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ISBN : 2847202242
Éditeur : Gaïa (2012)


Note moyenne : 2.48/5 (sur 196 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Pigiste pour la presse féminine, Wera a épuisé tous les sujets. Et ses liquidités ! Elle tombe à la caisse d'un supermarché sur une petite annonce proposant un stage en spiritualité.

Un sujet en or ! C'est parti pour trois semaines d'immersion à La Béati... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Bibliolibra, le 09 mai 2012

    Bibliolibra
    Alors que je me trouve toujours en pleine mer avec Le caveau de famille (que j'ai laissé de côté depuis les soixante premières pages), je n'ai pas pu résister à l'appel de cet ange sur fond rose bonbon qui me faisait de l'œil du haut de son présentoir. Et me voilà quelques secondes plus tard plongé dans Mon doudou divin.
    Je ne cache pas mon soulagement de quitter Benny et Désirée pour Madeleine et Wera les deux principaux personnages de ce roman. La forme est la même: alternance entre deux narratrices aux personnalités distinctes, la première Wera est journaliste et pétillante tandis que la deuxième Madeleine est fonctionnaire et torturée. Ainsi, l'histoire défilera tout au long de ces deux sons de cloches plutôt hilares à leur façon.
    J'ai bien apprécié la trame de ce roman-doudou (car plutôt léger et très rapide à lire) dont la mise en scène est digne d'une véritable comédie parodique de certaines cercles religieux... Voici un petit aperçu de cette tapisserie burlesque: Wera qui est à la recherche d'un nouveau sujet à exploiter pour son public tombe par hasard sur une petite annonce qui propose un stage de plusieurs semaines à la Béatitude. le principe: chacun doit venir avec ses propres 'bagages' religieux (croyances, rituels, grigris...) mais des bagages qui sortent des religions déjà existantes. Il s'agira en fait de créer sa propre religion. Ainsi, Wera voit dans cette annonce un espoir de faire décoller son petit statut journalistique et va infiltrer la Béatitude en se faisant passer pour un de ces individus en quête d'une spiritualité nouvelle. Madeleine, quant à elle, bien plus terre à terre et aux antipodes de Wera, voit dans cette annonce un dernier espoir de rédemption, un espoir de revivre après son Terrible Crime.

    Le sujet aurait pu être barbant et brumeux, mais tout comme dans La tombe d'à côté, Katarina Mazetti s'emploie à utiliser sa meilleure arme: l'humour. Ainsi, au cours de ces quelques pages, le lecteur plongé au cœur de la Béatitude aura l'occasion de côtoyer une poignée de personnages loufoques aux croyances toutes aussi diverses et parfois même curieuses. Des rencontres et des questionnements pas si loin de nous (qui ne s'est jamais posé la question de savoir d'où nous pouvons bien venir? Qui n'a jamais rencontré quelqu'un dont la croyance religieuse dépasse tous ses entendements?)
    Il va s'en dire que cette manière de traiter des sujets 'épineux' remplis d'humour avec une pointe de cynisme me rappelle une auteure dont je suis légèrement friande: Amélie Nothomb.
    Mon doudou divin, un petit roman-doudou bien sympathique. Peut-être va-t-il rajouter des hélices à mon radeau perdu en pleine mer?
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    • Livres 1.00/5
    Par litolff, le 03 juillet 2012

    litolff
    Une journaliste qui cherche a faire un papier sensationnel en s'introduisant incognito dans une communauté proposant un stage en spiritualité : voilà qui laissait espérer un livre croustillant ! Las..., après 117 pages résolument ennuyeuses, j'ai laissé tomber ne trouvant pas le moindre intérêt à cette histoire décousue et qui a l'air complètement bricolée : même si "Le mec de la tombe d'à coté" n'était pas un chef d'oeuvre à proprement parler, c'était en tous cas distrayant. Mon doudou divin est tout sauf distrayant et n'appelle qu'à un divin sommeil !
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    • Livres 4.00/5
    Par Tomisika, le 02 mai 2013

