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ISBN : 2070747468
Éditeur : Gallimard (2004)


Note moyenne : 3.56/5 (sur 63 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Moi, François Signorelli, docteur à Palerme, je me souviens de tout.
Du vrai et du faux. De plus de gens et d'histoires que je n'en ai connu. Mille ans d'incertitude, tel est mon âge : ma mémoire prolifère et s'invente à mesure qu'elle se détruit, c'est un troubl... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 20 janvier 2013

    carre
    Eric Fottorino que j'ai découvert avec « Un territoire fragile », est un auteur que j'aime retrouver depuis. Avec l'histoire de François Signorelli, je dois avouer que le plaisir de le lire fut décuplé. C'est un portrait magnifique d'un homme qui après une enfance privé de père (rôle du père bien présent dans son oeuvre) se voit priver de mémoire devenu adulte. C'est le syndrome de Korsakov. le médecin réputé qu'il est devenu va se battre pour faire appel à son imaginaire, puisque Korsakov lui bouffe sa mémoire.
    Fottorino joue avec nos émotions avec une rare maitrise, il évite tous pathos avec un sujet qui avait tout pour l'être. Que François s'appelle Ardanuit dans son enfance ou Signorelli devenu adulte (vous découvrirez pourquoi), c'est bouleversant d‘intensité. Signorelli, souvent privé dans son existence, est un magnifique personnage en lutte. le roman m ‘a bouleversé de bout en bout. Préparez vos mouchoirs !!!
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    • Livres 4.00/5
    Par Lolokili, le 11 septembre 2011

    Lolokili
    Servie par une fascinante subtilité du style et des mots, une nostalgie délicate émane de cette histoire quelquefois cruelle et de ses personnages si attachants. Malgré une dernière partie étrangement différente (presque décevante...?) voilà un ouvrage profondément touchant et lumineux.
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    • Livres 4.00/5
    Par mamansand72, le 30 juin 2015

    mamansand72
    Beau et grand roman, original, bien construit sur le thème de la construction de soi quand on ne connaît pas son origine. François vit entre sa mère, sa grand-mère bigote, ses oncles originaux et ne sait rien de son père si ce n'est que c'est un juif arabe. Sa mère l'a eu à 17 ans… il grandit en cherchant un père…qu'il finira par trouver à 10 ans avec Marcel Signorelli qui lui donnera son nom, une grande famille aimante, son amour… mais François a toujours « un trou à combler » dans son parcours.
    C'est toute la vie de François qui se déroule : son enfance d'abord…puis à rebours l'âge adulte alors que, devenu médecin neurologue, il se sait atteint de la maladie de Korsakov et qu'il oublie la réalité, la transforme, l'invente. Il replonge dans son passé au travers de son agenda et se raconte ainsi. (Korsakov : maladie de la mémoire : on oublie en reconstruisant un autre passé, « la mémoire prolifère et s'invente à mesure qu'elle se détruit. »)
    C'est dense, intense, prenant…bien écrit et original… très difficile à synthétiser. J'ai beaucoup aimé la narration de l'enfance, vue à travers les yeux d'enfant.
    Le style est élégant, fluide et précis sans être trop « théorique » ou médical…alors que j'avais, à tort, cet a priori sur ce livre. J'ai donc passé un excellent moment de lecture.
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  • Par JoyeuxDrille, le 08 mai 2015

    JoyeuxDrille
    Un roman sur l'imaginaire tendre et émouvant. le personnage principal n'est pas devenu en grandissant ce qu'il rêvait d'être enfant. Alors, il va se fabriquer une vie idéale. Sauf que ce palimpseste va se faire grâce à une terrible maladie : le syndrome de Korsakov. A la fois beau et terrible...
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    • Livres 4.00/5
    Par lafilledepassage, le 27 avril 2015

