> Isabelle Gugnon (Traducteur)

ISBN : 202101469X
Éditeur : Éd. du Sud (2010)


Note moyenne : 3.45/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
À New York, par une nuit d’hiver, deux jeunes garçons passionnés de science-fiction construisent une planète de neige pour une jeune fille extraordinairement belle qui les regarde derrière sa fenêtre. Le souvenir de ce moment d’amour absolu est ce qui les maintiendra un... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(3)

> Ajouter une critique

  • Par keisha, le 16 janvier 2011

    keisha
    "Ceci n'est pas un roman de science-fiction. Ceci est -a été et sera- un roman avec de la science-fiction."

    "Et nous étions là, moi et Ezra, dans la neige.
    (...) Et il y a eu une rafle de vent et toi à la fenêtre.
    Et c'était comme si le vent n'avait été inventé que pour souffler dans tes cheveux et proclamer ainsi que, bien qu'invisible, lui aussi avait une forme: ta chevelure en bataille dans l'air de ce matin sombre avait la forme du vent."

    Un trio à la Jules et Jim, engendré au milieu de la neige tombante (merci à Mediapart de m'avoir donné la solution de la carte postale de Paris, mais je n'ai jamais vu le film de Truffaut, "où deux jeunes gens couraient derrière une fille sur un pont)... Les cousins Isaac Goldman et Ezra Loventhal, passionnés de science fiction, et une mystérieuse et belle jeune fille rencontrée lors d'une tempête de neige, qui apparaîtra et disparaîtra à plusieurs reprises de leur vie. Ezra participera à de mystérieuses missions au sein de l'armée, Isaac écrira pour la télévision. Il recevra aussi par courrier sur plusieurs années les chapitres d'un roman inachevé de science-fiction légendaire intitulé Évasion, où les habitants de la planète Urkh24 observent avec fascination la terre, au point d'oublier de s'y rendre. Sans oublier Warren Wilbur Zack- le double de Philip K. Dick.

    "Maintenant je me souviens et je comprends: je ne suis qu'un humble astronaute descendant du singe qui rêve d'évoluer , et Ezra un ordinateur désordonné et confus qui cherche à décrypter les mystères de l'univers.
    Et elle est notre monolithe."

    Un roman absolument fabuleux, dévoré en peu de temps, sans doute trop vite car à relire un peu des premières pages je réalise à quel point les détails comptent et la construction est minutieuse. Mais finalement le mieux était de se laisser emporter par la prose de l'auteur, poétique, souvent drôle, bourrée de clins d'oeil et de références (la précédente, là, dans le passage cité, vous l'avez, oui?). Sans doute quelques romans et films de SF manquent à ma connaissance pour tout capter, mais cependant le plaisir est bien là, à découvrir ... quoi? Une histoire d'amour? Une vision de l'histoire du 20ème siècle? Une évocation amoureuse de la bonne vieille SF des familles? Une vraie aventure de science fiction avec extra-terrestres et tout et tout? En prime quelques fins du monde vous attendent...

    J'ai adoré l'évocation des histoires SF, par exemple celle "où l'on suivait à travers le cosmos la passion amoureuse et voyageuse d'un vieux professeur d'astronautique pour une Vénusienne pubère et manipulatrice qu'il clonait plusieurs fois dans l'espoir qu'une de ses versions finirait par l'aimer"(là ça ne m'évoque rien - pour l'instant; et vous?) ou " la folie d'un capitaine poursuivant d'étoile en étoile une mythique bête cosmique" (mais on dirait..., oui!).

    Et quand je pense que sans le cafard cosmique j'aurais raté "Les temps sans temps, le récit obsessionnel de Mars-El, le dernier martien, un voyageur qui, après avoir ingéré une étrange boisson distillée à partir de la poussière en suspension sur les anneaux de la mélancolique Saturne, reculait jusqu'aux confins de son enfance et, de là, reprenait le cours de sa vie comme s'il la voyait de l'extérieur, comme s'il la lisait, comme s'il s'agissait d'un livre composé de nombreux livres."

    Allez, un dernier passage pour la route:

    "Je ferme le mobile et ouvre le livre. Les livres ne se déchargent pas, ils sont toujours en état de marche, toujours prêts à être lus. ... ce sont des machines unplugged qui se connectent instantanément à notre cerveau, nous envahissent, prennent possession de nous. Maintenant que j'y pense, les livres sont peut-être des organismes extra-terrestres. Des êtres qui nous enlèvent pour nous emmener dans d'autres mondes, des mondes meilleurs et bien mieux écrits que le notre."

