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ISBN : 2070747468
Éditeur : Gallimard (2004)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 74 notes)
Résumé :
Moi, François Signorelli, docteur à Palerme, je me souviens de tout.
Du vrai et du faux. De plus de gens et d'histoires que je n'en ai connu. Mille ans d'incertitude, tel est mon âge : ma mémoire prolifère et s'invente à mesure qu'elle se détruit, c'est un trouble neurologique désigné comme le syndrome de Korsakov. Je le sais, j'en suis un des spécialistes. Korsakov est mon mal intime, je le tutoie. Il me ronge et me délivre en même temps. D'abord, d'un passé... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
carre
carre20 janvier 2013
  • Livres 4.00/5
Eric Fottorino que j'ai découvert avec « Un territoire fragile », est un auteur que j'aime retrouver depuis. Avec l'histoire de François Signorelli, je dois avouer que le plaisir de le lire fut décuplé. C'est un portrait magnifique d'un homme qui après une enfance privé de père (rôle du père bien présent dans son oeuvre) se voit priver de mémoire devenu adulte. C'est le syndrome de Korsakov. le médecin réputé qu'il est devenu va se battre pour faire appel à son imaginaire, puisque Korsakov lui bouffe sa mémoire.
Fottorino joue avec nos émotions avec une rare maitrise, il évite tous pathos avec un sujet qui avait tout pour l'être. Que François s'appelle Ardanuit dans son enfance ou Signorelli devenu adulte (vous découvrirez pourquoi), c'est bouleversant d‘intensité. Signorelli, souvent privé dans son existence, est un magnifique personnage en lutte. le roman m ‘a bouleversé de bout en bout. Préparez vos mouchoirs !!!
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Lolokili
Lolokili11 septembre 2011
  • Livres 4.00/5
Servie par une fascinante subtilité du style et des mots, une nostalgie délicate émane de cette histoire quelquefois cruelle et de ses personnages si attachants. Malgré une dernière partie étrangement différente (presque décevante...?) voilà un ouvrage profondément touchant et lumineux.
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jiefp13
jiefp1309 novembre 2015
  • Livres 3.00/5
Il serait injuste de dire que c'est un mauvais livre.
L'écriture est claire, le style "coule bien", et les thèmes abordés sont puissants (l'écartelement entre un père absent, et un père sprituel idéalisé, la maladie de Korsakov qui éteint la mémoire, le déracinement, ...).
Mais un cheminement du roman très distendu, qui se coupe parfois, des parties qui peuvent se lire presque indépendemment les unes des autres (notamment la troisième).
La jeunesse bordelaise, la période Ardanuit, c'est à la fois la misère affective et intellectuelle. Le portrait de "la vieille" est plutôt bien vu, la quête du père, d'un cercle familial, le trouble d'un amour maternel idéalisé et parfois frustré nous valent quelques belles pages.
Mais on se demande ce que viennent faire dans le roman des personnages à la description diaphane (Gilbert, Louis, même Marcel, le premier père de substitution).
La deuxième partie est plus riche, avec une description intéressante du phénomène de perte de mémoire, ou plutôt ,avec cette maladie, de substitution de mémoire. Le père spirituel s'y installe seul peu à peu, non seulement en père mais en mémoire complète (résiduelle).
Mais la thématique du père génétique absent revient souvent assez lourdement, sans qu'en définitive elle apporte grand chose à l'histoire.
Il y a là aussi des pages lumineuses sur le combat du neurologue atteint par une maladie qu'il a soignée, sur la Sicile et Palerme, et sur la difficulté à être père, quand on est en quête du sien. Mais beaucoup de répétitions ....
La troisième partie, c'est la fin du protectorat français sur la Tunisie, l'exil et le déracinement de ceux qui y avaient installé leur vie.
Des pages émouvantes, (peut-être aussi en écho avec des épisodes de ma "mythologie familiale"), et une très belle écriture.
Mais quel lien avec les précédentes parties (si ce n'est la vie "tunisienne" d'un flamboyant père de substitution).
En résumé, un livre dans lequel j'ai eu du mal à m'installer, qui part un peu dans tous les sens, en allant rarement au bout de ses chemins.
Peut-être trop long pour ce qu'il avait à dire ...
En relisant, je me trouve un peu sévère ... mais c'est une critique à chaud. J'essaierai dans quelques temps un autre livre de Fottorino ....
