Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2234071631
Éditeur : Stock (2012)


Note moyenne : 3.13/5 (sur 54 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Qui n'a jamais rêvé de monter un jour sur scène ? De quitter l'ombre pour se retrouver sous les feux des projecteurs ?
C'est l'ambition que partage une petite bande d'adolescents dans le San Fransisco débridé des années 1970. Avec leur groupe de musique punk, ils... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (17)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 19 décembre 2012

    brigittelascombe
    "Le temps est un casseur? Tu vas le laisser te basculer?"
    Qu'avons-nous fait de nos rêves? étudie, de façon romancée et sociologique à la fois, les effets du temps et les choix de vie d'une bande d'adolescents des années 70 baignant dans le milieu de la "musique punk" et des amis ou amours qui vont croiser leur route.
    Toute société a ses leaders, ses sous-fifres,ses gagnants et ses perdants. D'où l'intérêt de ce livre qui montre qui se sort des dépendances (drogue,alcool,cleptomanie..) enclenchées par le manque de repères et son vide sous-jacent et qui se suicide (au propre et au figuré) lorsque l'autodestruction est trop forte.
    Des destins se croisent ici sur une période de 40 ans entre présent et passé (jusqu'à l'ère d'internet,des smartphones et des SMS qui en dit long aussi sur l'évolution de notre société).Que deviendra la jolie rousse Sasha, qui après s'être droguée, vole à tout va?Que deviendra Bennie,son patron,le chanceux du groupe devenu producteur de disques à la libido en berne?Et Scotty à la géniale guitare qui ramasse des ordures?Et Lou, leur premier producteur, dont "le charme fou" essaime de ci de là?Quel impact cet "ogre égoïste" aura-t-il sur ses enfants? Des mains parfois se tendent et l'espoir revit!
    Ce roman m'a évoqué sur la route de Jack Kerouac et sa "beatgeneration" de jeunes Américains des années 50 aux expériences limites sur fond de musique. Mais point trop de routes ici,sauf un voyage vers Pompei. J'ai pensé également à Generation X de Douglas Coupland et à L'attrape coeur de Jérôme D. Salinger car c'est un rejet de la société et des parents qui se ressent à travers les dérives.
    Qu'avons-nous fait de nos rêves? interroge le lecteur directement et est fort enrichissant: Tout d'abord on s'aperçoit qu'il suffit d'une accumulation de duperies dans un couple pour qu'une trop grande évolution en parallèle enclenche la rupture.
    La chance se provoque, les opportunités se saisissent.Un simple faux pas détruit une carrière.L'opinion publique est facilement manipulable par un bon publiciste ou une rumeur distillée à bon escient. On peut faire beaucoup (ou dépasser certaines limites) pour l'argent,par amour,par jalousie,par ambition,pour le pouvoir..
    Tu aurais pu? Tu aurais du?
    Dis qu'as-tu fait de ta jeunesse?
    Que d'interrogations découlent de ce livre à lire absolument.
    J'ai beaucoup aimé vers la fin les 70 pages de journal intime de la fille de Sasha, tenu de façon simpliste et schématique,qui en dit long sur l'évolution de la jeunesse actuelle.
    Les idéaux pourtant ne sont-ils pas les mêmes?
    Jennifer Egan (romancière,nouvelliste américaine reconnue) a obtenu le Pulitzer et le National Book Critics Circle Award pour ce petit bijou truffé d'émotions et à l'écriture alerte: Qu'avons-nous fait de nos rêves?
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 16         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par patatipatata, le 01 mai 2013

