> Georges-Michel Sarotte (Traducteur)

ISBN : 9782021005912
Éditeur : Editions du Seuil (2011)


Note moyenne : 3.73/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
En Iran, Sara et Dara s’aiment malgré la séparation des sexes instaurée aussi bien dans la rue que dans les jardins publics ou les bibliothèques. Les messages codés inscrits dans les livres de la bibliothèque alternent avec des promenades se transformant en partie de ca... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Lulu_Off_The_Bridge, le 25 mars 2012

    Lulu_Off_The_Bridge
    Comment peut-on être persan et amoureux ? Être amoureux à Téhéran, est-ce pareil qu'être amoureux à Paris, New York, Moscou, Tel Aviv ? Et même, de plus en plus fort, Mesdames, Messieurs, comment peut-on écrire un roman d'amour en Iran?
    De vous à moi, c'est un euphémisme de dire que je connais mal la littérature iranienne. Si l'on excepte un détour par le très plombant et rapidement avalé La muette de Chahdortt Djavann, disons que j'ai comme un blanc entre les quatrains d'Omar Kayyham et Marjane Satrapi. 1000 d'inculture, au bas mot. Et que je ne sois pas la seule dans ce cas n'est pas vraiment une excuse, n'est-ce pas ?
    Inculte en la matière comme en tant d'autres, je sais de l'Iran ce que me souffle l'air du monde comme il va : dictature religieuse, uranium, droit de rien du tout. Alors, d'approximations en méconnaissance, sommes-nous condamnés à regarder ces persans sans rien chercher d'autre qu'un exotisme rendu menaçant par un contexte géopolitique plus que délicat ?
    Or c'est tout le propos de Mandanipour que de rappeler que non, l'Iran ne se réduit pas à 30 ans de piétinement systématique des droits fondamentaux (par ailleurs bien plus ancien que la chute du shah), qu'il s'agit toujours et par devers tout de l'une des plus vieilles civilisations du monde et que, partant, surtout !, c'est une terre d'histoires. de Contes, de poèmes, d'images. de romans. D'où le paradoxe fondateur : pourquoi et comment dans un pays dont la langue est si riche qu'elle peut sans fin inventer des métaphores sexuelles qui ne se répètent jamais est-il impossible d'écrire un malheureux récit d'amourette entre étudiants ?
    En censurant un roman d’amour iranien n'est pas un roman d'amour. C'est l'histoire d'un roman qui tente de prendre forme, une manière de brouillon magnifique, revendiqué, bordélique à souhait. On suit vaguement l'histoire des amoureux de Peynet nouvelle formule, Sara et Dara ainsi nommés en hommage aux petits personnages des livres de lecture des écoliers iraniens. Sauf qu'ils ne sont jamais seuls, parce que leur auteur souffre visiblement du complexe de Dieu (oui, pléonasme, tout ça, je sais) et parce que c'est le pays qui veut cela, semble-t-il. Et parce que les plans se mélangent, les réalités s'interpénètrent. le fictif, le sur-fictif, le biographique, tout en même temps. Au premier plan, l'histoire de deux amoureux, très, très, très romanesque et donc très, très, très peu crédible. Il l'aime, il la cherche, il la séduit – chastement, ô combien chastement – elle hésite entre l'amoureux pauvre mais intègre, et le prétendant riche et parvenu, il se fâche, elle hésite un peu moins, etc., etc., etc. C'est mignon et d'un intérêt artistique digne d'un nanar Bollywood, avec en sus le risque permanent de finir lapidé dans un stade. Au détour d'un tendre tête-à-tête au dialogue stéréotypé resurgit l'actualité brutale, comme le fait – sordide – que le seul endroit où un homme et une femme peuvent se côtoyer sans crainte et donc se donner rendez-vous, c'est la salle d'attente des urgences. Quelques mètres plus loin, mirage d'Haschischin et de colporteur d'onguents magiques, fantômes de poètes morts et d'assassinés, souvenir de deux mille ans de littérature, silhouettes réchappées d'autres histoires, de la grande Histoire, trois petits tours et puis s'en vont…
