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ISBN : 2266096400
Éditeur : Pocket (2004)


Note moyenne : 3.65/5 (sur 140 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Il y a bien longtemps, avant même Merlin et le roi Arthur, le monde n'était qu'une sombre forêt de chênes et de hêtres, peuplée d'elfes et de races étranges dont nous avons aujourd'hui perdu jusqu'au souvenir. Dans ces temps anciens, les elfes étaient un peuple puissant... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Delaetitia, le 16 février 2008

    Delaetitia
    Embarqués dans cette fascinante épopée dès les premières lignes, la trilogie des Elfes nous emmène aux confins de la fantasy où l'auteur n'hésite pas à y entrelacer légendes arthuriennes et mythes celtiques. En effet, l'auteur nous narre les origines, les prémices de l'univers arthurien. L'on y découvre les quatre talismans de la déesse Dana, l'épée Caledfwch, le chaudron de Dagda, la pierre de Fal et la lance de Lug qui deviendront par la suite, l'épée Excalibur, le Graal, la table ronde et la lance du roi pécheur. Nous retrouvons aussi des personnages primordiaux du cycle comme Uter Pendragon, Merlin, Morgane… L'opposition entre le christianisme naissant et l'ancienne religion va croissant au fil des 3 tomes et ne cesse de fragiliser l'équilibre entre les différents peuples, humains, elfes, nains et gobelins. Point tout aussi intéressant, JLF parsème son récit de références bibliques, de termes latins pour nous immerger un peu plus dans ce royaume en pleine évolution.
    Jean-Louis Fetjaine revisite avec le talent d'un conteur des thèmes maintes fois exploités : Lutte du bien contre le mal, batailles multiples entre différentes races, amours impossibles, chevauchées et quêtes héroïques, destins tragiques…
    L'intrigue est passionnante de bout en bout. Les personnages ne sont pas enfermés dans leur rôle. Ils doutent, évoluent, éprouvent des sentiments nouveaux qui feront basculer des destins. C'est là le talent de l'auteur qui nous amène vers des fins incertaines. Quels seront les choix de Lliane, déchirée entre ses devoirs de reine et d'épouse et sa folle passion pour Uter, chevalier intrépide au destin héroïque. Et ce dernier qui doit choisir entre l'ancienne religion et la nouvelle qui s'impose toujours un peu plus.
    La plume de l'auteur est fluide, aérienne et parfois poétique ce qui donne une lecture rapide et une immersion totale dans cette univers riche en magie.
    Jean Louis Fetjaine nous offre là, une fresque puissante, magique, héroïque, grisante et envoûtante. Malgré quelques longueurs que l'on oublie vite, l'histoire est d'une grande beauté à la fois sombre et touchante. Bien sûr certains trouveront des ressemblances avec d'autres œuvres mais l'auteur met l'accent sur la noirceur du récit, sur la nature humaine qui détruit tout sur son passage, incapable de vivre en harmonie avec ce qui l'entoure, allant jusqu'à la destruction des autres peuples. Enfin, elle est avant tout une relecture des plus belles légendes occidentales. Un appel à l'aventure, à la féerie la plus pure.
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    • Livres 5.00/5
    Par Folfaerie, le 22 septembre 2010

    Folfaerie
    Le domaine de l'heroic-fantasy est habituellement la chasse gardée des Anglo-saxons et j'avoue d'ailleurs que cette suprématie est méritée. Mais je n'avais pas eu autant de plaisir à lire une version du cycle Arthurien depuis Barjavel et son Enchanteur et le tryptique de Michel Rio qui se termine par "Arthur". Fetjaine s'est donc approprié le mythe de la Table Ronde, et son idée de génie est d'avoir situé son roman aux origines de la légende, au temps des Elfes et des créatures enchantées. En ces temps moyennâgeux, chacun des quatre peuples (Elfes, Nains, Hommes et Monstres) possédait un talisman, symbole de leur survie. Mais un jour, Gael, un elfe gris, membre de la Guilde des Voleurs et des Assassins, dérobe le talisman des Nains, l'épée de la puissance. Ce vol va avoir des répercussions tragiques pour les peuples et provoquer leur anéantissement, car seuls les Hommes sont destinés à régner en maîtres. le chevalier Uter, pas encore Pendragon, l'épée de puissance, qui n'est autre qu'Excalibur, Merlin jeune homme... Epique, flamboyante, cruelle et violente, voici donc la genèse de la plus belle légende du monde occidental (à mon humble avis !)qui se présente sous forme de trilogie. Imposible après ça d'oublier les personnages, la reine Lliane, Till et son faucon, le barbare Freir.. et il faut naturellement se précipiter sur les deux volumes suivants pour connaître le destin de chacun. Ce qui m'a le plus impressionnée c'est la puissance de l'imagination de Fetjaine qui a su recrééer un monde disparu sans trahir la légende Arthurienne. Je conseille donc ce livre à tous ceux qui ont la nostalgie des forêts profondes où se promènent les magiciens, aux amoureux de la Table Ronde, et aux inconditionnels du Seigneur des Anneaux qui ne sauraient se passer longtemps de la compagnie des Elfes.
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    • Livres 5.00/5
    Par Edlothia, le 02 mars 2013

