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ISBN : 2757807269
Éditeur : Points (2008)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Depuis quelque temps ce journaliste arabe, sans doute l'unique reporter à travailler pour la presse israélienne, ne se sent plus en sécurité.
Relégué au rang de pigiste occasionnel par sa rédaction, découragé par les marques d'ostracisme qui envahissent son quotidien, il décide de retourner vivre avec sa famille dans son village natal, tout près de Jérusalem.
Sans grande illusion. Lorsque l'armée israélienne encercle le village, tous pensent que cette ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
mallollo
mallollo16 novembre 2015
  • Livres 4.00/5
Un autre éclairage du conflit israélo-palestinien.
Sayed Kashua est l'auteur, mais aussi le narrateur de ce roman. Un vrai roman, pas un traité politique qui chercherait à nous convaincre qu'il faut être pour ou contre quelqu'un, quelque chose. Pas de vision caricaturale de ce conflit qui n'en finit plus de séparer Israéliens et Palestiniens. Peut-être par déformation professionnelle: Sayed Kashua est journaliste, et les faits qu'il nous conte dans ce roman en portent décidément la trace: une objectivité des faits, une narration brute, sans faux-fuyants. Peut-être aussi parce que ce conflit est en réalité plus complexe, plus nuancé que ce qu'il donne à paraître chez nous. Israéliens contre Palestiniens? C'était sans compter sur les Arabes israéliens, qui nagent entre deux eaux. Sans compter que la majorité de la population palestinienne n'a rien de ces guerriers sanguinaires dont l'image est beaucoup plus forte et médiatique (médiatisée).
"Et il y eut un matin" raconte 4 jours de la vie d'un Arabe israélien, journaliste pour la presse israélienne, revenu dans son village natal, près de Jérusalem parce que, depuis la seconde Intifada, il ne se sentait plus en sécurité dans son quartier. Mais la vie a beaucoup changé dans ce petit village arabe: des extrémismes pointent le bout de leur nez. Jusqu'au jour où l'armée israélienne encercle le village, sans donner d'explications à la population. Quatre jours sans eau ni électricité, mais surtout sans exister vraiment, puisque « tout va bien, le processus de paix avance à grands pas » selon les quelques médias encore disponibles. Finalement, il s'avère que ce village israélien est passé en quelques jours aux mains des Palestiniens, au cours des "arrangements" qui ont été fait pour que des colonies israéliennes soient reconnues officiellement territoires israéliens, en échange d'autres territoires devenus palestiniens.
Et dans ce vase clos, Sayed Kashua parvient à nous montrer toute une panoplie d'idées et d'opinions différentes, du futur terroriste à l'Arabe pro-israélien, en passant par le citoyen qui ne se sent pas concerné par ces querelles et la mère de famille soucieuse de l'avenir de ses enfants, quelle que soit la situation.
La perspective est ouverte, on en sait déjà plus sur ce conflit, ou en tous cas, on sait « mieux ». Après cette lecture, on n'a pas forcément une opinion plus tranchée sur la question, au contraire certaines certitudes peuvent paraître plus bancales, mais l'idée qu'on s'en fait est probablement plus proche de la réalité...
Au final, c'est un roman qui donne envie d'avoir encore un autre point de vue: celui d'un Israélien d'Israël, ou des colonies, ou d'un Palestinien juif... qui sait, les possibilités sont encore nombreuses!
Lien : http://www.critiqueslibres.c..
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SagnesSy
SagnesSy26 septembre 2014
  • Livres 4.00/5
"Le manque de savoir-vivre des gens est incroyable."
C'est l'histoire d'un encore très jeune homme (déjà marié et papa d'une petite fille) qui revient, dépité, vivre dans son village natal. Ce n'est vraiment pas de gaieté de coeur, mais être arabe israélien à Jérusalem n'est pas simple, et las de prétendre accepter les mille et une petites vexations quotidiennes il pense retrouver une certaine sérénité à vivre près de ses parents et beaux-parents. Son épouse est encore plus réticente et elle n'a pourtant pas toutes les données du problème : en fait, il a plus ou moins perdu son poste de journaliste et n'assure plus que des piges de loin en loin, sans oser l'avouer. Dans un premier temps, financièrement ça ne se sent pas trop car les frais sont complètement réduits, ils vivent selon la tradition dans une maison offerte par ses parents et prennent chez eux (ou ceux de sa femme) tous leurs repas. Il est malgré tout plus ou moins en train de s'enfoncer moralement quand paradoxalement une situation de crise va mobiliser ses ressources (car il en a) : le petit village est soudainement en situation de blocus : personne ne peut plus en sortir, l'électricité est vite coupée suivie de l'eau. En quelques jours à peine, la situation se dégrade d'une façon dramatique et notre narrateur en soupèse tous les aspects…
Un roman très réussi à la tonalité vraiment particulière, dans le meilleur sens du terme : l'histoire est aussi prenante que grave, et pourtant des percées d'un humour très tonique ne cessent d'apparaître au lecteur en deuxième intention, ou sont disons distillées par petites touches qui ne ne révèlent pas immédiatement (très élégant comme procédé, en fait) (par exemple le titre de mon billet, placé dans un contexte dont la triste ironie est implacable). le narrateur parvient à placer le lecteur en empathie totale et ne se contente pas de dérouler une histoire (aussi bonne soit-elle), une réflexion aigüe est également menée qui débouche sur plus de questions que de réponses – la marque des grands.
