ISBN : 2070363732
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 4.21/5 (sur 237 notes) Ajouter à mes livres
À l'aube de la vie, le narrateur se fait une promesse : ces années qui l'attendent, il les déposera aux pieds de sa mère pour réparer toutes les souffrances qu'elle a endurées. Il tâchera de combler tous ses désirs et de compenser par la gloire les humiliations que cett... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par carre, le 03 février 2012

    carre
    La Promesse de l'aube est le premier livre de Gary que j'ai lu, et malgré le temps passé, j'en garde un souvenir ému, Gary rend hommage à la mère aimée et aimante qui toujours pensa que son fils serait quelqu'un de reconnu.
    Gary raconte ses années passées en Pologne, puis à Nice, son engagement pendant la seconde guerre mondiale. Puis l'incroyable reconnaissance quand Garry deviendra bien sur écrivainmais aussi ambassadeur comme sa mère l'avait prévu. Magnifiquement conté, La Promesse de l'aube fait partie de ces livres qui vous accompagne nous lecteur admiratif de tant de génie en un seul livre. Incontournable.
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    • Livres 5.00/5
    Par fragglec1974, le 26 mai 2011

    fragglec1974
    Monsieur Gary,
    C'est avec beaucoup de timidité et une très grande humilité que je vous adresse cette missive. En effet, vous m'impressionnez terriblement. Mais j'ai ces quelques mots à vous susurrer, doucettement au creux de l'oreille.
    Où que vous soyez aujourd'hui, vous êtes toujours auprès de moi. Depuis que j'ai commencé à lire vos mots, ils n'ont jamais cessé de résonner en moi. Et j'ai la joie, que dis-je le plus grand bonheur, d'en avoir encore beaucoup à découvrir. Et je sais d'avance que ces moments là seront inoubliables.
    J'ai découvert avec vos romans votre imagination redoutable, votre capacité à manier la langue française avec inventivité et votre style inimitable. Et votre sens de l'humour, parlons-en !
    J'aime parce que vous n'hésitez pas à jouer avec le sens des mots, j'aime parce que vous n'hésitez pas à être grossier, j'aime parce que vous osez maltraitez la langue, j'aime parce que vous n'avez pas votre langue dans votre poche. J'aime parce vous êtes incroyablement sensible et vous parlez d'amour d'une manière si belle que j'en ai les larmes aux yeux rien que d'y penser.
    Ah ça, vous m'avez fait pleurer mais je ne peux que vous en aimer davantage.
    Avec cette autobiographie, vous me laissez encore plus admirative et curieuse de l'ensemble de votre œuvre et de votre vie si folle. Dans La promesse de l'aube vous donnez beaucoup de vous et en même temps si peu, si peu que le mystère s'épaissit encore. Tout semble si invraisemblable dans votre histoire qu'on peine à y croire et en même temps, on connait la vie incroyable que vous avez menée.
    Mais au delà du récit de votre vie extraordinaire, vous y dressez surtout le portrait d'une femme, votre mère. Et quel portrait magnifique ! Vous êtes à mon sens l'un des rares hommes à avoir si bien su raconter la femme dans toute sa complexité et sa sensibilité.
    Je ressens à l'écriture de ces mots une grande pudeur et une profonde émotion qui me submergent, si bien que je ne peux continuer, je me dois donc de vous quitter. Je n'ai qu'une hâte, renouer ce dialogue avec vous à travers votre œuvre magnifique et si riche où j'ai encore tant à découvrir.
    Sachez que vos mots n'auront de cesse de me surprendre encore longtemps, je ne peux que vous dire merci d'avoir eu la générosité de les écrire.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par JeanLouisBOIS, le 23 novembre 2011

    JeanLouisBOIS
    Comment peut-on apprécier pleinement l'œuvre de Romain Gary sans avoir lu d'abord et avant tout La promesse de l'aube? C'est vraiment la question qu'on est en droit de se poser après la lecture de cette autobiographie romancée où l'on voit se déployer tout l'arsenal de l'écrivain: les faits marquants de sa vie d'enfant et de jeune adulte, son humour ironique et parfois féroce, son idéalisme intransigeant, sa sensibilité à fleur de peau et le sens qu'il donne à la littérature.
    Bien sûr, il faudrait d'abord dire que le personnage essentiel de ce livre est la mère du narrateur qui l'a forgé tel qu'il est devenu, l'a élevé sur un piédestal et l'a toujours invité à se surpasser. C'est en fait ce "dialogue" mère-fils qui se développe tout au long de ce récit et qui construit la personnalité du narrateur, très proche, si proche de l'auteur.
    Le seul conseil que je donnerai, c'est,donc de commencer la lecture de Romain Gary par ce récit essentiel (de préférence dans la version définitive de 1980). Pour ceux qui, comme moi, ont déjà vagabondé dans l'œuvre, ce livre suscitera certainement l'envie soit de relire, soit de découvrir de nouveaux opus, afin de mieux pénétrer en profondeur la richesse de leur contenu.
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    • Livres 3.00/5
    Par colimasson, le 17 août 2011

