ISBN : 2265085847
Éditeur : Fleuve noir (2007)


Note moyenne : 3.93/5 (sur 76 notes) Ajouter à mes livres
Une femme. Rousse, plutôt charmante. Oui, il se souvient. Un peu... Il l'a suivie chez elle... Ils ont partagé un verre, il l'a prise dans ses bras... Ensuite, c'est le trou noir. Quand il se réveille dans cette cave, derrière ces barreaux, il comprend que sa vie vient ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par AnaisValente, le 15 avril 2012

    AnaisValente
    « le dimanche, on lit au lit ».
    Après « Meurtres pour rédemption », je persiste et signe avec un bonheur incommensurable dans ma lecture de l'intégralité des romans de Karine Giebel. Après avoir dévoré « Terminus Elicius » d'une traite lundi après-midi, sur mon transat, sous le soleil, (je vous en parle ensuite, cherchez pas à comprendre, y'a pas d'explication, juste le hasard de l'écriture), j'ai attaqué « Les morsures de l'ombre » et l'ai lu d'une traite mercredi après-midi, toujours sur le même transat, toujours sous le même soleil, mais encore plus chaud, merci l'été indien. Vous vous demandez « mais pourquoi elle a rien lu mardi après-midi, sur son transat, sous son soleil ? », avouez… Passque le mardi, je bosse toute la journée, hé oui, ça m'arrive…
    L'histoire : Elle est belle, attirante, disponible. Il n'a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre. A présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. de le faire souffrir lentement. Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n'est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince...
    (à noter que sur Amazon, ils ont indiqué « de le frire souffrir », mais je vous rassure, elle ne le passe pas à la friteuse… c'est bien pire).
    Voilà quasi un huis-clos (quasi, car à l'occasion, on sort tout de même un peu de la cave) qui scotche du premier mot au tout dernier. Avec une fin comme je les aime, imprévisible. Une angoisse qui monte qui monte qui monte, comme la petite bête… J'avais pu le constater dans Terminus Elicius, Karine Giebel aime insuffler un peu beaucoup de folie dans ses romans, c'est sans doute ce qui me glace totalement (malgré le soleil qui chauffait grave mercredi, je vous le dis). Vous me direz que dans tout thriller, à partir du moment où y'a un tueur, y'a de la folie. Mais non, chez Karine Giebel, c'est bien pire. Bien plus subtil. Déjà, on pige difficilement les tenants et aboutissants du processus meurtrier, c'est fascinant. Et puis la folie se comprend petit à petit, heure après heure, comme du venin qui pénètre tout doucement dans les veines. L'angoisse monte doucement aussi, mais sûrement. Et à la fin, ben j'ai plus d'ongles, j'ai plus de cheveux (passque j'ai la sale habitude de chipoter dans mes cheveux à la recherche de fourches ou de cheveux cassants quand je stresse – ou quand je suis au téléphone au bureau, ça fait toujours bien rire Mostek). J'ai plus de nerfs.
    Non, sérieux, je bénis le ciel d'avoir découvert Karine Giebel. Je bénis le ciel de la découvrir alors qu'elle a cinq romans à son actif, que je vais pouvoir m'enfiler les uns après les autres, avec un bonheur non dissimulé.
    « Meurtres pour rédemption » restera sans doute mon préféré de chez préféré, celui que j'aime par dessus tout, que je vénère comme une bible (quoi que je ne vénère aucune bible, sauf peut-être le Ciné Revue), que j'aime d'amour et dont l'héroïne restera à jamais présente dans mon esprit.
    « Les morsures de l'ombre » est cependant un livre génialissime à lire de toute urgence… Après lecture cependant, évitez de descendre cherche quoi que ce soit à la cave… je dis ça je dis rien.

