité et l’agressivité littéraire de Marguerite DURAS, à sa façon de relater l’histoire, qui marqueront tant sur le papier que dans l’âme, que l’empreinte indélébile reste liée à la douleur pour ces cinq années de la seconde guerre. «Comment ai-je pu écrire cette chose que je ne sais pas encore nommer et qui m’épouvante quand je la relis. Comment ai-je pu de même abandonner ce texte pendant des années dans cette maison de campagne régulièrement inondée en hiver».Bien sûr, dans une vieille chaumière existait un manuscrit rempli d’une écriture tremblante et souffreteuse, celle d’une femme dont l’angoisse et la douleur mêlées ont motivé un récit de honte et de désespoir. L’écriture de ce roman paru quarante ans après son épreuve fait de M. DURAS une écrivaine hors norme; la fraîcheur des détails et des émotions reste intacte.
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    • Livres 5.00/5
    Par Malice, le 11 juillet 2012

    Malice
    Le texte qui porte le titre de La Douleur, est un très grand texte. Il ma bouleversé, tellement c'est très bien écrit c'est remarquable de justesse, d'émotion, de ressenti. Je l'ai lu deux fois en peu de temps. Elle raconte le retour de Robert Antelme. Il avait été déporté à Buchenwald puis à Dachaud. Elle l'épouse avant la guerre en 1939. Ils ont un garçon, il meurt en 1942. La même année elle fait la connaissance de Dionys Mascolo. Il est dans le comité de lecture chez Gallimard. Marguerite Duras et Robert Antelme entrent dans la résistance. Leur groupe tombe dans un guet-apens. Ils seront aidés par François Mitterand, mais Robert Antelme est arrêté et envoyé dans un camps le 1er juin 19944. Il a été déporté à Buchenwald puis à Dachaud . A son retour elle le soigne. Puis, ils divorcent en 1946 ne pouvant plus rester ensemble. Elle décrit admirablement bien dans ce récit l'attente, l'angoisse de savoir si la personne est vivante ou morte. Dans ce livre, d'autre texte sur cette période extrêmement trouble et complexe entre les vrais et les faux résistant. Elle nous raconte aussi de sa liaison avec l'homme qui a arrêté Robert Antelme dans la nouvelle intitulée « Monsieur X. dit ici Pierre Rabier », elle doit , il faut qu'il lui donne des informations utiles pour le réseau de la résistance.
    Grand Texte surtout celui qui s'intitule : "La Douleur". Ce livre est l'écho du climat qui régnait après guerre en France, trouble règlement de compte entre les vrais et les faux résistants

    Lien : http://livresdemalice.blogspot.fr/2007/03/marguerite-duras.html
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    • Livres 4.00/5
    Par liratouva2, le 25 mai 2010

    liratouva2
    La nouvelle Aurélia Paris , tirée du livre: "La Douleur" raconte un huis-clos à trois, une nuit, dans une tour d'un pays en guerre. Une petite fille, la dame qui l'a recueillie et un chat.
    Des escadrilles passent sans cesse bombarder les villes allemandes les plus proches. Les canons anti-aériens ripostent. Parfois un avion tombe sur la ville. La guerre a lieu là-haut dans le ciel et la petite fille et la dame ont peur. Elles se serrent très fort et se rassurent en parlant.
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    • Livres 4.00/5
    Par chroniquesassidues, le 03 octobre 2011

    chroniquesassidues
    En 1985, Marguerite Duras publie chez P.O.L. un recueil de textes sous le nom de La Douleur. le premier texte, dont le recueil porte le nom, est le plus long et aussi le plus intense. Il s'agit d'un journal écrit à la fin de la Seconde Guerre Mondiale et retrouvé par Marguerite Duras des années après. Elle y raconte l'attente du retour de son mari, Robert Antelme, résistant déporté le 1er juin 1944 dans un camp de concentration.
    Avril 1944. Certains prisonniers et déportés français reviennent à Paris. Duras et son amant D. (Dyonis Mascolo) s'occupent de réunir leurs noms, toutes informations susceptibles d'aider à trouver les personnes non encore revenues et de prévenir les familles qui attendent le retour d'un être cher. C'est aussi le cas de Marguerite Duras qui est sans nouvelle de son mari déporté depuis presque un an. En proie à cette terrible attente, à ce doute cruel (est-il seulement encore vivant ?), elle est totalement désemparée, ne se nourrit plus, ne dort plus, ne vit plus, malgré le soutien de D.. Elle ne cesse d'imaginer son mari mort, ou vivant ses derniers moments, quitte à s'en rendre malade.
    Finalement, Jacques Morland (un des noms de guerre de François Mitterrand) retrouve Robert Antelme à Dachau et en informe Duras. Robert Antelme revient grâce à l'aide de ses amis, mais il est presque mort suite à des mois de mauvais traitements. Duras ne le reconnaît plus. Tous s'acharnent à redonner vie à ce corps et cet esprit détruits par les camps de concentration. Ils y arriveront mais à jamais Robert Antelme sera changé, et peut-être aussi L'Amour que Duras lui portait...
    Encore une fois j'ai apprécié la "voix" de Marguerite Duras, son style et son écriture. le thème abordé est des plus durs, celui de l'attente d'un être aimé, du doute terrible et Duras parvient à merveille à nous le faire partager, ressentir. Bien qu'intime, son journal apporte des éléments historiques sur la fin de la guerre : retour des déportés, Jacques Morland, de Gaulle... et l'avis de Duras sur ces événements. Enfin, le portrait que Duras fait de Robert Antelme à son retour est très dur et elle ne nous épargne aucun détail de sa dégradation physique. A lire en étant préparé !