    colimasson
    La promesse de l'aube, avec l'air de s'attacher aux problèmes du sentiment maternel et de l'éducation, reste surtout une autobiographie nombriliste et pas modeste pour un sou. Peut-on pardonner à Gary l'estime démesurée qu'il se porte après avoir lu ce livre ? Justement, c'est bien là que se situe le problème : Gary est-il victime de son éducation ou s'en sert-il allégrement comme d'un prétexte pour justifier tout l'amour propre qui dégouline de lui et qui imprègne chacune des pages de son roman ?
    Pour ce qui est de l'autobiographie en elle-même, rien à dire… Sur une trame chronologique parfois faite de flashbacks ou de remarques de l'auteur, on suit progressivement le parcours de l'écrivain, sans se perdre dans les dédales tumultueux de son existence. Même si le ton sature parfois du côté du mélo (des restes de ses essais de comédien ?…), heureusement, Romain Gary n'oublie jamais de ponctuer ses anecdotes par des touches humoristiques. Sans cela, certains passages bien lourds auraient eu du mal à se laisser digérer.
    « Je n'ai pas réussi à redresser le monde, à vaincre la bêtise et la méchanceté, à rendre la dignité et la justice aux hommes, mais j'ai tout de même gagné le tournoi de ping-pong à Nice, en 1931, et je fais encore, chaque matin, mes douze tractions, couché, alors, il n'y a pas lieu de se décourager. »
    D'anecdotes en grands évènements, Romain Gary emmène peu à peu son lecteur vers un dénouement surprenant qui m'a laissée pantoise… Sans rien laisser prédire de ce qui attendait le jeune Gary, nous voilà glissé dans sa peau lorsqu'il apprend la vérité au sujet de sa mère… Cette découverte donne envie de relire les derniers chapitres pour trouver un indice qui aurait pu nous instruire du dénouement avant le terme, mais rien ne filtre… L'envie de retrouver des signes précurseurs à cette révélation était peut-être aussi à la base du travail d'écriture de Romain Gary ?
    Reste malheureusement, en contrepoint négatif à ce talent d'écrivain, une fierté et une autosatisfaction que je ne tolère pas dans les textes autobiographiques. Lorsque Romain Gary ne rapporte pas les éloges que sa mère lui adressait ou les compliments qu'il se dédie personnellement, c'est pour nous raconter des anecdotes qui le placent dans le sillage, voire au-dessus, de tel ou tel personnage important, dont il n'oublie évidemment pas de citer les noms avant de nous faire la liste des familiarités qu'il s'autorisait vis-à-vis d'eux. Certes, le talent est fait de beaux romans et de belles phrases rassemblées en une œuvre, mais il manque, dans celle de Romain Gary, le recul et la distanciation nécessaire à tout esprit critique.
    « […] j'ai toujours su que je n'avais pas d'autre mission ; que je n'existais, en quelque sorte, que par procuration ; que la force mystérieuse mais juste qui préside au destin des hommes m'avait jeté dans le plateau de la balance pour rétablir l'équilibre d'une vie de sacrifices et d'abnégation. Je croyais à une logique secrète et souriante, dissimulée aux recoins les plus ténébreux de la vie. Je croyais à l'honorabilité du monde. Je ne pouvais voir le visage désemparé de ma mère sans sentir grandir dans ma poitrine une extraordinaire confiance dans mon destin. »
    Comment un style si mature peut-il s'accorder avec une pensée aussi enfantine et orgueilleuse ? Romain Gary s'en explique dans cette Promesse de l'aube, que l'on peut dire avec tendresse ou un peu de pitié, au choix…
    « Etait-ce vraiment moi, ce garçon frémissant et acharné, si naïvement fidèle à un conte de nourrice et tout entier tendu vers quelque merveilleuse maîtrise de son destin ? Ma mère m'avait raconté trop de jolies histoires avec trop de talent et dans ces heures balbutiantes de l'aube où chaque fibre d'un enfant se trempe à jamais de la marque reçue, nous nous étions fait trop de promesses et je me sentais tenu. Avec, au cœur, un tel besoin d'élévation, tout devenait abîme et chute. »