    Face à cela, l'Iran d'aujourd'hui, une dictature, une machine à broyer la pensée, l'art, l'humain. Sara est étudiante en littérature, oui, mais toute œuvre de moins de 200 ans interdite et il n'existe pas de livre qui ne soit pas caviardé par la censure. Dara était étudiant en cinéma, oui, mais communiste également : plusieurs mois de prison et d'isolement plus tard, il est rayé des listes de l'université, ne soutiendra jamais sa thèse parce que tout simplement, il n'existe pas. Méthodiquement déconstruit par l'administration, Dara est peintre en bâtiment. L'administration, justement, thème universel s'il en est - rappelez-moi de vous faire une Page Arrachée à ce sujet. Comme si rien ne rapprochait plus les peuples que de devoir passer six heures devant un guichetier revêche ceint d'une armada de procédures contradictoires : la référence à Kafka est manifeste, assumée (la thèse avortée de Dara portait d'ailleurs sur l'adaptation par Orson Wells du Procès. Ironie du sort). Terrifiante. Affolante de bêtise (voir la scène tragi-comique où l'auteur essaie de faire enregistrer les prénoms de ses enfants). Elle ne broie pas l'humain, elle le découpe en petites cases disjointes. L'autre versant de l'administration, c'est la censure, incarnée, entre autres, par ce fonctionnaire chargé de visionner tout programme avant sa diffusion. Un aveugle, au sens propre.
    Pendant ce temps-là, entre les plans, se promène notre auteur… Je fais la maline depuis le début de cet article en faisant des références à la mords-moi-le-doigt à la littérature des Lumières, mais le fait est qu'on y pense souvent. Non pas tant à Montesquieu qu'à Diderot et Jacques le fataliste, car l'auteur-narrateur ne cesse haranguer son lecteur, de se moquer gentiment de ses attentes de lecteur de roman. « Demandez-moi comment… et je vous répondrai… » ne cesse-t-il de répéter, ce que l'on peut aussi lire comme un souvenir des poèmes épique, dont les refrains et retours soutiennent la narration et aident à la mémorisation. L'auteur occupe le devant de la scène, partout, sans arrêt, dans un style brillant-voyant tout en (auto)dérision et effets de manche parfaitement assumés. Grosses ficelles ? Un peu, mais il s'amuse manifestement, et nous avec (moi avec, en tout cas – j'avoue être bon public et avoir éclaté de rire et de bon cœur à une ou deux reprises). Face à lui, sa Némésis, le censeur Pétrovitch. On se souviendra que c'est par ailleurs le nom du juge qui condamne Raskolnikov au goulag. le Pétrovitch iranien, lui, poursuit le malheureux romancier à chaque page, de sorte que celui-ci finit par intérioriser son censeur, prévoir les mots à biffer, pensées à dissimuler. Tel est le véritable danger : ne plus pouvoir penser une littérature libre. S'interdire de concevoir, à l'instar de cet homme aux pensées traquées. C'est le sens du titre, ce me semble : écrire EN censurant, dans le même temps. En psychologie, cela s'appelle une injonction contradictoire et cela rend non seulement incapable d'agir mais également cinglé. Comment ne pas devenir cinglé ? En écrivant. Oui mais alors… ?
    La véritable intrigue du roman, on l'a compris, est bien d'écrire un roman, et pour ce faire l'auteur lutte pied à pied avec les institutions, sa propre «iranité», la littérature en général qui hante les pages par paquets de 10 références. Épuisant. Presque épuisant à lire, d'ailleurs, trop brillant, quasi clinquant, trop dense et il est difficile d'oublier que les deux protagonistes n'ont aucun intérêt, même si c'est fait exprès. L'auteur lui-même finit par totalement s'en désintéresser pour mieux souligner l'amer constat qui émerge du chaos final : écrire un roman d'amour iranien, ce n'est pas possible. Est-ce seulement souhaitable ? Sous couvert de galéjades, d'anecdotes, de set de ping-pong avec le lecteur, le propos est plus que pessimiste. La lecture, elle, reste en demi-teinte

