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ISBN : 2290025259
Éditeur : J'ai Lu (2013)


Note moyenne : 4.34/5 (sur 83 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Au coeur d'une période de désordre politique et religieux, dans l'Ecosse des massacres et des rois rivaux du XVIIe siècle, Corrag, jeune fille maudite accusée de sorcellerie, attend le bûcher. Le révérend Charles Leslie a fait le voyage depuis l'Irlande pour venir l'int... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 17 septembre 2012

    litolff
    Inverary, XVIIe siècle, au cœur des Highlands : en plein hiver, Corrag, une jeune fille accusée de sorcellerie croupit dans un cachot sordide. Elle a été témoin des massacres qui ont ensanglanté Glencoe et le clan MacDonald et, en attendant le dégel et son bûcher, elle est interrogée par Charles Leslie, pasteur anglican qui enquête sur ces massacres en pleine révolution jacobite.
    Celui-ci est venu interroger la « sorcière », il découvre une jeune fille étrange, presque une enfant, qui lui raconte l'existence qui fut la sienne et qui lui a valu le qualificatif de « sorcière ».
    La voix confiante et naïve de Corrag s'élève dans un hymne poétique à la nature, décrivant avec force détails les landes et les montagnes écossaises balayées par les vents glacés, la pluie et la neige, la faune et la flore et s'entrecroise avec les lettres de Charles à sa femme qui peu à peu, abandonne ses préjugés et oublie la sorcière pour voir la jeune fille, sa différence et à sa pureté.
    Véritable réquisitoire pour la tolérance, un récit émouvant et très poétique qui, à partir d'un fait historique, met en exergue la différence, et la méfiance, voire la violence qu'elle suscite.
    Et en refermant ce livre, on n'a qu'une envie, aller découvrir les Highlands, les lochs et les glens, les Campbell et les MacDonald en sirotant un single malt !
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 15 septembre 2010

    LiliGalipette
    Roman de Susan Fletcher.
    "Dans un cachot, enchaînée" (p. 20), une femme se raconte. Quelle est sa faute? C'est d'être une sorcière. Corrag la sorcière. Sa peine? le bûcher. Il attend sous la neige que l'hiver laisse place au printemps. En cet hiver 1692, Corrag raconte son histoire à Charles Leslie, un homme de Dieu qui sert la cause jacobite dans une Écosse sous la coupe de Guillaume d'Orange, "le protestant à la perruque toute noire." (p. 73) Corrag n'est pas une sorcière. Instruite par sa mère, la sauvage et sagace Cora, elle connaît les plantes et leurs vertus. Toute petite femme mais robuste, fille de l'hiver, Corrag ne craint pas le froid de la nature mais redoute la haine qui se niche dans le coeur des hommes. Après la mort de sa mère, elle sait qu'elle doit se cacher, mener une vie discrète et quitter les terres anglaises qui ne lui ont apporté que du malheur. "Qu'y a-t-il de plus solitaire que celle qu'on traite de sorcière?" (p. 22) La vindicte populaire la pousse vers le nord-ouest du pays, vers les Highlands où les hommes sont restés fidèles à Jacques Stuart. À Glencoe, dans le clan des MacDonald, on l'accueille pour ce qu'elle est: une petite femme qui sait le pouvoir des plantes. le récit de Corrag peut aider la cause jacobite: à Charles Leslie, elle doit relater le massacre des MacDonald, sacrifiés au nom du respect de l'ordre royal. "Qui le croirait? Un homme d'Église et une sorcière capturée, s'entraider de cette manière? Mais c'est ainsi. le monde a ses merveilles et je tiens à vous en parler." (p. 48)
    Le récit de Corrag est un long monologue que n'interrompent que les lettres que Charles Leslie envoie à Jane, son épouse restée en Irlande. Corrag parle comme on se libère: vite et beaucoup. "Je vais assembler tout ça comme si je cousais." (p. 76) La jeune femme fait de son récit une couverture sous laquelle se protéger. Dire lui permet d'échapper à l'inéluctable, à gagner quelques instants de vie en se racontant pour que subsiste une part d'elle après le bûcher.
    Séparé de son épouse, Charles libère lui aussi son coeur en écrivant des épîtres tendres et nostalgiques. Époux aimant voire passionné, père indulgent mais ferme, il se désole d'être loin des siens. Mais la cause qu'il défend lui est si chère qu'il ne peut manquer aucune opportunité de la voir triompher.
    Les monologues de Corrag et les lettres de Charles répondent aux questions que chacun pose à l'autre. À aucun moment, Charles et Corrag n'échangent un vrai dialogue ou ne se répondent immédiatement. Mais inexorablement, un lien se crée entre ces deux êtres isolés.
    Les chapitres s'ouvrent sur des définitions de plantes, tirées de l'Herbier complet de Culpepper, qui sonnent comme des énigmes. Charles Leslie se laisse d'abord abuser par l'aspect repoussant de Corrag, par ses discours illuminés et précipités, par sa foi dans la nature et son refus d'un roi ou d'un dieu. " Il faut se garder du commerce des plantes et leurs prétendues vertus." (p. 81) Profondément convaincu que Corrag est un suppot du diable, il ne la côtoie initialement qu'avec répugnance. Mais le récit de la jeune femme le touche et ses paroles douces, sensées et pacifiques trouvent peu à peu un écho dans les pensées qui animent Jane, la femme du révérend. Corrag cesse la sorcière pour devenir la victime injuste de la politique, pour n'être qu'une femme d'une grande sagesse et d'une grande bonté.
    Les gens ont besoin d'un ennemi. "Une femme sans entrave est cause de grands désordres." (p. 81) Voilà ce qu'on reproche à Corrag: sa liberté d'aller et venir dans les montagnes, de se promener la nuit, de n'appartenir à personne d'autre qu'elle-même. le mot sorcière recouvre toutes les craintes des hommes. Cora lui a enseigné que l'amour est mauvais, qu'il affaiblit. Si elle promet du bout des lèvres de ne jamais aimer, Corrag ne peut s'empêcher de s'attacher à sa jument grise et au cerf majestueux des Highlands qui vient brouter devant sa cabane. Et elle ne peut s'empêcher de s'attacher à Alasdair MacDonald, un homme qu'elle ne peut avoir.
    Ce roman est une perle dans la rentrée littéraire 2010, à ne pas manquer! le récit de Corrag est envoûtant, émouvant, révoltant, poignant. Je n'ose en dire plus de peur de déflorer l'histoire, si belle, si belle!