    Lien : http://colimasson.over-blog.com/article-la-promesse-de-l-aube-1960-d..
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  • Par adonisos, le 21 juin 2009

    adonisos
    À l'aube de la vie, le narrateur se fait une promesse : ces années qui l'attendent, il les déposera aux pieds de sa mère pour réparer toutes les souffrances qu'elle a endurées. Il tâchera de combler tous ses désirs et de compenser par la gloire les humiliations que cette Russe immigrée, seule et sans un sou, a dû subir pour pouvoir déposer avec fierté, tous les jours, le bifteck du déjeuner dans l'assiette de son fils unique et adoré, ne se réservant que le gras de la cuisson. Avec admiration, humour et lucidité, ce fils fait le récit de leur parcours de la Pologne à la France. Ce roman autobiographique, qui s'appuie sur un langage poétique d'une grande pudeur, est un élan prolongé d'amour, et peut-être de rancoeur d'avoir été trop aimé. De la carrière militaire et diplomatique de Gary à sa réussite littéraire en passant par ses rapports humains, tout est vu à la lumière de l'amour de cette mère au caractère entier, émouvant, mais également envahissante et insupportable. Au seuil de sa vie, le narrateur aura donc respecté son serment ; mais la vie, elle, n'aura pas tenu parole, ne comblant jamais le vide que l'absence de cette mère formidable aura laissé dans la poitrine du héros. --Sana Tang-Léopold
    Je n'ai jamais imaginé qu'on pût être à ce point hanté par une voix, par un cou, par des épaules, par des mains. Ce que je veux dire, c'est qu'elle avait des yeux où il faisait si bon vivre que je n'ai jamais su où aller depuis. (p. 345)
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Citations et extraits

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  • Par ilaluna, le 17 janvier 2008

    Mon égocentrisme est en effet tel que je me reconnais instantanément dans tous ceux qui souffrent et j'ai mal dans toutes leurs plaies. Cela ne s'arrête pas aux hommes, mais s'étend aux bêtes et même aux plantes. Un nombre incroyable de gens peuvent assister à une corrida, regarder le taureau blessé et sanglant sans frémir. Pas moi. Je suis le taureau. J'ai toujours un peu mal lorsqu'on chasse l'élan, le lapin, l'éléphant. Par contre, il m'est assez indifférent de penser qu'on tue les poulets. Je n'arrive pas à m'imaginer dans un poulet.
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  • Par solisol, le 20 juin 2010

    [...] On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d'amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passé à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous côtés, il n'y a plus de puits, il n'y a que des mirages. Vous avez fait, dès la première lueur de l'aube, une étude très serrée de l'amour et vous avez sur vous de la documentation. Je ne dis pas qu'il faille empêcher les mères d'aimer leurs petits. Je dis simplement qu'il vaut mieux que les mères aient encore quelqu'un d'autre à aimer. Si ma mère avait eu un amant, je n'aurais pas passé ma vie à mourir de soif auprès de chaque fontaine. [...]
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  • Par Theoma, le 14 décembre 2011

    - Quand tu seras...

    Il regarda autour de lui avec un peu de gêne, conscient sans doute de sa naïveté, mais incapable de se dominer.

    - Quand tu seras... tout ce que ta mère a dit.

    Je l'observais attentivement. La boîte de rahat-lokoums était à peine entamée. Je devinais instinctivement que je n'y avais droit qu'en raison de l'avenir éblouissant que ma mère m'avait prédit.

    - Je serai ambassadeur de France, dis-je, avec aplomb.

    - Prends encore un rahat-lokoum, dit M. Piekielny, en poussant la boîte de mon côté.

    Je me servis. Il toussa légèrement.

    - Les mères sentent ces choses-là, dit-il. Peut-être même écriras-tu dans les journaux, ou des livres...

    Il se pencha vers moi et me mit une main sur le genou. Il baissa la voix.

    - Eh bien ! Quand tu rencontreras de grands personnages, des hommes importants, promets-moi de leur dire...