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mamansand72
mamansand7230 juin 2015
  • Livres 4.00/5
Beau et grand roman, original, bien construit sur le thème de la construction de soi quand on ne connaît pas son origine. François vit entre sa mère, sa grand-mère bigote, ses oncles originaux et ne sait rien de son père si ce n'est que c'est un juif arabe. Sa mère l'a eu à 17 ans… il grandit en cherchant un père…qu'il finira par trouver à 10 ans avec Marcel Signorelli qui lui donnera son nom, une grande famille aimante, son amour… mais François a toujours « un trou à combler » dans son parcours.
C'est toute la vie de François qui se déroule : son enfance d'abord…puis à rebours l'âge adulte alors que, devenu médecin neurologue, il se sait atteint de la maladie de Korsakov et qu'il oublie la réalité, la transforme, l'invente. Il replonge dans son passé au travers de son agenda et se raconte ainsi. (Korsakov : maladie de la mémoire : on oublie en reconstruisant un autre passé, « la mémoire prolifère et s'invente à mesure qu'elle se détruit. »)
C'est dense, intense, prenant…bien écrit et original… très difficile à synthétiser. J'ai beaucoup aimé la narration de l'enfance, vue à travers les yeux d'enfant.
Le style est élégant, fluide et précis sans être trop « théorique » ou médical…alors que j'avais, à tort, cet a priori sur ce livre. J'ai donc passé un excellent moment de lecture.
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JoyeuxDrille
JoyeuxDrille08 mai 2015
Un roman sur l'imaginaire tendre et émouvant. le personnage principal n'est pas devenu en grandissant ce qu'il rêvait d'être enfant. Alors, il va se fabriquer une vie idéale. Sauf que ce palimpseste va se faire grâce à une terrible maladie : le syndrome de Korsakov. A la fois beau et terrible...
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Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
LolokiliLolokili11 septembre 2011
Le petit aime beaucoup écouter les grandes personnes. C'est ainsi que sa vie est un malentendu. L'autre jour, Lina parlait à un inconnu devant le bâtiment Z : "Mon fils est un enfant d'août", expliquait-elle. Le petit a saisi "un enfant doux", mais l'homme a repris Lina en prononçant le "t" final de ceux qui ont l'accent du Sud-Ouest. Il a dit août avec le "t" cogné contre les dents et le petit s'est métamorphosé en "enfant doute". D'un seul coup, la douceur de sa naissance a disparu et c'est ainsi qu'il s'est enfoncé dans le malentendu qui va bien avec les secrets.
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LolokiliLolokili13 septembre 2011
De la cité du Grand-Parc à la rue Cornac, le petit vient sur son vélo. La vieille dit souvent devant lui qu'il est un enfant débrouillard. Comme il a de l'imagination après tout ce temps passé dans le grenier de la rue Félix-Faure à accrocher ses rêves au fil des araignées, il a compris qu'il était un enfant "des brouillards". Cette idée l'enchante. Il pense que c'est plus facile pour se cacher.
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carrecarre23 janvier 2013
Dès que j'ai su lire, j'ai compris que les mots ne veulent pas dire ce qu'ils disent .
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mamansand72mamansand7230 juin 2015
A partir d’aujourd’hui, je suis obligé d’écrire tout ce que je dis pour ne pas oublier trop vite. Chaque mot prononcé dévore le précédent, l’efface, le vide de son sens, au point que je ne sais plus où a commencé ma phrase. Je n’ai dans ma tâte que tumulte et chaos, et pire quelquefois, le silence. Je vis de mes propres blessures comme l’oiseau vole de ses propres ailes, inconscient de vivre, peut-être plus tout à fait vivant, absent de moi, en voyage, en vacances de mes souvenirs, retiré du présent et fuyant du passé ce qui brûle.
Korsakov progresse. Son triomphe n’est plus qu’une affaire de jours ou d’heures, quelle différence quand le temps n’est plus borné par l’espoir de retrouvailles.
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carrecarre22 janvier 2013
La place pour les enfants ne manque pas, dans le malheur des grands.
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Videos de Eric Fottorino (35) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eric Fottorino
http://www.librairiedialogues.fr/ Numéro 66 de l'émission Dialogues littéraires de mai 2016, produite par la librairie Dialogues et réalisée par Ronan Loup. Invités : Éric Fottorino venu présenter son roman "Trois jours avec Norman Jail" (Gallimard) et Yvon le Men qui nous fait découvrir "Les rumeurs de Babel" (Dialogues) illustré par Emmanuel Lepage, ainsi que la chronique littéraire de Virginie du rayon voyages de la librairie Dialogues. Présentation : Marion le Goascoz. Questions posées par Laurence Bellon et Laure-Anne Cappellesso.
Retrouvez-nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues
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