ISBN : 2253152447
Éditeur : LGF (2002)


Note moyenne : 3.98/5 (sur 57 notes) Ajouter à mes livres
"Chacun de nous, à un moment ou à un autre, a envie d'entendre des choses qui sortent de l'entendement", confie Amin Maalouf dans un entretien. Le rêve de Baldassare Embriaco, ce Génois d'Orient et négociant en curiosités, est de trouver un... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Malaura, le 30 octobre 2011

    Malaura
    « Comment a débuté cette folie ? Dans quel esprit a-t-elle d'abord germé ? Sous quels cieux ? de là où je me trouve, j'ai vu la peur, la peur monstrueuse, naître et grossir et se répandre, je l'ai vue s'insinuer dans les esprits, jusque dans celui de mes proches, jusque dans le mien, je l'ai vue bousculer la raison, la piétiner, l'humilier, puis la dévorer.
    J'ai vu s'éloigner les beaux jours. »
    1666, l'année de la Bête…Les gens n'ont plus qu'un mot à la bouche : Apocalypse. « Son ombre voile les poitrines et les fenêtres des maisons ».
    Dans l'Apocalypse de Jean, il est dit : « Que celui qui a l'intelligence compte le nombre de la Bête. Car son nombre est un nombre d'homme et son nombre est 666. »
    Même s'il est fait état du nombre 666 et non de 1666, tous voient dans la date qui approche le signe de la fin des temps.
    Prédictions, prophéties, présages, augures…chacun interprète les signes et « quand on cherche des signes, on en trouve. Signes manifestes, signes éloquents, signes troublants, tout ce que l'on cherche à démontrer finit par se vérifier».
    Quatre mois avant l'année de la Bête, Baldassare Embriaco, Génois d'Orient installé dans la ville libanaise de Gibelet où il tient un commerce prospère de curiosités et de livres rares, voit sa sérénité et sa bonne fortune mises à mal à mesure que s'approche la fin de l'année 1665.
    Malgré sa volonté de raison garder, il a vu les choses se précipiter lorsqu'il a fait l'acquisition d'un livre étrange, rare et précieux, un livre légendaire très convoité écrit par un certain Mazandarani, s'intitulant « le Dévoilement du nom caché » ou plus communément « le Centième nom ».
    Dans le Coran, sont mentionnés 99 noms de Dieu, le Miséricordieux, le Vengeur, le Subtil, l'Apparent, l'Omniscient…le livre de Mazandarani recèlerait en ses pages le nom suprême du Créateur, le Centième nom, un nom « qu'il suffirait de prononcer pour écarter n'importe quel danger et obtenir du Ciel n'importe quelle faveur ».
    Ce livre censé apporter le Salut, le marchand l'a eu en sa possession mais il l'a laissé échapper sans avoir pu y jeter un coup d'œil, le vendant presque malgré lui à un émissaire du roi de France.
    Pris de remords, le cœur empli de doutes et de craintes, c'est avec le sentiment d'avoir commis une lourde faute qu'il lui faut impérativement réparer, que Baldassare décide alors d'entreprendre un long voyage afin de retrouver le livre perdu.
    Mais sans doute que la décision d'un tel périple, dont il ne sait s'il se soldera par un échec ou une réussite, est aussi l'occasion pour Baldassare de donner un nouveau sens à sa vie et de fuir une existence terne et étriquée.
    Accompagné de ses deux neveux Boumeh et Habib, de son serviteur Hatem et de Marta, une jeune femme passionnément aimée quelques années auparavant, il quitte Gibelet pour une course folle à travers le monde, qu'il consigne au jour le jour dans un journal.
    Par terre et par mer, à pied, à dos d'âne ou par bateau, de Constantinople en passant par Amsterdam, Londres, Naples ou Gênes, il parcourt des villes à feu et à sang, des provinces ravagées par la terreur, des contrées saccagées et ruinées par le fléau des intégrismes religieux.
    Au gré de ses pérégrinations, vivant mille aventures et mille désillusions, Baldassare témoigne de la folie des hommes lorsque la foi les aveugle et rencontre aussi l'amour à l'heure où il ne l'attendait plus.
    Ecrivain nomade, lorsque le lecteur ouvre un livre d'Amin Maalouf, il sait que le voyage, l'exotisme et l'ailleurs seront au rendez-vous. Il y a chez Amin Maalouf un profond désir de briser les frontières que les hommes dressent entre eux, un immense sens du partage, une volonté de créer du lien entre les peuples, entre les terres, entre les langues.
    Merveilleux conteur, l'écrivain franco-libanais à qui l'on doit le très beau « Samarcande » ou encore « Le Rocher De Tanios », sait assouvir notre soif d'imaginaire, notre goût de l'aventure et notre désir de réflexion, par des œuvres denses, amples et consistantes dans lesquelles les questionnements sur l'homme, les valeurs d'humanisme, les interrogations sur la religion et sur l'identité s'inscrivent étroitement dans la trame fictionnelle.
    « Le Périple de Baldassare » est de cette veine. Ecrit sous forme de journal personnel, il est à la fois roman d'aventures, roman initiatique, roman historique, tout en possédant la saveur d'un conte oriental.
    C'est à un long et beau voyage dans les grandes cités du XVIIème siècle que nous convie ici Amin Maalouf, un merveilleux périple entre Orient et Occident, au côté de l'attachant Baldassare Embriaco, homme tolérant et bon, humaniste et grand érudit, témoin de son temps, de la folie, de la bêtise et de la cruauté des hommes.
    Baldassare narre son parcours avec les qualités et les défauts des grands hommes ; de son écriture posée et réfléchie, il livre tout sur le papier : ses craintes, ses espoirs, ses amours et ses doutes, la peur irraisonnée qui s'est emparée des hommes ainsi que les misères et les fléaux qui s'abattent sur les pays traversés, la peste qui décime, le feu qui ravage, la religion qui impose, l'obscurantisme qui tue…
    La langue d'Amin Maalouf sait tout autant se faire chatoyante ou précise, tumultueuse ou réfléchie, poétique ou lucide pour faire de ce voyage un beau moment de littérature, même si, ici où là, l'on pourra constater quelques petites baisses de régime, mineures au regard de l'ensemble de ce très bel ouvrage.
    « Le Périple de Baldassare » a été adapté en bande-dessinée. Une BD en trois parties réalisée par Joël Alessandra.
    La première partie est parue cette année sous le titre « le Centième nom ».
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    • Livres 5.00/5
    Par PatryckFroissart, le 19 janvier 2012

