> Sophie Voillot (Traducteur)

ISBN : 2207259528
Éditeur : Denoël (2008)


Note moyenne : 3.65/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
Liban, début des années 1980. Campé dans un Beyrouth dévasté par les bombes, De Niro's Game est une odyssée chaotique, écorchée et haletante, une plongée vertigineuse au cœur de la guerre civile et de ses folies. A Beyrouth-Ouest, Bassani et Georges, deux amis d'enfance... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par mimienco, le 23 juin 2009

    mimienco
    4ème de couverture: Liban, début des années 1980.
    Campé dans un Beyrouth dévasté par les bombes, De Niro'S Game est une odyssée chaotique, écorchée et haletante, une plongée vertigineuse au cœur de la guerre civile et de ses folies. A Beyrouth-Ouest, Bassani et Georges, deux amis d'enfance, tuent leur ennui et leur mal de vivre à coups de petits boulots minables, de maigres larcins et de soirées trop arrosées. Les jours se suivent et avec eux les alertes, les morts, les immeubles en ruine.
    Les filles sont inaccessibles, muselées par les traditions et les couvre-feux. Entre deux visites aux copains de lycée engagés dans la milice, les deux jeunes gens s'imaginent coulant des jours meilleurs : Bassam rêve de fuir à l'étranger, et Georges, lui, se sent de plus en plus attiré par les discours belliqueux de la milice chrétienne. Dans un ultime défi, les deux amis décident de détourner la recette de la salle de jeu où Georges travaille.
    Mais l'argent seul suffira-t-il à les éloigner de la guerre et à sauver leur amitié ? Porté par une écriture sans concessions, le premier - roman de Rawi Hage annonce, au-delà de la puissance du récit, l'avènement d'une nouvelle voix.
    Mon opinion: Comme de nombreux blogueurs les Editions Denoël et le site Chez les Filles.com m'ont gentiment offert ce roman, et je les en remercie!
    Par contre, alors que toute la blogosphère rend hommage à ce roman qualifé de roman bouleversant, époustouflant et j'en passe... je me sens un petit peu seule dans ce déluge de compliments dans lequel je ne me reconnais pas du tout car je n'ai pas du tout aimé ce roman!
    Certes c'est un roman qui ne laisse pas indifférent tant du point de vue de l'intrigue (le désastre de la guerre à Beyrouth, l'amitié, la difficulté de vivre sa jeunesse dans un contexte marqué par la mort, la destruction, la pauvreté...) que de l'écriture, une écriture sans fard, percutante.
    Et pourtant je n'ai pas du tout accroché, au point même que je me suis forcée à le finir pour voir si je ne changeais pas d'avis jusqu'aux dernières pages.
    Et bien non. D'une part, j'ai vite été lassée de l'écriture de l'auteur que j'ai trouvé sans poésie, sans finesse, sans nuance. Bien sûr c'est un roman qui relate un contexte de guerre et je ne m'attendais pas à être confronter à une écriture mièvre ou je ne sais pas quoi. Mais je pense également qu'un sujet difficile, très violent peut se traiter avec une écriture fine, juste, poétique tout en transmettant de l'émotion, de l'horreur, de la violence.
    D'autre part, l'intrigue ne m'a pas tenue en haleine même si certains évènements étaient intéressants. Pour finir, j'ai trouvé que la troisième partie n'était pas du tout à sa place tranchant avec les deux premières parties du roman, de même que les métaphores historiques utilisées tout au long de cette partie finale.
    Alors comme vous pouvez le constater chers lecteurs, c'est une grosse déception surtout que j'étais impatiente de lire ce livre, intéressée par le thème et enthousiaste en voyant les nombreux coups de coeurs des blogueurs pour ce roman. Pour ma part, je suis passée totalement à côté!
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    • Livres 5.00/5
    Par malaurie, le 16 avril 2010

    malaurie
    Liban. Beyrouth, début des années 1980. Bassam et Georges sont deux amis d'enfance. La guerre fait rage. Les balles sifflent, les bombes pleuvent. Les caves sont transformées en abri, les facades des immeubles ont attrapé la lèpre : impacts de balles, trous de mortier. La société se délite, les plus anciens tentent de s'accrocher à certaines valeurs refuges comme la famille. Mais ces mêmes familles ont souffert, la guerre sévit depuis 1975.
    Les deux jeunes hommes meurtris par ces années de guerre tentent de troubler l'ennui qui les assaille en montant des combines plus ou moins foireuses pour gagner de l'argent. Tous deux rêvent d'une vie meilleure, mais les voies qu'ils choisissent sont diamétralement opposées : Georges décide de s'engager dans la milice alors que Bassam ne pense qu'à partir.
    Rome, Beyrouth, Paris, trois lieux, trois unités, trois chapitres. Mais aussi trois drames : l'amitié, l'amour, la guerre et trois personnages : Bassam, Georges et l'étranger. Cet étange étranger, c'est Albert Camus qui l'introduit et lui donne corps. Entre les mains de Bassam, les premiers mots du roman d'Albert Camus :
    "Aujourd'hui maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas."
    proposent une nouvelle clé de compréhension. Autant Bassam qui part que Georges qui s'engage, tous les deux en se quittant deviennent étrangers ; ils le sont autant l'un pour l'autre que pour eux-même. Étrangers à soi même, bien souvent perdus. Mais étrangers, ne l'étaient-ils pas déjà dans ce pays en guerre, à l'aube de l'âge adulte ?
    Le point d'orgue de ce récit culmine avec le déclenchement de l'opération israélienne "Paix en Galillé" se soldant par l'arrivée des soldats israéliens aux portes de Beyrouth avec pour apogée l'horreur des massacres de Sabra et Chatila. Ce récit fait donc écho à l'admirable film de l'israélien Ari Folman : Valse avec Bachir. Il s'agit ni plus ni moins d'un regard différent, selon un autre point de vue (les chrétiens maronites ici, les soldats israéliens là-bas) sur un même moment de l'Histoire. La fiction joue ici pleinement son rôle en permettant au lecteur de prendre une distance intelligente devant l'Histoire en lui offrant des éléments de compréhension. Les évènements historiques, plus connus selon des approches médiatiques et historiques, s'éclairent sous un jour plus personnel et intime. Et ce sont bien ces gens-là - les anonymes, qui nous offrent leurs morceaux de vie - qui subissent de plein fouet les effets dévastateurs des guerres.
    La suite ci-dessous :
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Ori, le 23 novembre 2008