    Tomisika
    Wera est pigiste et vit dans un lieu paumé. A court d'argent et d'idées, elle cherche l'inspiration et découvre un stage de Béatitude qui propose aux volontaires de forger leur propre foi. Elle va donc intégrer le groupe et découvrir en immersion les personnalités des prétendants à une nouvelle religion.
    Je suis tombée sur ce livre par hasard, juste avant de prendre le train. J'aime bien Katarina Mazetti. C'est une auteure avec un humour tranchant, un regard perçant et un certain cynisme. J'avais vraiment aimé Le Mec de la tombe d'à côté qui parlait de la différence de culture au sein d'un couple. C'est vrai que la suite Le caveau de famille m'avait pas mal ennuyé car ses écrits décrivent une réalité un peu trop proche de la notre qui peut devenir irritante. D'ailleurs Le caveau de famille a beaucoup plu aux lecteurs et lectrices ayant des enfants, des personnes plus sensibles à l'humour vis-à-vis des tracas du quotidien d'une famille.
    On suit donc Wera en infiltration dans un groupe de 6 personnes aux personnalités bien définies. On a Annette et Adrian, le couple qui accueille les volontaires dans un ancien refuge scoot. Il y a également Eve-Marie, qui porte un prénom très significatif, et dont la personnalité reste flou. Ensuite, on a Karim, l'Iranien étudiant qui voit dans toutes les religions beaucoup de similitudes. Bertil, le médecin, est également présent. Et enfin Madeleine, la fonctionnaire qui cache un lourd secret. Les profils semblent bien établis, et pourtant aucun du groupe n'est un cliché à part entière, mais une représentation de personnalités susceptibles d'exister, avec une certaine profondeur.
    Le récit est construit de la même façon que dans Le mec de la tombe d'à côté. La vision de Wera alterne avec celle de Madeleine (Madeleine, un prénom vraiment anodin?). Bien qu'au départ j'ai regretté un tel choix de narration, il se trouve qu'ici c'est encore une fois pertinent puisque les deux visions s'opposent. Ainsi quand Madeleine fait ses prêches, on comprend l'essence de ses paroles et ce qui se cache derrière. Et en se mettant dans les yeux de Wera, on voit à quel point pour une personne non informée, de tels discours peuvent être totalement irrationnels et dérangeants. Avec un manque total de sens.
    Car dans ce livre, c'est bien le sens des choses qu'interroge Katarina Mazetti. Elle piétine allègrement l'idée de la foi afin d'en faire ressortir le meilleur comme le pire. Tout croyance est mise à mal. Pourtant, si on passe outre, on peut quand même voir que Katarina Mazetti interroge surtout les bases de la foi, et à travers ses personnages façonne une quête du sens. Pourquoi? Comment? Faut-il forcément donner un sens à sa vie? Et qu'est-ce que croire? Qu'est-ce que la religion? Qui est ce dieu? Existe-t-il plusieurs dieux?
    Katarina Mazetti nous montre à quel point il est facile de créer un système susceptible d'attirer les croyances, que les paroles peuvent avoir un sens ou non selon la personne qui les réceptionne, et qu'il existe plusieurs raisons pouvant pousser un individu à croire. Se refaire une communauté pour éviter le sentiment d'exclusion, déconstruire des règles patriarcales pour tenter d'amener une vision plus juste et équitable, tenter d'apaiser ses souffrances morales et sa culpabilité. L'auteure s'interroge aussi sur la personne « prophète »: le messager ou le dieu réincarné, avec les limites et les possibilités. Les propos sont impertinents, volontairement subversifs et corrosifs, avec une liberté de ton qui peut agacer, qui personnellement m'enchante, et qui nous oblige à ne pas rester impassibles devant de telles idées.
    Un livre qui questionne et interroge derrière une façade frivole d'une journaliste en mal d'idées. Katarina Mazetti est décidemment une auteure suédoise de talent qui arrive avec beaucoup d'efficacité à retranscrire la réalité. Plus qu'une Sophie Kinsella suédoise, c'est un écrivain qui sait toujours nous proposer des personnes humaines et des histoires crédibles, et avec toujours une profondeur cachée derrière des idées de départ légères et acidulées.


