Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2070363732
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 4.21/5 (sur 522 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
À l'aube de la vie, le narrateur se fait une promesse : ces années qui l'attendent, il les déposera aux pieds de sa mère pour réparer toutes les souffrances qu'elle a endurées. Il tâchera de combler tous ses désirs et de compenser par la gloire les humiliations que cett... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (49)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Ellen-R, le 13 octobre 2012

    Ellen-R
    On peut le prendre comme un roman autobiographique de Romain Gary (et il insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas d'une autobiographie mais bien d'« un livre d'inspiration autobiographique »), ou encore comme un dernier cri d'amour à sa mère.
    Disons le tout net, R. Gary n'est pas né avec une cuillère d'argent dans la bouche. Aux premiers passages du livre, R. Gary est encore en Russie, où il est né, élevé par sa mère, seule. Précisons qu'il s'agit d'une mère juive qui semble rassembler sur sa tête tous les poncifs de mère castratrice qu'on attribue aux mères juives, justement.
    Cette mère là, il semble très vite prendre conscience qu'elle l'aura tant aimé qu'aucune autre femme ne parviendra à la dépasser, voire l'égaler.
    De Russie, la mère et le fils arrivent en Pologne, pauvres et vivant misérablement. Mais qu'à cela ne tienne, la mère a un dessein, son dessein c'est son fils, et son fils sera ambassadeur et écrivain. Et français. Car il se trouve qu'elle a fait une fixation sur la France, seul pays digne de les abriter, et dans lequel, admirable acharnement de cette mère indomptable et inconsciente, ils finissent par échouer.
    Il y aura alors les études et pour R. Gary, l'obligation d'être à la hauteur, -à une hauteur inhumaine- la formation d'aviateur, la guerre …
    Un peu de complaisance tout de même transparaît dans ce roman autobiographique, mais c'est un magnifique hymne à l'amour maternel. Un amour castrateur, inhumain et fou. On ne choisit pas sa mère et R. Gary ne l'a pas choisie. Il a eu du mérite à survivre à son éducation « commando ».
    Et puis il raconte tellement bien, avec juste ce qu'il faut de considérations annexes pour nourrir notre intelligence sans brider notre curiosité. Ça me fait penser à un destin à la Saint Exupéry, la mort glorieuse en moins.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 37         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par pergolese, le 11 novembre 2012

    pergolese
    Première rencontre avec Romain Gary. Un choc...
    La Promesse de l'aube, c'est d'abord l'histoire d'un amour fou. L'amour d'une mère pour son fils, qu'elle élève seule dans l'entre-deux-guerres, de la Lituanie à Nice en passant par la Pologne, dans des conditions matérielle très difficiles qu'elle surmontent avec une énergie et une inventivité hors de toute imagination.
    Un fils dont on ne connaîtra pas le père, un fils pour lequel elle n'a que des ambitions simples : en faire 1) un intellectuel 2) un "vrai" français 3) un grand écrivain (le nouveau Tchékov, Dostoievsky ou Hugo, peu importe) 4) un ambassadeur de France 5) un chevalier de la Légion d'honneur ou, a minima, un héros de l'Armée Française.
    Deux prix Goncourt, Consul général de France aux Etats-Unis, Chevalier de la Légion d'Honneur, titulaire de la médaille de la Libération... Romain Gary a été tout ça.
    Grace à sa mère.
    Mais à quel prix...?
    C'est là tout le questionnement de ce livre. Comment devient-on un homme capable de relations normales à la vie et aux femmes quand une femme, unique, votre mère, vous a tout donné et a réussi à modeler le cours de votre vie selon ses attentes ?
    La promesse de l'autre ne plonge pas dans le questionnement psychanalytique "prise de tête". Cest un texte très vivant, magnifiquement écrit, émaillé tout du long d'un humour extraordinaire (ah, les métaphores de Gary !!) et donnant une vision très interessante de certains épisodes de notre histoire, en particulier de la défaite de 1940.
    Nul doute que les autres romans de Romain Gary (et d'Emile Ajar) vont trè bientôt prendre place dans ma bibliothèque.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 34         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Junie, le 05 août 2012

