ISBN : 2841113086
Éditeur : Editions Nil (2007)


Note moyenne : 3.65/5 (sur 37 notes) Ajouter à mes livres
Détenu au Liban pendant trois ans, le narrateur choisit après sa libération de s'installer au cœur de la forêt landaise. Deux maçons taciturnes restaurent la maison. Il campe au milieu du chantier, rééduquant ses cinq sens au contact de la nature. Il va devenir prisonni... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par clairelechat, le 26 mai 2012

    clairelechat
    Un livre intéressant dans la mesure où il montre la façon dont un homme, au sortir d'une épreuve va peu à peu revenir au monde des vivants. Un parallèle intéressant entre vivre et habiter (ne dit-on pas "reconstruire" et "habiter " sa vie comme on pourrait le faire d'une maison? )
    J'ai particulièrement apprécié le regard ironique et attendri que porte l'auteur sur les choses qui l'entourent : le notaire, le crapaud qui a investi la maison, les ouvriers qui réalisent les travaux. L'auteur a trouvé un surnom et nous fait partager des anecdotes sur chacun de ces êtres qui peuplent son nouveau quotidien.
    La période de détention n'est quasiment jamais citée. Pourtant elle est présente dans le quotidien de cet homme qui peine à retrouver goût à la vie : il vit reclus, à tendance à fuir la compagnie de ses proches qui ne comprennent pas . Un livre subtil qui montre qu'il ne s'agit pas d'être libérer pour revivre.
    L'ouvrage reste néanmoins très contemplatif et je dois avouer que j'ai été tentée de sauter les nombreux passages où l'auteur décrit la nature environnante. Si vous aimez ce type d'écriture vous ne serez pas déçus!
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    • Livres 3.00/5
    Par zabeth55, le 04 février 2012

    zabeth55
    Après trois ans de détention au Liban, l'auteur fait l'acquisition d'une maison isolée dans les Landes.
    S'y retirant de plus en plus, c'est grâce à elle et dans sa solitude qu'il va apprendre à se retrouver, à se reconstruire, à apprivoiser sa liberté retrouvée.
    Très beau témoignage.
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    • Livres 5.00/5
    Par soazcongar, le 21 septembre 2008

    soazcongar
    Je viens de fermer le livre de Kauffman, il n'y a personne près de moi pour partager ce moment de lecture alors c'est vers Babelio que je me tourne.
    Après sa captivité de 3 ans au Liban, l'auteur achète une maison dans les Landes. La restauration de la maison et de "l'airial" iront de pair avec le retour du propriétaire au monde du vivant.
    le livre est bien écrit, rythmé par le bruissement de la nature environnante. Ces re naissances parrallèles s'emmèlent dans des odeurs de poussière et de plâtre, de grands crus bordelais et de cigares bagués.
    Cette lecture bouscule ma vision un peu convenue (plat pays monotone) sur la région des Landes.
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  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    InColdBlog
    Reconstruction, renaissance, convalescence ? Il s'agit bien de tout cela à la fois dans La maison du retour, un retour au pays mais aussi à la vie. Dans le cas de Jean-Paul Kauffmann, cela va se faire lentement, par étape, comme autant de paliers de décompression nécessaires pour passer progressivement de la captivité à la liberté retrouvée. Cette maison est pour lui comme un nouveau départ.
    Citadin dans l'âme, je ne conçois la campagne qu'à doses homéopathiques. Les maisons de campagnes ne sont définitivement pas pour moi. Et pourtant, je me suis senti bien aux Tilleuls où règnent plénitude et apaisement, une bulle en dehors du temps où les seules nouvelles du monde extérieur (fatwa lancée contre Salman Rushdie, nouveaux bombardements au Liban, mort de Khomeiny) sont diffusées par la radio des ouvriers, replongeant l'ex-otage dans un passé récent, encore douloureux.
    Outre ces ouvriers pour le moins discrets, ils sont rares les visiteurs aux Tilleuls : l'agent immobilier, l'impayable Lapouyade, Urbain, l'ami architecte, des voisins un peu excentriques, puis, quand les travaux sont terminés, Joëlle, sa femme accompagnée de ses enfants.
    Sentir, observer, toucher, goûter… Kauffmann laisse libre court à ses cinq sens. Il y a ainsi dans La maison du retour de beaux passages sur l'éveil des sens attisés par la nature environnante : odeur de la pinède, bruits de la vieille demeure, vol des oiseaux, dégustation d'une bonne bouteille de vin… comme si l'auteur redécouvrait tout ce dont l'avait privé ses geôliers libanais pendant trois années. Grand lecteur, il va également découvrir que les livres ont perdu pour lui leur attrait, remplacés en cela par Dame nature.
    La maison du retour est un livre (j'ai failli écrire roman) optimiste, plein d'énergie positive, jamais mièvre ni pleurnichard, où Kauffmann, en sage ermite, nous fait partager tous les petits bonheurs simples du quotidien.

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?index/oeuvres/La%20maison%20du%20retour
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    • Livres 4.00/5
    Par alicejo, le 21 avril 2010

    alicejo
    Très beau livre sur une reconstruction.
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Citations et extraits

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  • Par sylvie, le 10 décembre 2007

    ...Après trois années d'enfermement, j'ai besoin de la démesure de ce paysage, ponctué par des vides au milieu des pinèdes mais jamais borné."