    Lien : http://www.le-celibat-ne-passera-pas-par-moi.be/anais-et-sa-collecti..
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par caro64, le 15 juin 2011

    caro64
    Quand le Commandant Benoît ouvre les yeux, il ne comprend pas du tout où il est. Il se sent mal, nauséeux, comateux, comme drogué. Il ne se souvient pas du tout comment il a pu arriver dans cette cage, sale, malodorante. Puis, les souvenirs remontent à la surface : cette femme sur le bord de la route, belle, très belle, seule, en panne... il l'a aidée, l'a raccompagnée chez elle. Oui il a bu un verre avec elle et après ?... le trou noir. Et soudain la voilà, derrière les barreaux, sa géôlière. Mais pourquoi le garder prisonnier ? Pour se venger d'un crime qu'il n'a pas commis ? Benoît ne comprend rien à toute cette histoire mais ce qu'il sait c'est que ses collègues de la police vont tout mettre en oeuvre pour le retrouver...
    Dans ce " Misery à la française", Karine Giebel réussit le pari du suspense avec un certain brio : impossible de lâcher le roman, qui se lit d'une traite. Dommage que certaines situations soient si peu crédibles et que l'intrigue, par ailleurs plutôt bien menée, débouche sur un final un peu poussif.
    Les morsures de l'ombre, à défaut d'être "magistral" (comme l'indique la quatrième) est un polar honnête mais, un roman en aucun cas comparable avec le chef-d'œuvre de Stephen King. Se lit et s'oublie très vite. Idéal pour la plage.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par cintia, le 20 avril 2012

    cintia
    Livre court et noir, vraiment noir.
    Benoît, commandant de police, se réveille drogué dans une cage. Il ne se rappelle pas comment il est arrivé là. Puis reconnait sa geôlière, une énième conquête extra-conjuguale.
    Commence alors pour lui un cauchemar éveillé : enfermé, affamé, humilié, torturé sans cesse, il ne comprend pas pourquoi cette femme s'acharne sur lui, ni ce qu'elle veut obtenir de lui.
    En parallèle, nous suivons les coéquipiers de Benoît qui tentent de le retrouver, ne sachant s'ils vont le retrouver vivant ou mort.
    Karine Giebel nous dirige dans plusieurs directions, nous fait douter de tous pour finalement arriver à un dénouvement vraiment surprenant.
    Il est assez rare de se laisser mener par le bout du nez par l'écrivain sans deviner à l'avance ce que sera la fin : mission accomplie cette fois-ci.
    Même s'il faut avouer que cette lecture m'a remuée les tripes à de nombreux moments (âmes sensibles s'abstenir…), j'en suis ravie et lirai avec plaisir d'autres ouvrages de cette auteure.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Jacq, le 03 février 2012

    Jacq
    Une narration très efficace pour tenir le lecteur en haleine ! L'écriture « sèche », sans fioriture participe au côté haletant du roman. Même si le héros ne m'était pas très « sympathique » tant par son vocabulaire (cela m'a d'ailleurs gênée dès les premières lignes ….. et j'avoue que je ne vois pas pourquoi l'auteur le lui fait employer) que par ses infidélités et la façon dont il traite ses maîtresses éphémères, je dois avouer que j'ai « souffert » avec lui ! Et je me suis posée "les" deux questions
    « inévitables » : Pourquoi est-il là ? Qui lui en veut à ce point pour avoir « manipulé » ainsi sa tortionnaire ?
    Je ne m'attendais pas du tout à la fin … oh là là ….. mais vraiment pas !
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par fleurdusoleil, le 10 juillet 2011

    fleurdusoleil
    Je découvre l'univers de Karine Giebel au travers de ce thriller psychologique original.
    Nous nous retrouvons dans un schéma peu commun : une tortionnaire, un flic prisonnier et un huis clos angoissant dans une cave.
    A l'inverse des huis-clos classiques, le rythme de lecture est très soutenu. Pas d'interminables réflexions, pas de scènes de torture à rallonge, pas de dialogues épuisants. Tout est savemment dosé. Mais l'angoisse est omniprésente. le lecteur est entrainé dans cette sombre séquestration et se tient près du prisonnier sans beaucoup d'indices sur les causes de cet enlèvement Comme ce pauvre homme, on ne sait pas pourquoi il se retrouve aux mains de cette jeune femme à la psychologie quelque peu dérangée. Chaque fois qu'elle vient le voir, la peur monte, et l'excitation aussi. Franchement flippant !
    Et le dénouement est vraiment surprenant. Rien ne nous amène à cette fin des plus décalés. On est estomaqué par la tournure que prend cette histoire. Et la surprise est un atout majeur dans un thriller. le lecteur attend la fin avec impatience, ayant fondé des théories sur tout, et lorsqu'il découvre le fin mot de l'histoire il aime généralement être passé complétement à côté de la plaque. du moins c'est mon cas. J'aime qu'un thriller me surprenne.
    Bref, une lecture très rapide, angoissante, originale et entrainante. Tout ce qu'on attend dans ce genre de livres.

