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ISBN : 2914704755
Éditeur : Jigal (2011)


Note moyenne : 4.23/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Dans une salle surchauffée de la banlieue parisienne, Pierre, 27 ans, boxeur en plein naufrage, vient ce soir de perdre le combat de trop. Critiqué, sonné, déprimé, les doutes l'assaillent et la retraite se profile, contrainte et forc... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par jeranjou, le 04 juillet 2014

    jeranjou
    ▲ Paradoxe quand tu nous tiens…
    Si paradoxe (du cerf-volant) rime bien avec boxe chez Philippe Georget, nul besoin d'aimer ce sport de combat pour apprécier cet étonnant polar.
    Comme pour le roman noir « La malédiction du Gitan » de Larry Brown, qui déroule dans une salle de boxe et musculation, la magie opère dans « le paradoxe du cerf-volant » bien que ce milieu ne me soit pas du tout familier.
    Une bonne droite en pleine poire, un uppercut par surprise dans le foie… la puissance de ce roman m'a touché en plein coeur.
    ▲ Paradoxe quand tu veux éviter le traumatisme crânien…
    Plus étrange encore pour un polar, j'ai préféré les moments de vie ou le quotidien « ordinaire » (1) du héros du roman , Pierre Couture boxeur loseur de 27 ans, à la résolution proprement dite du meurtre horrible de Lazlo, un préteur sur gage croate dont Pierre se retrouve mêlé bien involontairement.
    ▲ Paradoxe quand tu vénères autant le polar, même avec des croates ou des bosniens…
    Moi qui préfère habituellement la littérature anglo-saxonne, je dois bien avouer que Philippe Georget n'a rien à envier à bien des écrivains américains ou anglais que j'ai eu la chance de lire et de découvrir. Cette écriture mêlant humour, noirceur ou encore profondeur m'a littéralement envoûté du début à la fin.
    ▲ Paradoxe quand tu renies ton culte Bostonien…
    Merci à Babélio et aux éditions Jigal de m'avoir fait découvrir cet auteur au talent d'écriture indéniable et dont je lirai assurément ses autres écrits. Bravo l'artiste !
    ▲ Paradoxe quand tu te fies au hasard de la découverte pour un Babélien…
    (1) Je suis en train de lire l'excellent deuxième tome « le combat ordinaire » de Larcenet dont le titre m'a fait sourire en rédigeant cette critique.
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    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 12 mai 2011

