> Céline Leroy (Traducteur)

ISBN : 226701999X
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (2008)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 68 notes) Ajouter à mes livres
Véritable rituel, les vacances de printemps marquent le passage à l'âge adulte pour les élèves de terminale aux États-Unis. Quittant pour la première fois le nid familial, ils partent une semaine entre amis dans un cadre exotique.
Face à l'insistance de leur amie... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Bibliolibra, le 13 décembre 2011

    Bibliolibra
    Mon premier roman de Laura K. et pas son meilleur!
    L'histoire: trois adolescentes américaines qui partent en vacances au Mexique lors de leur dernière année au lycée. Leur excursion mexicaine va alors tourner au vinaigre (ce que l'on sait d'ailleurs dès le début du roman).
    Ma première impression en lisant ce livre a été qu'il s'agissait visiblement d'un roman pour adolescent. Ceci dit, facile d'accès, on pénètre aisément dans l'histoire qui, même si l'on connaît déjà la fin dès le départ (enfin, à peu près), titille ce petit coin de notre cerveau qui veut connaître le chemin que prend l'auteur pour nous amener à cette fin.
    Mise à part l'intrigue, je pense également que ce qui fait tout l'intérêt de ce roman est sa forme narrative laquelle présente une certaine originalité. En effet, l'auteur alterne des chapitres où l'on est externe aux personnages et où l'on est interne (on se trouve dans la peau d'une des ados). Une alternance de points de vue qui renforce le suspense établi et qui rajoute une pointe d'originalité à une histoire qui peut nous apparaître sans réelles surprises.
    Néanmoins, si ce roman n'est pas des plus «extasiants», et si l'écriture de cette auteure ne présente pas de particularités, je conseille tout de même la lecture de Laura K. notamment avec A moi pour toujours, qui est le deuxième roman que j'ai lu d'elle et qui, déjà, attaque le niveau au-dessus.
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  • Par nath45, le 16 mai 2012

    nath45
    Trois lycéennes de l'Illinois passent leurs vacances de printemps sur les plages de Cancun avant de rentrer à l'université. Malgré les recommandations de leurs mères, elles vont défier les dangers à cet âge qu'exalte l'adolescence. C'est aussi l'âge de la quête de l'identité, d'autant que l'une d'elle, Michelle, ne connaît pas son père. Ces quatre jours vont changer leur vie à tout jamais.
    L'auteur nous donne un aperçu de la richesse du patrimoine mexicain, de la mythologie aztèque, et dépeint la « middle class » américaine.
    Encore un très bon roman de Laura Kasischke
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par pile, le 15 octobre 2011

    pile
    Anne, Michelle et Terri son trois lycéennes en classe de terminale dans l'Illinois. Conformément à la tradition américaine qui veut que les adolescents passent leurs dernières vacances de lycéens entre eux à l'étranger, elles partent pour le Mexique. Sur une brochure, elles ont choisi Cancún, pour ses plages de sable fin et les cocktails au bord de la piscine. Mais quelque chose d'atroce va se produire pendant ces vacances de printemps. Nous le savons, car Terri en a eu le pressentiment…
    Le début du roman évoque les films d'horreur pour adolescents. A Cancún, il semble n'y avoir presque que des ados américains, bien décidés à braver tous les interdits. A moitié nus au bar de la piscine, ils prennent des coups de soleil, boivent, font la fête toute la nuit. Les trois copines ne souhaitent pas autre chose. Pourtant, alors que Terri qui a rencontré un garçon fait bande à part, Michelle et Anne vont accepter l'invitation d'un inconnu.
    Dans "La couronne verte", Laura Kasischke nous convie à un voyage en adolescence. Ses trois héroïnes ont soif d'émancipation et d'aventure. le temps des vacances, elles vont essayer d'oublier les recommandations maternelles. Mais est-ce vraiment possible ? Quelles aventures peut-on vivre quand on est une fille ? Laura Kasischke saisit magnifiquement les aspirations et les craintes d'Anne et Michelle. En alternant les points de vue de ses deux héroïnes, elle entraîne le lecteur vers l'inéluctable. Finalement, la catastrophe annoncée aura le goût d'un cocktail de faits divers, de films pour ados, et de légendes mayas, saupoudré d'une référence littéraire au Serpent à plumes de D. H. Lawrence. Une réussite !
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    • Livres 4.00/5
    Par valeriane, le 26 août 2009

    valeriane
    Véritable rituel aux Etats-Unis pour les élèves en dernière année, Terri, Michelle et Anne parte en voyage de printemps.