    Junie
    La Promesse de l'aube est un titre qui résume le destin d'un homme exceptionnel, à qui le talent et l'élégance, l'humour désenchanté ont servi de talisman.
    le jeune Roman Kacev, né en Lituanie, enfant illégitime élevé par une mère passionnée et fantasque, enfant précoce, élève brillant, voue une grande admiration à la patrie de Victor Hugo. Il est condamné à devenir lui-même un génie, un héros, une vedette, un Grand Homme.
    Il exécutera ce projet grandiose en s'engageant dès la première heure en 1940 comme aviateur, puis en devenant écrivain, diplomate, époux d'une actrice adulée, Jean Seberg, enfin doublement récompensé par le Prix Goncourt sous deux identités, il finira par se donner la mort à Paris en 1980.
    Romain Gary nous parle avec intensité de cette vie pleine de rebondissements, faite d'exils et de misère, d'humiliations et de gloire, de scènes burlesques ou tragiques, une vie qui doit le rendre valeureux comme Achille et puissant comme un Prince. Romain va combler les attentes maternelles, au prix de sa vie et de son bonheur.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 34         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par JeanLouisBOIS, le 23 novembre 2011

    JeanLouisBOIS
    Comment peut-on apprécier pleinement l'œuvre de Romain Gary sans avoir lu d'abord et avant tout La promesse de l'aube? C'est vraiment la question qu'on est en droit de se poser après la lecture de cette autobiographie romancée où l'on voit se déployer tout l'arsenal de l'écrivain: les faits marquants de sa vie d'enfant et de jeune adulte, son humour ironique et parfois féroce, son idéalisme intransigeant, sa sensibilité à fleur de peau et le sens qu'il donne à la littérature.
    Bien sûr, il faudrait d'abord dire que le personnage essentiel de ce livre est la mère du narrateur qui l'a forgé tel qu'il est devenu, l'a élevé sur un piédestal et l'a toujours invité à se surpasser. C'est en fait ce "dialogue" mère-fils qui se développe tout au long de ce récit et qui construit la personnalité du narrateur, très proche, si proche de l'auteur.
    Le seul conseil que je donnerai, c'est,donc de commencer la lecture de Romain Gary par ce récit essentiel (de préférence dans la version définitive de 1980). Pour ceux qui, comme moi, ont déjà vagabondé dans l'œuvre, ce livre suscitera certainement l'envie soit de relire, soit de découvrir de nouveaux opus, afin de mieux pénétrer en profondeur la richesse de leur contenu.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 30         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Marcelline, le 01 mai 2012

    Marcelline
    Si j'ai peiné tout au long de la première partie de ce récit, j'en ressors, une fois le livre terminé, avec une seule envie: découvrir toute l'oeuvre de Romain Gary!
    Dans La promesse de l'aube, l'auteur nous raconte sa vie, sous l'éclairage de l'amour qu'il a reçu, et partagé, avec sa mère, une Russe extravagante, loufoque, voire agaçante par ses réactions démesurées...
    Cet amour, fil conducteur de tout le récit, est tellement envahissant et hors-norme, que j'ai trouvé malsaine l'ambiance qu'elle faisait peser sur l'enfance du petit garçon. J'ai été vraiment mal à l'aise devant cette description des manifestations envahissantes de la mère; le sentiment de honte fréquemment ressenti par ce gamin, qui se trouve comme emprisonné, m'a fait mal.
    Le paragraphe dans lequel l'auteur rejette le soupçon de sentiment incestueux en expliquant que, pour lui, il n'y a jamais crime là où il y a relation d'amour, m'a beaucoup perturbée...
    Puis, la lecture étant aisée, l'écriture étant vraiment magnifique, j'ai poursuivi le récit, avec l'arrivée à Nice puis la période de la seconde guerre mondiale... et là, j'ai complètement été séduite par l'humour de second degré de cet homme qui, comme l'avait prévu sa mère, a vraiment mené une vie "extra-ordinaire"! J'ai vraiment raffolé le recul qu'il a sur les événements qui le concernent, l'ironie qu'il utilise pour décrire les situations difficiles qu'il a vécues et la façon dont il parle de lui sans craindre de se ridiculiser!
    Les anecdotes s'enchaînent, toujours sa mère et son amour confiant en fil rouge... jusqu'à la fin, que je pressentais depuis quelques chapitres, mais qui n'en reste pas moins sublime!...
    Au final, un livre que j'ai trouvé magnifique, à la fois très touchant et vraiment plein d'humour!
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 24         Page de la critique

