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François Happe (Traducteur)
ISBN : 235178040X
Éditeur : Gallmeister (03/03/2011)
Résumé :
New York, 1991. La belle et ambitieuse Taylor Schmidt, fraîchement diplômée d’une Université du Missouri, débarque dans la Grosse Pomme à la recherche d’un job et du grand amour. Crise économique oblige, elle erre de bureau de placement en bureau de placement, jusqu’à ce qu’une mystérieuse agence lui propose "le job pour lequel on tuerait". Deux jours plus tard, Taylor se retrouve jeune éditrice d’une maison d’édition new-yorkaise et découvre avec effroi le prix à p... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
canel
05 avril 2016
★★★★★
★★★★★
Difficile de trouver du travail à New-York en 1991 quand on est jeune diplômé d'une fac obscure, sans expérience professionnelle en rapport avec son cursus. Taylor, une bombe torride de vingt-trois ans, en fait l'amère expérience. Aussi, lorsqu'un homme séduisant lui propose un poste dans l'édition, bien rémunéré de surcroît, elle fonce...
■ Humour ? Oui, mais mieux vaut avoir de solides connaissances en matière de culture US (célébrités, musique, films), faute de quoi on laisse échapper pas mal de clins d'oeil (ce fut mon cas et ça m'a longtemps agacée). Prière aussi d'aimer l'humour potache et la répétition. Malgré tout, des idées sur les problèmes d'emploi des jeunes, des traits de génie jubilatoires. Et puis finalement, une fois accoutumé au fantasme envahissant du narrateur, on trouve ce type naïf et loser bien sympathique et on savoure son sens de l'auto-dérision.
■ Thriller ? Plutôt roman noir, et seulement sur la seconde moitié. Avant, on devine, on voit venir la tournure glauque des événements, via quelques allusions au début, et a fortiori si on a lu des résumés un peu bavards.
■ Suspense ? Zéro ! Ce qui n'empêche pas de tourner les pages sans s'en apercevoir et de plus en plus vite.
■ 1991 ? A fond ! Les fringues, la musique, le cinéma, la politique, la récession économique, l'inflation et la crise de l'emploi. Rigolos, les petits rappels des gadgets inconnus ou embryonnaires à l'époque mais absolument in-dis-pen-sables vingt ans plus tard.
■ New-York ? oui, quelques adresses chics/branchées. On est très loin de l'ambiance de "L'aliéniste", un siècle plus tôt, dans cette même ville !
■ Sexe ? Un peu, pas trop détaillé, mais évoqué crûment. le personnage central est une bombe que tous les hommes ont, paraît-il, envie de "tr!ngler" et quelques uns vont réaliser ce rêve, alors forcément...
■ Plaisir de lecture ? Tardivement. Typographie minuscule, parler assez "cow-boy macho" à première vue (on s'habitue) et beaucoup de parenthèses, mais style finalement fluide et on finit par avancer à toute allure.
Bilan : vraiment pas mon type de polar/roman noir mais pourquoi pas, de temps en temps. de bons moments, une lecture globalement plaisante, mais je ne suis pas du tout tentée par les futurs ouvrages de l'auteur.
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verobleue
15 juin 2012
★★★★★
★★★★★
« Totally killer », polar de Greg Olear, est une fable déjantée dotée d'un synopsis intéressant. C'est également une critique de la société du début des années 90 bardée d'humour noir. J'ai adoré.
Pourtant, ce n'était pas gagné ! Au début, je me suis demandé où l'auteur voulait m'emmener. J'ai trouvé la mise en place plutôt longuette
Taylor Schmidt, débarquée de son Missouri natal, recalée aux entretiens d'embauche, devient colocataire de Todd Lander. Elle trouve dans son courrier, le prospectus d'un bureau de placement qui lui propose des perspectives de travail dans cette période de vaches maigres.
Quid Pro Quo, qui signifie en latin "donnant donnant", est une agence particulière qui cache une organisation surprenante : sur la base du profil et des souhaits d'un candidat, elle identifie un poste correspondant qui devient subitement vacant.
Taylor saisit sa chance et, attirée autant par la convoitise d'un poste d'éditrice que par le charisme d'Asher Krug, le chasseur de tête qui la reçoit, elle accepte le job sans véritablement chercher à entrevoir les conséquences. C'est un pacte faustien qu'elle signe car le candidat doit s'engager à éliminer à son tour un salarié plus vieux, plus cher, plus encombrant. Et elle se voit bientôt invitée à "licencier" un de ces baby-boomers surpayés qui monopolise un super emploi.
C'est un récit a une voix, celle de Todd Lander, son colocataire. de prime abord, il nous annonce que Taylor va mourir et nous raconte les quatre mois au cours desquels il a partagé sa vie. L'intérêt ne consiste pas à savoir ce qui va se passer mais comment cela va se produire. Et à partir de là, c'est bien emballé et ça progresse sans temps mort.
Son récit est truffé de multiples références musicales, cinématographiques, politiques et l'on revit avec plaisir l'univers des années 90.
L'idée n'est pas neuve mais les personnages sont attachants, l'écriture accrocheuse, l'humour décapant et j'ai passé un agréable moment.

