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ISBN : 2070363732
Éditeur : Gallimard (1973)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 1776 notes)
Résumé :
-Tu seras un héros, tu seras général, Gabriele D'Annunzio, Ambassadeur de France – tous ces voyous ne savent pas qui tu es !
Je crois que jamais un fils n'a haï sa mère autant que moi, à ce moment-là.
Mais, alors que j'essayais de lui expliquer dans un murmure rageur qu'elle me compromettait irrémédiablement aux yeux de l'Armée de l'Air, et que je faisais un nouvel effort pour la pousser derrière le taxi, son visage prit une expression désemparée, ses ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (171) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
25 janvier 2014
  • 5/ 5
Je viens de relire Promesse de l'aube, je ne le regrette pas, je manque d'adjectifs pour encenser ce livre magnifique.C'est l'histoire de l'amour fou ,d'une mère pour son fils, l'autobiographie de Romain Gary.
Sa mère Nina Borisvoskaia,artiste,fille d'un horloger, très belle, mariée, divorcée, remariée , divorcée encore, qui a quitté sa famille, à l'âge de 16 ans,excessive, aimante, forte,va tout faire , pour Romain d'une façon démesurée,mythique , extravagante, belle.
Romain Gary nous raconte sa vie sous l'éclairage unique de cet amour agaçant parfois ,à cause des réactions de sa mère, inappropriées ou violentes dans la démesure,qui le gêneront pendant son enfance.

