Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2070458024
Éditeur : Gallimard (2014)


Note moyenne : 4.21/5 (sur 1134 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"-Tu seras un héros, tu seras général, Gabriele D'Annunzio, Ambassadeur de France – tous ces voyous ne savent pas qui tu es !
Je crois que jamais un fils n'a haï sa mère autant que moi, à ce moment-là. Mais, alors que j'essayais de lui expliquer dans un murmure r... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (125)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par pergolese, le 11 novembre 2012

    pergolese
    Première rencontre avec Romain Gary. Un choc...
    La Promesse de l'aube, c'est d'abord l'histoire d'un amour fou. L'amour d'une mère pour son fils, qu'elle élève seule dans l'entre-deux-guerres, de la Lituanie à Nice en passant par la Pologne, dans des conditions matérielle très difficiles qu'elle surmontent avec une énergie et une inventivité hors de toute imagination.
    Un fils dont on ne connaîtra pas le père, un fils pour lequel elle n'a que des ambitions simples : en faire 1) un intellectuel 2) un "vrai" français 3) un grand écrivain (le nouveau Tchékov, Dostoievsky ou Hugo, peu importe) 4) un ambassadeur de France 5) un chevalier de la Légion d'honneur ou, a minima, un héros de l'Armée Française.
    Deux prix Goncourt, Consul général de France aux Etats-Unis, Chevalier de la Légion d'Honneur, titulaire de la médaille de la Libération... Romain Gary a été tout ça.
    Grace à sa mère.
    Mais à quel prix...?
    C'est là tout le questionnement de ce livre. Comment devient-on un homme capable de relations normales à la vie et aux femmes quand une femme, unique, votre mère, vous a tout donné et a réussi à modeler le cours de votre vie selon ses attentes ?
    La promesse de l'autre ne plonge pas dans le questionnement psychanalytique "prise de tête". Cest un texte très vivant, magnifiquement écrit, émaillé tout du long d'un humour extraordinaire (ah, les métaphores de Gary !!) et donnant une vision très interessante de certains épisodes de notre histoire, en particulier de la défaite de 1940.
    Nul doute que les autres romans de Romain Gary (et d'Emile Ajar) vont trè bientôt prendre place dans ma bibliothèque.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          6 54         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Annette55, le 25 janvier 2014

    Annette55
    Je viens de relire Promesse de l'aube, je ne le regrette pas, je manque d'adjectifs pour encenser ce livre magnifique.C'est l'histoire de l'amour fou ,d'une mère pour son fils, l'autobiographie de Romain Gary.
    Sa mère Nina Borisvoskaia,artiste,fille d'un horloger, très belle, mariée, divorcée, remariée , divorcée encore, qui a quitté sa famille, à l'âge de 16 ans,excessive, aimante, forte,va tout faire , pour Romain d'une façon démesurée,mythique , extravagante, belle.
    Romain Gary nous raconte sa vie sous l'éclairage unique de cet amour agaçant parfois ,à cause des réactions de sa mère, inappropriées ou violentes dans la démesure,qui le gêneront pendant son enfance.

    L'écriture est magnifique, chaleureuse, on sent l'amour souffler sur cet ouvrage, les anecdotes s' enchaînent pour notre plus grand plaisir, c'est un livre merveilleux que l'on referme avec regret!
    La fin est douloureuse lorsque l'auteur atteint ses buts, sa mère est décédée.
    On reste ébahi devant de tels liens d'amour, une telle leçon d'humanité, de chaleur humaine, doublés d'un humour et d'un style magnifique, vivant.
    Quelle leçon de vie , d'amour et d'humanité!
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          7 54         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Junie, le 05 août 2012