    Lien : http://luluoffthebridge.blogspot.fr/2012/03/book-freak-sessions-shar..
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  • Par keisha, le 30 avril 2011

    keisha
    Sous ce titre intrigant et/ou guère attirant, se cache un roman parfaitement jubilatoire, original et instructif...

    Un écrivain se prépare à conter l'histoire d'amour de Sara et Dara. Facile direz-vous. Rencontres, sorties, discussions, premiers baisers et plus si affinités. Oui mais, cela se passe à Téhéran, et en Iran pas question pour un homme et une femme sans liens familiaux de se voir à leur guise. Pas question non plus pour un auteur d'écrire ce qui peut choquer, que ce soit rayon moeurs, religion ou politique. Pas de propos grossiers non plus. Monsieur Petrovitch veille (ce nom est celui d'un personnage de Dostoievsky). Alors que fait-il l'auteur? Il biffe lui-même les passages litigieux, il discute avec lui-même, avec le lecteur et a toujours à l'esprit la réaction de Monsieur Petrovitch, qui n'hésite pas à intervenir dans le roman.

    Le roman s'écrit cahin-caha, Sara et Dara, évidemment, rusent pour se connaître quand même (grâce aux livres!) et commencent à agir sans le consentement de l'auteur qui n'en peut mais, même s'il intervient lui aussi comme personnage."Je vois clairement que mon roman d'amour prend un tour que je n'avais pas prévu. l'intrigue se désintègre. Les personnages suivent leur propre partition sans parvenir à créer une harmonieuse symphonie. Je dois trouver une solution et la mettre en pratique.(...) En ce moment même un certain Petrovitch se réjouit que ce roman patauge dans la merde."

    Vous l'aurez compris, ce roman est à découvrir. Des pages fort intéressantes sur la vie à Téhéran, l'histoire iranienne récente et surtout des passages éblouissants plongeant le lecteur dans une littérature séculaire et moins coincée que l'actuelle et officielle. le tout présenté avec humour.

    "Il n'est ni sage ni prudent de créer des désordres et de donner ainsi l'occasion aux médias occidentaux et aux contre-révolutionnaires vivant à l'étranger de faire un coup de pub. [Sara, dans le roman]
    Je suis persuadé que M. Petrovitch appréciera cette phrase."

    "Mais retournons à l'université de Téhéran...
    Les étudiants reçoivent toujours des coups de matraque...
    Non. Cette phrase ne plaira pas du tout à M. Petrovitch."

    Il faut absolument découvrir comment le film "Danse avec les loups" passe à la censure... Dialogues savoureux entre le spécialiste des questions concernant l'atteinte à l'ordre moral, le spécialiste des questions cinématographiques, le spécialiste des questions anti américaines, et M. X, le chef censeur, qui est aveugle (oui, oui, mais on lui décrit les images...)
    "- Monsieur, une femme apparaît, les cheveux complètement visibles.
    - Ce n'est pas un problème. Voir les cheveux d'une non-musulmane ne pose aucun problème.
    - Mais ce n'est pas tout, monsieur. Tous les indiens sont torse nu.
    - C'était l'habitude vestimentaire des indiens. On ne peut pas montrer des Indiens en vêtements arabes."