    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2010/09/15/19046446.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Theoma, le 22 juin 2012

    Theoma
    Écosse, XVIIème siècle, Corrag est en prison. Inculpée de sorcellerie, elle est la victime de la folie des hommes. le révérend Charles Leslie lui rend visite afin de récolter des informations sur le massacre dont elle a été témoin.
    Aujourd'hui encore, on raconte aux enfants des histoires de sorcières, ces femmes isolées dans leur cabane, laides aux nez crochu à verrues, un balai entre les jambes... Sorcières, ces centaines de milliers de femmes qui ont péri dans les pires souffrances. Sorcières, la plupart étaient belles, intelligentes, proches de la nature et insupportablement indépendantes.
    Un bûcher sous la neige retrace l'histoire de Corrag, « sorcière » de mères en filles. Corrag qui cueille et soigne. Corrag qui savoure chaque détail qui s'offre à elle, de la rosée du matin aux étoiles de la nuit.
    Un bûcher sous la neige est une lecture lumineuse dont les pages vous emportent à la faveur du vent dans les terres rugueuses du Glen. Les choix sont difficiles, Corrag enseigne, le lecteur apprend.
    Un bûcher sous la neige est un roman à deux voix qui se mêlent, s'entremêlent, se nouent, se lient et se délient. Deux opposés qui confirment que le changement est la seule constante de la vie.
    En refermant le livre, vous aurez envie d'écouter le bruit délicat de vos pas sur la neige, d'un bain de minuit afin de goûter la sensation de l'eau sur votre peau, d'un bon repas dont les bouchées vous extirpent un délicieux «mmm» en fermant les yeux.
    Une ode à la vie, à la nature, à l'amour, à toutes les femmes qui sont mortes pour leur prétendue sorcellerie.

    Lien : http://www.audouchoc.com/article-un-bucher-sous-la-neige-susan-fletc..
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    • Livres 4.00/5
    Par Nahe, le 19 mai 2013

    Nahe
    A travers les lettres du révérend Charles Leslie à son épouse Jane, Susan Fletcher nous fait découvrir l'histoire de Corrag, une jeune fille accusée de sorcellerie : au fond de l'Ecosse, à la fin du XVIIe siècle, il ne fait pas bon vivre autrement et Corrag en a fait, au long de sa courte vie, la douloureuse expérience. L'époque est agitée et la lutte pour le trône est à l'origine de bien des conflits. Jacobite convaincu, le révérend Leslie est envoyé en Ecosse pour faire la lumière sur le massacre de Glencoe. Corrag en a été le témoin et au fil des jours qui la séparent du bûcher, elle relate pour lui sa vie hors normes et ses relations avec le monde. Peu à peu, la véritable raison de sa capture, tout comme sa vraie nature, se révèle au révérend bouleversé.


