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> Gabrielle Chamarat (Éditeur scientifique)

ISBN : 2266083074
Éditeur : Pocket (1998)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.22/5 (sur 362 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Les Contemplations, que Hugo fait paraître en 1856, sont à un double titre marquées par la distance et la séparation : parce qu'elle proscrit qui, dans Châtiments, vient de-fustiger Napoléon III, est en exil à Guernesey ;mais aussi parce que le recueil, en son centre, p... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Blacksad, le 29 mars 2013

    Blacksad
    Quel sublime et tendre recueil que Les Contemplations.
    On découvre un Victor Hugo meurtri, qui se réfugie dans la nostalgie et le lyrisme. Dans ses poèmes il sublime aussi bien l'amour et la nature que le souvenir douloureux mais rêveur de sa fille disparue.
    Si Hugo peut paraître antipathique dans son égocentrisme permanent, il nous dévoile ici une faille et sait nous subjuguer dans ses contemplations.
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    • Livres 5.00/5
    Par johaylex, le 27 octobre 2011

    johaylex
    "Les contemplations" peuvent être considérées comme les mémoires poétiques de Victor Hugo avec la date de la mort de sa fille Léopoldine comme point de rupture dans l'intensité du flot de ses vers qui fait de ce recueil un éblouissement puis une plongée dans l'angoisse.
    La première partie est définitivement ancrée dans la vie. Il évoque tour à tour, la tendresse "j'avais 12 ans, elle en avait bien 16" qui est une merveille décrivent l'éveil innocent à l'amour, la sérénité du père avec "dans le frais clair obscur...", le désir qui transporte avec "si j'avais des ailes...", etc...
    Puis la mort fait irruption dans sa vie et les poèmes se font bouleversants.
    Oubliez "demain dès l'aube..." qui est le classique trop appris en cours.
    Précipitez-vous sur "Ô je fus comme fou..." qui narre le deuil comme jamais, plongez sur "Il faut que je me repose..." qui déchire les entrailles.
    Enfin, concluez par "Ce que c'est que la Mort"".
    Dans une autre vie, j'eus ce dernier poème à travailler et je me vois encore "nu, impur, hideux, noué des mille noeuds funèbres de ses torts, de ses maux honteux, de ses ténèbres..."
    Alors j'attends, et enfin...
    "Et soudain on entend quelqu'un dans l'infini
    Qui chante, et par quelqu'un on sent qu'on est béni,
    Sans voir la main d'où tombe à notre âme méchante
    L'amour, et sans savoir quelle est la voix qui chante.
    On arrive homme, deuil, glaçon, neige ; on se sent
    Fondre et vivre ; et, d'extase et d'azur s'emplissant,
    Tout notre être frémit de la défaite étrange
    Du monstre qui devient dans la lumière un ange."
    Lisez-le, lisez ce recueil, même par curiosité.
    Cela a été l'un des grand moments d'émotion de ma vie...
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    • Livres 5.00/5
    Par juliemc19, le 26 juin 2012

    juliemc19
    "Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends" Combien de fois n'ai-je pas eu ce célèbre poème en tête. Sans doute à cause d'une de mes professeurs de français qui était amoureuse du génie de Victor Hugo. Bien des années plus tard, je suis tombée amoureuse du génie du poète visionnaire et romantique, engagé et tendre... Les Contemplations sont un magnifique recueil de poésie, rédigé par un poète en deuil de sa fille. Sublime, à lire, et relire.
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    • Livres 5.00/5
    Par gigi55, le 03 février 2010

    gigi55
    Victor, tu es le plus grand, le plus beau, le plus fort ! Tes vers magnifiques nous emmènent vers les plus hauts sommets, nous entraine dans les gouffres vertigineux, et nous fait partager une infinie douceur, une puissance de Titan, un amour gigantesque pour la vie, la nature, les plantes, les animaux, les hommes et .. ta fille que tu chérissais tant !
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    • Livres 5.00/5
    Par Gaelle95, le 06 septembre 2013

    Gaelle95
    Les thèmes abordés par Victor Hugo dans ce recueil, notamment la Mort et la nature me plaisent beaucoup.
    Ajoutez à cela une plume magnifique et ces vers vous transporteront !

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Citations et extraits

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  • Par Orphea, le 15 mai 2009

    Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
    Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
    J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
    Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

    Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
    Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
    Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
    Triste, et le jour sera pour moi comme la nuit.

    Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
    Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
    Et, quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
    Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
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  • Par dbreit, le 22 novembre 2012

    Je respire où tu palpites,(in "Les contemplations)


    Je respire où tu palpites,
    Tu sais ; à quoi bon, hélas !
    Rester là si tu me quittes,
    Et vivre si tu t'en vas ?

    A quoi bon vivre, étant l'ombre
    De cet ange qui s'enfuit ?
    A quoi bon, sous le ciel sombre,
    N'être plus que de la nuit ?

    Je suis la fleur des murailles
    Dont avril est le seul bien.
    Il suffit que tu t'en ailles
    Pour qu'il ne reste plus rien.

    Tu m'entoures d'Auréoles;
    Te voir est mon seul souci.
    Il suffit que tu t'envoles
    Pour que je m'envole aussi.

    Si tu pars, mon front se penche ;
    Mon âme au ciel, son berceau,
    Fuira, dans ta main blanche
    Tu tiens ce sauvage oiseau.

    Que veux-tu que je devienne
    Si je n'entends plus ton pas ?
    Est-ce ta vie ou la mienne
    Qui s'en va ? Je ne sais pas.

    Quand mon orage succombe,
    J'en reprends dans ton coeur pur ;
    Je suis comme la colombe
    Qui vient boire au lac d'azur.

    L'amour fait comprendre à l'âme
    L'univers, salubre et béni ;
    Et cette petite flamme
    Seule éclaire l'infini

    Sans toi, toute la nature
    N'est plus qu'un cachot fermé,
    Où je vais à l'aventure,
    Pâle et n'étant plus aimé.

    Sans toi, tout s'effeuille et tombe ;
    L'ombre emplit mon noir sourcil ;
    Une fête est une tombe,
    La patrie est un exil.

    Je t'implore et réclame ;
    Ne fuis pas loin de mes maux,
    O fauvette de mon âme
    Qui chantes dans mes rameaux !

    De quoi puis-je avoir envie,
    De quoi puis-je avoir effroi,
    Que ferai-je de la vie
    Si tu n'es plus près de moi ?

    Tu portes dans la lumière,
    Tu portes dans les buissons,
    Sur une aile ma prière,
    Et sur l'autre mes chansons.

    Que dirai-je aux champs que voile
    L'inconsolable douleur ?
    Que ferai-je de l'étoile ?
    Que ferai-je de la fleur ?

    Que dirai-je au bois morose
    Qu'illuminait ta douceur ?
    Que répondrai-je à la rose
    Disant : " Où donc est ma soeur ?"

    J'en mourrai ; fuis, si tu l'oses.
    A quoi bon, jours révolus !
    Regarder toutes ces choses
    Qu'elle ne regarde plus ?

    Que ferai-je de la lyre,
    De la vertu, du destin ?
    Hélas ! et, sans ton sourire,
    Que ferai-je du matin ?

    Que ferai-je, seul, farouche,
    Sans toi, du jour et des cieux,
    De mes baisers sans ta bouche,
    Et de mes pleurs sans tes yeux !
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  • Par peloignon, le 14 novembre 2013

    On vit, on parle, on a le ciel et les nuages
    Sur la tête; on se plaît aux livres des vieux sages;
    On lit Virgile et Dante; on va joyeusement
    En voiture publique à quelque endroit charmant,
    En riant aux éclats de l'auberge et du gîte;
    Le regard d'une femme en passant vous agite;
    On aime, on est aimé, bonheur qui manque aux rois!
    On écoute le chant des oiseaux dans les bois;
    Le matin, on s'éveille, et toute une famille
    Vous embrasse, une mère, une sœur, une fille!
    On déjeune en lisant son journal. Tout le jour.
    On mêle à sa pensée espoir, travail, amour;
    La vie arrive avec ses passions troublées;
    On jette sa parole aux sombres assemblées;
    On se sent faible et fort, on est petit et grand;
    On est flot dans la foule, âme dans la tempête;
    Tout vient et passe, on est deuil, on est en fête;
    On arrive, on recule, on lutte avec effort....
    Puis, le vaste et profond silence de la mort!

