ISBN : 2266157175
Éditeur : Pocket (2006)


Note moyenne : 3.07/5 (sur 29 notes) Ajouter à mes livres
Vingt-quatre heures de la vie du personnage inventé par Frédéric Mitterrand – et qui lui ressemble singulièrement. À chaque étape de sa journée, il se demande s’il ne fait pas fausse route. S’interroge sur l’abîme séparant la « mauvaise vie » qu’il mène, d’une autre, qu... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Bunee, le 25 novembre 2009

    Bunee
    J'étais passée complètement à côté de cet ouvrage lorsqu'il est paru la première fois, et à force d'entendre tout et n'importe quoi quelqu'un qui avait la flemme de le lire me l'a fourni contre lecture et avis.
    Cet ouvrage, qui a d'ailleurs une suite dédiée aux paillettes cannoises, relate certains épisodes de la vie de Frédéric Mitterand, que ce dernier raconte aux fur et à mesure qu'ils viennent, par clichés, tantôt tendres et nostalgiques, tantôt révélateurs d'une misère humaine et d'une quête impossible. Un mal-être latent baigne le récit, le regard bruisse sur un lit de regrets, de non dits, de silences coupables et de larmes rageuses. Une enfance pleine de charme mais générant déjà son lot de tristesse et d'actes manqués. Une adolescence frémissant sous la séduction des interdits qui sont là, cerbères silencieux d'une société et d'un milieux alors terriblement conventionnels. L'âge adulte, ces élans sentimentaux maladroits et plein de ferveur, touchant de sincérité et de naïveté, ces épisodes glauques et misérables des bars gays de Bangkok et des bordels de Jakarta.
    Mais jamais le lecteur ne finit vautré dans le stupre où la fange car une pudeur sensible, une retenue touchante de l'auteur maintiennent une certaine distance.
    J'aurais voulu être un autre, vivre une autre vie.

    Concernant l'écriture, j'ai personnellement bien aimé le flot plein d'images parfois oniriques qui parcourait ces pages, ça reste fluide en dépit de quelques lourdeurs occasionnelles, et on a de vrais moments d'émotions. Quelques mots crus mais assez peu. Bien sûr, il ne faut pas s'aventurer dans un tel récit si le principe même de l'exorcisme par l'écriture vous rebute, ou si les autobiographies vous agacent. Cet ouvrage m'a offert de beaux instants, mais je ne pense pas oursuivre l'aventure avec la suite.
    François Xavier du littéraire.com est très décu et estime que « ce n'est pas sur la place publique que l'on règle ses problèmes », mais « avec sa conscience et, accessoirement, l'aide d'un praticien » (Pourtant le quart de couverture est très explicite sur ce point… ) A titre personnel j'estime que cette maxime quelque peu fermée tendrait à verser au rebus tout un pan de la littérature, celle qui analyse et exorcise son auteur.
    Les critiques libres sont au mieux dubitatives, au pire assommées par le livre.
    Mais il y a (aussi de bons échos). Ainsi le Nouvel obs salue « le mélange de courage dans l'aveu et de retenue dans l'expression. Aucun déballage obscène. Tout est dans l'allusion, dans le non-dit, dans ce frémissement fiévreux et timide », Olympia parle de style plein de grâce et d'aisance
    Liens disponibles sur le billet du lab.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par kikobaus, le 18 juin 2011

    kikobaus
    Il faut reconnaitre à Frédéric Mitterrand une honnêteté et une qualité d'introspection hors du commun. Cette vie, sa vie dont il raconte des épisodes, il ne cherche pas à la justifier ou même à l'analyser véritablement. du coup, on la prend comme un gros coup de poing dans la figure. J'aimerais être capable de cette même clairvoyance.
    Pour autant, tout n'est pas intéressant. Dans son dernier tiers, le livre se perd dans des branlettes intellos qui laisseraient penser que l'homme "en action" aurait laissé place à un être éthéré tout juste capable de consacrer son énergie à ses dévotions (Deneuve et Sagan notamment).
    Un livre singulier
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Torticolis, le 12 janvier 2010

    Torticolis
    Suite à la polémique, je voulais en avoir le cœur net; grâce à celle-ci, j'ai découvert un excellent livre.
    Frédéric Mitterand décrit une vie complexe et sombre. Il parle d'actes inavouables dont il ne tire aucune fierté mais qu'il assume et tente d'analyser.
    PS : Tout en lisant, j'entendais la voix off de ses mythiques émissions.
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    • Livres 3.00/5
    Par belledeschamps, le 21 juillet 2009

    belledeschamps
    Autobiographie. Frédéric Mitterrand se révèle, son enfance, sa famille, ses frères, les amis de ses frères, ses gouvernantes dont une tortionnaire, et sa préférence pour les garçons très vite ressentie, analysée et bannie. Son tourisme sexuel et ses jeunes maghrébins qu'il accueille en France pour leur donner accès à l'éducation. Très bien écrit mais quelques longueurs, surtout sur ses croisements toujours ratés avec Catherine Deneuve et son amitié intellectuelle avec Françoise Sagan.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par foret22, le 04 février 2008

    foret22
    Stupéfiant
    Digne
    Emouvant
    Et ne pas classer dans la rubrique livre "d'hormossessuel"
    tout simplement , un témoignagne d'une vie de réflexion ...
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Citations et extraits