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emeralda
24 mai 2011
★★★★★
★★★★★
En règle générale, quand vous devenez un "gros lecteur", vous avez souvent dans un petit coin de votre tête, des maisons d'édition qui possèdent des catalogues qui vous ressemblent, qui vous attirent plus que d'autres et ce même si comme moi, vous êtes d'une curiosité presque permanente et que vous recherchez avant toute chose : le plaisir de lire un excellent livre.
Les éditions Gallmeister, je les ai vraiment découvertes que cette année et à chaque fois, ce fut de belles aventures littéraires qui se sont offertes à moi.
Pourvu que cela dure encore et toujours.
Bon pour en revenir plus précisément au titre qui nous intéresse, vous pourriez me demander : Pourquoi ce livre ?
Pour des raisons toutes simples en réalité :
- Une opportunité de partenariat alors que j'avais envie de trouver une nouveauté (Comprendre : autre chose qu'un livre de ma bibliothèque ou de médiathèque ---- Pas forcément une nouveauté dans le sens : nouvellement édité)
- "Totally Killer" m'a attiré tout de suite par sa couverture sombre et sobre.
- Vient ensuite le sujet et la maison d'édition.
- Pour l'auteur, je ne connaissais pas et c'est bien normal, c'est un petit nouveau.
Petit conseil lors de la lecture de cet avis littéraire, vous pouvez passer la lecture de la partie quatrième de couverture si vous n'aimez pas que l'on vous prive de tout le suspens d'un ouvrage. Cela ne m'a pas gêné outre mesure, mais pour certains puristes, je préfère prévenir que guérir (d'ailleurs on ne peut pas revenir en arrière par la suite).

L'auteur :
GREG OLEAR est né en 1972 à Madison, dans le New Jersey.
Il a effectué ses eéudes à l'Université de Georgetown, où il a suivi des cours de théâtre.
Il est rédacteur en chef du magazine en ligne The Nervous Breakdown.
Totally Killer est son premier roman. Son second roman, Fathermucker, paraîra en 2011 chez Harper.

Ce que vous pourrez lire en quatrième de couverture :
Attention risque de léger "Spoiler" par la quatrième de couverture.
New York, 1991. La belle et ambitieuse Taylor Schmidt, fraîchement diplômée d'une Université du Missouri, débarque dans la Grosse Pomme à la recherche d'un job et du grand amour. Crise économique oblige, elle erre de bureau de placement en bureau de placement, jusqu'à ce qu'une mystérieuse agence lui propose "le job pour lequel on tuerait".
Deux jours plus tard, Taylor se retrouve jeune éditrice d'une maison d'édition new-yorkaise et découvre avec effroi le prix à payer : elle va effectivement devoir assassiner quelqu"un. le marché qui lui est imposé est simple : puisque les baby-boomers occupent tous les emplois dans notre société, il suffit de les éliminer.
Théorie du complot et culture pop se mélangent dans ce roman politiquement incorrect à l'humour noir décapant qui tient à la fois de la satire grinçante et du thriller paranoïaque. Véritable "page turner", Totally Killer est un premier roman brillant et palpitant.

