ISBN : 2290334715
Éditeur : J'ai Lu (2003)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 40 notes) Ajouter à mes livres
"La musique des vers de Hugo s'adapte aux profondes harmonies de la nature; sculpteur, il découpe, dans ses strophes, la forme inoubliable des choses; peintre, il les illumine de leur couleur propre. Et comme si elles venaient directement de la nature, les trois impress... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Bibliolibra, le 16 décembre 2011

    Bibliolibra
    Victor Hugo déploie ici des talents impétueux et bouillonnants qui lui sont propres. A travers le masque du poète, Victor Hugo requiert de multiples facettes: magicien des rêves, illusionniste, conteur... Il nous fait voyager d'une façon que lui seul est capable de faire de part les monts et les merveilles des siècles.
    Puissant est l'adjectif qui correspondrait parfaitement à cette oeuvre laquelle m'a happée avec force et exaltation, comme si j'étais tombée par mégarde dans une spirale sans fin remplie d'image des siècles passés.
    C'est bouche-bée et la tête dans les nuages que le lecteur, même le plus aguerri, atterri de cette oeuvre magnifique et digne de Victor Hugo l'un des plus grands auteurs de son siècle....
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    • Livres 4.00/5
    Par vincentf, le 01 juillet 2010

    vincentf
    Quel est donc le rapport que j'entretiens avec l'oeuvre d'Hugo, sans doute l'une de celles que j'ai le plus lu ? Fascination ? Agacement ? Indéniablement, je retrouve dans La Légende des siècles ce que j'attends de Victor Hugo, des images gigantesques qui entrent en collision avec des détails, qui deviennent alors eux-même gigantesques en bouffant le grandiose. Ceci, au milieu du jugement dernier : "Il semblait un réveil songeant près d'un chevet". Qui, il ? Dieu, rien moins que Dieu, mais passons, les renversements sont partout chez Hugo, le petit devient grand (et vice-versa, bien sûr), la lumière devient ombre, mais surtout le contraire, dans ce vingtième siècle dont on sait qu'il n'a pas grand chose de lumineux (et pourtant... peut-être).
    Le choc des contraires, chez Hugo, est si présent, qu'il en devient banal, que l'on n'est plus choqué de voir l'âne et Dieu mis au même niveau. Hugo rend le sublime chiant. C'est génial. C'est décevant. Il n'empêche que, tout à coup, le lecteur se trouve fasciné, pris dans le mouvement formidablement puissant de l'évocation hugolienne, comme au moment où il entre dans le château d'Eviradnus, par exemple. Et puis paf, c'est à nouveau de La poésie romantique, cet éloge de la Suisse qui sonne si faux qu'au détour d'un vers on s'attend ce qu'un vieux barbu gâteux se lève, mette la main sur le coeur, et chante, fier comme un colonel singinois, "armons-nous, armons-nous, enfants de l'Helvétie".
    Finalement (mais l'on n'est jamais à la fin, je relirai Victor Hugo), j'en ai marre de Victor Hugo. Je commence à trop bien le connaître. Et puis, Hugo, tout génial qu'il est, se prend au sérieux, est conscient de son propre génie et en use et abuse, contemple sa propre statue. Quand on lit Victor Hugo, on se sent écrasé, comme quand on écoute la musique de Beethoven. Vite, une pause, une petite chanson de Vincent Delerm, un petit poème de Jules Laforgue, fuyons l'Histoire, cette légende des siècles dont on sait aujourd'hui qu'elle mène (qu'aurait écrit Victor Hugo au vingtième siècle, au moment où les navires du ciel larguaient la bombe atomique sur Hiroshima ?) à une impasse. Plus jamais nous n'écrirons d'épopées, par même petites. le monde n'aura plus de Victor Hugo, et il tournera plus paisiblement.
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    • Livres 4.00/5
    Par zohar, le 27 mai 2011

    zohar
    « Ne gâtons-nous pas les choses en les exprimant ? » (Virginia Woolf). Alors je dirai simplement ceci : « Booz endormi », « Après la bataille » ou encore « La Conscience » sont là, autant de poèmes qui constituent ce monstrueux et sublime recueil, de Victor Hugo.
    « La Légende des siècles » est une œuvre prométhéenne : le poète y aborde une poésie épique (« C'est l 'épopée humaine, âpre, immense, écroulée ») en élaborant le projet d'une vaste fresque décrivant toute l'histoire de l'humanité partant de l'origine du mal, de Satan, pour rejoindre Dieu.
    C'est une œuvre emblématique qui cherche à témoigner l'histoire du genre humain, de son cheminement de l'obscur vers la clarté : « chaque homme dans sa nuit s'en va vers sa lumière ».
    C'est une œuvre dont les murs des siècles sont entourés d'éblouissements et de fascinations.
    C'est une œuvre titanesque emplie à la fois d'immensité et de chaos.
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    • Livres 1.00/5
    Par zugzugette, le 20 mai 2012