    Ori
    De Niro'S Game de Rawi Hage, Denoel
    Bassam et Georges (rien à voir avec le Clooney, on a dit De Niro) sont des amis d'enfance, des frères, et dans le Beyrouth déchiré par la guerre entre chrétiens, musulmans, syriens, communistes... l'amitié devrait être plus forte que tout. Oui, mais voilà de petites arnaques, en crimes de plus en plus violents, les deux frères vont s'éloigner l'un de l'autre. Bassam continuera ses petits trafics, tandis que Georges rejoindra la milice. Ils se retrouveront dans un terrible face à face où ils joueront au De Niro'S Game, la roulette ruse à laquelle jouait De Niro, Christopher Walken et d'autres dans le terrible film Voyage au bout de l'enfer (film dont je ne me suis pas remise, je ne veux jamais le revoir, et pourtant c'est à voir!).
    C'est un thème fort que nous livre ce roman, roman à l'écriture métaphorique et souvent rustre, c'est la guerre, économie de mots, violence, mots crus... C'est un bon livre, mais je suis passée à côté. Je n'arrivais pas à me fondre dans le personnage de Bassam, je n'arrivais pas à comprendre cette lente descente aux enfers, et j'ai vraiment eu du mal à le terminer. Des scènes m'ont bouleversée (la scène finale, le récit de l'anéantissement du camp palestinien), mais cela n'a pas suffit. Mais je le répète, c'est moi, ça n'enlève rien à la beauté de ce livre, c'est juste que ces thèmes-là (violence, guerre...) me parlent peu.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par kathel, le 11 septembre 2008

    kathel
    Ce roman se présente tout d'abord sous forme d'une chronique de la vie à Beyrouth-Ouest pendant la guerre civile, sous les bombes, vue par un jeune homme un peu paumé, un peu voyou. L'écriture en est assez noire, saccadée, mais parfois lyrique, avec des images dures qui montrent que le narrateur a assez peu de tendresse pour l'espèce humaine. Je trouve que l'auteur sait bien transcrire le parler, les exagérations, l'imagination de Bassam, à qui cette vie pas très facile dans un pays ravagé, a fait perdre ses illusions. Il rêve cependant de fuir pour l'étranger, c'est Rome qu'il imagine rejoindre un jour… Son ami d'enfance Georges se laisse attirer par la milice chrétienne et les exactions commises lors de la guerre civile donnent lieu à quelques scènes plutôt dures, sans toutefois, grâce à l'écriture, dépasser les limites du supportable. C'est aussi le récit d'une belle amitié entre Georges et Bassam et c'est la partie la plus touchante du roman. le dernier quart du livre se passe dans un environnement assez différent du reste, mais je ne vous le dévoilerai pas, bien sûr.
    En résumé, j'ai apprécié cette lecture, je serai très curieuse de lire le prochain roman de l'auteur, mais j'ai trouvé quelques passages éprouvants, parce que très réalistes.
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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 15 janvier 2009

    annie
    Denoël) Poppy

    À Beyrouth-Ouest, Bassam et Georges, deux amis d'enfance, tuent leur ennui et leur mal de vivre à coups de petits boulots minables, de maigres larcins et de soirées trop arrosées.
    Les jours se suivent et avec eux les alertes, les morts, les immeubles en ruine. Les filles sont difficilement accessibles, muselées par les traditions et les couvre-feux.
    Entre deux visites aux copains de lycée engagés dans la milice, les deux jeunes gens s'imaginent coulant des jours meilleurs : Bassam rêve de fuir à l'étranger, et Georges, lui, se sent de plus en plus attiré par les discours belliqueux de la milice chrétienne.
    Dans un ultime défi, les deux amis décident de détourner la recette de la salle de jeu où Georges travaille. Mais l'argent seul suffira-t-il à les éloigner de la guerre et à sauver leur amitié ?
    Porté par une écriture sans concessions, le premier roman de Rawi Hage annonce, au-delà de la puissance du récit, l'avènement d'un grand écrivain.
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Citations et extraits

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  • Par gwenlaot, le 02 octobre 2008

    Chats paresseux qui lézardent sous les voitures sales en contemplant la parade des chaussures italiennes, des ongles vernis, des revers de talons multicolores et déchirés, des talons aiguilles, des tongs en plastique, des pieds nus qui trépignent et des chevilles, délicieuses chevilles nues dont viendraient s’emparer de grosses mains pour les relâcher aussitôt et mieux les reprendre un peu plus haut, remontant ainsi jusqu’à la source chaude qui, doucement, généreusement, se fait légère inondation fleurant l’anguille, le poisson rouge et l’eau de rose
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