> voir toutes (160)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Piatka, le 24 mai 2013

    Mais enfin, la véritable tragédie de Faust, ce n'est pas qu'il ait vendu son âme au diable. La véritable tragédie, c'est qu'il n'y a pas de diable pour vous acheter votre âme. Il n'y a pas preneur.

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par Megelio, le 20 mai 2013

    A l’oral de chimie, en première partie du baccalauréat, l’examinateur, M. Pessac, m’ayant demandé de lui parler du plâtre, tout ce que je trouvai à lui dire fut, textuellement :
    - Le plâtre sert à fabriquer les murs.
    L’examinateur attendit patiemment. Puis comme rien ne venait, il me demanda :
    - C’est tout ?
    Je lui jetai un regard hautain et, me tournant vers le public, je le pris à témoin.
    - Comment, est-ce tout ? C’est déjà énorme ! Monsieur le Professeur, enlevez les murs, et quatre-vingt-dix-neuf pour cent de notre civilisation sont par terre !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation

  • Par yva63, le 20 mai 2013

    J'esquissais, à l'intention de mes camarades, ce geste expressif, le médius soutenu par le pouce et animé d'un mouvement vertical de va-et-vient, dont le sens, je le sus par la suite, était connu des soldats du monde entier, avec cette différence qu'en Angleterre, deux doigts étaient requis là où un seul suffisait, dans les pays latins--- c'est une question de tempérament.

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par yva63, le 20 mai 2013

    Il y a Filoche, le dieu de la petitesse, des préjugés, du mépris, de la haine --- penché hors de sa loge de concierge, à l'entée du monde habité, en train de crier "Sale Américain, sale Arabe, sale juif, sale Russe, sale Chinois, sale Nègre"--- c'est un merveilleux organisateur de mouvements de masses, de lynchages, de persécutions, habile dialecticien, père de toutes les formations idéologiques, grand inquisiteur et amateur de guerres saintes...C'est un des dieux les plus puissants et les plus écoutés, que l'on trouve dans tous les camps, un des plus zélés gardiens de notre terre, et qui nous en dispute la possession avec le plus de ruse et le plus d'habileté.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par stcyr04, le 22 octobre 2012

    Il n'est pas bon d'être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ca vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c'est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu'à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu’une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son cœur, ce ne sont plus que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d'amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passé à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous côtés, il n'y a plus de puits, il n'y a que des mirages. Vous avez fait, dès la première lueur de l'aube, une étude très serrée de l'amour et vous avez sur vous de la documentation. Partout où vous allez, vous portez en vous le poison des comparaisons et vous passez votre temps à attendre ce que vous avez déjà reçu.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 20         Page de la citation

> voir toutes (14)

Videos de Romain Gary

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Romain Gary

Extraits d'une conférence prononcée en mai 2009 par mon ami, le philosophe Paul Audi, sur l'oeuvre de Romain Gary, auquel il a consacré un très beau livre, intitulé Je me suis toujours été un autre (Christian Bourgeois, 2007). Où il est en particulier question de La danse de Gengis Cohn, un admirable roman de Gary qui n'est peut-être pas le plus connu et que je vous invite vivement à lire.








Sur Amazon
à partir de :
6,37 € (neuf)
2,45 € (occasion)

   

Faire découvrir La Promesse de l'aube par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (1458)

> voir plus

Quiz