    PatryckFroissart
    Nous sommes en 1665. Les thèses millénaristes circulent dans le monde connu, chrétien, musulman, juif, transversalement, annonçant que 1666, l'année de la Bête, forcément, puisqu'elle comporte trois fois le nombre six, sera celle de l'Apocalypse.
    Baldassare, descendant d'une grande famille génoise installée dans le commerce des antiquités et du livre rare à Gibelet (ville du Liban connue dans l'Antiquité sous le nom de Byblos), vend étourdiment le livre de Mazandarani, le Centième Nom, qui vient de lui être légué par le vieil Hadj Idriss.
    Malheur !
    Le Centième Nom, comme l'indique son titre, renferme entre ses lignes ésotériques le centième nom de Dieu, dont seuls quatre-vingt-dix neuf sont révélés dans le Coran.
    Ce nom secret, si quelqu'un le découvre et le prononce, est le seul talisman capable d'attirer la clémence du Créateur et de repousser la fin des temps.
    Baldassare, ayant réalisé son erreur, et bien qu'il s'affirme à lui-même qu'il ne croit pas à ces prédictions superstitieuses, quitte Gibelet sur les traces de l'acheteur, le chevalier franc Hugues de Marmontel, émissaire de la Cour de France, en compagnie de son commis, de ses deux neveux, et d'une belle femme de Gibelet, Marta, qui recherche la preuve de la mort de son mari, disparu depuis des lustres du côté de Constantinople, afin de pouvoir se remarier.
    C'est le début du périple de Baldassare, une odyssée haletante qui le mènera par monts, vaux, mers, amours, catastrophes et rebondissements, à Tripoli, Alep, Constantinople, Smyrne, Chio, Gênes, Minorque, Tanger, Lisbonne, Amsterdam, Londres, Calais, Paris, Gênes à nouveau, avant qu'il prenne, de Gênes à Gibelet, le chemin du retour.
    Le roman se présente comme une succession de journaux de voyage tenus méthodiquement du 24 août 1665, jour de son départ de Gibelet, au 31 décembre 1666, jour où s'achève l'année fatidique sans que se soient réalisées les prédictions des prophètes en tous genres ayant fleuri pendant deux ans dans les villes et campagnes chrétiennes, juives et musulmanes.
    Patryck Froissart
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  • Par lilicrapota, le 29 octobre 2011

