Par Amélie Nothomb

Note moyenne : 3.5/5 (sur 12 notes)
Albin Michel 2010
ISBN : 9782226215178  
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« Ce matin-là, je reçus une lettre d'un genre nouveau. » Amélie Nothomb

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Critiques et avis sur Une forme de vie


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    • Livres 3.00/5
    Par yokai, 2010-08-21 08:13:27

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    Dans l'armée, le taux d'obésité a doublé depuis 2003, selon des études du Pentagone. (http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2010-07...)C'est peut-être en tombant stupéfaite devant ce type de phrase que l'idée de son nouveau livre a germé dans l'esprit d'Amélie Nothomb. Cette affirmation est surprenante pour tout un chacun - les militaires véhiculent une image de muscles et de rigidité bien loin de l'obésité - mais elle doit l'être encore plus pour la romancière belge qui a un passé commun avec les problèmes de poids. D'abord l'anorexie dont elle a été victime racontée dans Biographie de la faim puis l'obésité évoquée au travers du personnage de Prétextat Tach dans Hygiène de l'assassin. Pour traiter ce sujet elle a choisi le genre épistolaire. Elle imagine donc un dialogue, par courrier interposé, entre un soldat Américain mobilisé en Irak et elle même. Si les situations et les dialogues sont complètements fictifs, les positions et les réflexions d'Amélie Nothomb, semblent bien réelles. C'est donc d'une autofiction qu'il s'agit. C'est un genre intéressant dans lequel l'auteur peut évaluer ses propres réactions face à un univers et des situations fictives, les exemples récents d'autofiction qui me viennent à l'esprit sont le très bon Trois jours chez ma mère de François Weyergans et le moins bon Lunar Park de Bret Easton Ellis.



    Ce dialogue est bien sûr, au premier niveau, prétexte à évoquer deux des plus grands fléaux des Etats-Unis que sont la guerre et l'obésité. Au second plan, elle profite de cette occasion pour raconter, tout d'abord de manière assez légère, les rapports qu'elle entretient avec les courriers en sa qualité d'épistolière reconnue (Amélie Nothomb a la réputation de répondre elle même, à la main, aux nombreux courriers qu'elle reçoit) puis, elle va plus loin et s'interroge sur ce besoin d'écrire qui la ronge.



    J'ai, dans un premier temps, trouvé l'histoire exagérée et j'ai eu un peu de mal à accrocher. La suite a réussi à me convaincre et la sincérité d'Amélie Nothomb à la fin du roman fait mouche. C'est donc une assez bonne surprise et un roman indéniablement au dessus de ses derniers ouvrages, Ni d'Eve ni d'Adam mis à part. Enfin, pour l'anecdote Amélie Nothomb rompt avec la tradition des noms complexes et étranges puisque le soldat se nomme tout simplement Melvin Mapple (certainement un petit clin d'oeil car maple avec un seul "p" signifie érable en anglais qui est l'arbre dont on fait le fameux sirop qui contribue à l'obésité des américains). Par contre elle n'a pas oublié de parsemer son ouvrage de mots originaux, en voici quelques exemples:

    - Epître : Mot que l'on retrouve à de nombreuses reprises puisqu'il possède les mêmes origines qu'épistolaire et signifie lettre.

    - Opistographie : C'est le fait d'écrire sur le recto et le verso d'une feuille qu'Amélie Nothomb prône dans l'objectif d'épargner les forêts.

    - Scissiparité: Multiplication par division de certains êtres (http://fr.wiktionary.org/wiki/scissipari...).

    - Prétérition: Figure par le moyen de laquelle on parle d’une chose en feignant de n’en vouloir pas parler (http://fr.wiktionary.org/wiki/pr%C3%A9t%...).

    Lien : http://www.aubonroman.com/2010/08/une-forme-de-vie-par-amelie-nothom..
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    • Livres 4.00/5
    Par liratouva2, 2010-08-24 08:27:19

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    Cette année plus que jamais j'aime son nouveau roman

    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2010/08/une-forme-de-vie-damelie-noth..
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    • Livres 3.00/5
    Par AnneLaure, 2010-08-30 10:15:20

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    "Ne plus voir mon père ni ma père" p. 153

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    ... et vous ?
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    • Livres 4.00/5
    Par Kornaline, 2010-08-26 19:30:36

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    Et oui : comme chaque année, découvrir le dernier Nothomb fait parti de mes petits rituels de fin d’été. Certes, cette prolifération littéraire est systématiquement cent fois décriée, mais ma curiosité l’emporte sur toutes les critiques et c’est ainsi que son dernier opus a une nouvelle fois donné le coup d’envoi de mes lectures de la rentrée littéraire.

