Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2914704755
Éditeur : Jigal (2011)


Note moyenne : 4.2/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Dans une salle surchauffée de la banlieue parisienne, Pierre, 27 ans, boxeur en plein naufrage, vient ce soir de perdre le combat de trop. Critiqué, sonné, déprimé, les doutes l'assaillent et la retraite se profile, contrainte et forc... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

Critiques, analyses et avis (3)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 12 mai 2011

    Onclepaul
    Vingt-sept ans, toutes ses dents, mais les yeux tuméfiés, les muscles endoloris, le corps meurtri, Pierre Couture vient d'encaisser une flopée de coups et une nouvelle défaite. Un combat de boxe qui a tourné à son désavantage, une leçon donnée par un adversaire, plus jeune il est vrai, mais surtout mieux préparé. Pourtant Pierre lors de ses débuts pugilistiques était promis à un fort bel avenir, mais les aléas de la vie et du cœur en ont décidé autrement. Son amie, son amour, Sarah est partie, et Pierre est orphelin. Son père diplomate est décédé dans un accident et sa mère s'est suicidée peu après. du moins c'est ce qu'il affirme, et il en est persuadé. Il a vécu dans des familles d'accueil. Arrivé aux portes de la gloire, il a négligé les entraînements et l'entretien de sa forme physique. Et ce soir-là Emile, son entraîneur, pense que Pierre vient de livrer son dernier combat. Il ne lui reste plus qu'un métier qu'il exerce à mi-temps, serveur dans le bar de Josy et René. Son ami Sergueï, plus âgé que Pierre, d'origine croate et chauffeur de taxi, lui propose un petit boulot dans ses cordes : devenir l'un des gros bras de Lazlo, lequel prête de l'argent, à un taux usuraire, à des personnes en difficultés passagères et qui oublient parfois de rembourser l'avance largement augmentée des intérêts. Il pratique également le racket. Accompagnant un dénommé La Fouine, Pierre se rend donc chez un certain monsieur Arnoult lequel rechigne à débourser, et ose même vouloir s'emparer d'une arme dans un tiroir. Mal lui en prend, Pierre plus vif se sert de ses deux mains, l'une pour asséner un coup de poing, l'autre pour subtiliser l'arme par le canon, et la donner à La Fouine qui la prend délicatement avec un mouchoir. Mais Pierre n'est pas satisfait de la tournure des événements, ce n'est pas un emploi pour lui, et il commence à faire la tournée des troquets. Il termine sa soirée sur un banc du parc des Buttes-Chaumont et se réveille pas très frais le lendemain matin. Deux inspecteurs de la Criminelle lui rendent une petite visite dans le café où il travaille, mais ce n'est pas pour consommer. Lazlo a été découvert assassiné, après avoir été torturé, et évidemment comme les empreintes de Pierre figurent sur l'arme du crime, il devient le principal suspect. Mis en garde à vue, notre boxeur barman nie l'évidence et affirme ne pas connaître Lazlo. de la fierté de sa part, car il regrette son acte chez Arnoult, mais aussi parce qu'il a, durant son adolescence, eu maille à partir avec la justice. Normalement ses incartades auraient dû être effacées de son casier judiciaire, seulement les services de police sont en possession de ses antécédents et surtout de ses empreintes. Ses souvenirs sont confus, malgré tout dans son cerveau embrouillé surgit une image. Il possède un alibi, tout ce qu'il y a de plus officiel. Durant l'heure présumée du meurtre il a arraché des mains d'une Pervenche, ex-Aubergine, son carnet à souches de procès-verbaux et l'a balancé dans le caniveau. D'ailleurs la policière reconnait cet incident et celui qui l'a provoqué. Les flics de la Criminelle ne peuvent qu'encaisser cet affront, mais en vérité ils se doutaient qu'ils faisaient fausse route et que la procédure n'avait pas été respectée. Remis en liberté, Pierre se rend compte qu'il est filé par deux individus qui pourraient être originaires d'ex-Yougoslavie. La Fouine est retrouvé égorgé et un commissaire, Cyril Lefèvre du service de coopération internationale, apprend à Pierre qu'il enquête à l'instigation de la police croate. Les deux individus louches, les Dupont-Dupond comme les a surnommés Pierre, sont dans le collimateur des services de police, mais plus surprenant, Lefèvre reprend l'enquête concernant la mort soi-disant accidentelle du père et de la jeune sœur de Pierre. Diplomate, en poste longtemps en Amérique latine, il avait terminé précocement sa carrière dans les Balkans en 1993. Et cette piste qui conduit aux pays éclatés de la Yougoslavie, les dissensions, et plus, entre la Croatie et la Serbie, touche apparemment de près Pierre, puisque son ami Sergueï a disparu dans la nature.
    Pierre Couture, après un mauvais passage à vide a décidé de reprendre la boxe avec sérieux, détermination et conscience, justement pour s'en redonner une bonne, d'autant qu'il retrouve la fliquette aux P.V., Julie, courant dans le parc des Buttes-Chaumont. Débute entre les deux jeunes gens un sentiment d'amitié, mais cela ne fait pas oublier à Pierre ses devoirs. Découvrir ce qui se cache dans ce sac de nœuds dans lequel son père semble impliqué, le meurtre de Lazlo et celui de La Fouine, la disparition de Lazlo, et autres événements et personnages, auxquels il doit faire face alors qu'il est complètement paumé dans cet imbroglio. Il doit penser au passé, mais également à son avenir pugilistique, un promoteur de combats de boxe ayant décidé d'organiser un combat entre lui et l'étoile montante de ce noble sport.
    Entre le passé et l'avenir s'immisce le quotidien, c'est-à-dire gérer ses relations avec Julie et échapper à des gros bras issus de la légion étrangère qui tourbillonnent autour de lui. Dans un panachage comprenant passé historique, action, émotion, humour sobre, plus quelques autres ingrédients utiles à la rédaction du roman passionnant en tout point, cette histoire se décline en trois rencontres de douze rounds chacun. le personnage de Pierre Couture, essayant de surmonter ses problèmes familiaux, affectifs, professionnels, est attachant et le lecteur, s'il ne peut s'identifier à lui, vibre en même temps que lui au cours des différents obstacles qu'il doit surmonter. Et chantonner les chansons françaises que Pierre apprécie, un héritage parental, des interprètes comme Ferré, Lavilliers, Brel, Michel Berger, Piaf, et bien d'autres. Hors le contexte géopolitique, des exactions entre Serbes et Croates, des conflits interethniques, des rivalités religieuses, des ravages, des haines et des antagonismes de toutes sortes et de toutes origines qui forment la trame de l'histoire, la déchéance et la résurrection possible du boxeur entretiennent également le suspense et font penser à ces vieux films en noir et blanc qui mettaient en scène des boxeurs sur le déclin en proie à l'alcoolisme et aux mafieux.
    C'était beau, mais c'était triste ! Un boxeur pleurait dans ses gants.