    Onclepaul
    Vingt-sept ans, toutes ses dents, mais les yeux tuméfiés, les muscles endoloris, le corps meurtri, Pierre Couture vient d'encaisser une flopée de coups et une nouvelle défaite. Un combat de boxe qui a tourné à son désavantage, une leçon donnée par un adversaire, plus jeune il est vrai, mais surtout mieux préparé. Pourtant Pierre lors de ses débuts pugilistiques était promis à un fort bel avenir, mais les aléas de la vie et du coeur en ont décidé autrement. Son amie, son amour, Sarah est partie, et Pierre est orphelin. Son père diplomate est décédé dans un accident et sa mère s'est suicidée peu après. du moins c'est ce qu'il affirme, et il en est persuadé. Il a vécu dans des familles d'accueil. Arrivé aux portes de la gloire, il a négligé les entraînements et l'entretien de sa forme physique. Et ce soir-là Emile, son entraîneur, pense que Pierre vient de livrer son dernier combat. Il ne lui reste plus qu'un métier qu'il exerce à mi-temps, serveur dans le bar de Josy et René. Son ami Sergueï, plus âgé que Pierre, d'origine croate et chauffeur de taxi, lui propose un petit boulot dans ses cordes : devenir l'un des gros bras de Lazlo, lequel prête de l'argent, à un taux usuraire, à des personnes en difficultés passagères et qui oublient parfois de rembourser l'avance largement augmentée des intérêts. Il pratique également le racket. Accompagnant un dénommé La Fouine, Pierre se rend donc chez un certain monsieur Arnoult lequel rechigne à débourser, et ose même vouloir s'emparer d'une arme dans un tiroir. Mal lui en prend, Pierre plus vif se sert de ses deux mains, l'une pour asséner un coup de poing, l'autre pour subtiliser l'arme par le canon, et la donner à La Fouine qui la prend délicatement avec un mouchoir. Mais Pierre n'est pas satisfait de la tournure des événements, ce n'est pas un emploi pour lui, et il commence à faire la tournée des troquets. Il termine sa soirée sur un banc du parc des Buttes-Chaumont et se réveille pas très frais le lendemain matin. Deux inspecteurs de la Criminelle lui rendent une petite visite dans le café où il travaille, mais ce n'est pas pour consommer. Lazlo a été découvert assassiné, après avoir été torturé, et évidemment comme les empreintes de Pierre figurent sur l'arme du crime, il devient le principal suspect. Mis en garde à vue, notre boxeur barman nie l'évidence et affirme ne pas connaître Lazlo. de la fierté de sa part, car il regrette son acte chez Arnoult, mais aussi parce qu'il a, durant son adolescence, eu maille à partir avec la justice. Normalement ses incartades auraient dû être effacées de son casier judiciaire, seulement les services de police sont en possession de ses antécédents et surtout de ses empreintes. Ses souvenirs sont confus, malgré tout dans son cerveau embrouillé surgit une image. Il possède un alibi, tout ce qu'il y a de plus officiel. Durant l'heure présumée du meurtre il a arraché des mains d'une Pervenche, ex-Aubergine, son carnet à souches de procès-verbaux et l'a balancé dans le caniveau. D'ailleurs la policière reconnait cet incident et celui qui l'a provoqué. Les flics de la Criminelle ne peuvent qu'encaisser cet affront, mais en vérité ils se doutaient qu'ils faisaient fausse route et que la procédure n'avait pas été respectée. Remis en liberté, Pierre se rend compte qu'il est filé par deux individus qui pourraient être originaires d'ex-Yougoslavie. La Fouine est retrouvé égorgé et un commissaire, Cyril Lefèvre du service de coopération internationale, apprend à Pierre qu'il enquête à l'instigation de la police croate. Les deux individus louches, les Dupont-Dupond comme les a surnommés Pierre, sont dans le collimateur des services de police, mais plus surprenant, Lefèvre reprend l'enquête concernant la mort soi-disant accidentelle du père et de la jeune soeur de Pierre. Diplomate, en poste longtemps en Amérique latine, il avait terminé précocement sa carrière dans les Balkans en 1993. Et cette piste qui conduit aux pays éclatés de la Yougoslavie, les dissensions, et plus, entre la Croatie et la Serbie, touche apparemment de près Pierre, puisque son ami Sergueï a disparu dans la nature.
    Pierre Couture, après un mauvais passage à vide a décidé de reprendre la boxe avec sérieux, détermination et conscience, justement pour s'en redonner une bonne, d'autant qu'il retrouve la fliquette aux P.V., Julie, courant dans le parc des Buttes-Chaumont. Débute entre les deux jeunes gens un sentiment d'amitié, mais cela ne fait pas oublier à Pierre ses devoirs. Découvrir ce qui se cache dans ce sac de noeuds dans lequel son père semble impliqué, le meurtre de Lazlo et celui de la Fouine, la disparition de Lazlo, et autres événements et personnages, auxquels il doit faire face alors qu'il est complètement paumé dans cet imbroglio. Il doit penser au passé, mais également à son avenir pugilistique, un promoteur de combats de boxe ayant décidé d'organiser un combat entre lui et l'étoile montante de ce noble sport.
    Entre le passé et l'avenir s'immisce le quotidien, c'est-à-dire gérer ses relations avec Julie et échapper à des gros bras issus de la légion étrangère qui tourbillonnent autour de lui. Dans un panachage comprenant passé historique, action, émotion, humour sobre, plus quelques autres ingrédients utiles à la rédaction du roman passionnant en tout point, cette histoire se décline en trois rencontres de douze rounds chacun. le personnage de Pierre Couture, essayant de surmonter ses problèmes familiaux, affectifs, professionnels, est attachant et le lecteur, s'il ne peut s'identifier à lui, vibre en même temps que lui au cours des différents obstacles qu'il doit surmonter. Et chantonner les chansons françaises que Pierre apprécie, un héritage parental, des interprètes comme Ferré, Lavilliers, Brel, Michel Berger, Piaf, et bien d'autres. Hors le contexte géopolitique, des exactions entre Serbes et Croates, des conflits interethniques, des rivalités religieuses, des ravages, des haines et des antagonismes de toutes sortes et de toutes origines qui forment la trame de l'histoire, la déchéance et la résurrection possible du boxeur entretiennent également le suspense et font penser à ces vieux films en noir et blanc qui mettaient en scène des boxeurs sur le déclin en proie à l'alcoolisme et aux mafieux.
    C'était beau, mais c'était triste ! Un boxeur pleurait dans ses gants.


