> Gabrielle Chamarat (Éditeur scientifique)

ISBN : 2266083074
Éditeur : Pocket (1998)


Note moyenne : 4.13/5 (sur 116 notes) Ajouter à mes livres
Hugo écrit Les Contemplations en 1856 alors qu'il vit un exil politique (thème qu'il abordera dans Les Châtiments). Il vit aussi depuis plusieurs années un exil intérieur qui hante Les Contemplations. Composées de deux parties distinctes, "... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par johaylex, le 27 octobre 2011

    johaylex
    "Les contemplations" peuvent être considérées comme les mémoires poétiques de Victor Hugo avec la date de la mort de sa fille Léopoldine comme point de rupture dans l'intensité du flot de ses vers qui fait de ce recueil un éblouissement puis une plongée dans l'angoisse.
    La première partie est définitivement ancrée dans la vie. Il évoque tour à tour, la tendresse "j'avais 12 ans, elle en avait bien 16" qui est une merveille décrivent l'éveil innocent à l'amour, la sérénité du père avec "dans le frais clair obscur...", le désir qui transporte avec "si j'avais des ailes...", etc...
    Puis la mort fait irruption dans sa vie et les poèmes se font bouleversants.
    Oubliez "demain dès l'aube..." qui est le classique trop appris en cours.
    Précipitez-vous sur "Ô je fus comme fou..." qui narre le deuil comme jamais, plongez sur "Il faut que je me repose..." qui déchire les entrailles.
    Enfin, concluez par "Ce que c'est que la Mort"".
    Dans une autre vie, j'eus ce dernier poème à travailler et je me vois encore "nu, impur, hideux, noué des mille noeuds funèbres de ses torts, de ses maux honteux, de ses ténèbres..."
    Alors j'attends, et enfin...
    "Et soudain on entend quelqu'un dans l'infini
    Qui chante, et par quelqu'un on sent qu'on est béni,
    Sans voir la main d'où tombe à notre âme méchante
    L'amour, et sans savoir quelle est la voix qui chante.
    On arrive homme, deuil, glaçon, neige ; on se sent
    Fondre et vivre ; et, d'extase et d'azur s'emplissant,
    Tout notre être frémit de la défaite étrange
    Du monstre qui devient dans la lumière un ange."
    Lisez-le, lisez ce recueil, même par curiosité.
    Cela a été l'un des grand moments d'émotion de ma vie...
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    • Livres 5.00/5
    Par gigi55, le 03 février 2010

    gigi55
    Victor, tu es le plus grand, le plus beau, le plus fort ! Tes vers magnifiques nous emmènent vers les plus hauts sommets, nous entraine dans les gouffres vertigineux, et nous fait partager une infinie douceur, une puissance de Titan, un amour gigantesque pour la vie, la nature, les plantes, les animaux, les hommes et .. ta fille que tu chérissais tant !
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    • Livres 4.00/5
    Par Metaphore, le 01 octobre 2011

    Metaphore
    C'est vrai, je ne l'ai pas lu d'une traite ! On ne lit pas un recueil de poèmes comme un roman ! On pioche, comme on pioche des douceurs dans une bonbonnière, un par-ci, un par-là. Certains se suffisent à eux-mêmes et d'autres n'ont pas de goût, alors on en pioche un autre.
    Voici Victor Hugo que je redécouvre ou plutôt que je découvre. La dernière fois que j'ai lu un de ses poèmes cela devait être en primaire. Et à l'époque je n'avais pas le recul nécessaire de l'expérience pour apprécier ces écrits.
    Je partage avec vous un extrait d'Insomnie mais j'aurai pu tout aussi bien parler de La vie aux champs, merveilleux éloge de la campagne, de A propos d'Horace, pertinente réflexion sur l'enseignement, de Ce que c'est que la mort (le titre est assez éloquent !)…. C'est un bonheur de lecture, des petits bouts de textes que l'on pioche à mesure des envies et/ou des besoins.
    J'y ai pris beaucoup de plaisir, oh, oui, certains poèmes me sont restés hermétiques, et je pense que l'âge avançant je découvrirais une autre lecture de ces poèmes, à lire et à relire donc…



