Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2757834320
Éditeur : Points (2013)


Note moyenne : 2.82/5 (sur 114 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Qui n'a jamais rêvé de monter un jour sur scène ? De quitter l'ombre pour se retrouver sous les feux des projecteurs ?
C'est l'ambition que partage une petite bande d'adolescents dans le San Fransisco débridé des années 1970. Avec leur groupe de musique punk, ils... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (51)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 26 août 2013

    carre
    Bien sur pour commencer un grand merci à Babelio et aux Editions Points pour cette masse critique.
    D'autant plus que le plaisir est au rendez-vous. En suivant plusieurs personnages, sur plusieurs décennies, à des instants précis de leurs vies, Jennifer Egan brosse un portrait à la fois désabusé, pessimiste, un brun nostalgique sur nos rêves adolescents On est déstabilisé au départ par la forme narrative choisit par Egan, mais très vite sa qualité d'écriture balaie nos réticences. Ce choix narratif nous permets d'apprendre au détour d'une phrase, d'un paragraphe ce que sont devenus ces héros et de faire le lien entre chacun des protagonistes. J'ai notamment beaucoup aimé le personnage de Sasha qui me semble le plus réussit du roman. Un récit choral émouvant et mélancolique. Moi, j'y ai pris beaucoup de plaisir.
    Qu'avons-nous fait de nos rêves ? Jennifer Egan en a fait un très beau roman.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 47         Page de la critique

    • Livres 2.00/5
    Par Rouletabille, le 11 octobre 2013

    Rouletabille
    Insipide. Fade. Inconsistant. Sans être un grand spécialiste de la littérature américaine, décerner le prix Pulitzer à ce livre est je trouve assez inquiétant de l'état de l'art littéraire américain ! Il fait pale figure quand on regarde la liste de ce prix entre Steinbeck ou Hemingway pour ne citer qu'eux.
    Ce n'est pas le style qui m'a dérangé, passant d'une période à une autre, d'un personnage à un autre sans forcement de lien immédiat. Non le problème de ce livre ce sont ses personnages ! Ils m'ont tout simplement ennuyés, j'en avais rien à faire de leur petit destin. Les phrases sont plates et surtout nos protagonistes ont tous des traumatismes, entre des parents morts, des suicides, le sida, la prison, les drogués, les alcoolos, le bipolaire, la voleuse compulsive, comment peut on arriver à un résultat aussi transparent avec autant de vices réunis dans un seul récit ?
    Seul les personnages de Bosco et Jules ont suscités un peu d'intérêt au cours de ma lecture, respectivement l'alcoolique et l'ancien taulard, ils apportent enfin une touche d'humour, de fantaisie. Hélas ce fut de courte durée puisque dès le chapitre suivant on repart pour une toute autre histoire consacrée à un dictateur, réenclenchant la boucle de l'ennui jusqu'au dernier chapitre. La fin assez nostalgique, ne me dérange pas, je commençais peut être enfin à ressentir une forme d'empathie pour cette galerie de personnages et ce fut le point final... Tant pis pour moi !
    Revenons à la forme, la grande originalité de ce livre est la présence pendant 70 pages d'une présentation type powerpoint. J'avais encore jamais vu ce procédé utilisé dans un récit. Pourquoi pas mais c'est trop long et cette technique n'a guère augmenté mon attention pour cette histoire.
    Sans oublier l'utilisation de l'expression holocauste esthétique pour parler de la fin des arts authentiques envahis par le numérique ! Je trouve ce comparatif stupide, assez dérangeant au regard de l'histoire.
    L'écriture en elle même est assez simpliste, citons par exemple Dolly s'acheta un café qu'elle but ! Non vraiment en général quand on achète un café il sert à arroser les plantes... ou encore "quelques fois j'imagine quand je regarde en arrière en ce moment précis et je me demande où je serais quand je regarderai en arrière" , la redondance est lourde, pas très agréable à la lecture.
    Autre point qui peut expliquer mon désintérêt pour ce livre, la répétition excessive du prénom des personnages. Certes ils sont nombreux mais Egan rappelle quasiment à chaque ligne leurs noms ralentissant le rythme.
    Pour conclure, je dis pas que ce livre est mauvais, en fin de compte j'en sais rien puisque comme Ladivine de Marie Ndiaye il m'a tout bonnement pas intéressé.