    Lien : http://lechateaudegaby.wordpress.com/2013/05/02/mon-doudou-divin-de-..
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    • Livres 2.00/5
    Par estrella_oscura, le 15 mai 2012

    estrella_oscura
    La dure vie des pigistes veut qu'à un moment donné, on fouille un peu n'importe où pour dénicher de quoi gratter quelques articles et donc, de quoi gagner sa vie. C'est le cas de Wera, à l'affût d'une inspiration, lorsqu'elle tombe au supermarché sur une annonce proposant un stage spirituel de trois semaines. Elle propose aussitôt une série d'articles sur ce sujet à un magazine culturel et part vaillamment à la rencontre de l'inconnu. A l'arrivée, elle découvre un groupe de six personnages disparates dont un maitre de stage un brin sûr de lui, une hôte maternelle à souhait (du moins au début) et une fonctionnaire qui trimballe sa croix.
    Ne connaissant l'auteur que de nom (malgré tout le foin qu'avait fait Le mec de la tombe d'à côté), j'ai attaqué cet ouvrage sans aucune arrière pensée ni aucune attente, si ce n'est celle de lire une intéressante vision sur le cheminement spirituel (après tout, c'est ce que laissait présager la 4eme de couv). le style des premières pages m'avaient plu, le sujet également, je l'ai donc embarqué avec enthousiasme.
    Et puis comme parfois, l'enthousiasme retombe comme un soufflé. Les pages défilent non sans plaisir, c'est un fait. Katarina Mazetti a une écriture enlevée, un brin humoristique et perspicace, pas du tout désagréable. C'est plutôt du côté du fond que le bât blesse. Quid d'un développement spirituel un peu consistant, un peu intéressant? Et bien nada ! C'est non seulement extrêmement superficiel mais surtout caricatural. le petit groupe de retraite ne brosse que des personnalités stéréotypées plutôt ridicules, toutes dans un mal être tellement vissé qu'elles ne font que s'insurger ou pleurnicher. Quant à l'organisateur, ce n'est ni plus ni moins qu'un erzats de gourou pas même crédible (le coup de la robe, sérieusement?). Il n'y a aucun cheminement, aucun développement intérieur. Tout le monde reste sur des positions idéalistes, revendicatrices, ou égotiques. Chacun construit sa croyance comme on joue au légo, comme si, une fois encore, c'était l'homme qui était au centre. A lire ce roman, je me suis demandée pourquoi l'auteur avait pris un tel sujet puisque visiblement, elle n'a aucune fibre spirituelle et nourrit plutôt une sorte d'aversion ironique et prétentieuse à cet endroit. Elle s'est fait plaisir à la déverser, restant campée sur ses préjugés, ce qui est somme toute, parfaitement inintéressant pour un quelconque lecteur.
    Et puis, cette fin hollywoodienne ! Mais qu'est-ce que c'est que cette entourloupe à trois sesterces ? C'était déjà pas brillant jusque là mais alors ça achève de tout enfoncer copieusement !
    Bref, de la soupe spirituelle sauce lecture de vacances, à lire exclusivement au bord de la mer (parce que quand le soleil tape fort, on peut pas se concentrer sur plus sérieux), mais c'est à peu près tout l'intérêt qu'il y a à y trouver.