    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par PierreF, le 27 mars 2011

    PierreF
    Je viens de refermer ce roman, de tourner la dernière page, d'abandonner Pierre, ce personnage si sympathique, et de quitter le Paris nocturne où il se passe tant de choses. Et je ne sais comment commencer mon avis. Alors je vais donc écrire la conclusion : Il faut que vous lisiez ce roman à tout prix, car c'est brillant à beaucoup de points de vue, que ce soit les personnages, le cadre, l'ambiance, le contexte et le déroulement de l'intrigue. Un formidable roman d'amitié, d'amour, de colère, d'innocence, de guerres, d'héritages familiaux. Si vous avez lu L'été tous les chats s'ennuient, celui-ci est encore meilleur.
    Du premier, j'avais adoré cette façon qu'a Philippe Georget de décrire le quotidien d'un flic, délaissant l'intrigue pour creuser l'intimité, l'après boulot, les pensées et les doutes de son personnage principal. Et je lui avais trouvé quelques longueurs dans les descriptions, les dialogues. Mais l'ensemble emportait l'adhésion par la sincérité et l'originalité du point de vue.
    Ici, on fait un virage à 180 degrés. Tout est organisé comme un combat de boxe, ou plutôt devrais-je dire 3 rencontres de boxe : le premier combat, la revanche et la belle. D'ailleurs, le roman est organisé autour de trois parties, découpées en 12 rounds, ce qui est la durée d'un match de boxe (pour ceux qui ne le savent pas). Mais que je vous rassure : si vous n'aimez pas la boxe, si vous n'y connaissez rien, ce n'est pas grave, car ce roman ne parle pas de boxe, la boxe ne sert que de contexte et de prétexte.
    Le personnage principal de ce roman est marqué par son passé : séparé de sa femme qu'il aimait, arrivé à un âge où dans son domaine, on perce ou on arrête, orphelin ayant fait des bêtises de jeunesse, il ne veut se remettre en cause. Mais les événements vont en décider autrement, et il va devoir regarder son passé avec les yeux écarquillés. C'est tellement bien écrit, qu'on se met dans la tête de Pierre, on se laisse emporter, et avec des personnages secondaires aussi touffus et vivants, on a l'impression de vivre le cauchemar de Pierre.
    Et que dire du style ? C'est direct, ça a du punch, ça vous fout des beignes dans la gueule (excusez le langage familier), comme un round de boxe : un direct, une tentative d'uppercut, et BING ! Un coup au foie. le livre alterne entre moment fort et pauses (comme dans un match de boxe, quand les protagonistes doivent souffler), et puis ça repart de plus belle. Pierre est parfois comme malmené, entraîné dans les cordes, balancé de droite et de gauche comme une balle de flipper, avant d'avoir un éclair de lucidité et de redresser la tête.
    Avec un fond historique de conflit Serbo-croate, où on apprend plein de choses, cela fait que ce roman est une petite perle bigrement originale dans son traitement et son sujet. Philippe Georget aime ses personnages et j'aime Philippe Georget pour cela. Ce deuxième roman est excellent, c'est un roman à lire, à ne rater sous aucun prétexte, foi de Black Novel. C'est le meilleur roman que j'aurais lu au mois de mars, dur, direct, plein d'humour et attachant.

