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ISBN : 2070363732
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 4.21/5 (sur 1263 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
-Tu seras un héros, tu seras général, Gabriele D'Annunzio, Ambassadeur de France – tous ces voyous ne savent pas qui tu es !
Je crois que jamais un fils n'a haï sa mère autant que moi, à ce moment-là.
Mais, alors que j'essayais de lui expliquer dans un mur... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Annette55, le 25 janvier 2014

    Annette55
    Je viens de relire Promesse de l'aube, je ne le regrette pas, je manque d'adjectifs pour encenser ce livre magnifique.C'est l'histoire de l'amour fou ,d'une mère pour son fils, l'autobiographie de Romain Gary.
    Sa mère Nina Borisvoskaia,artiste,fille d'un horloger, très belle, mariée, divorcée, remariée , divorcée encore, qui a quitté sa famille, à l'âge de 16 ans,excessive, aimante, forte,va tout faire , pour Romain d'une façon démesurée,mythique , extravagante, belle.
    Romain Gary nous raconte sa vie sous l'éclairage unique de cet amour agaçant parfois ,à cause des réactions de sa mère, inappropriées ou violentes dans la démesure,qui le gêneront pendant son enfance.

    L'écriture est magnifique, chaleureuse, on sent l'amour souffler sur cet ouvrage, les anecdotes s' enchaînent pour notre plus grand plaisir, c'est un livre merveilleux que l'on referme avec regret!
    La fin est douloureuse lorsque l'auteur atteint ses buts, sa mère est décédée.
    On reste ébahi devant de tels liens d'amour, une telle leçon d'humanité, de chaleur humaine, doublés d'un humour et d'un style magnifique, vivant.
    Quelle leçon de vie , d'amour et d'humanité!
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    • Livres 5.00/5
    Par pergolese, le 11 novembre 2012

    pergolese
    Première rencontre avec Romain Gary. Un choc...
    La promesse de l'aube, c'est d'abord l'histoire d'un amour fou. L'amour d'une mère pour son fils, qu'elle élève seule dans l'entre-deux-guerres, de la Lituanie à Nice en passant par la Pologne, dans des conditions matérielle très difficiles qu'elle surmontent avec une énergie et une inventivité hors de toute imagination.
    Un fils dont on ne connaîtra pas le père, un fils pour lequel elle n'a que des ambitions simples : en faire 1) un intellectuel 2) un "vrai" français 3) un grand écrivain (le nouveau Tchékov, Dostoievsky ou Hugo, peu importe) 4) un ambassadeur de France 5) un chevalier de la Légion d'honneur ou, a minima, un héros de l'Armée Française.
    Deux prix Goncourt, Consul général de France aux Etats-Unis, Chevalier de la Légion d'Honneur, titulaire de la médaille de la Libération... Romain Gary a été tout ça.
    Grace à sa mère.
    Mais à quel prix...?
    C'est là tout le questionnement de ce livre. Comment devient-on un homme capable de relations normales à la vie et aux femmes quand une femme, unique, votre mère, vous a tout donné et a réussi à modeler le cours de votre vie selon ses attentes ?
    La promesse de l'autre ne plonge pas dans le questionnement psychanalytique "prise de tête". Cest un texte très vivant, magnifiquement écrit, émaillé tout du long d'un humour extraordinaire (ah, les métaphores de Gary !!) et donnant une vision très interessante de certains épisodes de notre histoire, en particulier de la défaite de 1940.
    Nul doute que les autres romans de Romain Gary (et d'Emile Ajar) vont trè bientôt prendre place dans ma bibliothèque.
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    • Livres 5.00/5
    Par Junie, le 05 août 2012