    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
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    • Livres 5.00/5
    Par yv1, le 19 juillet 2014

    yv1
    Qu'il est difficile de décrocher de ce roman noir ! Une fois commencé, c'est fichu, on ne peut plus le lâcher. Époustouflant et à couper le souffle, pourrais-je dire si je ne craignais pas la tautologie. Rien, à part une malheureuse phrase p.409 ne vient gâcher le plaisir : "J'ai poussé comme j'ai pu dans la jungle des foyers éducatifs. J'ai cru pouvoir me reposer dans des familles d'accueil qui n'étaient que des repères de pédophiles." Arrgh, je m'étrangle, moi, assistant familial, dont le métier est de protéger des enfants en les accueillant dans ma famille ; dans certaines situations, on peut même mettre la nôtre en danger, je suis sidéré par cette phrase, à laquelle j'accorde sans doute trop d'importance, qui doit être plus maladroite qu'accusatrice (même si je ne nie pas certains actes abominables de collègues envers les enfants qu'ils sont censés protéger, ils restent très largement minoritaires. Fort heureusement !).
    C'est la seule maladresse de ce livre, parce que le reste est absolument maîtrisé, tant dans l'écriture que dans le déroulement des intrigues, dans le fait de distiller des indices, des explications çà et là ou dans la description de ses personnages ou encore dans les explications historiques des faits évoqués. L'écriture pour y revenir, est vive, dynamique, alterne les descriptions, des dialogues aux réparties piquantes, ironiques, vaches ou drôles :
    "J'allume ma cigarette et tire une première bouffée.
    - Tu fumes de nouveau ?
    Je me retourne. Sergueï. Je n'avais pas reconnu son accent, c'est normal : il roule les "r" et y'en avait pas dans sa phrase." [...]
    - Faut pas se fier aux apparences, Sergueï. Tu vois, j'ai mes chaussures aux pieds et, pourtant, je ne marche pas !" (p.30/31)
    Pierre Couture est un type de 27 ans qui se pose beaucoup de questions sur son avenir, la boxe semble être derrière lui désormais et sur son passé également, père et soeur morts dans un accident et mère suicidée lorsqu'il était très jeune, d'où ses séjours en foyers et familles d'accueil. Il travaille à mi-temps au café de la poste, vit dans un petit appartement au-dessus du périph parisien, rien de bien folichon. Lui même n'est pas guilleret, boit beaucoup et ne recule jamais devant un coup de poing à donner. Malgré cette relative tièdeur du personnage principal, ou grâce à elle, car il va se révéler pugnace, c'est un polar haletant, on ne comprend pas bien dans quelle affaire est tombé Pierre, mais on sait que ce panier de crabes est une nasse de laquelle il est ardu de s'extirper ; et petit à petit, l'auteur nous lance des bribes d'explications, des indices, qui une fois regroupés font sens, et il use parfaitement des rôles du diplomate ou du journaliste -procédé littéraire simple, pas toujours aisé à insérer élégamment dans un récit et très efficace, qui arrive ici naturellement- pour éclairer notre lanterne quant à la guerre entre les Serbes, les Bosniaques et les Croates au début des années 1990-, et d'un coup tout devient limpide.
    Franchement, jamais je n'ai senti de longueur dans ce bouquin, j'ai retenu mon souffle durant ma lecture et croyez moi, pendant 416 pages, denses et en petits caractères, c'est long, j'ai dû friser l'arrêt respiratoire plusieurs fois, pour la bonne cause, bien sûr, savoir comment Pierre allait se sortir -ou pas - de ce guêpier trop complexe pour lui.
    Quant au titre, un rien énigmatique, éclaircissements page 351, je laisse le suspense...