    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 28         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par viou1108, le 23 août 2013

    viou1108
    Je suis ressortie de ce roman avec une impression de puzzle, les chapitres en constituant les pièces. Mais, ne disposant pas de l'image sur le couvercle de la boîte pour me servir de modèle, j'ai eu du mal à les assembler en quelque chose de cohérent. Sans compter que ce « quelque chose » me paraît inachevé. En fait, plutôt qu'un puzzle, ce serait une de ces mosaïques antiques dont on n'aurait retrouvé que des fragments, en appelant à notre imagination pour reconstituer le tout.
    Bien sûr on repère facilement le thème, le fil conducteur : un groupe d'amis fans de punk-rock dans le San Francisco des années 70. Pendant les 50 années suivantes, certains se marieront, d'autres se perdront de vue, ou divorceront, ou se croiseront à nouveau, ou se suicideront. Tous vivront des galères, certains rebondiront (ou pas), d'autres mourront d'un cancer, se remarieront et/ou auront d'autres enfants.
    Tous sont nostalgiques de leur jeunesse insouciante, planant entre musique, alcool et drogue, et se demandent où sont passés leurs idéaux d'alors.
    Tous se souviennent. Ce sont ces souvenirs qui sont égrenés au fil des chapitres, remontant à la surface sans linéarité, déclenchés par un rien, un son, une association d'idée, une sensation de déjà-vu.
    Roman choral (quoi d'autre pour un livre truffé de références musicales – qui malheureusement ne m'ont guère parlé), avec autant de styles de narration que de chapitres, ce livre distille mélancolie et regrets à haute dose, néanmoins éclaboussés de quelques gouttes lumineuses.
    L'absence de chronologie, le mélange des styles et des époques, les nombreux personnages m'ont rendu l'ensemble un peu difficile à suivre. J'ai même été tentée de le relire avant de le chroniquer pour rétablir les liens entre les épisodes.
    Œuvre géniale pour certains, prétentieuse et laborieuse pour d'autres, ni l'un ni l'autre pour moi. C'est bien écrit, créatif mais complexe, un peu trop dense peut-être. Prometteur, en fait. Je garde une impression douce-amère de ce récit baigné de nostalgie, qui me renvoie son titre en pleine figure, et qui me laisse drôlement pensive…
    Merci à Babelio et aux éditions Points pour cette découverte intéressante.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          1 26         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 19 décembre 2012