    Junie
    La Promesse de l'aube est un titre qui résume le destin d'un homme exceptionnel, à qui le talent et l'élégance, l'humour désenchanté ont servi de talisman.
    le jeune Roman Kacev, né en Lituanie, enfant illégitime élevé par une mère passionnée et fantasque, enfant précoce, élève brillant, voue une grande admiration à la patrie de Victor Hugo. Il est condamné à devenir lui-même un génie, un héros, une vedette, un Grand Homme.
    Il exécutera ce projet grandiose en s'engageant dès la première heure en 1940 comme aviateur, puis en devenant écrivain, diplomate, époux d'une actrice adulée, Jean Seberg, enfin doublement récompensé par le Prix Goncourt sous deux identités, il finira par se donner la mort à Paris en 1980.
    Romain Gary nous parle avec intensité de cette vie pleine de rebondissements, faite d'exils et de misère, d'humiliations et de gloire, de scènes burlesques ou tragiques, une vie qui doit le rendre valeureux comme Achille et puissant comme un Prince. Romain va combler les attentes maternelles, au prix de sa vie et de son bonheur.
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    • Livres 4.00/5
    Par bilodoh, le 23 janvier 2015

    bilodoh
    À quoi bon ajouter une autre critique à un livre déjà encensé ? C'est que l'émotion que j'ai ressentie est la mienne, je prends plaisir à l'exprimer comme j'ajouterais mes applaudissements à la fin d'un spectacle. Je ne retiendrais pas mes battements de mains parce que les autres ont applaudi aussi, non ?

    J'ai donc apprécié « La promesse de l'aube », un livre qui m'a amenée dans un malaise d'émotions contradictoires, paradoxales, où il y a toujours un envers de la médaille.

    C'est autobiographique, mais c'est un roman où l'auteur peut se permettre de modifier, d'embellir ou d'enlaidir la réalité.

    C'est la relation exclusive entre une mère et son fils, les promesses fabuleuses des premières années, l'amour intense qui donne confiance et qui pousse à survivre et à aller plus loin, mais aussi l'amour lourd, qui pèse, insupportable handicap qui paralyse l'enfant.

    C'est aussi l'amour du pays, mais un pays choisi, adopté, une ambivalence quant aux origines.

    C'est l'histoire d'un héros de la guerre, mais c'est aussi le refus viscéral d'infliger la souffrance.

    C'est la qualité de l'écriture, mais aussi c'est le travail de l'écrivain, un travail acharné, pour satisfaire aux attentes de sa mère plus que par amour de l'art.
    C'est aussi un traitement humoristique, un refus du désespoir, une autre contradiction quand on apprend le suicide de son auteur.

    De cet auteur, c'est le premier ouvrage que je lis, c'est l'aube de lectures intéressantes…
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    • Livres 4.00/5
    Par Vianna, le 20 janvier 2014

    Vianna
    La promesse de l'aube ou comment l'amour fusionnel entre une mère et son fils va marquer pour toujours le destin de ce dernier. Ce récit écrit à l'âge de quarante quatre ans retrace l'enfance et la jeunesse de Romain Gary.
    Un amour maternel dont le prix sera une injonction absolue de réussite: tu seras
    un enfant prodige, un Yehudi Menuhin, un ambassadeur de France, un héros national, un grand artiste! Et avec les femmes: forcément un Don Juan , un Casanova! Il n'a eu que le choix de réussir: Impossible d'échapper à ce pacte scellé depuis l'enfance. Parce qu'elle avait toujours rêvé d'être une artiste, par loyauté filiale absolue, il y a mis toute son énergie.
    «  Ma mère m'avait raconté trop de jolies histoires et dans ces heures balbutiantes de l'aube où chaque fibre d'un enfant se trempe à jamais de la marque reçue, nous nous étions fait trop de promesses et je me sentais tenu. Avec, au coeur, un tel niveau d'élévation, tout devenait abîme et chute.(...)Ma course fut une poursuite errante de quelque chose dont l'art me donnait la soif, mais dont la vie ne pouvait m'offrir l'apaisement.»
    Il est parfois lourd très lourd d'être écrasé par autant d'amour, un amour qui ne fait plus la distinction entre moi et l'autre, un amour qui condamne au final à une inévitable solitude.
    Magnifiquement écrit, ce récit autobiographique porte un regard extrêmement lucide sur une destinée incroyable et me laisse quant à moi, relativement perplexe sur le pouvoir de l'amour maternel...