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-en-censurant-un-..
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    • Livres 5.00/5
    Par a_girl_from_earth, le 13 novembre 2011

    a_girl_from_earth
    ... ou comment écrire et publier un roman d'amour en Iran, alors que la censure s'emploie à supprimer tout ce qui se réfère, de près ou de loin, voire de très très loin, à tous les émois physiques suscités par quelques élans passionnels, même à leur stade de balbutiement.
    Exercice difficile, voire challenge impossible pour l'écrivain qui ne peut même pas permettre à son couple de se toucher, ne serait-ce que pour se tenir par la main, ou de s'isoler pour discuter en toute intimité, apprendre à se connaître, se découvrir, la moindre parole ou le moindre attouchement pouvant susciter, chez le lecteur, des pensées "immorales" (selon les bien-pensants et gardiens de l'ordre moral).
    Ceci aboutit bien évidemment à des impasses et des situations cocasses, desquelles notre auteur, Shariar Mandanipour, essaie de se dépêtrer pour faire vivre son histoire d'amour, en recourant à toutes les astuces littéraires et métaphores possibles, et en devant faire preuve d'une grande imagination et de créativité littéraire pour tromper la censure.
    Dans un style jubilatoire,Mandanipour s'attèle à sa tâche en direct, nous faisant vivre la genèse et l'évolution de son roman d'amour, devançant la censure en raturant lui-même les phrases qui ne passeront pas, et interrompant constamment le déroulement de son histoire pour éclaircir le lecteur non familier des moeurs iraniennes sur la réalité politique et sociale dans l'Iran post-révolutionnaire, réalité qui explique le lent dénouement de son intrigue.
    Pour nos jeunes tourtereaux, Dara et Sara, la concrétisation de leur histoire d'amour n'est pas gagnée en effet. L'auteur tente pourtant de les arracher à la censure en nous glissant dans les coulisses de leur histoire, comme un aparté d'auteur à lecteur, à l'abri des yeux de la censure, dans lequel l'espace d'expression est bien plus libre, et où les personnages même laissent libre cours à leur pensée.
    "J'espère, pense Dara, que notre destinée n'est pas entre les mains d'un minable écrivain censuré, sans tripes."
    J'ai trouvé ça original cet aspect du récit où l'auteur se met lui-même en scène, dialoguant avec la censure incarnée par M. Petrovitch, laissant, magré lui, ses personnages échapper à son contrôle, le challenge étant tellement irréalisable dans ce contexte contraignant que le grand n'importe quoi s'immisce sur la fin.
    Personnellement j'ai commencé à me lasser sur le dernier quart du roman car l'histoire d'amour tournait en rond façon "Les feux de l'amour" interminable, mais sans les feux ni l'amour (censure oblige - mais dans ce contexte, comment peut-il en être autrement, vu que nos tourtereaux ne peuvent pas faire grand-chose...), mais j'ai bien ri à la toute fin où l'auteur met un point final ubuesque à son histoire!
    Un roman original plein de subitilité et de dérision, très instructif culturellement parlant. Encore une fois, je n'ai pu m'empêcher d'halluciner de tous ces interdits absurdes et révoltants qui régissent le quotidien des Iraniens. Je n'ai pas lu beaucoup d'auteurs iraniens mais je n'ai pas été déçue jusqu'à présent. Il y a toujours cet humour qui m'épate malgré un contexte qui ne s'y prête pas. Je pense ici en particulier à Marjane Satrapi.
    Repéré chez Keisha, j'ai tout de suite su que ce roman allait m'emballer, et je terminerai en soulignant, tout comme elle, que ce livre vaut le détour rien que pour le désopilant chapitre consacré à la censure de "Danse avec les loups" par des spécialistes des questions cinématographiques et anti-américaines, et par un chef censeur aveugle (excellent excellent excellent!!!).

