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ISBN : 2844142400
Éditeur : L'Association (2007)


Note moyenne : 4.5/5 (sur 518 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
A L’Association, on n’aime pas beaucoup le terme d’intégrale, alors on ne va pas en plus l’écrire sur le livre (certains n’hésitent pas). On préfère parler de monovolume (on ne l’écrira pas dessus non plus). Bref, ce livre rassemble les quatre volumes du Persepolis de M... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Dionysos89, le 31 octobre 2012

    Dionysos89
    J'ai réussi il y a peu de temps à me procurer un exemplaire de ce roman graphique qu'il me tardait de découvrir, et une fois n'est pas coutume, en anglais s'il vous plaît, ça change, même si cette œuvre a été écrite en français évidemment, mais bon ayant déjà vu la version animée en français, ça ne me dérangeait pas de varier un petit peu, d'autant que le vocabulaire traduit dans la langue de Shakespeare y est assez simple.
    Avec Persépolis, Marjane Satrapi nous donne son point de vue de témoin privilégié de l'Iran des années 70, 80 et 90. On découvre ce pays, si particulier vu de notre petit monde occidental, avec un humour et une prise de conscience toute personnelle à Marjane Satrapi qui nous fait vivre les événements de l'intérieur : c'est cela tout l'intérêt du témoignage par rapport à un récit historique, il nous fait vivre les choses du point de vue de ceux qui l'ont vécu et non de ceux qui en ont juste entendu parler ou se sont renseignés à son propos. Là, nous vivons les choses de la manière la plus quotidienne et fatidique qui soit, et c'est même assez cru parfois, ce qui n'enlève rien au talent de Marjane Satrapi. À force de se parler à elle-même ou de discuter avec son « ami », comme elle appelle Dieu, l'auteur brise même parfois le quatrième mur ce qui participe des petits effets humoristiques censés alléger les propos du récit bien chargé en émotions.
    Un récit tantôt triste, tantôt drôle donc, qui m'a paru trop lourd pour ce que ça raconte, notamment le long séjour en Autriche qui est pour moi totalement hors-sujet (dans la troisième des quatre grandes parties, ce sont davantage les considérations d'une adolescente comme chez nous finalement) par rapport à l'intérêt évident de voir, du point de vue d'une petite fille, se former un régime totalitariste encore palpable de nos jours.
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    • Livres 4.00/5
    Par Cera1volta, le 30 janvier 2013

    Cera1volta
    Dans persécution il y a Perse...
    Marji, petite enfant privilégiée vit avec ses parents à Téhéran. Sa famille appartient à cette population iranienne aisée, cultivée, progressiste et engagée politiquement. A travers le regard de Marji nous vivons sur une quinzaine d'années les chamboulements vécus par ce pays, le renversement du Shah (pas par une voiture), l'islamisation du pays à l'extrême, la révolution iranienne. Mais pas que, Marji vit aussi des bouleversements plus intimes, qu'ils soient familiaux ou personnels et il n'est pas toujours facile de concilier son vécu personnel avec celui de son pays parce que l'un vient un peu trop s'immiscer dans l'autre.
    Je ne connais pas grand chose de l'Iran si ce n'est la vision assez restreinte de ce qui nous a été donné à voir dans l'actualité : la guerre avec l'Irak, les fondamentalistes islamiques, la burqa imposée, l'opposition entre l'Iran et les Etats-Unis... Mais voir de l'intérieur à travers le regard d'une enfant, ado, jeune femme ce qui s'est réellement passé dans son pays c'est autre chose. Ce n'est pas de l'information transposée, c'est du vécu.
    persepolis est une bd très riche, une pierre à l'édifice culturel et historique de l'Iran.
    Loin de tout jugement, le persepolis de Satrapi nous invite à un voyage au long cours, les 4 tomes abordent différentes périodes de la vie de Marji et de son pays évidemment. Difficile de dire ce qui est en filigrane, l'évolution de Marji ou l'évolution du pays?
    [...]L'avis complet sur le blog - merci
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    • Livres 4.00/5
    Par Pchabannes, le 27 décembre 2009