    zugzugette
    ce livre lu il y a quelques années devait l'esperais-je me réconcilier avec la poésie. Ce ne fut pas le cas.
    J'aime beaucoup Victor Hugo, mais en prose. La Légende des siècles m'a paru trop ampoulé, trop empli de suffisance et d'auto-satisfaction. Certains disent qu'il s'agit du sommet de la poésie, que chaque mot a été réfléchi afin de faire mouche. Je le concède; Mais je n'y ait vu justement qu'une succession de prouesses de style, et un maniement de la langue certes touchant à la perfection, mais qui ne m'a pas parlé. En terme de maîtrise de langue, je lui préférerais donc aisément "Voyage au bout de la nuit", et cette légende des siècles pourra continuer à demeurer dans ma bibliothèque sans que je n'ai pu entrer dedans sans forcer.
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    • Livres 5.00/5
    Par gigi55, le 18 février 2011

    gigi55
    Critique n° 2 : (quand on aime on ne compte pas !)
    Si on classait les écrivains comme les cols du Tour de France (ce qui ne serait pas une bonne idée d'ailleurs) , Hugo serait hors catégorie, tant il nous entraine en haute altitude, et tout ceci de manière assez naturelle, presque sans effort.
    Dans cette suite de poèmes épiques on rencontre de multiples personnages historiques - réels ou inventés, (j'avoue que j'ai du mal à distinguer) avec leur grandeur et leur décadence, le tout sur le fond d'une nature grandiose elle -même pénétrée par un dieu omniprésent et invisible.
    Avec Hugo on décolle !
    Alors bien sur on peut dire qu'il en rajoute parfois, mais on lui pardonne !
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Citations et extraits

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  • Par Orphea, le 15 juin 2010

    Liberté !

    De quel droit mettez-vous des oiseaux dans des cages ?

    De quel droit ôtez-vous ces chanteurs aux bocages,
    Aux sources, à l'aurore, à la nuée, aux vents ?
    De quel droit volez-vous la vie à ces vivants ?
    Homme, crois-tu que Dieu, ce père, fasse naître
    L'aile pour l'accrocher au clou de ta fenêtre ?
    Ne peux-tu vivre heureux et content sans cela ?
    Qu'est-ce qu'ils ont donc fait tous ces innocents-là
    Pour être au bagne avec leur nid et leur femelle ?

    Qui sait comment leur sort à notre sort se mêle ?
    Qui sait si le verdier qu'on dérobe aux rameaux,
    Qui sait si le malheur qu'on fait aux animaux
    Et si la servitude inutile des bêtes
    Ne se résolvent pas en Nérons sur nos têtes ?
    Qui sait si le carcan ne sort pas des licous ?
    Oh! de nos actions qui sait les contre-coups,
    Et quels noirs croisements ont au fond du mystère
    Tant de choses qu'on fait en riant sur la terre ?
    Quand vous cadenassez sous un réseau de fer
    Tous ces buveurs d'azur faits pour s'enivrer d'air,
    Tous ces nageurs charmants de la lumière bleue,
    Chardonneret, pinson, moineau franc, hochequeue,
    Croyez-vous que le bec sanglant des passereaux
    Ne touche pas à l'homme en heurtant ces barreaux ?

    Prenez garde à la sombre équité. Prenez garde !
    Partout où pleure et crie un captif, Dieu regarde.
    Ne comprenez-vous pas que vous êtes méchants ?
    À tous ces enfermés donnez la clef des champs !
    Aux champs les rossignols, aux champs les hirondelles ;
    Les âmes expieront tout ce qu'on fait aux ailes.
    La balance invisible a deux plateaux obscurs.
    Prenez garde aux cachots dont vous ornez vos murs !
    Du treillage aux fils d'or naissent les noires grilles ;
    La volière sinistre est mère des bastilles.
    Respect aux doux passants des airs, des prés, des eaux !
    Toute la liberté qu'on prend à des oiseaux
    Le destin juste et dur la reprend à des hommes.
    Nous avons des tyrans parce que nous en sommes.
    Tu veux être libre, homme ? et de quel droit, ayant
    Chez toi le détenu, ce témoin effrayant ?
    Ce qu'on croit sans défense est défendu par l'ombre.
    Toute l'immensité sur ce pauvre oiseau sombre
    Se penche, et te dévoue à l'expiation.
    Je t'admire, oppresseur, criant: oppression !
    Le sort te tient pendant que ta démence brave
    Ce forçat qui sur toi jette une ombre d'esclave
    Et la cage qui pend au seuil de ta maison
    Vit, chante, et fait sortir de terre la prison.
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  • Par Orphea, le 14 septembre 2011

    J'eus un rêve : le mur des siècles m'apparut.