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-le-fond-du-ciel-..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Hugo, le 11 janvier 2011

    Hugo
    La critique va pas être facile...J'aurais aussi bien pu m'abstenir de venir mais j'aime les critiques qui rapportent des points, allez savoir si un jour, on ne gagnera pas des cadeaux en fonction du nombre de points acquis au fil des années (quand Babelio sera mondialement connu)... Science fiction ? mouais on verra bien... En tout cas l'idée est lancée et je suis preum's... (j'rigole, je suis deux...)
    Donc ce roman est curieux, de un parce que.... de deux parce que.... et de trois .... (oui il y a toujours un 3 comme il y a toujours un con). En faite je sais pas l'expliquer, peut-être que si je disais que j'avais chialé, ça vous donnerait une idée approximative de la chose...ainsi J'éviterais d'écrire une critique méga barbante truffée de mots et de phrases tirés de la "bourgeoisie littéraire" dont un grand nombre d'entre vous détiennent le secret...Mais j'ai pas pleurniché, par contre j'ai beaucoup aimé, une écriture plaisante et riche, une histoire mélangeant passé, présent et futur, des évènements réels ou irréels sans morale ni jugement, juste en pointant du bout de sa plume certains dysfonctionnements de l'être humain... C'est comme si l'auteur vous racontait un truc vraiment moche en vous faisant aimer ça... (hum, je vous avais dit que c'était pas simple...) Bref c'est pas un roman comme les autres c'est un OLNI (objet littéraire non identifié) venu d'ailleurs (Pléonasme) qui vous transporte au delà d'un tout... (Je sais je raconte n'importe quoi...)
    A plus les copains
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par brigetoun, le 24 septembre 2010

    brigetoun
    en trois parties, correspondant chacune à l'un des trois jeunes amoureux figurant sur une photo - la première, la plus longue, de l'auteur de science-fiction hétérodoxe, mélangeant leur histoire, une réflexion sur le temps, des auteurs miroirs, doubles, proches, se transformant en auteurs célèbres - le cousin, ami, scientifique, la guerre d'Iraq, les attentats du 11 septembre, et dans sa partie, incorporés, des passages d'un livre, rencontré déjà chez Isaac Goldman, l'auteur sans consécration - et puis la jeune fille, en liaison avec les habitants d'une autre planète, auteur ou transmettrice du livre.
    Et une histoire d'amour. Des personnages qui parlent à la première personne et restent étrangers. Une langue simple et travaillée, et passé un très bref moment d'adaptation, moi qui ne suis pas lectrice de science-fiction je suis rentrée dans ce théorème vécu, cette épopée vide, même si beaucoup de références, de clins d'oeils (certains tout de même, que j'ai saisis, m'ont été petits sourires) me sont opaques.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (6)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par brigetoun, le 24 septembre 2010

    Le Soleil et la Lune n'ont jamais été des dieux ; pourquoi adorer une éclipse là-haut alors qu'il y en a tant en bas, constamment, de nos jours... Quelle heure est-il ? L'heure de m'éclipser, de m'éteindre, comme s'éteint un téléviseur resté trop longtemps allumé sans que personne le regarde et qui n'a aune commande à distance pour décider de sa programmation.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par brigetoun, le 24 septembre 2010

    Dans la rue, assis sur le trottoir, un mendiant tient une pancarte sur laquelle je lis : "Je suis un écrivain de science-fiction sans travail, récemment arrivé des colonies d'Urkh 24. S'il vous plaît, ayez pitié d moi. J'ai besoin d quelques drahleks pour manger et recharger mes androïdes."
    À cet instant précis - soudain doté, mais avec des années de retard, de l'imagination et de l'imagerie de mon père, comme si je suivais son exemple et flottais pour mieux tomber -, des phrases de ce genre me traversent l'esprit : "Oh, Dieu absent, envoie-moi s'il te plaît l'un de tes anges exterminateurs. Fais venir du futur un implacable robot d'acier et de muscles et, je t'en supplie, programme le pour qu'il m'efface à jamais de cette histoire..."
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par brigetoun, le 24 septembre 2010

    Maintenant je suis debout ici.
    J'y étais.
    J'y serai.
    J'étais et je suis ici, un matin, il y a de longues années, et je serai encore ici quand il n'y aura plus personne.
    Je verrai mourir les rues désertes.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par brigetoun, le 24 septembre 2010

    Je ne suis pas encore certain de vouloir écrire certains détails juste avant de les vivre, petite liberté poétique que je m'accorde. J'écris maintenant, dans ce qui sera vite le passé, tout ce que je ferai dans les prochaines minutes avec la certitude qu'il n'y aura pas de changement, que ne mens pas et ne mentirai pas, que je peux voir le futur et le décrire sans faire pour autant un récit de science-fiction.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par brigetoun, le 24 septembre 2010

    Il est un moment de la vie (peut-être ces instants que nous commençons à pressentir comme étant les derniers, après nous être regardés et reconnus dans le premier miroir du matin, car on se croit toujours plus jeune qu'on ne l'est réellement) où notre passé devient paradoxalement futuriste.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (2)

Videos de Rodrigo Fresan

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Rodrigo Fresan

Rodrigo Fresans'entretient avec Sylvain Bourmeau à l'occasion de la parution de son roman "Le fond du ciel" (Le Seuil), l'un des 30 livres de la rentrée littéraire Mediapart 2010.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le fond du ciel par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (22)

> voir plus

Quiz