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ISBN : 2847202242
Éditeur : Gaïa (2012)

Note moyenne : 2.54/5 (sur 279 notes)
Résumé :
Pigiste pour la presse féminine, Wera a épuisé tous les sujets ... et son compte en banque. Quant elle tombe sur une petite annonce proposant un stage en spiritualité, elle croit tenir un article en or. La voilà inscrite pour trois semaines d'immersion à La Béatitude en compagnie d'un apprenti gourou et d'une demi-douzaine de stagiaires qui, il faut bien le dire, n'ont pas l'air particulièrement plus illuminés qu'elle. Pour quelle raison sont-ils là ? Ressortiront-i... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (63) Voir plus Ajouter une critique
Bibliolibra
09 mai 2012
  • 3/ 5
Alors que je me trouve toujours en pleine mer avec le Caveau de famille (que j'ai laissé de côté depuis les soixante premières pages), je n'ai pas pu résister à l'appel de cet ange sur fond rose bonbon qui me faisait de l'oeil du haut de son présentoir. Et me voilà quelques secondes plus tard plongé dans Mon doudou divin.
Je ne cache pas mon soulagement de quitter Benny et Désirée pour Madeleine et Wera les deux principaux personnages de ce roman. La forme est la même: alternance entre deux narratrices aux personnalités distinctes, la première Wera est journaliste et pétillante tandis que la deuxième Madeleine est fonctionnaire et torturée. Ainsi, l'histoire défilera tout au long de ces deux sons de cloches plutôt hilares à leur façon.
J'ai bien apprécié la trame de ce roman-doudou (car plutôt léger et très rapide à lire) dont la mise en scène est digne d'une véritable comédie parodique de certaines cercles religieux... Voici un petit aperçu de cette tapisserie burlesque: Wera qui est à la recherche d'un nouveau sujet à exploiter pour son public tombe par hasard sur une petite annonce qui propose un stage de plusieurs semaines à la Béatitude. le principe: chacun doit venir avec ses propres 'bagages' religieux (croyances, rituels, grigris...) mais des bagages qui sortent des religions déjà existantes. Il s'agira en fait de créer sa propre religion. Ainsi, Wera voit dans cette annonce un espoir de faire décoller son petit statut journalistique et va infiltrer la Béatitude en se faisant passer pour un de ces individus en quête d'une spiritualité nouvelle. Madeleine, quant à elle, bien plus terre à terre et aux antipodes de Wera, voit dans cette annonce un dernier espoir de rédemption, un espoir de revivre après son Terrible Crime.

Le sujet aurait pu être barbant et brumeux, mais tout comme dans La tombe d'à côté, Katarina Mazetti s'emploie à utiliser sa meilleure arme: l'humour. Ainsi, au cours de ces quelques pages, le lecteur plongé au coeur de la Béatitude aura l'occasion de côtoyer une poignée de personnages loufoques aux croyances toutes aussi diverses et parfois même curieuses. Des rencontres et des questionnements pas si loin de nous (qui ne s'est jamais posé la question de savoir d'où nous pouvons bien venir? Qui n'a jamais rencontré quelqu'un dont la croyance religieuse dépasse tous ses entendements?)
Il va s'en dire que cette manière de traiter des sujets 'épineux' remplis d'humour avec une pointe de cynisme me rappelle une auteure dont je suis légèrement friande: Amélie Nothomb.
Mon doudou divin, un petit roman-doudou bien sympathique. Peut-être va-t-il rajouter des hélices à mon radeau perdu en pleine mer?
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ssstella
24 février 2015
  • 4/ 5
Le titre, l'illustration et ses couleurs, les précédents ouvrages de l'auteure et même la quatrième de couverture... tout porte à croire que vous allez lire une histoire plutôt "girly" pleine d'humour.
Mais en fait, c'est comme pour le Canada dry "ça ressemble à... etc. etc.". Katarina Mazetti n'y va pas de main morte, elle malmène rudement toutes les religions... Dieu, Mahommet et Cie. Heureusement, c'est un livre... parce que l'on sait que la caricature/dessin sur la religion, c'est dangereux ! C'est peut-être aussi pour cela que ce livre est déguisé en "chick-lit".
Finalement, j'ai apprécié cette tromperie, ça ne me déplaît pas que les gourous présents ou passés, les fanatiques de toutes sortes soient mis à mal.
Un avertissement cependant, si vous êtes croyant... attention !... ce livre pourrait vous mettre assez mal à l'aise.
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litolff
03 juillet 2012
  • 1/ 5
Une journaliste qui cherche a faire un papier sensationnel en s'introduisant incognito dans une communauté proposant un stage en spiritualité : voilà qui laissait espérer un livre croustillant ! Las..., après 117 pages résolument ennuyeuses, j'ai laissé tomber ne trouvant pas le moindre intérêt à cette histoire décousue et qui a l'air complètement bricolée : même si "Le mec de la tombe d'à coté" n'était pas un chef d'oeuvre à proprement parler, c'était en tous cas distrayant. Mon doudou divin est tout sauf distrayant et n'appelle qu'à un divin sommeil !