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  • Par csapin, le 22 mars 2011

    J'ai beaucoup de mal à revenir sur la période ancienne où je m'étais persuadé qu'il était fait pour moi et qu'il serait mon premier homme ; le seul aussi puisque je n'imaginais pas qu'il pourrait y en avoir d'autres après lui, ni ailleurs ni après. J'ai bien assez de mes rêves en plein sommeil, des lieux et des photos que je retrouve constamment pour qu'il ressurgisse à l'improviste tel qu'il était en ce temps-là et que sa voix, son corps, son charme s'accrochent encore à mes pensées vagabondes. Je n'ai pas la nostalgie de mes vingt ans (...) ; je vivais alors dans un état d'exaltation insensée avec la principale préoccupation de lui plaire, retranché du reste de mon existence et aveugle à ce qui se passait autour de moi, tout à mon secret qu'il était le seul à connaître. Je n'arrive plus à retenir les moments heureux ou simplement tranquilles, ils étaient trop précaires et ne me suffisaient pas ; j'ai beau chercher c'est la perpétuelle angoisse de commettre des fautes par maladresse et d'accumuler des torts pas excès d'amour qui revient d'abord aussi vive et cruelle qu'autrefois ; l'incessant défilé des accès d'effervescence et de panique avec lui et sans lui : l'espoir en embuscade et la détresse annoncée sans jamais savoir si j'allais finir par l'atteindre ou par le perdre. (...) et si la mystérieuse machine à sublimer et à souffrir s'est emballée pour moi avec une puissance extraordinaire, c'est aussi parce qu'il avait besoin de la passion que j'éprouvais envers lui pour supporter la déception de ses aventures passées, la peur d'un avenir clandestin, sa vie à Paris qui était triste, morne et ratée. Se replonger dans le cours de nos rencontres (...) ne se résumerait qu'à remuer des vieux mensonges, les faux-semblants d'un scénario que nous écrivions ensemble mais que nous ne lisions pas de la même manière. J'ai tout noté au jour le jour sur des carnets que je ne consulte jamais, j'ai conservé les lettres dans des boîtes bien rangées que je n'ouvre pas, j'attends le soir où je pourrais les regarder sans peine comme les cendres émouvantes et inutiles d'une autre vie ; ce soir-là tarde à venir.
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  • Par Neigeline, le 10 février 2011

    Ma mère disait à ses amies qu'elle était soulagée que j'aie pu l'oublier sans trop de mal ; elles lui répondaient que c'est le privilège de l'enfance, cette capacité à pouvoir se consoler si vite. Les enfants ne se consolent jamais vite de s'être sentis abandonnés par une femme gentille ; ils font seulement leur premier pas vers la mort et ça leur fait peur.
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  • Par csapin, le 22 mars 2011

    Je n'ai plus parlé de Simone. Ma mère disait à ses amies qu'elle était soulagée que j'ai pu l'oublier sans trop de mal ; elles lui répondaient que c'est le privilège de l'enfance, cette capacité à pouvoir se consoler si vite. Les enfants ne se consolent jamais vite de s'être sentis abandonnés par une femme gentille ; ils font seulement leur premier pas vers la mort et ça leur fait peur.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Torticolis, le 12 janvier 2010

    Je le regrette un peu, et vous aussi peut-être maintenant, mais j'ai appris à ne plus rêver aux réunions idéales; les parents divorcent, des amis se séparent, certains ne s'entendront jamais; cela ne diminue en rien la force des sentiments que j'éprouve pour chacun d'eux.
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  • Par csapin, le 22 mars 2011

    (...) les femmes souffrent mieux que les hommes, elles en sortent plus résolues. Il y a des exceptions mais pas dans ce cas-là.
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Notez ! Ali Rebeihi reçoit Frédéric Mitterrand, ministre de la culture et de la communication pour revenir sur la polémique suscitée par le non-renouvellement du mandat d'Olivier Py à la tête du Théâtre de l'Odéon-Théâtre de l'Europe. Il explique le fonctionnement des nominations dans les structures étatiques dédiées au spectacle vivant. Avec Laure Adler, présentatrice de l'émission Studio Théâtre sur France Inter.











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