    Edlothia
    J'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire parceque je faisais trop la comparaison avec "Le Seigneur des Anneaux" qui lui aussi part d'une quête pour laquelle une compagnie hétérogène est créée et où l'évocation de la haine Nains/Elfes est récurrente. J'ai donc laissé le livre de côté 2/3 jours pour me sortir ça de la tête et lorsque j'ai repris ma lecture hier au soir je ne me suis pas arrêté avant 3 heures du mat', la fatigue ayant raison de moi. Tout ça pour dire que malgré un début de lecture fastidieux (à cause de moi), j'ai été embarquée dans le récit sans le voir venir et en prenant énormément de plaisir.
    Je trouve un peu difficile de parler de fantasy dans une chronique de manière générale, mais ça l'est encore plus lorsque la fantasy s'appuie sur un mythe légendaire - du moins ses prémices comme c'est le cas ici - connu de toute la planète. Je n'ai pas de connaissances approfondies (elles sont même plutôt superficielles à vrai dire) des légendes concernant Arthur, Merlin... Mais dès que le nom d'Uter est apparu j'ai su presque de suite qu'il s'agissait du fameux Ut(h)er Pendragon. Ce n'était que supposition au départ puisqu'Uter que je ne connais qu'en temps que Roi est ici un jeune soldat au service du Roi Pellehun et sous le commandement direct du sénéchal Gorlois. Bref, effectivement j'ai eu quelques doutes mais là n'est pas la question alors passons.
    Uter est donc un jeune soldat que nous suivons puisqu'il est un des acteurs principaux de la Compagnie qui se créer pour chercher Gael ; un Elfe des marais qui est accusé du meurtre de Troïn, Roi Nain sous la Montagne Noire. Cette équipe comptera aussi Lliane ; Reine des Elfes, Tsimmi ; Maître maçon Nain, Freïhr ; Chef des hommes libres, Till ; Elfe pisteur qui parle aux animaux, Rodéric ; jeune soldat humain, Miolnir ; Chevalier Nain du Roi Baldwin.
    Un sacré panel de personnalités toutes différentes les unes des autres et je n'ai pas compté les pages qui les accompagnent. J'ai aimé apprendre à les connaitre, voyager avec eux alors même que la mort les accompagnait quotidiennement. Je me suis particulièrement prise d'affection pour Freîhr... Freîhr qui est en quelque sorte un nounours brute de décoffrage qui place l'honneur et l'amitié avant tout. Lui et Uter sont deux personnages sympathiques peu enclins aux préjugés qui vont permettre de consolider puis souder les liens de la compagnie. Tsimmi aussi est un personnage que j'aime beaucoup puisque malgré qu'il soit un nain n'est pas pour autant hargneux envers les Elfes et est même capable de nouer une amitié avec eux. Quant à Lliane je l'ai aimé grâce à sa force paisible et au fait qu'elle est toujours la première encline à apaiser les tensions qui naissent dans la compagnie.
    Bref un sacré groupe qui, à partir de sa création et de son départ de Loth nous entraine dans un jeu mortel du chat et de la souris où rien n'est ce qu'il paraît être. Où la mission commune n'est que le prétexte à d'autres plus secrètes, qu'elles soient directement ordonnées à certains membres de la compagnie où plus pernicieusement à des personnages externes douteux. Les Elfes et les Nains gardent leurs petits secrets, les soldats croient agir pour la justice. C'est une histoire où dans le pire peut se révéler le meilleur et de ce que l'on pensait bon, peut surgir une noirceur sans égale.
    Dans "Le crépuscule des elfes" les apparences sont trompeuses. Les préjugés, la peur et l'ignorance mènent à la haine, le pouvoir rend avide et meurtrier. Ce qui rend ce roman enivrant, passionnant, perturbant. Mais aussi effrayant parceque l'on constate bien que ce qui s'avère être à la base des futilités, des contrariétés, de simples convoitises où plus encore des divergences d'opinions peuvent prendre une telle ampleur que la rage, la haine, la guerre et finallement la mort deviennent la réponse automatique et irréfléchie à ces absurdités. Et ce dans un cycle vieux comme le monde et sans fin puisque qu'aujourd'hui encore l'état du monde nous prouve bien que les erreurs du passé n'apprennent pas grand choses à l'Homme.
    Bilan : Un très beau moment de lecture instructif et une trilogie que je poursuivrai c'est certain !