    lilicrapota
    u début j'ai trouvé le bouquin super et au fur et à mesure de mon avancée je me suis progressivement lassée, voire ennuyée, je l'ai fini pour vite passer à autre chose.
    Le narrateur tient un journal de bord qui commence en 1665 et va jusqu'au début 1667. Tout commence quand Baldassare reçoit un livre mystérieux « le centième nom » dont il doit se défaire avant même d'avoir pu le lire. Pour le retrouver, il partira à l'autre bout du monde, vivra des tas d'aventures, tombera amoureux, etc, et puis finalement l'année 1666 qui devait être celle de la fin du monde eh ben il ne se passera rien d'incroyable hormis le grand incendie de Londres, et puis sa quête lui fait bien retrouver le livre mais on ne saura jamais s'il découvre ou non le centième nom de Dieu, bref, je ne peux pas vous faire partager mon enthousiasme parce que là, je n'en ai pas ! Ce n'est pas que le style soit désagréable, c'est bien documenté, on est plongé dans des tas de mœurs et coutumes différents du fait de la diversité des pays et de l'époque aussi, mais c'est juste que malgré qu'il se passe quand même des tas de choses !!! je n'ai pas été prise dedans. (malgré que !!!)
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    • Livres 1.00/5
    Par ubuprovencal, le 10 mai 2011

    ubuprovencal
    J ai lu ce livre dans le cadre d un cercle de lecture, et sur 12 personnes, j ai fait partie des 2 qui n ont pas du tout aimé.
    Là ou certains ont trouve un coté poétique, une histoire d amour, une femme éprise d un brigand qui veut le quitter définitivement mais qui garde quand meme une attirance pour ce vaurien, un vieux marchand de livre qui sera tenté par l amour, et qui hésitera dans ses sentiments,une quete qui fait le tour de la Méditerranée, la découverte d autres pays sur le tard...
    Pour ma part je n y ai vu qu un ensemble incohérences qu'un vieux libraire prend pour prétexte, justement, pour voyager, entrecoupé de rencontres fortuites, et qui m a vite assommé, jusqu'à la page 180.
    A la page 180, j ai mis en application une phrase que j ai lue dans un essai de Daniel Pennac " Comme un roman":
    Droit numéro 3: « le droit de ne pas finir un livre »
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    • Livres 4.00/5
    Par meepingnie, le 14 septembre 2010

    meepingnie
    Superbe voyage historique dans le monde de la fin du 17ème siècle qui se prépare à la fin du monde à travers les récits de Baldassare, personnage souvent inconsistant et naïf mais au final très attachant.
    Roman merveilleusement bien écrit et captivant !
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Citations et extraits

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  • Par MarcBibliotheca, le 17 août 2008

    Quatre longs mois nous séparent encore de l'année de la Bête, et déjà elle est là. Son ombre voile nos poitrines et les fenêtres de nos maisons.
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  • Par MarcBibliotheca, le 03 novembre 2009

    Lorsque la foi devient haineuse, bénis soient ceux qui doutent !
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  • Par MarcBibliotheca, le 03 novembre 2009

    Cette recommandation [Aime ton prochain comme toi-même] paraît, à première vue, irréprochable [mais] à voir ce que la plupart des gens font de leur vie, à voir ce qu'ils font de leur intelligence, je n'ai pas envie qu'ils m'aiment comme eux-mêmes.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par MarcBibliotheca, le 03 novembre 2009

    La route quelquefois s'agrémente de fables, comme le sommeil s'agrémente de songes, il faut savoir ouvrir les yeux à l'arrivée.
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  • Par MarcBibliotheca, le 03 novembre 2009

    Un bon capitaine transforme l'Atlantique en Méditerranée ; un mauvais capitaine transforme la Méditerranée en Atlantique.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

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Le Périple de Baldassare - bande annonce .
1665. Baldassare Embriaco, Génois d'Orient, négociant en livres et curiosités, se voit un jour offrir, en remerciement d'un service, un livre mythique : le Centième Nom, ouvrage légendaire qui contiendrait le nom caché de Dieu et détiendrait de ce fait le pouvoir d'apporter le salut au monde. Mais Baldassare, maladroit, laisse presque aussitôt l'ouvrage lui échapper. Ne vient-il pas de commettre une erreur fatale, alors que les sombres prémonitions qui préludent à l'année qui s'annonce -- 1666, l'année maudite, l'année de la Bête --, sont dans tous les esprits ? Alarmé, Baldassare part sur les routes vers Tripoli, afin d'essayer de retrouver l'ouvrage... le premier volume d'une trilogie, séduisante adaptation d'un roman d'Amin Maalouf.








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