Note moyenne : 3.15/5 (sur 285 notes)
Le Sabotage amoureux17Ajouter à mes livres
Saviez-vous qu'un pays communiste, c'est un pays où il y a des ventilateurs ? Que de 1972 à 1975, une guerre mondiale a fait rage dans la cité-ghetto de San Li Tun, à Pékin ? Qu'un vélo est en réalité un cheval ? Que passé la puberté, tout le reste n'est qu'un épilogue ... > voir plus
J'ai commencé à trouver un minuscule intérêt à ce livre à la page 32 (sur 124; c'est pour dire...). Je l'ai trouvé pénible à lire, creux, excepté l'histoire d'amour qui sauve le livre du Néant. C'est vraiment à ça que je me suis raccrochée pour réussir à le lire entièrement. Mais pourquoi les fans d'Amélie Nothomb ont pour ouvrages préférés "Stupeur et tremblements" et "Le Sabotage amoureux"??????????????
Dans ce roman très agréable, Amélie Nothomb nous fait redécouvrir tous les sentiments qui peuplaient notre enfance: la liberté, le sentiment d'être bien supérieur aux adultes (qui confère aux enfants une maturité parfois étonnante) et l'envie que la journée d'école se termine au plus vite afin de retourner s'amuser avec les copains. La cruauté des enfants est également très présente, notamment lors des affrontements entre les Alliés et les Allemands de l'Est. Chose normale, en fait, puisque tout le monde sait que les enfants ne sont pas toujours sages... Vivement conseillé!
A nouveau l'imagination débordante d' Amélie Nothomb se révèle dans ce récit;
Elle raconte sa jeunesse, depuis ses 5 ans jusqu'à ses 8 ans, passée à Pékin avec ses parents et frère et soeur dans un "ghetto" à Pékin, où vivent des consuls et ambassadeurs avec leur famille.
Elle a six ans et raconte son amour pour Elena, cinq ans, italienne, très belle et le sachant, élégante , la féminité complète. Amélie essaie toutes les tactiques pour conquérir le coeur Elena. Beaucoup d'humour , de fraicheur.
Un imaginaire très riche dans un monde si brute. Et je dirai que les enfants sont peut-être plus violents que leurs parents. Ils sont un tampon de la société et de ce que pensent leurs parents. Quoi de mieux qu'un ghetto chinois sous la dictature pour faire une reconstitution de la second guerre mondiale avec des enfants ? Les conditions d'insalubrité de leurs jeux sont les mêmes que durant la guerre, mais pour eux c'est un jeu. le décalage est très prenant.
Hormis cela, je n'ai pas du tout été étonnée ni par la narration, ni par l'histoire, ni par le cynisme d'Amélie Nothomb. On pourrait croire qu'en écrivant autant, elle essaierait de travailler ses intrigues, mais chaque fois que j'ouvre un de ses livres, c'est toujours la même recette. Il n'y a que Mercure qui m'ait un peu étonnée. Nous retrouvons à nouveau une héroïne cynique, qui aime commander les autres et qui rencontre des gens dans une situation toujours délicate. J'ai donc lu ce livre avec désintéressement et déception. Elle nous ressert toujours la même sauce de nos jours avec ses nouveaux romans.
Un melting-pot au propre et au figuré : cruauté de l'enfance, fausse naïveté, amour des mots, humour corrosif m'ont enchantée,mais cette gamine de diplomate ( à Pékin dans les années soixante-dix) m'aurait plutôt exaspérée par sa suffisance. Merci camarade Nothomb que vos cent fleurs s'épanouissent!
Ma mère se lança alors dans une explication des lois de l'univers. Elle dit qu'il y avait sur terre des personnes très méchantes et, en effet, très séduisantes. Elle assurait que, si je voulais me faire aimer de l'une d'entre elles, il y avait une seule solution : il fallait que je devienne très méchante avec elle, moi aussi.
– Tu dois être avec elle comme elle est avec toi.
– Mais c'est impossible. Elle ne m'aime pas.
– Sois comme elle et elle t'aimera.
Elena est aveugle. Ce cheval est un cheval. Dès qu'il y a libération par la vitesse et le vent, il y a cheval. J'appelle cheval non pas ce qui a quatre jambes et produit du crottin, mais ce qui maudit le sol et m'en éloigne, ce qui me hisse et me force à ne pas tomber, ce qui me piétinerait à mort si je cédais à la tentation de la boue, ce qui me fait danser le coeur et hennir le ventre, ce qui me jette dans une allure si frénétique que je dois plisser les paupières, car la lumière la plus pure n'éblouira jamais autant que la gifle de l'air.
Alors qu'est-ce que la guerre de Troie ? Une barbarie monstrueuse, sanguinaire, déshonorante et injuste, commise au nom d'une belle qui s'en foutait autant que possible.
Et toutes les guerres sont la guerre de Troie, et toutes les nobles causes pour les beaux yeux desquelles on les livre s'en foutent.
Car la sincérité de la guerre est celle qu'on ne dit pas : si on fait la guerre, c'est parce qu'on l'aime et parce que c'est un bon passe-temps. Et on trouvera toujours une noble cause aux beaux yeux.
Je ne me posais pas la question de savoir ce que ce garçon avait de plus de moi.
Et si c'était ce qui me laissait perplexe : se pouvait-il qu'Elena ne jugeât pas cet objet ridicule ? Se pouvait-il qu'elle lui trouvât du charme ? Tout inclinait à le croire.
A l'âge de quatorze ans, j'allais changer d'opinion à ce point, à mon grand étonnement.
Mais à sept ans, cette inclination me semblait inconcevable. J'en conclus avec effroi que ma bien-aimée avait perdu la raison.
Amélie NOTHOMB, une journée exceptionnelle à Lille - 16/11/2011 Au programme : 10h : Rendez-vous Gare Lille Flandres pour accueillir Amélie et découvrir sa géante. Puis, déambulez en fanfare pour rejoindre la grand' place (arrêt chocolats chez Léonidas et arrêt gaufres chez Meert) pour terminer par une ronde géante. 11h30 : Grand'Place, possibilité de « porter » la géante d'Amélie. Vivez une expérience inoubliable. 15h : Séance de dédicace géante dans l'Atrium du Furet du Nord. 18h : Rencontre publique au « TriPostal Lille3000» prés de l'exposition « Collector », autour de son roman « Tuer le père » publié chez Albin Michel.