    brigittelascombe
    "Le temps est un casseur? Tu vas le laisser te basculer?"
    Qu'avons-nous fait de nos rêves? étudie, de façon romancée et sociologique à la fois, les effets du temps et les choix de vie d'une bande d'adolescents des années 70 baignant dans le milieu de la "musique punk" et des amis ou amours qui vont croiser leur route.
    Toute société a ses leaders, ses sous-fifres,ses gagnants et ses perdants. D'où l'intérêt de ce livre qui montre qui se sort des dépendances (drogue,alcool,cleptomanie..) enclenchées par le manque de repères et son vide sous-jacent et qui se suicide (au propre et au figuré) lorsque l'autodestruction est trop forte.
    Des destins se croisent ici sur une période de 40 ans entre présent et passé (jusqu'à l'ère d'internet,des smartphones et des SMS qui en dit long aussi sur l'évolution de notre société).Que deviendra la jolie rousse Sasha, qui après s'être droguée, vole à tout va?Que deviendra Bennie,son patron,le chanceux du groupe devenu producteur de disques à la libido en berne?Et Scotty à la géniale guitare qui ramasse des ordures?Et Lou, leur premier producteur, dont "le charme fou" essaime de ci de là?Quel impact cet "ogre égoïste" aura-t-il sur ses enfants? Des mains parfois se tendent et l'espoir revit!
    Ce roman m'a évoqué sur la route de Jack Kerouac et sa "beatgeneration" de jeunes Américains des années 50 aux expériences limites sur fond de musique. Mais point trop de routes ici,sauf un voyage vers Pompei. J'ai pensé également à Generation X de Douglas Coupland et à L'attrape coeur de Jérôme D. Salinger car c'est un rejet de la société et des parents qui se ressent à travers les dérives.
    Qu'avons-nous fait de nos rêves? interroge le lecteur directement et est fort enrichissant: Tout d'abord on s'aperçoit qu'il suffit d'une accumulation de duperies dans un couple pour qu'une trop grande évolution en parallèle enclenche la rupture.
    La chance se provoque, les opportunités se saisissent.Un simple faux pas détruit une carrière.L'opinion publique est facilement manipulable par un bon publiciste ou une rumeur distillée à bon escient. On peut faire beaucoup (ou dépasser certaines limites) pour l'argent,par amour,par jalousie,par ambition,pour le pouvoir..
    Tu aurais pu? Tu aurais du?
    Dis qu'as-tu fait de ta jeunesse?
    Que d'interrogations découlent de ce livre à lire absolument.
    J'ai beaucoup aimé vers la fin les 70 pages de journal intime de la fille de Sasha, tenu de façon simpliste et schématique,qui en dit long sur l'évolution de la jeunesse actuelle.
    Les idéaux pourtant ne sont-ils pas les mêmes?
    Jennifer Egan (romancière,nouvelliste américaine reconnue) a obtenu le Pulitzer et le National Book Critics Circle Award pour ce petit bijou truffé d'émotions et à l'écriture alerte: Qu'avons-nous fait de nos rêves?
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 19         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par patatipatata, le 01 mai 2013

    patatipatata
    Quand j'ai lu les deux citations de Proust en exergue, je me suis dit :«Me voilà prévenue, mes neurones vont-ils être assez solides pour tenir le coup ? ».
    Sans débiner, je confirme, ils ont ramé dur durant les cent premières pages.
    Les jeux de piste, les énigmes, le mélange des époques, les histoires éclatées, ça ils en ont l'habitude et ils y prennent souvent beaucoup de plaisir. Ils sont joueurs. Mais là, à force de réunir les pièces du puzzle en recherchant les bords droit pour définir le cadre, à assembler en tas les couleurs et à essayer de deviner qui est qui et avec qui... quand ils ont un nom ! (un sacré boulot, je vous le dis) ; conduit à une contre-partie fâcheuse, celle de ne s'attacher à aucun des personnages. Leurs parcours (nombreux), leurs désillusions (immenses), leurs préoccupations (leur ego) ne m'ont pas intéressée. C'est quand même gênant !
    Quant à l'OVNI qui s'est écrasé entre les pages 262 et 337, genre de cahier de «travail en train de se faire», que l'on feuillette de haut en bas après avoir basculé le livre, j'aimerais que quelqu'un m'explique ce qu'il fait là, et quel est son intérêt. A moins que ce ne soit «pour faire genre» justement, expression favorite de mon jeune voisin.
    C'est sans nul doute un bel édifice mais pour moi, vide d'implications et d'émotions.
    Pourtant la musique est très présente dans ce livre mais hélas je ne l'ai pas entendue. Trop de pauses peut-être ?
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          5 22         Page de la critique


Critiques presse (3)