L'écriture est magnifique, chaleureuse, on sent l'amour souffler sur cet ouvrage, les anecdotes s' enchaînent pour notre plus grand plaisir, c'est un livre merveilleux que l'on referme avec regret!
La fin est douloureuse lorsque l'auteur atteint ses buts, sa mère est décédée.
On reste ébahi devant de tels liens d'amour, une telle leçon d'humanité, de chaleur humaine, doublés d'un humour et d'un style magnifique, vivant.
Quelle leçon de vie , d'amour et d'humanité!
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latina
24 juillet 2015
  • 5/ 5
Je rends hommage à l'homme pétri d'amour pour sa mère, extravagante, possessive, dramatique, mère russe et juive dans toute sa splendeur, socle sur lequel sa vie reposera à tout jamais.
Je rends hommage à l'homme hanté par l'Absolu, par l'Idéal, par la bonté des dieux et des hommes, et toujours en quête de compréhension de cet Univers, à l'écoute des étoiles et des bêtes.
Je rends hommage à l'homme au service de la France et de ses traditions de fraternité et de justice, même s'il a dû se battre contre la haine et la bêtise.
Je rends hommage à l'écrivain immense, doué de la vraie parole mêlée à l'humour piquant, celui qui fait tout ce qu'il peut pour transmettre son message de Beauté.
Dans cette autobiographie, Romain Gary nous retrace sa destinée marquée dès le départ par la volonté absolue de sa mère d'en faire un Grand Homme. Elevé par cette femme seule, courageuse et tenace, il n'aura de cesse de lutter pour donner une forme et un sens à la promesse qu'il lui a faite à l'aube de sa vie : « défier la cohorte ennemie du dieu de la bêtise, du dieu des vérités absolues et du dieu de la petitesse », et cela en s'élevant, pour s'éloigner de tout ce qui représente la médiocrité.
Son enfance marquée par la pauvreté, en Pologne notamment, puis son adolescence en France où la vie est dure, et enfin sa toute jeune vie adulte où il s'engage dans l'aviation au service de de Gaulle, ne sont qu'un vibrant hommage à cette mère qui, tel un puissant aiguillon, le poussera à sortir de lui-même pour atteindre l'inaccessible.
Récit émouvant, transcendant, tragique, humain et ô combien malicieux, car émaillé de mille anecdotes pétillantes pleines d'autodérision, telle est cette autobiographie de l'aube de la vie. Admirable.
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pergolese
11 novembre 2012
  • 5/ 5
Première rencontre avec Romain Gary. Un choc...
La promesse de l'aube, c'est d'abord l'histoire d'un amour fou. L'amour d'une mère pour son fils, qu'elle élève seule dans l'entre-deux-guerres, de la Lituanie à Nice en passant par la Pologne, dans des conditions matérielle très difficiles qu'elle surmontent avec une énergie et une inventivité hors de toute imagination.
Un fils dont on ne connaîtra pas le père, un fils pour lequel elle n'a que des ambitions simples : en faire 1) un intellectuel 2) un "vrai" français 3) un grand écrivain (le nouveau Tchékov, Dostoievsky ou Hugo, peu importe) 4) un ambassadeur de France 5) un chevalier de la Légion d'honneur ou, a minima, un héros de l'Armée Française.
Deux prix Goncourt, Consul général de France aux Etats-Unis, Chevalier de la Légion d'Honneur, titulaire de la médaille de la Libération... Romain Gary a été tout ça.
Grace à sa mère.
Mais à quel prix...?
C'est là tout le questionnement de ce livre. Comment devient-on un homme capable de relations normales à la vie et aux femmes quand une femme, unique, votre mère, vous a tout donné et a réussi à modeler le cours de votre vie selon ses attentes ?
La promesse de l'autre ne plonge pas dans le questionnement psychanalytique "prise de tête". Cest un texte très vivant, magnifiquement écrit, émaillé tout du long d'un humour extraordinaire (ah, les métaphores de Gary !!) et donnant une vision très interessante de certains épisodes de notre histoire, en particulier de la défaite de 1940.
Nul doute que les autres romans de Romain Gary (et d'Emile Ajar) vont trè bientôt prendre place dans ma bibliothèque.
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palamede
20 juillet 2016
  • 5/ 5
Quel merveilleux livre !
C'est L'histoire d'un amour démesuré d'une mère, extravagante et excessive, pour son fils, brillant, drôle, capable de réaliser les ambitions folles qu'elle nourrit pour lui.
Ce que Romain Gary estime être un poids : « Il n'est pas bon d'être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ça vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c'est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu'à la fin de ses jours. » est une bénédiction : l'amour sans limites de sa mère l'a condamné à ne plus jamais trouver l'équivalent, mais son ambition lui a épargné la médiocrité, a fait de lui un grand homme et un formidable écrivain.
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bilodoh
23 janvier 2015
  • 4/ 5
À quoi bon ajouter une autre critique à un livre déjà encensé ? C'est que l'émotion que j'ai ressentie est la mienne, je prends plaisir à l'exprimer comme j'ajouterais mes applaudissements à la fin d'un spectacle. Je ne retiendrais pas mes battements de mains parce que les autres ont applaudi aussi, non ?

J'ai donc apprécié « La promesse de l'aube », un livre qui m'a amenée dans un malaise d'émotions contradictoires, paradoxales, où il y a toujours un envers de la médaille.

C'est autobiographique, mais c'est un roman où l'auteur peut se permettre de modifier, d'embellir ou d'enlaidir la réalité.

C'est la relation exclusive entre une mère et son fils, les promesses fabuleuses des premières années, l'amour intense qui donne confiance et qui pousse à survivre et à aller plus loin, mais aussi l'amour lourd, qui pèse, insupportable handicap qui paralyse l'enfant.

C'est aussi l'amour du pays, mais un pays choisi, adopté, une ambivalence quant aux origines.

C'est l'histoire d'un héros de la guerre, mais c'est aussi le refus viscéral d'infliger la souffrance.

C'est la qualité de l'écriture, mais aussi c'est le travail de l'écrivain, un travail acharné, pour satisfaire aux attentes de sa mère plus que par amour de l'art.
C'est aussi un traitement humoristique, un refus du désespoir, une autre contradiction quand on apprend le suicide de son auteur.