    ..."Dans le calme du soir, les grands pins noirs renvoient vers la maison une odeur profonde de sous-bois. Une odeur qui souligne un silence duveteux et régalant. Le contraire du vide, du manque. Un silence vivant, balsamique..."

    ..." Le pin est l'arbre de l'élévation et du dépassement. Une forme de transcendance obtenue non pas par la rectitude mais par la courbure. Sa fausse verticalité maintient en suspension le paysage. Son balancement n'appuie pas sur le surface plane."

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  • Par sylvie, le 10 décembre 2007

    Je suis assis face aux deux platanes monumentaux. Lapouyade m'a assuré qu'ils sont âgés d'au moins cent cinquante ans. Jamais élaguée, dégagée de toute entrave, leur ramure s'est déployée impétueusement vers le ciel. Les branches à la cime ont fini par s'emmêle. Couturé par le temps, le tronc des arbres se desquame par plaques, laissant apparaître l'épiderme jaune. Par endroits, il ondule comme le pli de la peau. Plus que jamais, les deux piliers ressemblent à deux pattes d'éléphants, la base avec les racines dévidées en évantail imitant parfaitement la semelle garnie d'ongles. Dépouillés de leurs feuilles, les deux platanes n'en dégagent pas moins une puissance prodigieuse. Ils se tiennent en sentinelle devant la maison. Mes deux compagnons devinent la période de convalescence que je vis. Avec bienveillance, ils me regardent reprendre des forces. Ils me considèrent comme un être normal, non comme un égrotant qui ne pourra jamais se remettre du mal qui l'a frappé..."

    ..."Les deux platanes, qui avec leur ramure tourmentée, ont toujours l'air d'élever une protestation vers le ciel semblent apaisés. D'ordinaire, les branches tortueuses sur lesquelles ont commence à apercevoir le tracé encore léger du feuillage se chamaillent entre elles. Une façon retorse de porter haut, de se redresser avec agressivité, qui signale une nature mécontente et contrariée.

    On ne se fait pas faute de corriger ces arbres insupportables. Un bon platane en France est un platane amoché. C'est par amputation qu'on vient à bout d'un tempérament jugé agressif. On le rosse, on lui démolit le portrait, on l'estropie, mais notre grand mutilé tient le coup. Inutile de dire que les rescapés se rattrapent. Les miens partent dans tous les sens, mais j'ai l'illusion de croire que je les ai apprivoisés. En tous cas, j'ai trouvé auprès d'eux repos et consolation... "



    ..."Longues journées de lecture à l'ombre des deux platanes. Je sens leur présence bienveillante, commençant à s
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  • Par sylvie, le 10 décembre 2007

    Comme les voiliers, ils ont parfaitement compris le langage du vent, sa façon de fraîchir, sauter, tourner et mollir....

    ....Dans "la chair et le sang", Mauriac parle des tilleuls qui" sentent l'ardeur et l'amour."Si le pin peut être chez lui qualifié d'arbre totem, le tilleul est son arbre- passion. Dans le "Noeud de vipère" il est associé au désir, à la lune de miel des héros. Il y a dans le tilleul une quiétude sensuelle qui serait presque repue s'il ne subsistait cette façon délurée de s'agiter."...



    ..."En fusion avec les abeilles, les fleurs des tilleuls dégagent une telle énergie qu'elles refoulent dans l'atmosphère de puissants effluves pommadés, à la limite de l'écoeurement. C'est une odeur émolliente et insinuante comme un narcotique, provoquant même à la longue un certain degré de stupeur et d'insensibilité, en cela plus proche d'un opiacé que d'une tisane."



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  • Par sylvie, le 10 décembre 2007

    J'aime de plus en plus cette forêt qui s'étend à perte de vue. J'y retrouve la trace de mes lectures de jeunesse, "Le Mystère Frontenac", "Thérèse Desqueyroux" : la plainte des pins, les métairies du bout du monde, l'odeur de la résine et de l'incendie qui pousse Thérèse à accomplir son acte criminel"...



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  • Par soazcongar, le 21 septembre 2008

    l'idée que l'été ne fait que commencer me remplit de reconnaissance. Tant de promesses! les matins mouillés par la rosée, les longues soirées animées à l'ombre de mon platane orphelin. Mais pourquoi ce gros bourdon vient-il troubler la paix de ce bel après-midi? Il veut s'échapper. Son corps lourd frappe violemment les vitres.
    J'ai pourtant ouvert un battant.
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Vidéo de Jean-Paul Kauffmann

Jean-Paul Kauffmann - Voyage à Bordeaux (1989) .
Jean-Paul Kauffmann vous présente son ouvrage "Voyage à Bordeaux (1989) aux éditions des Équateurs.http://www.mollat.com/livres/jean-paul-kauffmann-voyage-bordeaux-1989-9782849902004.htmlNotes de musique : Caldara / 1 Maddalena Ai Piedi di Cristo - Part 1/ Sinfonia








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