Depuis quelque temps ce journaliste arabe, sans doute l'unique reporter à travailler pour la presse israélienne, ne se sent plus en sécurité. Relégué au rang de pigiste occasionnel par sa rédaction, découragé par l... > voir plus
. On oublie parfois les Arabes Israéliens qui, parfois, se revendiquent tels. Sayed Kashua écrit en hébreu. le titre de son roman Et il y eut un matin, sonne biblique. Le héros est un journaliste dans un journal israélien . Avant de retourner dans son village, il habitait Tel Aviv et menait une vie ordinaire avec sa femme, enseignante, et leur bébé. C'est à cette vie ordinaire qu'ils aspirent. Pour la sauvegarder, le narrateur est prêt à toutes sortes de concessions. Hélas, il perd son emploi, et doit retourner au village pour ne plus subir les tracasseries de ses voisins.
Un bon bouquin. J'en ai appris beaucoup sur la situation au sein même de la Cisjordanie dans ce livre. Globalement, c'est pas optimiste, mais si la fin laisse entrevoir un semblant de solution au conflit. On y voit bien l'état d'esprit des palestiniens quant à la situation de la Cisjordanie. le quatrième de couverture parle d'un auteur à égale distance entre deux mondes. C'est à peu près ça sauf qu'il est quand même plus dans le monde arabe, enfin dans le monde Palestinien. C'est un livre qui reflète bien l'ambiguité de la situation au Proche-Orient. Chaque camp, du moins dans leurs volontés, cherche à préserver ses intérêts propres. Il me semble que c'est ce qui ressort du livre. C'est un ouvrage très intéressant, qui a valeur de documentaire.