    Lien : http://lyvres.over-blog.com
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    • Livres 4.00/5
    Par PierreF, le 27 mars 2011

    PierreF
    Je viens de refermer ce roman, de tourner la dernière page, d'abandonner Pierre, ce personnage si sympathique, et de quitter le Paris nocturne où il se passe tant de choses. Et je ne sais comment commencer mon avis. Alors je vais donc écrire la conclusion : Il faut que vous lisiez ce roman à tout prix, car c'est brillant à beaucoup de points de vue, que ce soit les personnages, le cadre, l'ambiance, le contexte et le déroulement de l'intrigue. Un formidable roman d'amitié, d'amour, de colère, d'innocence, de guerres, d'héritages familiaux. Si vous avez lu L'été tous les chats s'ennuient, celui-ci est encore meilleur.
    Du premier, j'avais adoré cette façon qu'a Philippe Georget de décrire le quotidien d'un flic, délaissant l'intrigue pour creuser l'intimité, l'après boulot, les pensées et les doutes de son personnage principal. Et je lui avais trouvé quelques longueurs dans les descriptions, les dialogues. Mais l'ensemble emportait l'adhésion par la sincérité et l'originalité du point de vue.
    Ici, on fait un virage à 180 degrés. Tout est organisé comme un combat de boxe, ou plutôt devrais-je dire 3 rencontres de boxe : le premier combat, la revanche et la belle. D'ailleurs, le roman est organisé autour de trois parties, découpées en 12 rounds, ce qui est la durée d'un match de boxe (pour ceux qui ne le savent pas). Mais que je vous rassure : si vous n'aimez pas la boxe, si vous n'y connaissez rien, ce n'est pas grave, car ce roman ne parle pas de boxe, la boxe ne sert que de contexte et de prétexte.
    Le personnage principal de ce roman est marqué par son passé : séparé de sa femme qu'il aimait, arrivé à un âge où dans son domaine, on perce ou on arrête, orphelin ayant fait des bêtises de jeunesse, il ne veut se remettre en cause. Mais les événements vont en décider autrement, et il va devoir regarder son passé avec les yeux écarquillés. C'est tellement bien écrit, qu'on se met dans la tête de Pierre, on se laisse emporter, et avec des personnages secondaires aussi touffus et vivants, on a l'impression de vivre le cauchemar de Pierre.
    Et que dire du style ? C'est direct, ça a du punch, ça vous fout des beignes dans la gueule (excusez le langage familier), comme un round de boxe : un direct, une tentative d'uppercut, et BING ! Un coup au foie. le livre alterne entre moment fort et pauses (comme dans un match de boxe, quand les protagonistes doivent souffler), et puis ça repart de plus belle. Pierre est parfois comme malmené, entraîné dans les cordes, balancé de droite et de gauche comme une balle de flipper, avant d'avoir un éclair de lucidité et de redresser la tête.
    Avec un fond historique de conflit Serbo-croate, où on apprend plein de choses, cela fait que ce roman est une petite perle bigrement originale dans son traitement et son sujet. Philippe Georget aime ses personnages et j'aime Philippe Georget pour cela. Ce deuxième roman est excellent, c'est un roman à lire, à ne rater sous aucun prétexte, foi de Black Novel. C'est le meilleur roman que j'aurais lu au mois de mars, dur, direct, plein d'humour et attachant.