    patatipatata
    Quand j'ai lu les deux citations de Proust en exergue, je me suis dit :«Me voilà prévenue, mes neurones vont-ils être assez solides pour tenir le coup ? ».
    Sans débiner, je confirme, ils ont ramé dur durant les cent premières pages.
    Les jeux de piste, les énigmes, le mélange des époques, les histoires éclatées, ça ils en ont l'habitude et ils y prennent souvent beaucoup de plaisir. Ils sont joueurs. Mais là, à force de réunir les pièces du puzzle en recherchant les bords droit pour définir le cadre, à assembler en tas les couleurs et à essayer de deviner qui est qui et avec qui... quand ils ont un nom ! (un sacré boulot, je vous le dis) ; conduit à une contre-partie fâcheuse, celle de ne s'attacher à aucun des personnages. Leurs parcours (nombreux), leurs désillusions (immenses), leurs préoccupations (leur ego) ne m'ont pas intéressée. C'est quand même gênant !
    Quant à l'OVNI qui s'est écrasé entre les pages 262 et 337, genre de cahier de «travail en train de se faire», que l'on feuillette de haut en bas après avoir basculé le livre, j'aimerais que quelqu'un m'explique ce qu'il fait là, et quel est son intérêt. A moins que ce ne soit «pour faire genre» justement, expression favorite de mon jeune voisin.
    C'est sans nul doute un bel édifice mais pour moi, vide d'implications et d'émotions.
    Pourtant la musique est très présente dans ce livre mais hélas je ne l'ai pas entendue. Trop de pauses peut-être ?
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          4 19         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Myrtle, le 16 septembre 2012

    Myrtle
    Jennifer Egan croise plusieurs destins, celui de Bennie, producteur de disques, Sasha, son assistante cleptomane et bien d'autres, qui gravitent autour d'eux. Chaque chapitre se concentre sur un personnage et un moment de sa vie. On se retrouve ainsi dans les années 70, lors d'une soirée où l'on se drogue et l'on écoute de la musique punk, ou lors d'un concert, dans un futur proche, où il existe des smartphones pour … bébés ! L'auteur brasse astucieusement plusieurs époques et l'on découvre peu à peu ce que les héros sont devenus, ce qu'ils ont fait de leurs vies, et en quoi elles ont évolué… le constat, pour la plupart des protagonistes, est amer et pousse le lecteur à s'interroger sur ses propres choix de vie. Un livre dense, qui remue et ne laisse pas indifférent.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 20         Page de la critique

    • Livres 1.00/5
    Par caro64, le 25 octobre 2012

    caro64
    Sasha, Bennie, Lou, Jocelyn, Stéphanie et bien d'autres… C'est à une véritable constellation de personnages que nous avons affaire ici. Tous ont gravité, gravitent, ou graviteront de près ou de loin autour d'une bande d'adolescents de San Francisco passionnés de punk-rock qui nourrissaient des rêves de gloire. le temps passe, ils deviennent adultes, font des enfants que l'on suit parfois, ou n'en font pas, mais tous sont confrontés à leurs propres échecs et leurs désillusions.
    Impossible de parler de ce roman à l'intrigue touffue et fragmentée, dans lequel Jennifer Egan saute d'une époque à l'autre, d'un personnage à l'autre, d'un style narratif à l'autre à chaque chapitre et auquel je n'ai pas du tout accroché. Il a pourtant plu à de nombreux lecteurs voilà pourquoi j ai insisté mais rien à faire, j'ai laissé tomber au beau milieu ne trouvant pas le courage de continuer... Je ne suis pas arrivée à m'attacher à aucun des personnages, n'ai éprouvé aucune empathie à leurs désillusions … Bref, je partage tout à fait l'avis négatif de wakinasimba.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          2 18         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Lulu_Off_The_Bridge, le 20 novembre 2012

    Lulu_Off_The_Bridge
    Goon : n. masc, grosse brute, voyou, abruti léger. le Goon Squad : Bennie, Lou, Rhea, Stéphanie, Sasha, Alex, tous les autres. le périmètre : New York, San Francisco, Naples, le Kenya… Des endroits et des gens, qui se croisent, se fréquentent, ont eu dix-sept ans, les ont perdus. Plusieurs d'entre eux ont été « une génération », avec un sens, à défaut d'une direction, les autres font trois petits tours et tout le monde s'en va. Narration éclatée dans le temps, l'espace et les points de vue, Qu'avons-nous fait de nos rêves ? passe lesdits rêves (de gloire, de sens, d'amour) à la moulinette du seul goon qui l'emporte toujours : le temps.

