> Pierre Leyris (Autre)

ISBN : 2070709043
Éditeur : Gallimard (1987)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
Comment un jeune matelot qui était l'innocence même, ayant frappé un sous-officier pervers qui l'accusait faussement de sédition, devint coupable selon les Articles de la Guerre et fut pendu parmi les vergues par la volonté d'un capitaine qui en était venu à l'aimer com... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par vanuatu2000, le 07 juin 2011

    vanuatu2000
    "Billy Budd" est une" fable" personnelle. Melville y exprime ses hantises et une vision noire de l'humanité.
    Le monde maritime du XIXème siècle et ses codes y sont dépeints. Un personnage lumineux, Billy, apparaît dans ce monde, et en menace la bonne marche.
    Billy, marin orphelin, d'une beauté sans nom, subjugue ses comparses, les détournent de leurs tâches et s'attire l'aversion viscérale d'un des officier supérieur du navire où il est cantonné.
    L'atmosphère oppressante d'une mer infinie, les sentiments ambivalents de l'officier, fou de haine amoureuse envers l'innocent Billy et l'ambiance électrique sur le navire dû à des peurs de mutineries mettent le drame en marche.
    Billy, criant de beauté et de bonté doit mourir. Faussement accusé de fomenter une rebellion, le jeune marin se défend comme un enfant.
    Bégaiements après bégaiements, Billy se noie dans ses paroles et face à la monstruosité de son accusateur, abat son bras. Un coup seul aura suffit à tuer l'homme qui l'éxecrait et l'aimait.
    Billy, de bouc émissaire de l'aversion névrotique d'un supérieur devient la "douce" victime de la loi maritime. Malgré la compassion du capitaine à son égart, il ne peut être que condamné.
    La loi surplombe l'humain et doit être respectée à la lettre. Billy, enfant éternel, dont le seul crime est d'exister, n'a pas su écouter les conseils avisés d'un vieux marin, qui, semblable à un Nestor antique, l'avait prévenu de l'implacable cruauté du monde auquel il appartenait malgrè lui.
    Un monde où la loi, les règles et l'ordre perdurent par peur du Vide marin, seul souvenir d'une civilisation en suspens.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par JAsensio, le 19 janvier 2012

    JAsensio
    On comprend assez vite pour quelle raison profonde Melville a intitulé son dernier texte, fascinant, récit interne. Certes, la critique savante brodera sur le statut, complexe, du narrateur omniscient (à une exception près : le moment où le capitaine Vere communique à Billy Budd sa sentence de mort) qui semble se promener, avec nous, sur et dans (d'où le terme «interne», p. 45) un navire, le Bellipotent, où se déroule l'histoire mais les petits jeux de focalisation ne nous intéressent guère s'ils nous empêchent de voir l'essentiel, l'essentiel qui est occulté et qui pourtant, selon le mouvement propre à l'hermétisme démoniaque génialement décrit par Kierkegaard, ne demande qu'à jaillir à la vue de tous grâce à un mot, un acte, un cri, un geste, afin que les murs épais de la prison infernale soient enfin, au moins une fois, percés d'un jour, pour qu'un minuscule rai de lumière défasse les ténèbres dans lesquelles gémit le condamné, celui qui est emprisonné dans l'in pace du démoniaque, ici le capitaine d'armes Claggart.
    Je renvoie mes lecteurs à ce long article paru dans lesÉtudes bernanosiennes et mis en ligne sur Knol, où j'ai tenté d'appliquer à Monsieur Ouine de Georges Bernanos le concept si brillamment exposé par le philosophe danois.
    Dans le texte de Melville, c'est Claggart qui, bien davantage que Billy Budd, ce représentant du Beau Marin sur lequel, en raison de son innocence aveuglante (1), il n'y a rien à dire, doit retenir notre attention, puisque ce dernier est le malheureux enfermé dans le cachot hermétique du démoniaque.
    Rien à dire ? Certes, Billy Budd peut nous sembler, à première vue, un roc inaltérable qu'aucun filet d'eau, fût-il microscopique, ne semble pouvoir pénétrer et encore moins désagréger et pourtant... Pourtant, il y a la voix du beau Budd, dont «certain accent musical» semble être «la véritable émanation de l'homme intérieur venue sans obstacle du fond de son être» (pp. 32-3). Billy Budd, illettré mais qui, grâce à sa voix donc, «comme cet autre illettré le rossignol», compose parfois «lui-même sa propre chanson» (p. 42).

    Lien : http://stalker.hautetfort.com/archive/2012/01/06/billy-budd-sailor-m..
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par courgette, le 26 février 2009

    courgette
    Personnellement, je n'ai pas été très touché par cette nouvelle. Je ne sais pas très bien ce qu'il faut en comprendre.
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