    Lien : http://black-novel.over-blog.com/article-le-paradoxe-du-cerf-volant-..
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    • Livres 5.00/5
    Par gridou, le 28 mai 2011

    gridou
    Pierre, est boxeur; il a 27 ans, pas loin d'une retraite à laquelle il n'a pas envie de penser. Il travaille à mi-temps dans un petit bar de quartier. Rien à se reprocher. "Normal le mec" comme disait Coluche. Son meilleur ami est un réfugié politique d'ex-Yougoslavie. Il a connu la guerre et n'aime pas en parler. Ce qui arrange Pierre, qui préfère aussi éviter de parler de son enfance douloureuse d'orphelin.
    Et puis tout se complique...et Pierre se retrouve embarqué dans une histoire bien trop grosse pour lui, à laquelle il ne comprend rien.

    Ce qui est très fort, c'est d'arriver à ficeler un polar quasiment sans flic. Des flics, il y en a; mais la véritable enquête, c'est Pierre qui la mène. Les infos viennent à lui au gré des rencontres qu' il va faire par hasard ou provoquer, le puzzle va se mettre en place petit à petit et ainsi, Georget évite de façon très habile de nous servir le sempiternel flic sans peur et sans reproche qu'on voit partout, tout en restant crédible.

    Ensuite, le personnage de Pierre est vraiment touchant. C'est un type à l'enfance malheureuse, qui a perdu ses parents et sa soeur de façon tragique, il est très seul et s'accroche à la boxe comme à une bouée de sauvetage. "J'ai grandi sans aide et je me suis fait tout seul, à la force de mes petits poings". Parfois il se laisse rattraper par son mal être et bois jusqu'à finir "KO, la tête dans le caniveau et le plastron taché de vomissures". Malgré ça, c'est un mec bien. Sincère, fidèle et droit.
    Au fur et à mesure qu'on avance dans le livre, on va en découvrir davantage sur lui et son passé. C'est un peu la 2ème enquête qui s'imbrique parfaitement dans la 1ère.

    Je ne peux que recommander très vivement cet excellent roman, original dans la forme, parfaitement maitrisé du point de vue de la narration, qui traite aussi du conflit serbo-croate (de façon très claire) et que j'ai littéralement dévoré !

    Lien : http://lesgridouillis.over-blog.com/article-le-paradoxe-du-cerf-vola..
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Citations et extraits

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  • Par jeranjou, le 04 juillet 2014

    - Enchantée, Pierre, moi c’est Barbara.

    Je manque d’étouffer. Barbara… Ce prénom lui colle à la peau aussi bien que sa longue robe fourreau. Je doute sérieusement de sa sincérité. Je l’imagine le soir chez elle, avant de sortir, se choisir un prénom qui aille avec sa tenue : « Tiens, aujourd’hui, avec cette robe à dentelles, je pourrais choisir… Roxanne. Mais avec cette jupe fendue, je prendrais plutôt Vanessa. Ah non, finalement, je vais mettre cette robe fourreau et Barbara conviendra parfaitement. »

    Je suis sûr qu’elle a dans sa chambre un placard plein de prénoms juste à côté de sa garde-robe.
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  • Par jeranjou, le 19 juin 2014

    - Enchantée, Pierre, moi c’est Barbara.