    Autant prévenir tout de suite : la 4e de couverture va vous induire en erreur. Va vous faire croire à une histoire suivie, tendance fresque / film chorale. Et vous allez vous retrouver très loin de Love Actually. J'aurais tendance à dire un peu loin de tout, non que le roman soit incomparable, mais parce que la confusion est ici un principe d'organisation. Il y a autant de personnages que d'époque que de lieux. Ceux qui passent un moment sur le devant de la scène ne sont pas forcément les plus significatifs, les mieux esquissés, et ils disparaissent de toute façon, fondus ou noir. le bal s'ouvre avec Sasha, l'assistante cleptomane, et Bennie Salazar, le producteur de disque qui se shoote aux pastilles d'or pour réveiller sa libido e.g sa vie. Se poursuit avec un pan de la jeunesse de Bennie, circa 1979 quand il faisait partie du groupe punk les Flaming Dildos et ne rêvait que du CBGB. Procède par saut de puce de l'un à l'autre des membres du groupe, plaque sur l'écran des morceaux de leur vie, ou ce qu'il en reste… Jusque là, tout va bien. Et puis tout s'emballe. le schéma que l'on pensait suivre vire de bord, des seconds rôles prennent l'avant-scène, les époques se télescopent… Bref, il devient rapidement impossible de faire ce que l'on s'attend logiquement à faire en lisant un roman : suivre un fil. Il n'y a pas d'enchaînement chronologique. Il n'y a pas d'histoire centrale. Même avec papier et crayon, j'ai eu du mal à retracer la chronologie sous-jacente. Et à en croire les diverses chroniques lues ici ou là (un prix Pulitzer 2011, cela fait couler de l'encre), je ne suis pas la seule. Et pourtant, loin de moi l'idée d'y voir un reproche.
    Au bout de quelques pages, vous comprenez qu'il n'y a pas grand intérêt à essayer de remettre mes morceaux dans l'ordre, que c'est une fausse piste. Que les histoires isolées sont tout aussi signifiantes que le schéma général – même les plus farfelues, comme celle de LaDoll, publiciste chargée du cas épineux d'un dictateur en mal de reconnaissance à l'Ouest, ou celle de ce journaliste vaguement sociopathe qui en vient à tenter de violer la starlette qui l'interviewe parce que c'est le seul moyen d'obtenir un discours vrai. Peut-être que tout n'est qu'anecdote – surement, même, et c'est l'idée principale.
    Ce qui nous amène au point qui n'a cessé de me turlupiner : le punk. le punk rock est à peu près partout, à divers degrés il oriente la vie des personnages. Je me suis demandé pourquoi cette insistance qui reste un peu en surface, sert de décor, de couleur locale. Time's the real goon, dit un personnage à un autre. À la cinq ou sixième vie piétinée par le temps, j'ai fini par comprendre que le No Future trouve là son application la plus ironique. Au sens propre, ces gens n'ont pas d'avenir. Ils ont une vie, vaguement, des projets à peu près réalisés, mais d'envergures, de rêves, point. Retour au vieil adage « Méfie-toi de ce que tu souhaites, tu pourrais bien l'obtenir ». Ceux qui rêvaient de flamboyance ne se sont même pas crashé en flammes, ils ont juste vieilli. Mal. Ce qui ici revient au même, dirait-on. À cet égard, le titre français gâche la fête, je trouve – en plus d'être naze, mais ceci est un autre sujet. À l'instar de Sasha, les personnages mutent, deviennent étrangers à eux-mêmes de sorte que seul le prête-nom survit. D'une façon ou d'une autre, ce qu'ils étaient périclite pour laisser une enveloppe composée de petits faits insignifiants, nommée « vie » à défaut de concept moins vide.
    Il reste un point dont je ne sais pas quoi faire. Ce que tous ces petits pantins ont en commun, c'est leur difficulté à interagir, à nouer des relations durables, ou juste à être les uns avec les autres. La scène finale parle d'une sorte de cohésion à travers la musique, mais c'est juste une pose. Une illusion de partage savamment orchestrée à divers niveaux. Et pourtant ils communiquent, mais sans se dire grand-chose. Et pourtant ils communiquent, mais sans se dire grand-chose. le roman est en ce sens une expérimentation – mille pardons pour le défonçage de porte ouverte. Exemple le plus flagrant : le journal de la fille adolescente de Sasha, rédigé entièrement en slides Powerpoint. La pensée Powerpoint, tout ce qu'on aime. À l'époque du story-telling, peut-on raconter une histoire avec des slides ? Un journal intime d'ado vs. la forme la plus toc de la communication, où est le sens ? du point de vue de l'écriture, c'est une jolie gageure et je m'étonne que personne n'y ai pensé avant (si tel est le cas, merci de me faire signe). Intellectuellement intéressant, mais qu'est-ce qui me retient d'applaudir ? Un certain manque d'implication, peut-être, qui fait que tout le roman tourne à la démonstration, flirte avec la virtuosité. C'est intelligent, à défaut d'être prenant. Tout comme le fait de s'attacher brièvement à des pans de vie, avant d'en être brutalement arraché. Attente de lecture, redéfinition du roman-qui-imite-la-vie, comment peut-on être résolument moderne, etc. Intelligent… et un peu usant, à la longue.