    Junie
    La Promesse de l'aube est un titre qui résume le destin d'un homme exceptionnel, à qui le talent et l'élégance, l'humour désenchanté ont servi de talisman.
    le jeune Roman Kacev, né en Lituanie, enfant illégitime élevé par une mère passionnée et fantasque, enfant précoce, élève brillant, voue une grande admiration à la patrie de Victor Hugo. Il est condamné à devenir lui-même un génie, un héros, une vedette, un Grand Homme.
    Il exécutera ce projet grandiose en s'engageant dès la première heure en 1940 comme aviateur, puis en devenant écrivain, diplomate, époux d'une actrice adulée, Jean Seberg, enfin doublement récompensé par le Prix Goncourt sous deux identités, il finira par se donner la mort à Paris en 1980.
    Romain Gary nous parle avec intensité de cette vie pleine de rebondissements, faite d'exils et de misère, d'humiliations et de gloire, de scènes burlesques ou tragiques, une vie qui doit le rendre valeureux comme Achille et puissant comme un Prince. Romain va combler les attentes maternelles, au prix de sa vie et de son bonheur.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          7 53         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par bilodoh, le 23 janvier 2015

    bilodoh
    À quoi bon ajouter une autre critique à un livre déjà encensé ? C'est que l'émotion que j'ai ressentie est la mienne, je prends plaisir à l'exprimer comme j'ajouterais mes applaudissements à la fin d'un spectacle. Je ne retiendrais pas mes battements de mains parce que les autres ont applaudi aussi, non ?

    J'ai donc apprécié « La Promesse de l'aube », un livre qui m'a amenée dans un malaise d'émotions contradictoires, paradoxales, où il y a toujours un envers de la médaille.

    C'est autobiographique, mais c'est un roman où l'auteur peut se permettre de modifier, d'embellir ou d'enlaidir la réalité.

    C'est la relation exclusive entre une mère et son fils, les promesses fabuleuses des premières années, l'amour intense qui donne confiance et qui pousse à survivre et à aller plus loin, mais aussi l'amour lourd, qui pèse, insupportable handicap qui paralyse l'enfant.

    C'est aussi l'amour du pays, mais un pays choisi, adopté, une ambivalence quant aux origines.

    C'est l'histoire d'un héros de la guerre, mais c'est aussi le refus viscéral d'infliger la souffrance.

    C'est la qualité de l'écriture, mais aussi c'est le travail de l'écrivain, un travail acharné, pour satisfaire aux attentes de sa mère plus que par amour de l'art.
    C'est aussi un traitement humoristique, un refus du désespoir, une autre contradiction quand on apprend le suicide de son auteur.

    De cet auteur, c'est le premier ouvrage que je lis, c'est l'aube de lectures intéressantes…
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          2 50         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Vianna, le 20 janvier 2014

    Vianna
    La promesse de l'aube ou comment l'amour fusionnel entre une mère et son fils va marquer pour toujours le destin de ce dernier. Ce récit écrit à l'âge de quarante quatre ans retrace l'enfance et la jeunesse de Romain Gary.
    Un amour maternel dont le prix sera une injonction absolue de réussite: tu seras
    un enfant prodige, un Yehudi Menuhin, un ambassadeur de France, un héros national, un grand artiste! Et avec les femmes: forcément un Don Juan , un Casanova! Il n'a eu que le choix de réussir: Impossible d'échapper à ce pacte scellé depuis l'enfance. Parce qu'elle avait toujours rêvé d'être une artiste, par loyauté filiale absolue, il y a mis toute son énergie.
    «  Ma mère m'avait raconté trop de jolies histoires et dans ces heures balbutiantes de l'aube où chaque fibre d'un enfant se trempe à jamais de la marque reçue, nous nous étions fait trop de promesses et je me sentais tenu. Avec, au coeur, un tel niveau d'élévation, tout devenait abîme et chute.(...)Ma course fut une poursuite errante de quelque chose dont l'art me donnait la soif, mais dont la vie ne pouvait m'offrir l'apaisement.»
    Il est parfois lourd très lourd d'être écrasé par autant d'amour, un amour qui ne fait plus la distinction entre moi et l'autre, un amour qui condamne au final à une inévitable solitude.
    Magnifiquement écrit, ce récit autobiographique porte un regard extrêmement lucide sur une destinée incroyable et me laisse quant à moi, relativement perplexe sur le pouvoir de l'amour maternel...