    Pchabannes
    Lu, relu avec grand intérêt cette histoire conçue sous forme de bande dessinée. D'autant plus désarmant que racontée sans emphase, cette histoire doit raisonner différemment selon l'histoire personnelle de chaque lecteur.
    Comment espérer comprendre?
    Comment puis-je espérer comprendre la guerre quand ma seule référence est la mémoire de la Grande Guerre il y a 100 ans ! Comment puis-je comprendre la vie entre deux cultures, deux référentiels ? Comment puis-je comprendre une adolescence féminine en foyer à l'étranger ?
    La lecture de cet ouvrage agit en miroir pour aider à comprendre sa propre société, son petit soi.
    Tout d'abord ce livre met à l'honneur Monsieur et Madame Satrapi, des parents comme chacun aimerait avoir.
    Une histoire multipolaire
    Narrée avec simplicité l'histoire moderne de l'Iran* des années 20 au départ de Marjane Satrapi pour la France en 94, racontée avec les mots d'une adolescente : l'implication du communisme dans la chute du Shah, la bascule dans l'Islamisme (restée sans explication étrangement), le rôle continu des grandes puissances occidentales dans la déstabilisation de l'Iran depuis 1920, la guerre avec l'Irak et son million de disparus, la dictature des mollahs, l'usage des martyrs, les relations avec les pays arabes…Tant de thèmes sont abordés que l'on aimerait s'y arrêter et les explorer plus avant.
    Mais c'est aussi l'histoire quotidienne de la mode à la musique, de la première boum, du maquillage comme protestation politique, de la schizophrénie des iraniens, de la femme dans la société, de la rencontre avec la société occidentale et des ses sous-produits : punks, tiers-mondistes, gauchistes conscientisés, religieuses psycho-rigides et surtout l'individualisme de la société démocratique et son alter ego la peur de l'autre, cet effrayant autre soi.
    N'est pas décrit la profondeur de la culture persane comme en témoignent la poésie de Saadi et Hafez, des jardins et de l'architecture (voir Regards sur l'Iran sur ce même blog). C'est cette profondeur qui rend les iraniens cultivés schizophrènes tiraillés entre le régime tatillon et imbécile et la liberté de penser.
    Lire Marjane Satrapi : Une nécessité pour l'Occident
    Les gouvernants des pays occidentaux avec à sa tête M Obama, ne peuvent s'abstenir de lire Marjane Satrapi et tous les auteurs iraniens pour espérer commencer à comprendre l'Iran d'hier et d'aujourd'hui. Pays et état millénaire, marqué récemment par dix ans de guerre avec son cortège de destruction et de morts, stigmatisé par la planète entière ave le régime des mollahs mais fier de lui-même et de sa culture. Il est probable que désireux de liberté et d'indépendance, le peuple iranien ne se soumettra pas aussi facilement au coca-cola et au jean comme aboutissement de la vie sur terre. De Ahura Mazda à Mahomet en passant pas la culture orientale où Dieu est mis à toutes les sauces, les incompréhensions seront encore nombreuses.
    Le débat du voile en Occident ? Il n'est que de lire Marjane Satrapi qui, en un dessin, oppose Liberté et Foulard. Les arguments des barbus iraniens ressemblent étrangement à leurs homologues épris de libertés établis sur le sol de France. A croire que le poil excite!

    Merci à Céline du prêt et de l'idée.
    A lire à partir de 12 ans et à recommander aux bonnes consciences.

    Lectori salutem, Nathan
    *Iran, superficie trois fois la France, 70 millions d'habitants, 4ème producteur de pétrole, 2ème exportateur de l'OPEP, 2ème plus grande réserve mondiale de gaz en étant le 6ème producteur.


    Lien : http://www.quidhodieagisti.fr
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    • Livres 2.00/5
    Par Conjuration, le 11 juin 2008

    Conjuration
    Encore un ouvrage qui a fait fureur et qui a été encensé par les foules en délire. Au demeurant la première bédé chroniquée sur ce blog qui se nourrit à 95% de romans. Comme il parait qu'il faut diversifier son alimentation, allons-y.
    J'ai avalé d'un trait l'intégrale des 4 tomes de Marjane, qui retracent en noir et blanc son adolescence jusqu'aux premières années de sa vie de femme.
    Marjane est Iranienne et ses parents l'éduquent avec une grande liberté. La petite fille de 13 ans découvre la politique lors de l'éviction du Shah, et l'arrivée des intégristes au pouvoir.
    Calquant son attitude sur les idées résolument démocrates prônées dans son foyer Marjane détonne, au risque de s'attirer les foudres de l'autorité en place.
    Peu à peu, la situation empire, et la guerre Iran-Irak pousse ses parents à faire partir la jeune fille en Europe poursuivre ses études. le choc culturel est violent et Marjane godille tant bien que mal en apprenant la dure réalité d'émigrée.
    Sur des anecdotes parfois comiques, souvent grinçantes, l'auteur évoque des sujets lourds et le décalage entre le fond souvent sinistre et le ton malicieux est compensé par un dessin très sobre, limite enfantin et assez percutant. Elle nous rappelle que derrière les guerres, les régimes, les titres des journaux et les images choc il y a toujours des humains, des familles, des individus avec leurs rêves et leur quotidien.
    Pourtant, je ne suis pas tombée en pâmoison à la lecture de ce pavé, sans doute parce que le dessin, précisément, m'a un peu déçue et lassée. L'erreur a peut-être été d'enquiller l'intégrale : déguster les 4 tomes séparément m'auraient peut-être évité l'indigestion. Je ne participe donc pas au concert de louanges chanté à la gloire de Persepolis, tant pis pour moi…
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  • Par sylvie, le 21 décembre 2007