    Et s’il m’est arrivé d’être déçue par le passé, loin s’en faut cette fois-ci : le Nothomb nouveau est un excellent cru !



    L’auteure a cette année opté pour un style épistolaire, tout en conservant le savant mélange qui a fait son succès, entre fiction et autobiographie.



    L’Amélie du livre reçoit des courriers d’un certain Melvin Mapple, G.I. américain stationné à Bagdad qui s’était enrôlé parce qu’il mourrait de faim et a pris 130 Kg depuis le début de la guerre. Amélie Nothomb renoue ainsi avec le thème des problèmes alimentaires : elle avait déjà parlé de l’obésité dans « Hygiène de l’assassin » puis de l’anorexie dans « Robert des noms propres » et « Biographie de la faim ».



    Au-delà du thème, on retrouve son style si original, au meilleur de sa forme : humour grinçant, bizarreries absurdes et vocabulaire savant. J’ai ainsi appris que l’opisthographie consistait à écrire recto-verso sur une même feuille, et n’ai pu m’empêcher de souligner bon nombre de phrases, des petites perles qui m’ont fait sourire quasiment à chaque page. On retiendra notamment, suite à la découverte du problème de l’obésité grandissante des G.I., que « le gras humain sera à Georges W. Bush ce que le napalm fut à Johnson ».



    Ce récit parfaitement rythmé baigne à merveille dans l’actualité. Son ton et son style toujours aussi épuré devraient permettre de convaincre les plus récalcitrants, même s’il est vrai que la fin a comme un air de déjà-vu : la narratrice prend l’avion, comme dans « Un voyage en hiver ». Les convertis parleront quant-à eux d’un écho savant à ses précédents romans.

    Une chose est sure en tous les cas : vivement l’année prochaine et un nouveau livre à la hauteur de celui-ci !



    Lien : http://blog.elle.fr/des-pages-et-des-petales/
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    • Livres 0.00/5
    Par sebastienL, 2010-08-20 15:35:30

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    extrait

    Une forme de vie est bien le meilleur Nothomb depuis longtemps. Il y a ce style si particulier qu’on retrouve, cette maîtrise du vocabulaire, ce mélange audacieux entre autobiographie et autofiction, le mix prose-format épistolaire qui fonctionne à merveille, des rebondissements, et une fin quelque peu mieux travaillée que les précédents crus – même si elle aurait pu encore être étoffée. Finir dans un avion, ça rappelle quelque peu 2009 et son Voyage d’Hiver.

    Lien : http://www.leglobelecteur.fr/index.php?post/2010/08/20/Am%C3%A9lie-N..
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Citations et extraits de Une forme de vie


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  • Par sebastienL, 2010-08-20 15:35:57

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    les gens sont des pays. Il est merveilleux qu’il en existe tant et qu’une perpétuelle dérive des continents fasse se rencontrer des îles si neuves. Mais si cette tectonique des plaques colle le territoire inconnu contre votre rivage, l’hostilité apparaît aussitôt. Il n’y a que deux solutions : la guerre ou la diplomatie
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  • Par liratouva2, 2010-08-24 08:28:40

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    « Ce matin-là, je reçus une lettre d’un genre nouveau :
    Chère Amélie Nothomb,
    Je suis soldat de 2e classe dans l’armée américaine, mon nom est Melvin Mapple…Je suis posté à Bagdad depuis le début de cette fichue guerre. »
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  • Par athena1, 2010-08-21 21:39:46

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    Le 11 septembre 2001, le pauvre Melvin Mapple avait dû se rendre compte de son erreur. Non, l'époque n'était pas à la paix. Sa faim allait lui coûter cher.
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  • Par athena1, 2010-08-21 21:32:15

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    On attribue à ce dernier un nom fabuleux : ami, amour, camarade, hôte, collègue, selon. C'est une idylle. L'alternance entre l'identité et l'altérité ("C'est tout comme moi ! c'est le contraire de moi !") plonge dans l'hébétude, le ravissement d'enfant. On est tellement enivré qu'on ne voit pas venir le danger.
    Et soudain, l'autre est là, devant la porte. Dessaoulé d'un coup, on ne sait comment lui dire qu'on ne l'y a pas invité. Ce n'est pas qu'on ne l'aime plus, c'est qu'on aime qu'il soit un autre, c'est à dire quelqu'un qui n'est pas soi. Or l'autre se rapproche comme s'il voulait vous assimiler ou s'assimiler à vous.
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  • Par keatty, 2010-09-01 20:10:03

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    la seule preuve qu'il n'est pas mort, c'est qu'il grossit encore. c'est ça la logique de l'obésité
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