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pyrouette
19 juillet 2012
  • 4/ 5
Ma première impression était de lire un récit construit entre le conte et la fable. Peut- être même comme une farce. Mais ayant le même humour décalé que l'auteur, j'ai savouré cette quête de la spiritualité. Maladie, divorce, culpabilité, qui n'a pas ressenti ce besoin d'une aide spirituelle pour passer un cap difficile de sa vie ? Wera et sa légèreté, son humour, donne à cette histoire un ton léger ; Madeleine et sa culpabilité, au contraire, un ton plus dramatique et énigmatique. le reste de ce petit groupe qui se retrouve en rase campagne pour réfléchir à un dieu est une caricature de notre société moderne. Franchement je vais vous faire une confidence : en cas de participation à ce genre de stage, je prendrais dans mes bagages une bouteille d'alcool, comme Wera ! Certains ont trouvé la voie…, presque tous en fin de compte. Et si l'humour de Katarina Mazetti nous délivrait un véritable message sur la solitude et le sens de la vie ? Et si la morale de cette histoire était : « Mais un sens, c'est une sensation qu'on éprouve. Elle peut être localisée à un endroit précis du cerveau et elle nous procure une grande satisfaction. Si nous pouvons ressentir un sens, nous pouvons faire des miracles. »
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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estrella_oscura
15 mai 2012
  • 2/ 5
La dure vie des pigistes veut qu'à un moment donné, on fouille un peu n'importe où pour dénicher de quoi gratter quelques articles et donc, de quoi gagner sa vie. C'est le cas de Wera, à l'affût d'une inspiration, lorsqu'elle tombe au supermarché sur une annonce proposant un stage spirituel de trois semaines. Elle propose aussitôt une série d'articles sur ce sujet à un magazine culturel et part vaillamment à la rencontre de l'inconnu. A l'arrivée, elle découvre un groupe de six personnages disparates dont un maitre de stage un brin sûr de lui, une hôte maternelle à souhait (du moins au début) et une fonctionnaire qui trimballe sa croix.
Ne connaissant l'auteur que de nom (malgré tout le foin qu'avait fait le mec de la tombe d'à côté), j'ai attaqué cet ouvrage sans aucune arrière pensée ni aucune attente, si ce n'est celle de lire une intéressante vision sur le cheminement spirituel (après tout, c'est ce que laissait présager la 4eme de couv). le style des premières pages m'avaient plu, le sujet également, je l'ai donc embarqué avec enthousiasme.
Et puis comme parfois, l'enthousiasme retombe comme un soufflé. Les pages défilent non sans plaisir, c'est un fait. Katarina Mazetti a une écriture enlevée, un brin humoristique et perspicace, pas du tout désagréable. C'est plutôt du côté du fond que le bât blesse. Quid d'un développement spirituel un peu consistant, un peu intéressant? Et bien nada ! C'est non seulement extrêmement superficiel mais surtout caricatural. le petit groupe de retraite ne brosse que des personnalités stéréotypées plutôt ridicules, toutes dans un mal être tellement vissé qu'elles ne font que s'insurger ou pleurnicher. Quant à l'organisateur, ce n'est ni plus ni moins qu'un erzats de gourou pas même crédible (le coup de la robe, sérieusement?). Il n'y a aucun cheminement, aucun développement intérieur. Tout le monde reste sur des positions idéalistes, revendicatrices, ou égotiques. Chacun construit sa croyance comme on joue au légo, comme si, une fois encore, c'était l'homme qui était au centre. A lire ce roman, je me suis demandée pourquoi l'auteur avait pris un tel sujet puisque visiblement, elle n'a aucune fibre spirituelle et nourrit plutôt une sorte d'aversion ironique et prétentieuse à cet endroit. Elle s'est fait plaisir à la déverser, restant campée sur ses préjugés, ce qui est somme toute, parfaitement inintéressant pour un quelconque lecteur.
Et puis, cette fin hollywoodienne ! Mais qu'est-ce que c'est que cette entourloupe à trois sesterces ? C'était déjà pas brillant jusque là mais alors ça achève de tout enfoncer copieusement !
Bref, de la soupe spirituelle sauce lecture de vacances, à lire exclusivement au bord de la mer (parce que quand le soleil tape fort, on peut pas se concentrer sur plus sérieux), mais c'est à peu près tout l'intérêt qu'il y a à y trouver.

PS : Aucun commentaire sur le bon goût du titre et de la couverture mais j'en pense pas moins... ^^
Lien : http://lapetitemarchandedepr..