    Lien : http://bibliothia.blogspot.fr/2013/03/trilogie-des-elfes-1-le-crepus..
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    • Livres 3.00/5
    Par Amindara, le 27 août 2012

    Amindara
    En règle générale, un livre qui ne « m'attrape » pas dès les premières pages a du mal à me captiver. Celui-ci n'a pas échappé à la règle. Pour autant, il ne m'a pas déplu. Ce fut une lecture qui, à défaut d'être passionnante, était pour le moins agréable et distrayante.
    L'histoire est assez sympa, on retrouve un bon nombre des éléments de la littérature fantastique, voir de la fantasy : des elfes, des nains, des hommes qui ne s'apprécient pas plus que ça mais qui se sont alliés contre un seul et même ennemi, Celui qui ne pouvait être nommé (Tiens, ça me dit quelque chose ça) et qui, depuis la grande guerre, s'efforcent de maintenir la paix entre leur trois peuples. Jusqu'au jour où, un elfe tue un nain et lui vole un objet de la plus haute importance. Et voilà que nos chers amis forme une compagnie avec quelques personnes des trois races (ça aussi ça me dit quelque chose… bizarre !) pour retrouver l'elfe meurtrier et tirer cette histoire au clair.
    Le tout se présente comme une espèce de prologue à la légende d'Arthur.
    L'écriture de Fetjaine est plutôt abordable. Je me suis d'ailleurs posé la question « roman jeunesse ou adulte ? » devant la simplicité du texte. Bon quelques scènes plutôt « osées » ont vite répondu à ma question.
    En bref, un petit roman sympa, mais pas extraordinaire quand on le compare à d'autre chefs d'œuvre de la littérature fantastique ou de la fantasy (j'avoue ne pas trop savoir dans quel genre classer ce roman, d'un premier abord il nous parait être de la pure fantasy, mais étant donné qu'il débouche sur le mythe d'Arthur et des chevaliers de la table ronde, là on se placerait plus dans du fantastique non ? Si quelqu'un peut m'éclairer à ce sujet, je ne dis pas non !).
    Enfin bref, un bon petit roman à condition de ne pas trop en attendre !
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    • Livres 5.00/5
    Par Ubikson, le 05 décembre 2012

    Ubikson
    Il va m'être très difficile d'offrir une critique de ce livre, tant j'ai pu apprécier cet univers. A force d'étaler des louanges, on finirait par penser que je suis de parti pris.
    Mais bref, si je dois faire simple, je dirais que Fetjaine s'offre l'audace de réécrire les légendes arthuriennes avec une force qui accroche le lecteur et l'empêche de quitter cet univers sombre, politique, merveilleusement ficelé. Les personnages sont puissants, vivants, et le lecteur est pris en otage dans le suspense au point de ressentir la mort de certains héros comme une perte personnelle !
    Une des meilleurs lectures de fantasy.
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Citations et extraits

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  • Par oops, le 14 mai 2010

    Les hommes n'aiment pas la vie et pourtant ils ont peur de la mort [...] Et c'est pour ça qu'ils traînent cette amertume, cette violence, ce besoin de construire, de se perpétuer, d'imprimer leur marque sur cette terre.

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  • Par Skarn-sha, le 07 avril 2012

    Quand il ne te reste rien d'autre que la vie, il ne faut pas la gâcher en craignant de la perdre.

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Vidéo de Jean-Louis Fetjaine

Michel-Ange .
Jean-Louis Festjens et Pierre Antilogus présentent une toile de Gervais, extraite du livre "Chefs d'oeuvres et vieilles croutes" aux éditions Fetjaine.








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