    Une flamme d'ambition insensée brilla soudain dans les yeux de la souris.

    - Promets-moi de leur dire : au no 16 de la rue Grande-Poulanka, à Wilno, habitait M. Piekielny...

    Son regard était plongé dans le mien avec une muette supplication. Sa main était posée sur mon genou. Je mangeais mon rahat-lokoum, en le fixant gravement.

    A la fin de la guerre, en Angleterre, où j'étais venu continuer la lutte quatre ans auparavant, Sa Majesté la Reine Elizabeth, mère de la souveraine actuelle, passait mon escadrille en revue sur le terrain de Hartford Bridge. J'étais figé au garde-à-vous avec mon équipage, à côté de mon avion. La reine s'arrêta devant moi et, avec ce bon sourire qui l'avait rendue si justement populaire, me demanda de quelle région de la France j'étaits originaire. Je répondis, avec tact « de Nice », afin de ne pas compliquer les choses pour Sa Gracieuse Majesté. Et puis... ce fut plus fort que moi. Je crus presque voir le petit homme s'agiter et gesticuler, frapper du pied et s'arracher les poils de sa barbiche, essayant de se rappeler à mon attention. Je tentai de me retenir, mais les mots montèrent tout seuls à mes lèvres et, décidé à réaliser le rêve fou d'une souris, j'annonçai à la reine, à haute et intelligible voix :

    - Au no 16 de la rue Grande-Poulanka, à Wilno, habitait un certain M. Piekielny...

    Sa Majesté inclina gracieusement la tête et continua la revue. Le commandant de l'escadrille « Lorraine », mon cher Henri de Rancourt, me jeta au passage un regard venimeux. Mais quoi : j'avais gagné mon rahat-lokoum.

    Aujourd'hui, la gentille souris de Wilno a depuis longtemps terminé sa minuscule existence dans les fours crématoires des nazis, en compagnie de quelques autres millions de Juifs d'Europe.

    Je continue cependant à m'acquitter scrupuleusement de ma promesse, au gré de mes rencontres avec les grands de ce monde. Des estrades de l'ONU à l'Ambassade de Londres, du Palais Fédéral de Berne à l'Élysée, devant Charles de Gaulle et Vinchinsky, devant les hauts dignitaires et les bâtisseurs pour mille ans, je n'ai jamais manqué de mentionner l'existence du petit homme et j'ai même eu la joie de pouvoir annoncer plus d'une fois, sur les vastes réseaux de la télévision américaine, devant des dizaine de millions de spectateurs, qu'au no 16 de la rue Grande-Poulanka, à Wilno, habitait un certain M. Piekielny, Dieu ait son âme.

    Mais enfin, ce qui est fait est fait, et les os du petit homme transformés à la sortie du four en savon, ont depuis longtemps servi à satisfaire les besoins de propreté des nazis.
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  • Par thursdaynext, le 21 novembre 2010

    Je devais opter un jour pour la littérature, qui me paraissait le dernier refuge, sur cette terre, de tous ceux qui ne savent pas où se fourrer.

    Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu'à la fin de ses jours.

    L'humour est une déclaration de dignité, une affirmation de la supériorité de l'homme sur ce qui lui arrive.

    Je prenais encore la vie pour un genre littéraire.
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  • Par ilaluna, le 17 janvier 2008

    Encouragé par mon premier succès, je me laissais aller à mon dévorant besoin de saisir coûte que coûte la dernière balle, d'aller d'un seul jet de la plume jusqu'au fond du problème, et comme le problème n'avait pas de fond, et que, de toute façon, je n'avais pas le bras assez long, j'en étais une fois de plus réduit à mon rôle de clown dansant et piétinant sur le cour de tennis du Parc Impérial, et mon exhibition, pour le tragique et le burlesque qu'elle fût, ne pouvait que rebuter le public par son impuissance à dominer ce que je n'arrivais même pas à saisir, au lieu de le rassurer par l'aisance et la maîtrise avec lesquelles les professionnels savaient se maintenir toujours légèrement en deçà de leurs moyens. Il me fallut beaucoup de temps pour admettre que le lecteur avait droit à certains égards [...].
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Vidéo de Romain Gary

Lecture de textes de Romain Gary et de Eric Moreau à l'occasion d'une soirée hommage de l'écrivain Romain Gary. Filmé à l'hôtel de ville de Paris.








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