    Leur destination : les plages mexicaines.

    Arrivées à l'hôtel, elles constatent que le ton est donné : alcool et fête sont au rendez-vous. Au bar, elles vont faire la connaissance d'un inconnu d'une quarantaine d'années. Ce dernier leur propose de l'accompagner lors de sa visite du site de Chichen Itzâ. Prises entre l'idée alléchante d'aller à la rencontre des monuments culturels locaux, et les consignes de leurs mères, elles vont tout de même se lancer dans l'aventure.

    Un déclencheur qui va plonger le lecteur dans une intrigue qu'il ne soupçonnait pas au début.

    A la lecture du résumé, on pense se plonger dans un roman plutôt sympa et quelque peu effrayant sur les voyages entre ados. Une histoire qui commence bien et dérape. Mais l'auteur va beaucoup plus loin que ça. A travers le suspense qu'elle construit, elle déroute son lecteur. Des rebondissements surprenants jalonnent le texte.

    Je découvrais Laura Kasischke avec ce roman. Son style d'écriture est entrainant et agréable à lire. Un roman qu'on dévore en quelques heures.
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    • Livres 2.00/5
    Par 100choses, le 18 novembre 2011

    100choses
    Là encore, billet très bref et rédigé bien longtemps après ma lecture, pour un bilan assez mitigé. En même temps tout ce que j'ai lu à cette période, m'a semblé médiocre…Je n'étais peut-être pas d'humeur, tout simplement.
    Laura Kasischke faisait partie des auteurs que je voulais découvrir et puis Mya Rosa avait justement parlé de ce titre assez récemment sur son blog. du coup, quand j'ai pu l'obtenir pour une poignée de centimes en vide-grenier, je n'ai pas hésité.
    Plusieurs aspects m'intéressaient dans ce roman. D'un côté, son aspect « chronique de la vie américaine » et de l'autre le grand bouleversement sensé survenir en milieu d'ouvrage et quelque part « marque de fabrique » de l'auteur. Au final, aucun de ces deux éléments n'a su me convaincre. le côté « américain » n'est finalement pas si développé que ça et se résumé finalement en une suite de clichés éculés, tant ils sont repris dans les films et séries télés. Quant au grand « choc », et bien, il n' a pas eu l'effet escompté sur moi. J'attendais tellement ce fameux retournement de situation que je l'ai finalement senti venir des pages à l'avance… Je n'ai eu aucune montée d'angoisse, aucun sentiment d'oppression comme je l'espérais… Et puis j'attendais quand même un événement bien plus glauque et horrible que ce qui se produit finalement…Sachant qu'en dehors de ça, aucun des personnages n' a eu grâce à es yeux, je suis ressortie franchement déçue de cette lecture.
    Bref je ne peux pas dire que j'ai détesté, mais j'ai juste eu l'impression de perdre mon temps quelque part, de refermer mon livre avec pour seule pensée « bon, et alors ? C'est tout ? Tout ça pour ça ? » Bon, comme dit au début, c'est peut-être que je n'étais tout simplement pas dans le bon état d'esprit, mais au final, rendez-vous raté avec ce livre et son horrible couverture…

    Lien : http://leboudoirdemeloe.wordpress.com/2011/10/13/kasischke-laura-la-..
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 décembre 2008
    Lecture jeune, n°128 - Anne, Michelle et Terri, trois américaines « typiques ». Lycéennes, belles, et sages, elles partent en vacances à Cancún, avec les recommandations de leurs mères respectives. Le séjour s’annonce, sans surprise, sous le soleil, et constitué de simples plaisirs adolescents : flirts, alcool, fêtes, dans un univers où le superficiel prédomine. Anne et Michelle acceptent de visiter les ruines de Chichén Itzá, en compagnie d’un inconnu. Tout bascule à cet instant. Le roman semble alors se fondre dans le surréalisme. La réalité côtoie les anciens mythes mayas pour mieux rejoindre une issue dramatique.