    Lien : http://leschroniquesassidues.blogspot.com/2011/10/la-douleur-de-marg..
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    • Livres 3.00/5
    Par ides60, le 13 décembre 2010

    ides60
    je suis sur ma faim quant aux récits de M. Duras. le 1er, dont le bouquin porte le titre aurait mérité d'être davantage développé, étendu, fouillé et prolongé sur l'avenir. Néanmoins l'auteur est exceptionnelle et je reviendrais vers ses oeuvres en évitant les nouvelles. Je pense qu'elle avait tant et tant à dire encore sur ces sujets...
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Citations et extraits

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  • Par CoralieLeboucher, le 20 septembre 2014

    Parce que d'une seconde à l'autre seconde il va peut-être mourir, mais que ce n'est pas encore fait. Ainsi seconde après seconde la vie nous quitte nous aussi, toutes les chances se perdent, et aussi bien la vie nous revient, toutes les chances se retrouvent.

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  • Par CoralieLeboucher, le 20 septembre 2014

    Il y a des gens qui n'attendent rien. Il y a aussi des gens qui n'attendent plus.

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  • Par CoralieLeboucher, le 20 septembre 2014

    Aucune lutte ne m'est proposée. Celle que je mène, personne ne peut la connaître.

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  • Par CoralieLeboucher, le 20 septembre 2014

    En mourant je ne le rejoins pas, je cesse de l'attendre.

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  • Par Wolland, le 26 novembre 2010

    Berlin flambe. Elle sera brûlée jusqu'à la racine. Entre ses ruines, le sang allemand coulera. Quelquefois on croit sentir l'odeur de ce sang. Le voir. Un prêtre prisonnier a ramené au centre un orphelin allemand. Il le tenait par la main, il en était fier, il le montrait, il expliquait comment il l'avait trouvé, que ce n'était pas de sa faute, à ce pauvre enfant. Les femmes le regardaient mal. Il s'arrogeait le droit de déjà pardonner, de déjà absoudre. Il ne revenait d'aucune douleur, d'aucune attente. Il se permettait d'exercer ce droit de pardonner, d'absoudre là, tout de suite, séance tenante, sans aucunement connaître la haine dans laquelle on était, terrible et bonne, consolante, comme une foi en Dieu. Alors de quoi parlait-il ? Jamais un prêtre n'a paru aussi incongru. Les femmes détournaient leurs regards, elles crachaient sur le sourire épanoui de clémence et de clarté. Ignoraient l'enfant. Tout se divisait. Restait d'un côté le front des femmes, compact, irréductible. Et de l'autre côté cet homme seul qui avait raison dans un langage que les femmes ne comprenaient plus.
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Vidéo de Marguerite Duras

Hugues Pradier - La Pléiade, actualité autour d'une collection .
A l'occasion du centenaire de la naissance de Marguerite Duras et de la publication des tomes III et IV de ses oeuvres complètes dans la collection Pléiade, rencontre avec Hugues Pradier, directeur éditorial de la célèbre collection aux éditions Gallimard. http://www.mollat.com/livres/duras-marguerite-oeuvres-completes-9782070144778.html http://www.mollat.com/livres/duras-marguerite-oeuvres-completes-9782070122295.html http://www.mollat.com/livres/duras-marguerite-oeuvres-completes-9782070122301.html Notes de Musique : /Users/station1/Music/iTunes/iTunes Media/Music/Compilations/India Song Et Autres Musiques de Films/1-10 India Song (Thème, Piano).








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