ISBN : 2842611772
Éditeur : Le Serpent à plumes (2000)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
En 1927, Albert Londres embarque pour un périple de quatre mois dans les colonies françaises d'Afrique. Il a déjà écrit quelques articles sur les " petits Blancs " de Dakar, mais s'engage cette fois dans une enquête d'envergure sur les pratiques des colons usagers du " ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 2.00/5
    Par Pasdel, le 08 mai 2012

    Pasdel
    Pour le lecteur contemporain, Terre d'ébène peut paraître dénué d'intérêt, mais une fois remis dans le contexte et, après quelques rappels sur la situation de l'Afrique Occidentale Française et des colonies, souvenez-vous de l'apport notamment d'un fort contingent africain pendant la Première Guerre mondiale et des fameux tirailleurs sénégalais (Banania, ça vous rappelle quelque chose!), 30.000 morts et de nombreux invalides qui attendent un geste des gouvernements Poincaré, Clémenceau, Millerand, Briand et consorts.
    Une fois ce rappel effectué, on peut alors se rendre compte de la force des propos d'Albert Londres. Ce dernier démonte, au fil des chapitres, le système colonialiste et accuse les réseaux mis en place que ce soit du côté de l'envahisseur que du côté du potentat local.
    le style est fluide, facile à suivre, un texte châtié, bien loin des chroniques sardoniques que l'on peut lire aujourd'hui. Mais dans les années 1920, après l'épisode tragique que l'on connaît, la liberté de la presse est assez restreinte (et de nos jours, elle n'existe toujours pas dans plusieurs nations). un texte puissant mais qui ne vaut rien sortit de son contexte et sans remise à niveau du climat de l'époque.
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    • Livres 4.00/5
    Par chartel, le 04 décembre 2010

    chartel
    A la fin des années 1920, Albert Londres s'embarque pour l'Afrique afin de voir de plus près les fameuses colonies d'une France dominante et rayonnante. Il va mettre à jour ce que beaucoup de ses contemporains ne voulaient pas voir, un système esclavagiste qui ne veut pas en porter le nom, où les Africains ont pris la place de la machine, pour satisfaire la consommation d'une civilisation européenne soucieuse de luxe et de profit.
    Dès les premières lignes de "Terre d'Ebène", j'ai été saisi par la vigueur de l'écriture. le style de Londres est remarquable, ironique et tranchant, ne se souciant pas des convenances diplomatiques, n'hésitant pas à appeler un chat un chat et à dévoiler toutes les absurdités et les horreurs qui se présentent à son regard.
    Bien que les colons soient de loin les plus à blâmer, les Africains ont aussi leur part de responsabilité dans ces atrocités, Albert Londres est impartial. La barbarie n'est pas l'apanage de l'homme blanc, elle est le propre de l'Homme tout simplement.
    Cette œuvre est aussi troublante par son actualité. A l'heure de la mondialisation, quand je me réjouis d'acheter de beaux cadeaux pas trop onéreux « made in China » pour mes bambins, d'autres triment comme des bêtes pour un salaire de misère, dans un pays totalitaire où l'on s'amuse encore à clouer le bec aux récalcitrants.
    Albert Londres vient de me rappeler que je ne peux me passer, au quotidien, d'une conscience politique.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par JPB, le 26 mars 2011

    JPB
    1928. Gide vient de publier Voyage au Congo et Retour du Tchad, ouvrages dans lesquels il dénonce avec vigueur les horreurs et les crimes du régime colonial de la France. Albert Londres s'embarque pour un périple de 4 mois en Afrique. Révolté à son tour par ce qu'il découvre, le grand reporter trouvera la violence et les accents qui conviennent pour en parler. Son livre suscitera de furieuses polémiques et incitera le Gouvernement de l'AOF à organiser un "voyage de presse" afin d'apaiser l'émotion. La presse coloniale, de son côté, se déchainera, mais la violence ordurière de ses attaques renforcera le succès du livre.
    Voilà dans le texte la 4ème de couverture du livre. Personnellement, je n'y ai pas trouvé la violence dont il est question, sauf dans le dernier chapitre qui décrit l'hécatombe pour la construction du chemin de fer Congo-Océan. Il est clair que les descriptions des colonies sont réalistes, engagées sans doute, mais pas tant que ça. Mais à l'époque, il est vrai qu'on n'écrivait pas aussi crûment que maintenant, d'autant que nous connaissons, nous, les ravages que le colonialisme à engendré dans les pays africains.
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Citations et extraits

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  • Par brigetoun, le 02 décembre 2009

    Des noirs des deux sexes travaillaient sur la route. Pliés en deux comme s'ils attendaient le partenaire pour jouer à saute-mouton, ils la tapaient avec une latte. Cette compagnie faisait deux rangées, une d'hommes, une de femmes, les femmes vieilles et laides, la peau ratatinée sur le squelette. Evidemment, elles ne pouvaient plus servir... qu'à la route.
    Sur le bord de la chaussée, un orchestre : trois tambourins et un flûtiau. Pour donner la cadence aux cantonniers, les musiciens scandaient un air qui montait et descendait en quatre temps, sur quatre sons, du lever du jour à son coucher. Un chien pacifique en serait devenu enragé !
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  • Par Pasdel, le 05 novembre 2011

    Le train du Soudan part tous les mardis.Alors les bateaux s'arrangent pour arriver le mercredi!
    C'est bien.Cela vous met tout de suite au pas. (page 21)
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  • Par Pasdel, le 06 novembre 2011

    Il faut savoir que la fièvre jaune provient d'un moustique appelé stegomia.On ne pouvait pas demander au moustique qui vous piquait s'il était un stegomia.Ça ne parle pas,ces animaux-là! (page 15)
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  • Par Pasdel, le 11 novembre 2011

    L'administration est le moustique du nègre.A tous les moments de sa vie,elle le pique,troublant son farniente.Lui,qui dormait si bien! (page 57)
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  • Par brigetoun, le 02 décembre 2009

    - Le nègre ? Que l'administration commence. Pour elle, le nègre n'est jamais fatigué. Il traversera le pays à pied, il maigrira sur les routes, il crèvera à la "machine". Pour nous, tout juste si elle ne nous demande pas de le transporter dans un hamac ! Elle le spolie à coups de réquisition. Vous le savez bien... L'administration dépouille l'indigène ; mais comme l'indigène dit avoir de l'argent pour payer ses mpôts, elle nous permet de lui acheter ce qu'elle ne prend pas.
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Video de Albert Londres

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Albert Londres : Le chemin de Buenos Aires
Déambulant dans le quartier de La Boca, port de Buenos Aires en Argentine, Olivier BARROT parle d'un reportage d'Albert LONDRES "Le chemin de Buenos Aires" réédité par "Le serpent à plumes".Datant de 1927, ce texte s'attaque à la traite des Blanches entre la France et le Rio de la Plata. Illustration avec des tableaux de Claudio SCHEFFER.











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