    lafilledepassage
    Roman qui retrace la vie du docteur François Signorelli, frappé par la maladie de Korsakov, l'Alzheimer des jeunes, à l'âge de 43 ans.
    Le roman se découpe en trois parties : d'abord l'enfance du héros, qui est un récit terne, une suite d'anecdotes sans fioriture, et qui - ceux qui ne connaissent pas les talents de Fottorino, comme c'était mon cas, s'en rendront compte dans la suite du roman - rend très bien l'image de cette enfance toute à fait insignifiante, banale, … Ensuite on retrouve le héros dans le présent, en Sicile qui est magnifiquement décrite, et on assiste avec lui aux ravages de cette terrible maladie. Et enfin, on ne quitte pas vraiment le héros –qui n'apparaitra plus qu'en filigranes, comme une ombre évanescente, un nuage qui se dissipe sous les rayons du soleil - et on l'accompagne lors de l'un de ses « délires », symptomatiques de Korsakov, où il réécrit la vie de son grand-père, dans la Tunisie du Sud, riche en couleurs et en saveurs.
    C'est magnifique, et outre une formidable description de l'évolution de la maladie, ce roman pose aussi la question de la paternité, de l'identité et de ce qui fait un homme.
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Citations et extraits

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  • Par Lolokili, le 11 septembre 2011

    Le petit aime beaucoup écouter les grandes personnes. C'est ainsi que sa vie est un malentendu. L'autre jour, Lina parlait à un inconnu devant le bâtiment Z : "Mon fils est un enfant d'août", expliquait-elle. Le petit a saisi "un enfant doux", mais l'homme a repris Lina en prononçant le "t" final de ceux qui ont l'accent du Sud-Ouest. Il a dit août avec le "t" cogné contre les dents et le petit s'est métamorphosé en "enfant doute". D'un seul coup, la douceur de sa naissance a disparu et c'est ainsi qu'il s'est enfoncé dans le malentendu qui va bien avec les secrets.
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  • Par Lolokili, le 13 septembre 2011

    De la cité du Grand-Parc à la rue Cornac, le petit vient sur son vélo. La vieille dit souvent devant lui qu'il est un enfant débrouillard. Comme il a de l'imagination après tout ce temps passé dans le grenier de la rue Félix-Faure à accrocher ses rêves au fil des araignées, il a compris qu'il était un enfant "des brouillards". Cette idée l'enchante. Il pense que c'est plus facile pour se cacher.

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  • Par carre, le 23 janvier 2013

    Dès que j'ai su lire, j'ai compris que les mots ne veulent pas dire ce qu'ils disent .

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  • Par carre, le 22 janvier 2013

    La place pour les enfants ne manque pas, dans le malheur des grands.

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  • Par mamansand72, le 30 juin 2015

    A partir d’aujourd’hui, je suis obligé d’écrire tout ce que je dis pour ne pas oublier trop vite. Chaque mot prononcé dévore le précédent, l’efface, le vide de son sens, au point que je ne sais plus où a commencé ma phrase. Je n’ai dans ma tâte que tumulte et chaos, et pire quelquefois, le silence. Je vis de mes propres blessures comme l’oiseau vole de ses propres ailes, inconscient de vivre, peut-être plus tout à fait vivant, absent de moi, en voyage, en vacances de mes souvenirs, retiré du présent et fuyant du passé ce qui brûle.
    Korsakov progresse. Son triomphe n’est plus qu’une affaire de jours ou d’heures, quelle différence quand le temps n’est plus borné par l’espoir de retrouvailles.
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les matins - Départementales 2015 : les nouvelles cartes du FN .
Hervé le Bras Démographe, Directeur d'études à l'INED, enseignant à l?EHESS Spécialiste en histoire sociale et démographie « La question de l?immigration, c?est terminé. le FN est porté par les inégalités sociales » entretien avec par Eric Fottorino et Laurent Greilsamer va paraître dans le nouveau numéro du journal « le un » Nonna Mayer Politologue Directrice de recherche au CNRS, professeur à Sciences-Po Son article « Quand les femmes s?y mettent » va paraître dans le nouveau numéro du journal « le un ».








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