Lien : http://cuneipage.wordpress.c..
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frandj
frandj19 décembre 2014
  • Livres 3.00/5
Ce roman, publié (en hébreu) en 2004, met sur le devant de la scène des Arabes de nationalité israélienne; la majorité d'entre eux est musulmane, d'autres sont chrétiens. Beaucoup de Français ignorent leur existence, et pourtant ils représentent 20 % de la population totale d'Israël. Ils se distinguent très nettement des Palestiniens (domiciliés dans les Territoires occupés), mais ils sont plus ou moins considérés comme des citoyens de seconde zone par les Juifs.
Le narrateur, jeune journaliste arabe qui travaillait dans une grande ville, est revenu avec sa famille habiter dans son village natal: il retrouve le lieu de son enfance, mais en dix ans beaucoup de choses ont changé. Un jour, pour une raison inconnue, le village est bouclé par l'armée israélienne. Il est impossible de sortir ou d'entrer; l'électricité, le téléphone et l'eau sont coupés; la nourriture risque de manquer. le lecteur découvre ce qu'est la vie quotidienne, en cas de "bouclage". Les tensions interpersonnelles et les angoisses augmentent vite... Finalement, le blocus est levé et le journaliste apprend, stupéfait, qu'un accord de paix générale vient d'être conclu entre Palestiniens et Israéliens (le roman est évidemment une oeuvre de fiction !!!).
A vrai dire, ce récit est mené d'une manière assez poussive. de plus, l'auteur semble hésiter à privilégier la chronique sociale et politique, ou bien la description d'une vie individuelle (celle du narrateur). Ce n'est donc pas un chef d'oeuvre littéraire. L'intérêt du livre est ailleurs. Il introduit le lecteur la micro-société d'un village arabe d'Israël, confrontée à l'armée. L'auteur contredit implicitement les clichés qui veulent montrer tous les Arabes sous les traits de fanatiques islamistes, violemment antisémites. "Et il y eut un matin" est une curiosité, qui intéressera surtout les lecteurs vraiment intéressés par le conflit israélo-arabe.
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sylire
sylire29 octobre 2012
  • Livres 4.00/5
Sayed Kashua, arabe israélien, est journaliste et critique de télévision. le livre de politique fiction qu'il nous propose est inspiré de sa propre histoire. Ce n'est pas le plus facile des trois romans, mais il en vaut la peine si vous êtes intéressé par le sujet.

Il est question d'un journaliste arabe qui travaille comme pigiste pour un journal israélien. Il se sent de moins en moins intégré dans sa vie quotidienne, comme dans son emploi. Il décide d'aller vivre dans son village natal, tout en continuant son travail, à distance.
La désillusion arrive très vite. le journal ne lui propose quasiment plus rien et il a beaucoup de mal à s'adapter à la vie traditionnelle du village. Il se rend compte qu'il n'a sa place nulle part.
Un jour, l'armée israélienne encercle le village et s'installe. Les habitants se retrouvent totalement isolés et perdent peu à peu leurs repères. Il faut attendre la toute fin du roman pour comprendre ce qui se trame.
C'est un livre sur l'ambiguïté du ressenti de certains arabes attirés par la modernité de la société juive bien que respectant leurs propres traditions. L'auteur cherche également à démonter les nombreux préjugés que l'on a tous, sur les Israéliens comme sur les Palestiniens. La traduction de l'hébreu m'a un peu gênée. On a parfois l'impression d'une traduction littérale. C'est toutefois un livre très intéressant
Lien : http://sylire.over-blog.com/..
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miriam
miriam02 février 2011
  • Livres 4.00/5
. On oublie parfois les Arabes Israéliens qui, parfois, se revendiquent tels. Sayed Kashua écrit en hébreu. le titre de son roman Et il y eut un matin, sonne biblique.
Le héros est un journaliste dans un journal israélien . Avant de retourner dans son village, il habitait Tel Aviv et menait une vie ordinaire avec sa femme, enseignante, et leur bébé. C'est à cette vie ordinaire qu'ils aspirent. Pour la sauvegarder, le narrateur est prêt à toutes sortes de concessions. Hélas, il perd son emploi, et doit retourner au village pour ne plus subir les tracasseries de ses voisins.
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Paroles de lecteurs...à propos du livre de Sayed Kashua "La deuxième personne"
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