    sylvie
    Après avoir lu "Broderies", je me suis empressée de lire Persepolis. Je ne regrette pas.
    C'est une autobiographie dessinée et scénarisée qui nous permet de suivre avec émotion la petite Marjane, de l'âge de 10 ans à son entrée dans la vie adulte. Avec elle, nous avons une image de la vie en Iran pour une enfant élevée dans un milieu social favorisé et progressiste. Nous suivons les années de la révolution islamique, et son cortège de restrictions des libertés individuelles.
    Nous vivons de l'intérieur, les débuts de la guerre avec l'Irak
    Puis nous la suivons durant son expérience viennoise, où elle poursuit ses études pour fuir la guerre et le régime iranien. Elle y décrit les tourments d'une jeune fille en bute aux questions de l'intégration et de l'intégrité. Elle nous dépeint la difficulté d'affronter sa vie d'adolescente loin de ses parents et de ses repères. Cette partie de sa vie douloureuse et vécue comme un échec honteux, la poussera à retrouver les siens, et l'Iran. Une nouvelle phase difficile d'adaptation sera devant elle, entre études, mariage, et aérobic...
    Quel talent il faut avoir déployé pour nous offrir ce témoignage tendre, intelligent, plein d'une douce ironie pour elle même, les siens et ceux qu'elle a côtoyé... Quel chemin aussi a-t-elle parcouru. le travail artistique et humain qui a été accompli là, force l'ahttp://sylvie-lectures.blogspot.com/2007/06/Persepolis-marjane-satrapi-vol-1-2-3-4.htmldmiration.
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Citations et extraits

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  • Par Aravis, le 06 novembre 2010

    Dans ta vie tu rencontreras beaucoup de cons. S'ils te blessent, dis-toi que c'est la bêtise qui les pousse à te faire du mal. Ca t'évitera de répondre à leur méchanceté. Car il n'y a rien de pire au monde que l'amertume et la vengeance.

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  • Par coquelicot5602, le 17 novembre 2011

    "Dans la vie, tu rencontreras beaucoup de cons. S'ils te blessent, dis-toi que c'est la bêtise qui les pousse à te faire du mal. Ca t'évitera de répondre à leur méchanceté car il n'y a rien de pire au monde que l'amertume et la vengeance...Reste toujours digne et intègre à toi-même."

    Conseil de la grand-mère :)

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  • Par mandarine43, le 09 novembre 2011

    "Le système éducatif ainsi que les propos des livres scolaires et universitaires sont décadents. Il faut revoir tout cela pour que nos jeunes ne s'éloignent pas du chemin de l'Islam. C'est pourquoi nous fermerons toutes les universités pour une durée limitée. Mieux vaut ne pas avoir d'étudiants du tout, que d'éduquer de futurs impérialistes."
    Les universités furent donc fermées pendant deux ans.
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  • Par mandarine43, le 17 novembre 2011

    Il n'y avait pas que le voile auquel je devais me réhabituer, il y avait aussi tout le décorum : la présentation de martyrs par des fresques murales de vingt mètres de haut, ornées de slogans les honorant, comme "Le martyr est le cœur de l'histoire" ou "J'espérais être un martyr moi-même" ou encore "Le martyr est vivant à jamais".
    Surtout après quatre ans passés en Autriche où on voyait plutôt sur les murs "Meilleures saucisses à vingt shillings", le chemin vers la réadaptation me paraissait très long.
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  • Par mandarine43, le 23 novembre 2011

    Ce jour-là, j'appris une chose fondamentale : on ne peut s'apitoyer sur soi que quand nos malheurs sont encore soutenables...
    ... une fois cette limite franchie, le seul moyen de supporter l'insupportable, c'est d'en rire.

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