    Lien : http://thebookaddictes.canalblog.com/archives/2011/08/01/21675911.html
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    • Livres 2.00/5
    Par coraline83100, le 15 juillet 2011

    coraline83100
    Un grand recueil de poèmes "Les mémoires d'une âme", abordant des thèmes divers tels que ses expériences, ses espérances, ses luttes et ses rêves.
    Victor Hugo dédie certains de ses poèmes comme par exemple Alexandre Dumas ou Charles Vacquerie. Ce dernier étant l'époux de Léopoldine, fille chérie de Hugo, qui se sacrifia avec elle ne parvenant à la sauver.
    A l'origine, Victor Hugo souhaitait appeler son oeuvre "Les Contemplations d'Olympio" avant de changer pour finalement le titre qu'on lui connaît.
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  • Par sbrodj, le 20 juin 2011

    sbrodj
    Victor Hugo, ce monstre littéraire, est capable du pire (parfois) et du meilleur (souvent). Ce grand recueil en est l'illustration.
    Malgré quelques poèmes infligés à des enfants par de sadiques institutrices du type: "J'aime l'araignée et j'aime l'ortie...", il contient de sublimes textes à foison qu'il faudrait tous citer.
    J'ai un faible pour "Vieille chanson du jeune temps" qui, sous des apparences de légèreté, est tout empreint d'une sublime mélancolie:
    "Je ne songeais pas à Rose;
    Rose au bois vint avec moi;
    Nous parlions de quelque chose,
    Mais je ne sais plus de quoi."
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Citations et extraits

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  • Par Orphea, le 15 mai 2009

    Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
    Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
    J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
    Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

    Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
    Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
    Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
    Triste, et le jour sera pour moi comme la nuit.

    Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
    Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
    Et, quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
    Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
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  • Par Orphea, le 18 juin 2010

    Ce que c'est que la mort

    Ne dites pas : mourir ; dites : naître. Croyez.
    On voit ce que je vois et ce que vous voyez ;
    On est l'homme mauvais que je suis, que vous êtes ;
    On se rue aux plaisirs, aux tourbillons, aux fêtes ;
    On tâche d'oublier le bas, la fin, l'écueil,
    La sombre égalité du mal et du cercueil ;
    Quoique le plus petit vaille le plus prospère ;
    Car tous les hommes sont les fils du même père ;
    Ils sont la même larme et sortent du même oeil.
    On vit, usant ses jours à se remplir d'orgueil ;
    On marche, on court, on rêve, on souffre, on penche, on tombe,
    On monte. Quelle est donc cette aube ? C'est la tombe.
    Où suis-je ? Dans la mort. Viens ! Un vent inconnu
    Vous jette au seuil des cieux. On tremble ; on se voit nu,
    Impur, hideux, noué des mille noeuds funèbres
    De ses torts, de ses maux honteux, de ses ténèbres ;
    Et soudain on entend quelqu'un dans l'infini
    Qui chante, et par quelqu'un on sent qu'on est béni,
    Sans voir la main d'où tombe à notre âme méchante
    L'amour, et sans savoir quelle est la voix qui chante.
    On arrive homme, deuil, glaçon, neige ; on se sent
    Fondre et vivre ; et, d'extase et d'azur s'emplissant,
    Tout notre être frémit de la défaite étrange
    Du monstre qui devient dans la lumière un ange.
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  • Par grisette, le 04 juin 2010

    Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
    Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
    Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
    Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
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  • Par Zulai331, le 20 juillet 2010

    Melancholia:

    Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
    Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?
    Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ?
    Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules ;
    Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement
    Dans la même prison le même mouvement.
    Accroupis sous les dents d'une machine sombre,
    Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l'ombre,
    Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
    Ils travaillent. Tout est d'airain, tout est de fer.
    Jamais on ne s'arrête et jamais on ne joue.
    Aussi quelle pâleur ! la cendre est sur leur joue.
    Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
    Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !
    Ils semblent dire à Dieu : « Petits comme nous sommes,
    Notre père, voyez ce que nous font les hommes ! »
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  • Par Miiia, le 20 juillet 2010

    nul n'est heureux et nul n'est triomphant.
    l'heure est pour tous une chose incompléte;
    l'heure est une ombre, et notre vie, enfant,
    en est faite.
    oui, de leur sort tous les hommes sont las.
    pour être heureux, à tous,- destin morose!-
    tout a manqué. Tout, c'est-à-dire,hélas!
    peu de chose.
    ce peu de chose est ce que, pour sa part,
    dans l'univers chacun cherche et désire:
    un mot, un nom, un d'or, un regard,
    un sourire!
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VICTOR HUGO, la révolte d'un géant - Jean- Côme Nogues .
Après Molière dans L'homme qui a séduit le soleil, Jean-Côme Noguès raconte Victor Hugo.Valentin a des rêves plein la tête... Son voeu le plus cher est de devenir poète, comme Victor Hugo. Il quitte donc sa province natale et s'installe à Paris chez un cousin. Mais rencontrer le géant des Lettres n'est pas chose facile. Alors Valentin le cherche partout : au théâtre, dans les rues, place Royale, où il demeure. Sans succès. Jusqu'au jour où l'Histoire lui donne un coup de pouce : une révolte éclate sous les fenêtres de son héros...








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