    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          1 46         Page de la critique


Critiques presse (1)


  • Sceneario , le 13 mars 2014
    Cette Promesse de l'aube est donc avant tout un formidable livre qu'il vous faut absolument découvrir, sans plus tarder. Mais ici c'est aussi l'occasion de le rencontrer aux côtés de Joann Sfar dans cette remarquable édition qui permet de prendre toute la dimension de cette œuvre !
    Lire la critique sur le site : Sceneario

> voir toutes (289)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par gridou, le 26 février 2015

    Ma mère se livrait à une prospection systématique pour tenter de découvrir en moi la pépite secrète de quelque talent caché.

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la citation

  • Par gridou, le 26 février 2015

    Forcée ainsi à admettre que je ne manifestais aucune disposition spéciale, ni talent caché, ma mère finit par conclure, comme tant d'autres mères avant elle, qu'il ne me restait plus qu'une solution: la diplomatie

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par heartnsoul, le 22 février 2015

    Depuis treize ans, déjà, seule, sans mari, sans amant, elle luttait ainsi courageusement, afin de gagner, chaque mois, ce qu'il nous fallait pour vivre, pour payer le beurre, les souliers, le loyer, les vêtements, le bifteck de midi _ ce bifteck qu'elle plaçait chaque jour devant moi dans l'assiette, un peu solennellement, comme le signe même de sa victoire sur l'adversité. Je revenais du lycée et m'attablais devant le plat. Ma mère, debout, me regardait manger avec cet air apaisé des chiennes qui allaitent leurs petits.
    Elle refusait d'y toucher elle-même et m'assurait qu'elle n'aimait que les légumes et que la viande et les graisses lui étaient strictement défendues.
    Un jour, quittant la table, j'allait à la cuisine boire un verre d'eau.
    Ma mère était assise sur un tabouret ; elle tenait sur ses genoux la poêle à frire ou mon bifteck avait été cuit. Elle en essuyait soigneusement le fond graisseux avec des morceaux de pain qu'elle mangeait avidement et, malgré son geste rapide pour dissimuler la poêle sous la serviette, je sus soudain, dans un éclair, toute la vérité sur les motifs réels de son régime végétarien.
    Je demeurai là un moment, immobile, pétrifié, regardant avec horreur la poêle mal cachée sous la serviette et le sourire inquiet, coupable, de ma mère, puis j'éclatai en sanglots et m'enfuis.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la citation

  • Par gridou, le 26 février 2015

    Me dressant sur la pointe des pieds pour révéler à tous ma stature, je ne donnais la mesure que de mes prétentions.

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par heartnsoul, le 22 février 2015

    _ Faut pas lui dire, hé. J'ai pas pu résister. Je sais bien que c'est ta mère, mais c'est tout de même beau, un amour comme ça. Ça finit par vous faire envie...Y aura jamais une autre femme pour t'aimer comme elle, dans la vie. Ça, c'est sur.
    C'était sur. Mais je ne le savais pas. Ce fut seulement aux abords de la quarantaine que je commençai à comprendre. Il n'est pas bon d’être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ça vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c'est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu’à la fin de ses jours.
    Après cela, chaque fois qu'une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son cœur, ce ne sont plus que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus.
    Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d'amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passé a la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous cotés, il n'y a plus de puits, il n'y a que des mirages. Vous avez fait, dés la première lueur de l'aube, une étude très serré de l'amour et vous avez sur vous de la documentation. Partout ou vous allez, vous portez en vous le poison des comparaisons et vous passez votre temps à attendre ce que vous avez déjà reçu.
    Je ne dis pas qu'il faille empêcher les mères d'aimer leurs petits. Je dis simplement qu'il vaut mieux que les mères aient encore quelqu'un d'autre à aimer. Si ma mère avait eu un amant, je n'aurais pas passé ma vie à mourir de soif auprès de chaque fontaine. Malheureusement pour moi, je me connais en vrais diamants.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

> voir toutes (16)

Videos de Romain Gary

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Romain Gary


MP 2014-08-28-124-003048BDD2D9.mp4
Payot - Marque Page - Romain Gary - Une petite femme.








Sur Amazon
à partir de :
6,37 € (neuf)
2,45 € (occasion)

   

Faire découvrir La Promesse de l'aube par :

  • Mail
  • Blog

Découvrez la collection Folio

> voir plus

Lecteurs (3113)

> voir plus

Quiz