    C'était de la chair vive avec du granit brut,
    Une immobilité faite d'inquiétude,
    Un édifice ayant un bruit de multitude,
    Des trous noirs étoilés par de farouches yeux,
    Des évolutions de groupes monstrueux,
    De vastes bas-reliefs, des fresques colossales ;
    Parfois le mur s'ouvrait et laissait voir des salles,
    Des antres où siégeaient des heureux, des puissants,
    Des vainqueurs abrutis de crime, ivres d'encens,
    Des intérieurs d'or, de jaspe et de porphyre ;
    Et ce mur frissonnait comme un arbre au zéphire ;
    Tous les siècles, le front ceint de tours ou d'épis,
    Étaient là, mornes sphinx sur l'énigme accroupis ;
    Chaque assise avait l'air vaguement animée ;
    Cela montait dans l'ombre ; on eût dit une armée
    Pétrifiée avec le chef qui la conduit
    Au moment qu'elle osait escalader la Nuit ;
    Ce bloc flottait ainsi qu'un nuage qui roule ;
    C'était une muraille et c'était une foule ;
    Le marbre avait le sceptre et le glaive au poignet,
    La poussière pleurait et l'argile saignait,
    Les pierres qui tombaient avaient la forme humaine.
    Tout l'homme, avec le souffle inconnu qui le mène,
    Ève ondoyante, Adam flottant, un et divers,
    Palpitaient sur ce mur, et l'être, et l'univers,
    Et le destin, fil noir que la tombe dévide.
    Parfois l'éclair faisait sur la paroi livide
    Luire des millions de faces tout à coup.
    Je voyais là ce Rien que nous appelons Tout ;
    Les rois, les dieux, la gloire et la loi, les passages
    Des générations à vau-l'eau dans les âges ;
    Et devant mon regard se prolongeaient sans fin
    Les fléaux, les douleurs, l'ignorance, la faim,
    La superstition, la science, l'histoire,
    Comme à perte de vue une façade noire.
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  • Par Orphea, le 14 septembre 2011

    La Terre

    Elle est la terre, elle est la plaine, elle est le champ.
    Elle est chère à tous ceux qui sèment en marchant ;
    Elle offre un lit de mousse au pâtre ;
    Frileuse, elle se chauffe au soleil éternel,
    Rit, et fait cercle avec les planètes du ciel
    Comme des sœurs autour de l'âtre.

    Elle aime le rayon propice aux blés mouvants,
    Et l'assainissement formidable des vents,
    Et les souffles, qui sont des lyres,
    Et l'éclair, front vivant qui, lorsqu'il brille et fuit,
    Tout ensemble épouvante et rassure la nuit
    A force d'effrayants sourires.

    Gloire à la terre ! Gloire à l'aube où Dieu paraît !
    Au fourmillement d'yeux ouverts dans la forêt,
    Aux fleurs, aux nids que le jour dore !
    Gloire au blanchissement nocturne des sommets !
    Gloire au ciel bleu qui peut, sans s'épuiser jamais,
    Faire des dépenses d'aurore !

    La terre aime ce ciel tranquille, égal pour tous,
    Dont la sérénité ne dépend pas de nous,
    Et qui mêle à nos vils désastres,
    A nos deuils, aux éclats de rires effrontés,
    A nos méchancetés, à nos rapidités,
    La douceur profonde des astres.

    La terre est calme auprès de l'océan grondeur ;
    La terre est belle ; elle a la divine pudeur
    De se cacher sous les feuillages ;
    Le printemps son amant vient en mai la baiser ;
    Elle envoie au tonnerre altier pour l'apaiser
    La fumée humble des villages.

    Ne frappe pas, tonnerre. Ils sont petits, ceux-ci.
    La terre est bonne ; elle est grave et sévère aussi ;
    Les roses sont pures comme elle ;
    Quiconque pense, espère et travaille lui plaît ;
    Et l'innocence offerte à tout homme est son lait,
    Et la justice est sa mamelle.