    Lien : http://black-novel.over-blog.com/article-le-paradoxe-du-cerf-volant-..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par gridou, le 28 mai 2011

    gridou
    Pierre, est boxeur; il a 27 ans, pas loin d'une retraite à laquelle il n'a pas envie de penser. Il travaille à mi-temps dans un petit bar de quartier. Rien à se reprocher. "Normal le mec" comme disait Coluche. Son meilleur ami est un réfugié politique d'ex-Yougoslavie. Il a connu la guerre et n'aime pas en parler. Ce qui arrange Pierre, qui préfère aussi éviter de parler de son enfance douloureuse d'orphelin.
    Et puis tout se complique...et Pierre se retrouve embarqué dans une histoire bien trop grosse pour lui, à laquelle il ne comprend rien.

    Ce qui est très fort, c'est d'arriver à ficeler un polar quasiment sans flic. Des flics, il y en a; mais la véritable enquête, c'est Pierre qui la mène. Les infos viennent à lui au gré des rencontres qu' il va faire par hasard ou provoquer, le puzzle va se mettre en place petit à petit et ainsi, Georget évite de façon très habile de nous servir le sempiternel flic sans peur et sans reproche qu'on voit partout, tout en restant crédible.

    Ensuite, le personnage de Pierre est vraiment touchant. C'est un type à l'enfance malheureuse, qui a perdu ses parents et sa soeur de façon tragique, il est très seul et s'accroche à la boxe comme à une bouée de sauvetage. "J'ai grandi sans aide et je me suis fait tout seul, à la force de mes petits poings". Parfois il se laisse rattraper par son mal être et bois jusqu'à finir "KO, la tête dans le caniveau et le plastron taché de vomissures". Malgré ça, c'est un mec bien. Sincère, fidèle et droit.
    Au fur et à mesure qu'on avance dans le livre, on va en découvrir davantage sur lui et son passé. C'est un peu la 2ème enquête qui s'imbrique parfaitement dans la 1ère.

    Je ne peux que recommander très vivement cet excellent roman, original dans la forme, parfaitement maitrisé du point de vue de la narration, qui traite aussi du conflit serbo-croate (de façon très claire) et que j'ai littéralement dévoré !

    Lien : http://lesgridouillis.over-blog.com/article-le-paradoxe-du-cerf-vola..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

> voir toutes (4)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

> voir toutes (5)

Videos de Philippe Georget

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Philippe Georget

Jigal Polar les Nouveautés de Mai 2012 .
Jimmy Gallier et les Éditions Jigal vous présentent en vidéo les nouveautés polar du mois de mai : LES VIOLENTS DE L'AUTOMNE, le 3ème roman de Philippe Georget, PRIX SNCF DU POLAR 2011, RÉSEAU D'ÉTAT de Hugues Leforestier, PARJURES de Gilles Vincent, Franco est mort jeudi de Maurice Gouiran. © Éditions Jigal www.polar.jigal.com








Sur Amazon
à partir de :
17,33 € (neuf)
6,00 € (occasion)

   

Faire découvrir Le paradoxe du cerf-volant par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (13)

> voir plus

Quiz