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Critiques presse (1)


  • Sceneario , le 13 mars 2014
    Cette Promesse de l'aube est donc avant tout un formidable livre qu'il vous faut absolument découvrir, sans plus tarder. Mais ici c'est aussi l'occasion de le rencontrer aux côtés de Joann Sfar dans cette remarquable édition qui permet de prendre toute la dimension de cette œuvre !
    Lire la critique sur le site : Sceneario

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Citations et extraits

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  • Par mahanni, le 06 juillet 2015

    Dans les rapports humains, ce malentendu fut pour moi une source constante de solitude, car, rien ne vous isole plus que de tendre la main fraternelle de l'humour à ceux qui, à cet égard, sont plus manchots que les pingouins.

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  • Par stcyr04, le 22 octobre 2012

    Il n'est pas bon d'être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ca vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c'est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu'à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu’une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son cœur, ce ne sont plus que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d'amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passé à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous côtés, il n'y a plus de puits, il n'y a que des mirages. Vous avez fait, dès la première lueur de l'aube, une étude très serrée de l'amour et vous avez sur vous de la documentation. Partout où vous allez, vous portez en vous le poison des comparaisons et vous passez votre temps à attendre ce que vous avez déjà reçu.
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  • Par solisol, le 20 juin 2010

    [...] On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d'amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passé à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous côtés, il n'y a plus de puits, il n'y a que des mirages. Vous avez fait, dès la première lueur de l'aube, une étude très serrée de l'amour et vous avez sur vous de la documentation. Je ne dis pas qu'il faille empêcher les mères d'aimer leurs petits. Je dis simplement qu'il vaut mieux que les mères aient encore quelqu'un d'autre à aimer. Si ma mère avait eu un amant, je n'aurais pas passé ma vie à mourir de soif auprès de chaque fontaine. [...]
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  • Par ilaluna, le 17 janvier 2008

    Mon égocentrisme est en effet tel que je me reconnais instantanément dans tous ceux qui souffrent et j'ai mal dans toutes leurs plaies. Cela ne s'arrête pas aux hommes, mais s'étend aux bêtes et même aux plantes. Un nombre incroyable de gens peuvent assister à une corrida, regarder le taureau blessé et sanglant sans frémir. Pas moi. Je suis le taureau. J'ai toujours un peu mal lorsqu'on chasse l'élan, le lapin, l'éléphant. Par contre, il m'est assez indifférent de penser qu'on tue les poulets. Je n'arrive pas à m'imaginer dans un poulet.
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  • Par cjjouvet, le 10 mai 2014

    Mon père avait quitté ma mère peu après ma naissance [....]

    Parmi les lettres qui m'étaient parvenues à cette époque, il y en avait une qui me donnait les détails sur la mort de celui que j'avais si peu connu. [...]

    Dans sa lettre, sans doute pour me faire plaisir, il m'écrivait que mon père n'était pas arrivé jusqu'à la chambre à gaz qu'il était tombé raide mort de peur, avant d'entrer.
    je suis resté longuement la lettre à la main; je suis ensuite sorti dans l'escalier de la N.R.F., je me suis appuyé à la rampe et je suis resté là, je ne sais combien de temps, avec mes vêtements coupés à Londres, mon titre de Chargé d'Affaires de France, ma croix de la Libération, ma rosette de la Légion d'honneur, et mon prix Goncourt.
    j'ai eu de la chance : Albert Camus est passé a ce moment-là et, voyant bien que j'étais indisposé, il m'a emmené dans son bureau.
    L' homme qui est mort ainsi était pour moi un étranger, mais ce jour-là, il devint mon père, à tout jamais.

    p.107
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