  • Telerama , le 27 novembre 2012
    Séduisant, virtuose, ancré dans notre temps qu'il sait capter et dont il produit une représentation qui sonne très juste, Qu'avons-nous fait de nos rêves ? demeure un beau roman mélancolique.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • Lexpress , le 02 octobre 2012
    Mrs Egan […] n'a pas son pareil pour sonder les fêlures, montrer les aléas de l'existence. On en ressort ému et ébloui par tant de grâce et de maîtrise.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Lexpress , le 21 septembre 2012
    Jennifer Egan brosse le portrait d'une bande de quadras californiens désenchantés. Une recherche du temps perdu bien trop laborieuse.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

> voir toutes (25)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par viou1108, le 21 août 2013

    [Dans les années 2020]:
    Rebecca était une pointure dans le monde universitaire. Son dernier livre traitait du phénomène des mots-enveloppes, un terme de son invention désignant ceux qui ne signifiaient plus rien sans guillemets. L'anglais en était truffé: "ami" et "réel", "histoire" et "changement", autant de mots vides de sens désormais, réduits à des cosses. Certains tels "identité", "recherche" ou "nuage" étaient exsangues en raison de leur usage sur la Toile. Pour d'autres, les raisons étaient plus complexes - pourquoi "américain" était-il devenu ironique? Comment se faisait-il que "démocratie" s'employait d'une façon narquoise, moqueuse?
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 14         Page de la citation

  • Par viou1108, le 17 août 2013

    Dans sa voiture, en route pour récupérer son fils, Bennie passait des Sleepers aux Dead Kennedys, groupes de San Francisco qui avaient rythmé sa jeunesse. Il les écoutait pour leur imperfection: de véritables musiciens jouant sur de véritables instruments dans un véritable studio. A présent, cette caractéristique (pour peu qu'elle existât encore) était un effet de conversion numérique, non le fruit d'un enregistrement sur une bonne vieille bande. (...) Trop limpide, trop aseptisé. La précision, la perfection, voilà le problème; la numérisation, voilà le problème, elle vidait de substance tout ce qui se prenait dans les rets microscopiques de son système. C'était la mort du cinéma, de la photographie, de la musique. Un holocauste esthétique!
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la citation

  • Par brigittelascombe, le 18 décembre 2012

    Insatisfaction structurelle:retrouver une situation qui vous a convenu après avoir fait l'expérience d'un mode de vie plus exaltant ou plus luxueux et découvrir qu'on ne la supporte plus.

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation

  • Par InColdBlog, le 20 août 2013

    Je m’absente quelques années et le monde entier est sens dessus dessous, fulmina Jules. Des tours se sont volatilisées. On te fouille au corps chaque fois que tu vas voir quelqu’un dans son bureau. Les gens ont tous des gueules de défoncés à force d’envoyer des mails pendant qu’ils te parlent. Tom Cruise et Nicole Kidman ont divorcé et se sont remariés avec d’autres gens… et voilà que ma sœur rock and roll et son mari fraient avec des Républicains. Qu’est ce que c’est que ce bordel ?
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

  • Par camille-lib, le 26 août 2012

    "Un silence est tombé, pendant lequel Sasha a perçu avec acuité la présence de Coz derrière elle, son attente. Elle a eu très envie de lui faire plaisir, de lui dire quelque chose comme : ça été un moment décisif, plus rien n'est pareil à présent ou: J"ai appelé Lizzie et nous nous sommes enfin réconciliées ou : J'ai recommencé à jour à la harpe ou simplement : je change, j'ai changé ! La rédemption, la métamorphose. Chaque joie, chaque minute. C'est le cas de tout le monde, non ?"
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

> voir toutes (3)

Videos de Jennifer Egan

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Jennifer Egan


MPAGE-20121025-1825_0.mp4
Payot - Marque Page - Jennifer Egan - Qu'avons-nous fait de nos rêves ?








Sur Amazon
à partir de :
7,51 € (neuf)

   

Faire découvrir Qu'avons-nous fait de nos rêves ? par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (210)

> voir plus

Quiz