    La terre cache l'or et montre les moissons ;
    Elle met dans le flanc des fuyantes saisons
    Le germe des saisons prochaines,
    Dans l'azur les oiseaux qui chuchotent : aimons !
    Et les sources au fond de l'ombre, et sur les monts
    L'immense tremblement des chênes.

    L'harmonie est son œuvre auguste sous les cieux ;
    Elle ordonne aux roseaux de saluer, joyeux
    Et satisfaits, l'arbre superbe ;
    Car l'équilibre, c'est le bas aimant le haut ;
    Pour que le cèdre altier soit dans son droit, il faut
    Le consentement du brin d'herbe.

    Elle égalise tout dans la fosse ; et confond
    Avec les bouviers morts la poussière que font
    Les Césars et les Alexandres ;
    Elle envoie au ciel l'âme et garde l'animal ;
    Elle ignore, en son vaste effacement du mal,
    La différence de deux cendres.

    Elle paie à chacun sa dette, au jour la nuit,
    A la nuit le jour, l'herbe aux rocs, aux fleurs le fruit ;
    Elle nourrit ce qu'elle crée,
    Et l'arbre est confiant quand l'homme est incertain ;
    O confrontation qui fait honte au destin,
    O grande nature sacrée !

    Elle fut le berceau d'Adam et de Japhet,
    Et puis elle est leur tombe ; et c'est elle qui fait
    Dans Tyr qu'aujourd'hui l'on ignore,
    Dans Sparte et Rome en deuil, dans Memphis abattu,
    Dans tous les lieux où l'homme a parlé, puis s'est tu,
    Chanter la cigale sonore.

    Pourquoi ? Pour consoler les sépulcres dormants.
    Pourquoi ? Parce qu'il faut faire aux écroulements
    Succéder les apothéoses,
    Aux voix qui disent Non les voix qui disent Oui,
    Aux disparitions de l'homme évanoui
    Le chant mystérieux des choses.

    La terre a pour amis les moissonneurs ; le soir,
    Elle voudrait chasser du vaste horizon noir
    L'âpre essaim des corbeaux voraces,
    A l'heure où le bœuf las dit : Rentrons maintenant ;
    Quand les bruns laboureurs s'en reviennent traînant
    Les socs pareils à des cuirasses.

    Elle enfante sans fin les fleurs qui durent peu ;
    Les fleurs ne font jamais de reproches à Dieu ;
    Des chastes lys, des vignes mûres,
    Des myrtes frissonnant au vent, jamais un cri
    Ne monte vers le ciel vénérable, attendri
    Par l'innocence des murmures.

    Elle ouvre un livre obscur sous les rameaux épais ;
    Elle fait son possible, et prodigue la paix
    Au rocher, à l'arbre, à la plante,
    Pour nous éclairer, nous, fils de Cham et d'Hermès,
    Qui sommes condamnés à ne lire jamais
    Qu'à de la lumière tremblante.

    Son but, c'est la naissance et ce n'est pas la mort ;
    C'est la bouche qui parle et non la dent qui mord ;
    Quand la guerre infâme se rue
    Creusant dans l'homme un vil sillon de sang baigné,
    Farouche, elle détourne un regard indigné
    De cette sinistre charrue.

    Meurtrie, elle demande aux hommes : A quoi sert
    Le ravage ? Quel fruit produira le désert ?
    Pourquoi tuer la plaine verte ?
    Elle ne trouve pas utiles les méchants,
    Et pleure la beauté virginale des champs
    Déshonorés en pure perte.

    La terre fut jadis Cérès, Alma Cérès,
    Mère aux yeux bleus des blés, des prés et des forêts ;
    Et je l'entends qui dit encore :
    Fils, je suis Déméter, la déesse des dieux ;
    Et vous me bâtirez un temple radieux
    Sur la colline Callichore.
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  • Par zohar, le 27 mai 2011

    Ce livre, c'est le reste effrayant de Babel ;
    C'est la lugubre Tour des Choses, l'édifice
    Du bien, du mal, des pleurs, du deuil, du sacrifice,
    Fier jadis, dominant les lointains horizons,
    Aujourd'hui n'ayant plus que de hideux tronçons,
    Épars, couchés, perdus dans l'obscure vallée ;
    C'est l'épopée humaine, âpre, immense, — écroulée.
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  • Par Orphea, le 17 septembre 2011

    La ruine est promise à tout ce qui s'élève.
    Vous ne faites, palais qui croissez comme un rêve,
    Frontons au dur ciment,
    Que mettre un peu plus haut mon tas de nourriture,
    Et que rendre plus grand, par plus d'architecture,
    Le sombre écroulement.
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