    Lien : http://lacaveauxlivres.blogspot.com/2011/07/appartement-16-adam-nevi..
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Citations et extraits

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  • Par bioki, le 13 mai 2012

    Impression étrange.
    Comme une gueule de bois, un lendemain de cuite.
    Sauf qu’il peine à se souvenir de la veille… Neurones en vrac.
    Enfin, ses yeux s’ouvrent complètement. Il réalise qu’il gît par terre, à même un béton sale. Un mélange d’effluves importune ses poumons ; peinture, détergent, grésil, essence ? Désagréable, surtout de bon matin ! Mais est-ce seulement le matin ?
    Ça sent pas comme ça chez moi, d’habitude…
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  • Par bioki, le 13 mai 2012

    Il sursaute. Ça vient de l’obscurité. Il plisse les yeux, distingue une forme dans le fond de l’immense cave, de l’autre côté de l’infranchissable séparation.
    — Qui… Qui êtes-vous ?
    — Vous ne vous souvenez pas ?!
    Soudain, cette voix… Une cascade d’images jaillit brutalement de son esprit. Une femme. Rousse, plutôt charmante. Oui, il se souvient. Un peu…
    Il l’a suivie chez elle… Mais où l’a-t-il rencontrée ?
    Ça, il ne s’en souvient plus. Ils ont partagé un verre, il l’a prise dans ses bras… Ensuite, c’est le trou noir.
    Comment elle s’appelle, déjà ?
    Il s’approche des barreaux, s’y accroche des deux mains. Fait une tentative.
    — Lydia ?
    — Je vois que la mémoire revient, commandant !
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  • Par bioki, le 13 mai 2012

    Il accomplit un effort énergique pour secouer ses méninges. Essaie de se souvenir comment il a atterri là. Mais n’y arrive pas.
    Black-out total.
    Il fouille les poches de son manteau, celles de son jean. Là aussi, le vide. Plus de portable, plus de portefeuille, plus de clefs. Plus de flingue. Plus de repères.
    Et une terrible migraine.
    Il effleure sa nuque puis considère, hébété, le sang coagulé sur le bout de ses doigts.
    Merde, je suis blessé…
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  • Par dominique.perrotin, le 19 août 2011


    Lundi 27 décembre, 16 heures

    La faim et le froid ne l’atteignent même plus.
    On s’habitue atout. Ou presque.
    Benoît s’enfonce lentement dans une sorte de marécage vaseux. Plus on s’agite, plus vite on coule, paraît-il.
    Alors, il bouge le moins possible. Une technique comme une autre.
    De toute façon, ses muscles sont encore traumatisés par l'expérience sensorielle inédite gracieusement offerte par sa charmante geôlière!
    Ces dernières vingt-quatre heures, ses seules activités se sont résumées à boire, pisser et prendre une douche heureusement chaude.
    Pleurer aussi, de temps en temps.
    Mais essentiellement, penser.
    Ressasser le film de sa courte vie, dont l’épilogue semble déjà écrit.
    Il a feuilleté les pages de son enfance, de sa jeunesse, de sa carrière de flic.
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  • Par Tix, le 08 septembre 2011

    Première certitude : je ne suis pas dans ma piaule.
    Mais où, alors ? […]
    Il tourne la tête sur la droite, déclenchant une douleur assassine dans ses cervicales. Et là, il aperçoit…
    Les barreaux. […]
    Enfermé.
    Son cœur s’extirpe lentement de la léthargie. Commence à battre fort. Très fort.
    Dans un réflexe stupide, il cherche son arme. Pour se réconforter. Sauf que son holster est vide. Un vide effrayant.
    Deuxième certitude : je suis dans la merde…
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