De cet auteur, c'est le premier ouvrage que je lis, c'est l'aube de lectures intéressantes…
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Les critiques presse (1)
Sceneario13 mars 2014
Cette Promesse de l'aube est donc avant tout un formidable livre qu'il vous faut absolument découvrir, sans plus tarder. Mais ici c'est aussi l'occasion de le rencontrer aux côtés de Joann Sfar dans cette remarquable édition qui permet de prendre toute la dimension de cette œuvre !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations & extraits (373) Voir plus Ajouter une citation
TherubrickTherubrick22 novembre 2016
Toute la splendeur du corps féminin dans sa tendre adolescence, toute la beauté de la vie, de l'espoir, du sourire, et une démarche comme si rien ne pouvais vous arriver. Louison avait seize ans et lorsque sa poitrine me donnait deux cœurs, j'avais parfois le sentiment d'avoir tout tenu, tout accompli.
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stcyr04stcyr0422 octobre 2012
Il n'est pas bon d'être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ca vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c'est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu'à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu’une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son cœur, ce ne sont plus que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d'amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passé à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous côtés, il n'y a plus de puits, il n'y a que des mirages. Vous avez fait, dès la première lueur de l'aube, une étude très serrée de l'amour et vous avez sur vous de la documentation. Partout où vous allez, vous portez en vous le poison des comparaisons et vous passez votre temps à attendre ce que vous avez déjà reçu.
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araucariaaraucaria27 août 2016
Mariette était une fille au bas-ventre bien ancré dans un bassin généreux, aux grands yeux malins, aux jambes fermes et solides, et dotée d'un derrière sensationnel que je voyais constamment en classe au lieu et à la place de la figure de mon professeur de mathématiques. Cette vision fascinante était la très simple raison pour laquelle je fixais la physionomie de mon maître avec une si complète concentration. La bouche ouverte, je ne la quittais pas des yeux pendant toute la durée de son cours, n'écoutant bien entendu pas un mot de ce qu'il disait - et lorsque le bon maître nous tournait le dos et se mettait à tracer des signes algébriques sur le tableau, je transférais avec effort mon regard halluciné sur celui-ci, et je voyais aussitôt l'objet de mes rêves se dessiner sur le fond noir - le noir a toujours eu sur moi, depuis, l'effet le plus heureux. Lorsque le professeur, flatté par mon attention fascinée, me posait parfois une question, je m'ébrouais, je roulais des yeux ahuris, j'adressais au postérieur de Mariette un regard de doux reproche, et seule la voix vexée de M. Valu me forçait enfin à revenir sur terre.
- Je ne comprends pas! s'exclamait le maître. De tous mes élèves, vous paraissez le plus attentif et on dirait même parfois que vous êtes littéralement suspendu à mes lèvres. Et pourtant vous êtes dans la lune!
C'était exact.
Il m'était cependant impossible d'expliquer à cet excellent homme ce que je voyais au lieu et à la place de sa figure avec une telle perfection.
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solisolsolisol20 juin 2010
[...] On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d'amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passé à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous côtés, il n'y a plus de puits, il n'y a que des mirages. Vous avez fait, dès la première lueur de l'aube, une étude très serrée de l'amour et vous avez sur vous de la documentation. Je ne dis pas qu'il faille empêcher les mères d'aimer leurs petits. Je dis simplement qu'il vaut mieux que les mères aient encore quelqu'un d'autre à aimer. Si ma mère avait eu un amant, je n'aurais pas passé ma vie à mourir de soif auprès de chaque fontaine. [...]
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ilalunailaluna17 janvier 2008
Mon égocentrisme est en effet tel que je me reconnais instantanément dans tous ceux qui souffrent et j'ai mal dans toutes leurs plaies. Cela ne s'arrête pas aux hommes, mais s'étend aux bêtes et même aux plantes. Un nombre incroyable de gens peuvent assister à une corrida, regarder le taureau blessé et sanglant sans frémir. Pas moi. Je suis le taureau. J'ai toujours un peu mal lorsqu'on chasse l'élan, le lapin, l'éléphant. Par contre, il m'est assez indifférent de penser qu'on tue les poulets. Je n'arrive pas à m'imaginer dans un poulet.
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Extraits de « Romain Gary, Le nomade multiple » Entretiens avec André Bourin
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