    Après le brillantissime Rêves de garçons (voir LJ n° 124), l’auteure dresse le portrait d’adolescentes vulnérables, en proie aux désirs implacables des hommes. Là encore, tout repose sur la construction narrative. L’alternance des points de vue d’Anne et Michelle et les descriptions des lieux, des odeurs, des couleurs, de la nature environnante. Laura Kasischke parvient à rendre compte d’une situation dramatique par la mise en place d’un univers onirique où les personnages semblent se dématérialiser. Cette atmosphère amplifie la situation et emporte le lecteur dans la chaleur mexicaine. On retrouvera également une critique de la société américaine, figée dans sa jeunesse outrancière et sans repère, où les âmes pures finissent par se désincarner.

    Anne Clerc

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Citations et extraits

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  • Par clarinette, le 27 juin 2010

    Les gens qui vivaient ici depuis des siècles, avant l'invention du moteur, des avions, se trouvaient au bord d'un vaste océan, isolés dans un monde étrange et ancien, où les vagues venaient mourir sur la rive de la même manière qu'elles le faisaient depuis qu'il y avait des humains pour les écouter.

    Depuis plus longtemps encore. Beaucoup plus longtemps.

    Ce ciel et cette mer ne servaient pas uniquement de décor à l'Hôtel del Sol. Ils ne faisaient pas qu'offrir une plage où jouer à des bandes de jeunes Américains.

    Après tout, ces gamins ne représentaient qu'un instantané, une foule d'étudiants, ivres et bronzés sur une plage. certains tenaient des bouteilles de bière ou desz gobelets en plastique dans lesquels flottait un morceau d'ananas ainsi qu'un parasol miniature. Ils riaient. d'autres arboraient un piercing au nombril qui brillait au soleil. Tout cela ne durait qu'une fraction de seconde.

    PLus tard, ces clichés seraient enterrés, les hôtels seraient rayés de la carte. La jungle regagnerait l'océan et le langage serait oublié.
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  • Par Chrys, le 27 janvier 2011

    P101: Anne est inquiète.
    "Soudain mon regard tomba sur un énorme insecte qui rampait dans la poussière du parking. Je reculai, étouffant un cri. Je vis le guide m'observer d'un air amusé. Je tournai les talons. En dehors de lui et d'un chauffeur de car, qui fumait une cigarette à l'extérieur d'un long bus argenté sur lequel on pouvait lire EXCURSION, le parking était désert.
    Je tentai de me rassurer en me disant que le site serait envahi de touristes en majorité américains. Ander ne nous aurait pas emmenées dans un endroit où tout le monde nous verrait avec lui si...
    Anne, t'as trop regardé la télé, pensai-je alors.
    Anne, n'accepte jamais rien d'un inconnu, susurra ma mère..."
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  • Par kathel, le 04 avril 2011

    Elle pensa au nombre incalculable d’événements - fêtes, sorties, rendez-vous - censés jalonner la vie d’une adolescente, qui n’arrivaient jamais à la cheville des dimanches après-midi passés à regarder de vieux films avec sa mère, blottie dans le canapé du salon.
    Peut-être qu’elle n’avait rien appris non plus, que son expérience de la vie n’avait jamais réussi à étouffer ses aspirations, ni son exaltation.
    Tout cela n’avait pas grande importance.
    Elle était en pleine effervescence. Elle se moquait bien que, de là où elle était assise, derrière ce petit hublot, les ténèbres qui s’étendaient derrière elle soient semblables à celles qui la précédaient.
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  • Par anyuka, le 29 mai 2010

    Impossible, pensai-je. Tout cela n'était pas en train d'arriver. Rien n'était arrivé. Je rêvais.
    C'était un rêve qui s'était constitué à partir d'un fond de vérité terrifiant. Quelque chose que j'avais lu. Contre quoi on m'avait mise en garde. D'après ma mère, un danger qui me guettait si je ne mettais pas de crème solaire, si je sortais seule le soir, si je croyais tout ce qu'on me disait, si je montais dans la voiture d'un inconnu."
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  • Par Chrys, le 27 janvier 2011

    P169: Sur la route, dans la jungle.
    ""Craquètements. Bruissements. Sifflements. Murmures. Des créature déchirant les broussailles. Rampant. Fouettant l'air de leurs ailes. Se posant sur les branches. Se balançant de l'une à l'autre. (...) Je me tenais au milieu d'une route étroite que longeait de chaque côté une jungle épaisse. Devant et derrière moi, je n'avais pour seule perspective qu'une route allant à l'infini en s'étrécissant -quelle importance de partir dans un sens plutôt que dans l'autre?"
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