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Les critiques presse (1)
Actualitte04 juillet 2012
On s'amuse dans ce stage et chaque personnage est un divertissement à lui seul.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations & extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
ssstellassstella23 février 2015
" Les images le montrent bien : s'il existait une quelconque entité divine, elle serait malveillante et il faudrait la combattre par tous les moyens !
" Le Dieu des catholiques qui a sur les mains le sang de millions de séropositifs et qui déclare que l'amour physique est un péché, pendant que les curés violent des petits garçons. Le Dieu tu-ne-tueras-point des bombardiers, qui laisse ses serviteurs bénir les bourreaux avant l'attaque. Le Dieu des musulmans qui pousse de jeunes hommes à se faire exploser en même temps que des innocents. Qui sert d'alibi pour réduire des femme en esclavage, pour faire d'elles le bétail des hommes et des prisonnières de leur propre corps. Le Dieu des juifs qui construit un nouveau mur de Berlin, le Dieu des hindous qui massacre les sikhs et les musulmans... et inversement...
"Oui, les apôtres de toutes les religions avancent dans le sang, baignent dans le sang, tiennent des peuples entiers en esclavage dans un abominable abus de pouvoir ! LA FOI EN "DIEU" EST UNE PANDÉMIE QUI MENACE L'EXISTENCE DE L'HUMANITÉ !"
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AelleAelle11 août 2015
A la place de l’orgueil se déroule la Faiblesse-du-moi. Tu ne fais l’affaire que lorsque tu as acheté tel ou tel produit ou assimilé tel ou tel message ! Et nous devenons des victimes faciles pour les experts et les publicitaires, aussi faciles que nous l’avons un jour été pour le prêtre qui nous promettait le royaume des cieux.
Au lieu de l’Avarice nous visons dans un Gaspillage porteur de mort. Nous savons tous que nous avons hypothéqué les ressources du futur et que nous sommes en train de les dilapider dès aujourd’hui. Nous avons mangé la nourriture de nos enfants, comme des parasites. Nous avons fabriqué nous même l’apocalypse qui nous attend.
Le péché capital Luxure est devenu une industrie de luxure qui nous pousse dans l’Ennui. Qui peut vivre le vertige d’un baiser lorsque les sens ont été stimulés à outrance par des copulations routinières dans tous les orifices du corps ? L’amour comme exercice de fitness interminable où celui qui flanche doit feindre ses orgasmes !
[…]
A la place de la Gourmandise, nous avons l’Anorexie et mille façons de tourmenter son corps, nous nous essoufflons dans des salles de gym et nous nous mortifions comme des moine au Moyen-Âge. Si quelqu’un nous disait que nous deviendrions plus beaux en nous flagellant, nous inscririons le fouet au programme des activités, quelque part juste après le yoga !
Au lieu de l’Envie nous avons l’Adoration d’idoles, ça va des vedette des séries télé aux sportifs anabolisés qui gagnent des fortunes. La danse autour de la médaille d’or…
Et la colère ? Nous n’avons plus le droit d’en montrer. L’agressivité doit être enrayée avec des médicaments et des thérapies pour que l’autorité ou le capital puissent nous mener comme du bétail dans la direction de leur choix. Ferme ta gueule et avale ta pilule ! T’es pas terroriste, tout de même ?
La paresse. L’interdit absolu. Celui qui jouit de toute sa santé n’a pas le droit de rester allongé sur le dos et de regarder passer les nuages. Nous sommes des hyperactifs accros au travail qui faisons glisser nos enfants-curling d’une activité à l’autre ! Même le prétendu temps libre est planifié avec de la muscu et des voyages organisés…
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JumaxJumax10 avril 2012
" Je travaille comme journaliste free-lance dans une petite localité. Si petite que les automobilistes de passage sont sidérés de tomber sue le panneau "Merci de votre visite, à bientôt" alors qu'ils croyaient tout juste arriver. Oui, il est parfaitement possible de louper complètement la ville, si on n'y prend pas garde. Je projette de déménager, mais il faudrait d'abord que ma vieille mère décide de mourir, elle n'en a plus que pour un an ou deux, au grand maximum. On n'est pas les meilleures amies du monde, mais on observe une sorte de neutralité armée, et je suis son seul enfant."
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JumaxJumax15 avril 2012
" Je n'ai évidemment pas approché la solution du mystère d'un seul millimètre : qu'est ce qui peut bien pousser des personnes totalement ordinaires et normales ( en tout cas en apparence) à mettre en veilleuse leur existence de tous les jours pour venir sonder le fond de leur âme dans ce décor glauque ?"
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sld09sld0906 janvier 2016
Avant le jour où je l'ai perdu, j'ignorais que le deuil était comme une sinusoïde, des hauts et des bas qui reviennent avec une régularité impitoyable. Quand on est sur la pente ascendante, on n'a jamais assez de recul pour voir à quel point on est prêt de retomber dans l'abîme, et quand on se retrouve au fond, on ne voit que le gouffre.
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