    (11 juillet 1846, en revenant du cimetière)
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  • Par Orphea, le 18 juin 2010

    Ce que c'est que la mort

    Ne dites pas : mourir ; dites : naître. Croyez.
    On voit ce que je vois et ce que vous voyez ;
    On est l'homme mauvais que je suis, que vous êtes ;
    On se rue aux plaisirs, aux tourbillons, aux fêtes ;
    On tâche d'oublier le bas, la fin, l'écueil,
    La sombre égalité du mal et du cercueil ;
    Quoique le plus petit vaille le plus prospère ;
    Car tous les hommes sont les fils du même père ;
    Ils sont la même larme et sortent du même oeil.
    On vit, usant ses jours à se remplir d'orgueil ;
    On marche, on court, on rêve, on souffre, on penche, on tombe,
    On monte. Quelle est donc cette aube ? C'est la tombe.
    Où suis-je ? Dans la mort. Viens ! Un vent inconnu
    Vous jette au seuil des cieux. On tremble ; on se voit nu,
    Impur, hideux, noué des mille noeuds funèbres
    De ses torts, de ses maux honteux, de ses ténèbres ;
    Et soudain on entend quelqu'un dans l'infini
    Qui chante, et par quelqu'un on sent qu'on est béni,
    Sans voir la main d'où tombe à notre âme méchante
    L'amour, et sans savoir quelle est la voix qui chante.
    On arrive homme, deuil, glaçon, neige ; on se sent
    Fondre et vivre ; et, d'extase et d'azur s'emplissant,
    Tout notre être frémit de la défaite étrange
    Du monstre qui devient dans la lumière un ange.
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  • Par Alixone, le 14 septembre 2013

    Je respire où tu palpites.

    Je respire où tu palpites,
    Tu sais ; à quoi bon, hélas !
    Rester là si tu me quittes,
    Et vivre si tu t'en vas ?

    A quoi bon vivre, étant l'ombre
    De cet ange qui s'enfuit ?
    A quoi bon, sous le ciel sombre,
    N'être plus que de la nuit ?

    Je suis la fleur des murailles
    Dont avril est le seul bien.
    Il suffit que tu t'en ailles
    Pour qu'il ne reste plus rien.

    Tu m'entoures d'Auréoles ;
    Te voir est mon seul souci.
    Il suffit que tu t'envoles
    Pour que je m'envole aussi.

    Si tu pars, mon front se penche ;
    Mon âme au ciel, son berceau,
    Fuira, dans ta main blanche
    Tu tiens ce sauvage oiseau.

    Que veux-tu que je devienne
    Si je n'entends plus ton pas ?
    Est-ce ta vie ou la mienne
    Qui s'en va ? Je ne sais pas.

    Quand mon orage succombe,
    J'en reprends dans ton coeur pur ;
    Je suis comme la colombe
    Qui vient boire au lac d'azur.

    L'amour fait comprendre à l'âme
    L'univers, salubre et béni ;
    Et cette petite flamme
    Seule éclaire l'infini

    Sans toi, toute la nature
    N'est plus qu'un cachot fermé,
    Où je vais à l'aventure,
    Pâle et n'étant plus aimé.

    Sans toi, tout s'effeuille et tombe ;
    L'ombre emplit mon noir sourcil ;
    Une fête est une tombe,
    La patrie est un exil.

    Je t'implore et réclame ;
    Ne fuis pas loin de mes maux,
    Ô fauvette de mon âme
    Qui chantes dans mes rameaux !

    De quoi puis-je avoir envie,
    De quoi puis-je avoir effroi,
    Que ferai-je de la vie
    Si tu n'es plus près de moi ?

    Tu portes dans la lumière,
    Tu portes dans les buissons,
    Sur une aile ma prière,
    Et sur l'autre mes chansons.

    Que dirai-je aux champs que voile
    L'inconsolable douleur ?
    Que ferai-je de l'étoile ?
    Que ferai-je de la fleur ?

    Que dirai-je au bois morose
    Qu'illuminait ta douceur ?
    Que répondrai-je à la rose
    Disant : « Où donc est ma soeur ? »

    J'en mourrai ; fuis, si tu l'oses.
    A quoi bon, jours révolus !
    Regarder toutes ces choses
    Qu'elle ne regarde plus ?

    Que ferai-je de la lyre,
    De la vertu, du destin ?
    Hélas ! et, sans ton sourire,
    Que ferai-je du matin ?

    Que ferai-je, seul, farouche,
    Sans toi, du jour et des cieux,
    De mes baisers sans ta bouche,
    Et de mes pleurs sans tes yeux !
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