    Lien : http://lecture-sans-frontieres.over-blog.com/article-en-censurant-un..
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    • Livres 2.00/5
    Par IreneAdler, le 29 février 2012

    IreneAdler
    Et pourtant cela semblait plein de promesses !
    Comment éviter la censure, avec journal d'écrivain dans le texte, différencié du roman par la police.
    Mais alors que c'est poussif, que ça manque de style et d'allant.
    Il s'agit d'une traduction de traduction (traduit de l'anglais traduit du farsi) : il faudrait voir à trouver des traducteurs du farsi en France, pour traduire d'après le texte original. Une traduction est déjà compliquée d'un texte original à une langue, puisque ce n'est pas seulement la lettre qui est traduite mais aussi l'esprit du texte, qu'il faut parfois "adapter" pour le rendre compréhensible d'une culture à l'autre ; mais prendre une traduction pour en faire une autre fausse tout, puisqu'une deuxième culture fait écran aux subtilités du texte original (je ne dis que l'anglais n'a aucune subtilité, attention !).
    Bref, faire cela, c'est se moquer des lecteurs (entre autre).
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    • Livres 2.00/5
    Par luocine, le 16 novembre 2011

    luocine
    . J'aurais adoré être d'accord avec Keisha.
    Comme elle, j'ai ri à certains passages et j'ai apprécié l'humour terrible de cet écrivain qui raconte les pires horreurs d'un ton détaché.
    Mais je me suis complètement perdue dans son récit. Je voulais lire assez vite car ce livre est proposé au club et il faut essayer de ne pas garder les livres trop longtemps.
    Cela explique peut-être que je n'ai pas eu le temps de me familiariser avec les méandres du récit. À la fin je ne savais plus qui était réel et qui était imaginaire, en plus les procédés sont répétitifs et finissent par émousser le sens critique du lecteur.
    Sans cesse, l'auteur s'adresse à nous en disant
    « posez moi la question... Demandez-moi maintenant... »
    Je voulais de toutes mes forces aimer ce roman qui dénonce la censure et la violence faite aux femmes et à tous ceux qui s'oppose à l'islam en Iran. Mais les différents récits qui se croisent m'ont perdu en route. Je l'ai fini en le lisant en diagonale et sans vraiment m'y intéresser.Je suis contente de voir que d'autres ont su apprécier ce roman. Je me demande si la traduction n'est pas pour beaucoup dans ma difficulté. Voilà un livre écrit en farsi traduit en anglais pour des lecteurs américains. Et cette version qui est traduite en français.


    Lien : http://luocine.over-blog.com/
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Citations et extraits

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  • Par luocine, le 16 novembre 2011

    Peut-être ne me croirez-vous pas, mais c’est un fait qu’un grand nombre des romans de Danielle Steel ont été traduits en farsi et, comme leurs imitations iraniennes, sont réimprimées des dizaines de fois et avec de forts tirages. J’adorerais rencontrer Danielle Steel un de ces jours et lui demander tout à trac : qu’avez-vous fait pour que M. Petrovitch accorde si généreusement la permission de quitter l’imprimerie, après avoir, il va s’en dire effacer les scènes des baisers ?
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  • Par luocine, le 16 novembre 2011

    Au cours de notre histoire vieille de plusieurs millénaires, nous les Iraniens avons toujours cherché à rendre possible l’impossible. Pendant une certaine période où la censure imposée aux films et aux programmes de télévision était la plus sévère, le censeur chargé de visionner les programmes de la 3, chaîne gouvernemental était aveugle.

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  • Par luocine, le 16 novembre 2011

    Cette nouvelle constitution autorise l’impression et la publication de tout livre et journal et interdit formellement la censure et tout examen préalable. Malheureusement, cependant, notre constitution ne signale pas que ces livres et autres publications ont le droit de sortir librement de l’imprimerie.
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  • Par zorazur, le 31 décembre 2011

    Je suis un écrivain iranien las d'écrire des récits sombres et amers, des histoires peuplées de fantômes et de narrateurs décédés qui ne peuvent se terminer que par la mort et la destruction. Je suis un écrivain qui, au seuil de la cinquantaine, a compris que le monde prétendument réel qui nous entoure contient déjà assez de morts, de destructions, de chagrin, et qu'il n'a pas besoin d'alourdir davantage l'atmosphère de défaite et de désespoir.
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