    Je manque d’étouffer. Barbara… Ce prénom lui colle à la peau aussi bien que sa longue robe fourreau. Je doute sérieusement de sa sincérité. Je l’imagine le soir chez elle, avant de sortir, se choisir un prénom qui aille avec sa tenue : « Tiens, aujourd’hui, avec cette robe à dentelles, je pourrais choisir… Roxanne. Mais avec cette jupe fendue, je prendrais plutôt Vanessa. Ah non, finalement, je vais mettre cette robe fourreau et Barbara conviendra parfaitement. »

    Je suis sûr qu’elle a dans sa chambre un placard plein de prénoms juste à côté de sa garde-robe.
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  • Par jeranjou, le 05 juillet 2014

    Moustaki chante sa solitude, "Une amie, un douce habitude".

    J'ai envie d'hurler la mienne. Ma solitude est un vautour qui, depuis ma plus tendre enfance, guette mes instants de faiblesse pour fondre sur moi.

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  • Par jeranjou, le 17 juin 2014

    Tout corps plongé dans un liquide


    s'emmerde au bout d'une demi-heure.

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  • Par yv1, le 19 juillet 2014

    "J'allume ma cigarette et tire une première bouffée.
    - Tu fumes de nouveau ?
    Je me retourne. Sergueï. Je n'avais pas reconnu son accent, c'est normal : il roule les "r" et y'en avait pas dans sa phrase." [...]
    - Faut pas se fier aux apparences, Sergueï. Tu vois, j'ai mes chaussures aux pieds et, pourtant, je ne marche pas !" (p.30/31)
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Vidéo de Philippe Georget

Tendre comme les pierres de Philippe Georget .
Récompensés par le Prix du Polar SNCF ? un des plus prestigieux prix de lecteurs en France ?, le Prix du Premier Roman Policier, le Prix de l?Embouchure, le Prix du Balai d?Argent, le Prix des Vendanges Littéraires, les romans de Philippe Georget sont aujourd?hui traduits en Italie, en Angleterre, en Allemagne et aux États-Unis. Dans le village de Wadi Musa, près du célèbre site de Pétra, un vieil archéologue français est arrêté, accusé de pédophilie par la police jordanienne. Venu réaliser un documentaire sur son chantier de fouilles, Lionel Terras, journaliste parisien irascible et désabusé, va avec Mélanie, l?adjointe du professeur, tenter de découvrir qui cherche à éliminer le vieil homme. Son enquête va le conduire dans le désert du Wadi Rum, sur la piste de l?âme des Bédouins et sur les traces du mythique Lawrence d?Arabie, à la poursuite de l?incroyable secret de Sharat-Aqem? Lionel trouvera-t-il sur la Desert Highway les réponses à son propre chaos ? Car comme dit le proverbe arabe : « Si loin que portent nos pas, ils nous ramènent toujours à nous-mêmes. » En trois romans, Philippe Georget a su conquérir un large public et remporter un franc succès ? tant en France qu?à l?étranger ? grâce à son style direct et à ses intrigues maîtrisées dans lesquelles chacun a la possibilité de trouver des résonances personnelles? Des histoires d?amour (qui ne finissent pas toujours si mal?), des romans noirs et touffus, une réflexion délicatement ciselée, des polars riches et exaltants tout en finesse et précision? D?autant que Philippe Georget a le sens aigu de l?éclectisme : les tueurs en série, le milieu de la boxe, la guerre d?Algérie ! Aujourd?hui, nous voilà embarqués dans un superbe roman d?aventure, à Pétra, dans le désert jordanien, sur les traces de Lawrence d?Arabie, à la recherche de Sharat-Aqem ! le cadre (grandiose?), l'ambiance (surchauffée?), le contexte (politiquement sensible?), les personnages (avec de la chair, du c?ur et des tripes, plus vrais que nature?), l'intrigue (rebondissante?). Tout concourt ici à faire un formidable roman : d'amour, de colère, d'innocence, de rencontres, de liens, de questions, d?incompréhension, de ranc?urs, d'héritages culturels et de découvertes de soi, des autres, des bédouins et du désert? Un grand moment de lecture, d?aventure et plaisir ! http://polar.jigal.com/?page=liens&p=149








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