    Dans ce récit mêlant habilement Histoire et émotions, Susan Fletcher met en scène un personnage malmené depuis sa plus tendre enfance. de tous temps, Corrag a été victime du regard méfiant des autres, même lorsqu'elle les soignait. Tout a commencé avec la mort de sa grand-mère, accusée de sorcellerie et sa mère l'a avertie depuis toujours... Cela n'empêche pas la jeune fille de poser un regard émerveillé sur la nature et ses beautés, de croire en la vie, de se mettre à la disposition de son prochain...

    Le personnage de Corrag est profondément émouvant : avec sa spontanéité, son bon sens, ses joies simples, ... Face à elle, le révérend Leslie est d'abord méfiant mais au fil du récit, lui aussi, se laisse toucher par cette femme sensible et bonne. Il découvre peu à peu les différents moments de sa vie, notamment l'accueil du clan MacDonald, au coeur du conflit pour la couronne. Ces hommes rudes et courageux ont vu en elle son bon coeur et son don pour les plantes, pas davantage, et en ont fait une des leurs.
    Tout au long du récit de Corrag, émaillé des écrits du révérend Leslie à son épouse, Susan Fletcher met en lumière la différence et invite à la tolérance. A travers les Highlands, elle célèbre la beauté de la vie, la richesse de la nature dans un hymne à l'amour poignant.

    Lien : http://nahe-lit.blogspot.be/2013/04/un-bucher-sous-la-neige-de-susan..
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    • Livres 5.00/5
    Par mathilde50, le 26 avril 2012

    mathilde50
    Au XVIIème siècle, au coeur de l'Ecosse, Corrag, une frêle jeune femme, croupit au fond d'un cachot en attendant d'être brûlée vive aux premiers jours du printemps.
    Elle est accusée, comme tant d'autres, d'être une sorcière. Mais son véritable crime est d'avoir été le témoin gênant du massacre du clan MacDonald.
    Le révérend Leslie, fervent partisan de Jacques II, roi déchu et exilé, vient interroger Corrag afin de prouver que le massacre a été orchestré par le nouveau souverain Guillaume d'Orange.
    La jeune fille accepte de lui parler à la condition qu'il écoute son histoire.
    D'abord réticent à écouter un allié du diable, le révérend est peu à peu subjuguer par les talents de conteuse de Corrag.
    Susan Fletcher nous entraîne dans les Higlands avec un texte attachant d'une grande poésie. On sent le vent dans nos cheveux, l'odeur de la mousse et on se sent libre comme Corrag. Mais ce livre permet aussi de nous faire découvrir un pan de l'histoire du Royaume-Uni.
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Citations et extraits

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  • Par Gemiini, le 13 mai 2013

    Nous n’avons plus parlé d’amour. Nous n’en avions pas besoin. Nous avions su ce que c’était en le trouvant. Je l’avais su quand il me disant il pleut. Il l’avait su, un soir où tapi près d’une cascade il avait vu une femme minuscule debout toute nue au clair de lune, avec des papillons de nuit et des toiles d’araignées dans ses cheveux.

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  • Par Gemiini, le 13 mai 2013

    C’est l’amour qui l’a sauvé, pour finir. Certains diraient peut être que c’est ce qui nous sauve tous, mais ça je n’en sais rien. Je sais seulement que pour lui, il l’a fait. Je sais seulement que le cœur aimant de ma mère avait dit nord-ouest et que mon cœur disait Glencoe, Glencoe, et voyez ce que j’ai trouvé là-haut. Lui.

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  • Par Gemiini, le 13 mai 2013

    Qui nous étions n’est pas qui nous sommes à présent. Ce qui était mensonge ne l’est plus. Nous avons changé. Le sang et l’amour nous ont changé. Et des mots, aussi, nord-ouest et fuyez vers Appin ont changé ma vie, et d’autres vies. Tout comme sorcière et Sassenach. Et petite Corrag…

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  • Par Gemiini, le 13 mai 2013

    Ce qui était sombre sera toujours sombre, je le sais bien. La mort est toujours la mort. La haine ne sera jamais loin, dans cette vie.
    Mais il y a aussi la lumière. Elle est partout. Elle inonde ce monde, le monde en est rempli.

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  • Par Gemiini, le 13 mai 2013

    Les animaux n’ont pas gueuse ou sorcière en tête. Voilà pourquoi ils sont tellement raisonnables et dignes, ils voient seulement si on les traite bien ou mal. C’est comme ça que nous devrions être tous.

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