Dans ce livre tardif, Kapuscinski est plus synthétique que dans "ébène" puisqu'il revient sur sa propre histoire de journaliste (pourquoi suis je devenu journaliste spécialiste de l'international?) , qu'il essaie de comparer à celle d'Hérodote (pourquoi a t'il écrit ce livre qui, a notre connaissance, a le premier l'audace d'écrire l'histoire du monde?).
L'auteur nous promène alors dans le monde disparu des années 50, en chiine, en inde, en Afrique.. et dans le monde antique.
C'est toujours très bien écrit, fourmillant d'anecdote, plus dépaysant que les meilleurs récits de SF, avec en plus de la vraie réflexion philosophique d'un type ayant eu une vie bien singulière.
J'adore ce genre de livre, mais j'ai l'auteur, après
Ebène, se répète un peu.
C'est sans doute la malédiction des conteurs d'histoires qu'ils ont vécues, qui commencent fatalement par les meilleures (c'est la même chose pour JF Deniau).
Ainsi, si les citation d'Hérodotes sont époustouflantes, leurs pendants racontées par l'auteur dans ce livre n'ont pas la même ampleur.
Il aurait fallu croiser Hérodote et les histoires d'
Ebène...
Très bon bouquin quand même.