    Lien : http://luluoffthebridge.blogspot.fr/2012/11/the-book-freak-session-j..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          1 4         Page de la critique


Critiques presse (3)


  • Telerama , le 27 novembre 2012
    Séduisant, virtuose, ancré dans notre temps qu'il sait capter et dont il produit une représentation qui sonne très juste, Qu'avons-nous fait de nos rêves ? demeure un beau roman mélancolique.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • Lexpress , le 02 octobre 2012
    Mrs Egan […] n'a pas son pareil pour sonder les fêlures, montrer les aléas de l'existence. On en ressort ému et ébloui par tant de grâce et de maîtrise.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Lexpress , le 21 septembre 2012
    Jennifer Egan brosse le portrait d'une bande de quadras californiens désenchantés. Une recherche du temps perdu bien trop laborieuse.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

> voir toutes (13)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par brigittelascombe, le 18 décembre 2012

    Insatisfaction structurelle:retrouver une situation qui vous a convenu après avoir fait l'expérience d'un mode de vie plus exaltant ou plus luxueux et découvrir qu'on ne la supporte plus.

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la citation

  • Par camille-lib, le 26 août 2012

    "Un silence est tombé, pendant lequel Sasha a perçu avec acuité la présence de Coz derrière elle, son attente. Elle a eu très envie de lui faire plaisir, de lui dire quelque chose comme : ça été un moment décisif, plus rien n'est pareil à présent ou: J"ai appelé Lizzie et nous nous sommes enfin réconciliées ou : J'ai recommencé à jour à la harpe ou simplement : je change, j'ai changé ! La rédemption, la métamorphose. Chaque joie, chaque minute. C'est le cas de tout le monde, non ?"
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par Ludivine, le 26 octobre 2012

    Il [Lou] nous serre la main, comme si nous risquions de nous échapper. Ça ne nous viendrait pas à l'idée. Nous regardons la piscine et écoutons les oiseaux.

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par brigittelascombe, le 19 décembre 2012

    Le temps est un casseur? Tu vas le laisser te basculer?

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation

  • Par Ludivine, le 26 octobre 2012

    Elle [Alice] est calme et heureuse maintenant que Scotty l'aime. Es-ce qu'elle se sent réelle ou est-ce qu'elle a cessé de se tourmenter à propos de ça, j'en sais rien. A moins que ne pas s'en préoccuper soit la condition pour avoir le sentiment d'exister pour de vrai ?

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

> voir toutes (3)

Videos de Jennifer Egan

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Jennifer Egan


MPAGE-20121025-1825_0.mp4
Payot - Marque Page - Jennifer Egan - Qu'avons-nous fait de nos rêves ?








Sur Amazon
à partir de :
17,00 € (neuf)
15,00 € (occasion)

   

Faire découvrir Qu'avons-nous fait de nos rêves ? par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (109)

> voir plus

Quiz

    Paul Auster

    Sous quel pseudonyme a-t-il publié un roman ? (indice : ce pseudonyme est également le nom de certains de ses personnages)

    •   Paul Dupin
    •   Paul Retsua
    •   Paul Benjamin
    •   Paul Palace

    10 questions - 120 lecteurs ont répondu
    Thème : Paul Auster

    Créer un quiz sur ce livre.