La période de Noël ne s'annonce guère féerique pour Jack Paris, de la police de Cleveland. Celui-ci ne s'est jamais remis du meurtre de son ami l'inspecteur Michael Ryan, retrouvé mort dans une chambre d'hôtel sordide, après... > voir plus
Comme l'illustration de couverture, rouge sang, le montre, ce roman est basé sur des pratiques vaudous.
Il est divisé en trois parties. La première constitue la mise en place de l'intrigue. Il y a certaines lenteurs auxquelles l'auteur de m'avait pas habitué dans ses précédents thrillers. Mais, j'étais prise par l'histoire et rien au monde ne m'aurais empêché de lire la suite. Dans la deuxième partie, les personnages se multiplient, s'entrecroisent. Leurs personnalités s'étoffent. Richard Montanari insère des chapitres sur le passé du suspect dont on ne connaît pas encore la véritable identité. Tout s'accélére dans la troisième partie. Les chapitres sont plus courts, certains ne faisant qu'une demi-page. Les personnages que l'on voyait avec différents visages sont désormais bien identifiés. Petit à petit nous découvrons toutes les facettes des divers protagonistes ainsi que leurs secrets. L'étau se resserre autour de Jack Paris que toutes les preuves accusent. Mais il s'en sortira et de façon surprenante face à un tueur tout autant surprenant. J'ai eu beaucoup plus de mal à rentrer dans ce roman que dans ses précédents. Celui-ci est vraiment très très noir. le style reste, néanmoins très incisif.
Ce roman est un excellent thriller que j'ai dévoré en moins d'une semaine.
Richard Montanari nous livre un thriller sombre,inquiétant ,chargé d'hémoglobine,sur fond de vaudou caraïbéen.Encore une énième histoire de tueur en série,direz-vous!Certes ,mais nous avons là une intrigue remarquablement bien construite et captivante,avec plusieurs destins et points de vue se croisant pour se rapprocher petit à petit et se rejoindre lors du dénouement.Bref, au final,sans crier au chef d'oeuvre,je dirais qu'il s'agit,pour les amateurs du genre, d'un excellent cru de cet auteur,peut être son meilleur roman à ce jour.J' ai dévoré ce pavé en quelques jours en effectuant parfois quelques retours en arrière pour ne pas perdre le fil .
Richard Montanari ne varie pas. Mais dans son cas, c'est un plaisir ! Il plonge une fois de plus dans la perversité de l'âme humaine, et ses héros ne s'en sortent jamais indemnes. On espère de toutes ses forces ne jamais croiser le chemin d'un des tueurs pervers et psychopates sortis de l'imagination fertile de cet auteur. "Cérémonie" ne fait pas exception, on plonge avec l'inspecteur Paris dans la folie d'un homme, avec en fond de toile la mort plus qu'étrange de son collègue et de sa meurtrière. Pour tous les fans de Montanari, sans hésiter !!!
Ce polar est une bonne surprise. Je ne connaissais pas les oeuvres de Richard Montanari et Cérémonie me donne envie de lire les autres. On ne reste pas indifférent à l'enquête de Jack Paris confronté à un tueur en série assez abominable. On suit la vie de plusieurs personnages et bien sûr les différents éléments vont se regrouper. On sait assez rapidement qui est l'assassin mais on veut connaître les raisons de ses meurtres mais aussi jusqu'où il va aller et bien sûr la destinée des différents protagonistes qui se font souvent passer pour ceux qu'ils ne sont pas.
On plonge dans l'histoire assez aisément grâce à un procédé assez inhabituel : le récit est raconté de plusieurs points de vue à la première personne du singulier. le ressenti est très étrange quand il s'agit du tueur en série : on a l'impression d'être en contact direct avec lui.
Néanmoins, il y a deux choses qui me dérangent. La première tient au dénouement et si on n'a pas lu “Internet pour les Nuls”, on ne comprend pas forcément le procédé utilisé (je ne peux pas en dire davantage pour ne rien révéler). La deuxième n'est pas en rapport avec l'histoire en elle-même mais a l'édition du livre. On retrouve des fautes de frappes, des mots coupés qui ne devraient pas l'être… Dommage!
Cérémonie est donc un polar qui permet de passer un bon moment.
Période de Noel, Jack Paris doit faire face à une série de meurtres tous aussi atroces les uns que les autres et sans rapport apparent.
Et pourtant, ces corps sacrifiés présentent le symbole d'Ochosi, issu de la religion afro - antillaise et semblent étroitement liés à l'affaire Michael Ryan ... dont Jack se remet difficilement. L'assassinat de son collègue reste pour lui toujours une énigme.
J'avais aperçu des critiques pas franchement bonnes sur le livre et les derniers opus de R.Montanari ne m'ont pas laissé un souvenir marquant ...
C'est donc avec un très faible entrain que je me suis plongée dans ces pages.
Je n'ai finalement pas été déçue du voyage ! En un mot : Génial !!!
Paris sort un instant, soulagé de retrouver l'air glacé matinal. Il allume une cigarette et contemple le couloir extérieur qui dessert les portes rayées et mal en point du Dream-A-Dream Motel. Toutes pareilles. D'innombrables drames dissimulés derrière chacune d'elles. D'innombrables drames à venir.
Paris laisse pour le moment Mercedes Cruz aux bons soins d'un agent en uniforme et pénètre dans le bâtiment.Il est aussitôt assailli par l'odeur de la mort,par le parfum humide du lieu à l'abandon.Rapide examen des lieux:ampoules de crack,capotes usagées,débris de verre,emballages de fast-food.../...Les toiles d'araignées pendent en cascades épaisses dans tous les coins;le sol est jonché de cadavres d'insectes, d'excréments d'animaux, d' ossements minuscules.(p 105)
Paris repense à la cérémonie qui s'est déroulée dans cave de la vieille dame,et comme elle lui a paru décalée,violente et païenne.Il concède cependant en regardant autour de lui que le catholicisme a lui aussi ses rites,des cultes étranges que d'autres religions peuvent trouver dérangeants.(p374)
Les actes de violence connaissent souvent un bref répit le lendemain de Noël.Si les gens sont prêts à s'entre-tuer pendant les fêtes et donnent tout ce qu'ils peuvent le soir du réveillon ou le jour de Noël,le 26 décembre,à midi, les couloirs du centre judiciaire sont souvent tranquilles.(p273)
La porte de la 410 est ouverte.Paris frappe au chambranle de la porte et entre.L'odeur le fait reculer instantanément d'un pas.Camphre,soupe de pois cassés et pieds.Un demi-siècle de fumée de cigarettes sans filtre.Paris se prépare,respire par la bouche et entre........(p235)