    PS : Aucun commentaire sur le bon goût du titre et de la couverture mais j'en pense pas moins... ^^

    Lien : http://lapetitemarchandedeprose.hautetfort.com/archive/2012/05/05/mo..
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    • Livres 4.00/5
    Par pyrouette, le 19 juillet 2012

    pyrouette
    Ma première impression était de lire un récit construit entre le conte et la fable. Peut- être même comme une farce. Mais ayant le même humour décalé que l'auteur, j'ai savouré cette quête de la spiritualité. Maladie, divorce, culpabilité, qui n'a pas ressenti ce besoin d'une aide spirituelle pour passer un cap difficile de sa vie ? Wera et sa légèreté, son humour, donne à cette histoire un ton léger ; Madeleine et sa culpabilité, au contraire, un ton plus dramatique et énigmatique. le reste de ce petit groupe qui se retrouve en rase campagne pour réfléchir à un dieu est une caricature de notre société moderne. Franchement je vais vous faire une confidence : en cas de participation à ce genre de stage, je prendrais dans mes bagages une bouteille d'alcool, comme Wera ! Certains ont trouvé la voie…, presque tous en fin de compte. Et si l'humour de Katarina Mazetti nous délivrait un véritable message sur la solitude et le sens de la vie ? Et si la morale de cette histoire était : « Mais un sens, c'est une sensation qu'on éprouve. Elle peut être localisée à un endroit précis du cerveau et elle nous procure une grande satisfaction. Si nous pouvons ressentir un sens, nous pouvons faire des miracles. »

    Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2012/07/19/24735315.html#com..
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Critiques presse (1)


  • Actualitte , le 04 juillet 2012
    On s'amuse dans ce stage et chaque personnage est un divertissement à lui seul.
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par Jumax, le 10 avril 2012

    " Je travaille comme journaliste free-lance dans une petite localité. Si petite que les automobilistes de passage sont sidérés de tomber sue le panneau "Merci de votre visite, à bientôt" alors qu'ils croyaient tout juste arriver. Oui, il est parfaitement possible de louper complètement la ville, si on n'y prend pas garde. Je projette de déménager, mais il faudrait d'abord que ma vieille mère décide de mourir, elle n'en a plus que pour un an ou deux, au grand maximum. On n'est pas les meilleures amies du monde, mais on observe une sorte de neutralité armée, et je suis son seul enfant."
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  • Par Jumax, le 15 avril 2012

    " Je n'ai évidemment pas approché la solution du mystère d'un seul millimètre : qu'est ce qui peut bien pousser des personnes totalement ordinaires et normales ( en tout cas en apparence) à mettre en veilleuse leur existence de tous les jours pour venir sonder le fond de leur âme dans ce décor glauque ?"

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  • Par estrella_oscura, le 15 mai 2012

    "Le seul sens de la vie que j'ai réussi à repérer dans la Bible, c'est que nous devons tous souffrir un peu et ensuite nous irons au paradis, et nous devons tout le temps obéir aveuglément au SEIGNEUR et essayer de deviner quelle est sa volonté. Et lui rendre hommage, comme des groupies dévouées, qui ont tous subi un lavage de cerveau et qui n'ont pas peur de la mort. Il veut de vrais sacrifices, la quête à l'églis, des immolations et des donations, on dirait que c'est ça, son but avec nous ! J'ai le sentiment que si je lisais le Coran ou la Torah, ces SEIGNEURS aussi auraient le même but avec leur fan-club. Pas vrai?"
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  • Par Crumpet, le 24 juin 2012

    Page 150 : …. Qui te dit que nos vies doivent avoir un « sens » ? Quel « sens » a la mer ? La gazelle qui saute dans la savane, la fleur dans la jungle que personne ne voit ? Pourquoi ne pouvons-nous pas accepter avec reconnaissance de vivre dans le monde et d’utiliser au mieux les années qui nous sont données ? N’est-ce pas suffisamment remarquable ? N’est-ce pas divin ?

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  • Par vdujardin, le 17 juillet 2012

    Même la peur de l'enfer peut être utile aux gens! Voltaire lui-même disait que nous devrions garder l'Enfer, pour des raisons éducatives. Dans ma religion ,je vais dépeindre le stade ultime du réchauffement climatique comme le véritable enfer... Pour l'instant, nous n'en sommes encore qu'à l'antichambre! (p. 110).

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Katarina Mazetti - Le caveau de famille
Retour sur la rencontre avec la romancière suédoise Katarina Mazetti le 23 mars 2011 à la librairie Sauramps de Montpellier. Katarina Mazetti est en passe de...








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