Ce que j'ai pensé de cette lecture :

Pour une fois, la quatrième de couverture ne mentait pas et pour un peu, dans ce cas précis il faudrait presque la supprimer car si on ne peut pas véritablement parler de "spoiler", le suspens est un tantinet gâché.
C'est un peu comme se tirer une balle dans le pied. ça ne sert à rien et ça peut faire très mal !!!!
Reste heureusement, un ouvrage de qualité et des talent indéniable de narration pour l'auteur qui fait que malgré ce petit désagrément, on lit d'une traite (ou presque) "Totally Killer".
Taylor, la jeune femme qui est au centre de cette intrigue va mourir. Là, je ne vous dévoile pas grand-chose, c'est écrit noir sur blanc dans la première ou la seconde page du livre. Ce suspens là, ce n'est pas moi qui vous en prive, mais bien Greg Olear, l'auteur. Il a ses raisons.
Todd, le colocataire de Taylor sera notre narrateur et lui forcément ne va pas mourir puisqu'il nous narre toute l'histoire (qui remonte à 1991) depuis une époque proche : 2009. Et il sait tout ou presque. Il faut bien dire qu'il a su espionner la belle (journal intime, petit espionnage pas très reluisant pour l'égo, mais utile pour en savoir plus…etc).
Comme fond de trame, on aura la crise économique, le chômage…. ça aussi c'est bien contemporain, même si là, on retourne au début des années 90. Comme quoi, on en sort pas ou presque !!!!
Alors on fait un bond dans le passé et pour celles et ceux qui les ont connus ces années-là (j'étais au lycée pour ma part, en seconde en 1991), c'est remplis de références musicales, cinématographiques, littéraires, d'évènements politiques, économiques et sociaux, bref, vous prenez une bonne petite claque dans le dos et quelques ridules en prime.
Le ton est léger alors que pourtant le contexte n'est pas gai. J'ai personnellement adoré le style d'écriture de Greg Olear. Il faut bien dire que l'ironie, j'aime ; les remarques caustiques des personnages, j'adore ; le cynisme quand il est bien ammené, je suis complètement fan !
L'humour, ça ne peut pas faire de mal, surtout quand tout semble aller mal et les personnages sont complètement barrés. Cette folie, là, elle décoiffe et fait du bien au lecteur.
Une génération désenchantée nous est présenté et c'est aussi en 1991 que Mylène Farmer sort chez nous le titre éponyme : "Désenchantée".
Bon, je le reconnais je suis fan de la belle rousse, mais avouez que c'est quand même bien le signe que cette époque était marquée par tout cela (les jeunes diplômés qui reste sur le bord de la route de l'emploi, les rêves les plus simples qui s'effondrent…), non ?
Si la mort est un mystère
La vie n'a rien de tendre
Si le ciel a un enfer
Le ciel peut bien m'attendre
Dis moi,
Dans ces vents contraires comment s'y prendre
Plus rien n'a de sens, plus rien ne va.
Tout est chaos
A côté
Tous mes idéaux : des mots Abimés...
Je cherche une âme, qui
Pourra m'aider
Je suis
D'une génération désenchantée, désenchantée
Je suis certaine que Taylor n'aurait pas renié ces paroles.
Un ensemble pas toujours très original, mais une écriture intelligente et prometteuse en diable. J'ai apprécié de la première à la dernière page et maintenant, j'ai très envie de découvrir (quand il sera disponible) le second roman de Greg Olear.
Lien : http://espace-temps-libre.bl..
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Malice
14 juillet 2013
★★★★★
★★★★★
En 1991 à New York, Taylor, fraîchement diplômée d'une université du Missouri, son partage son appartement avec Todd, c'est lui le narrateur, il espionne les journaux intime de Taylor. Donc il nous raconte son 'histoire, elle se déroule à New York en 1991, Taylor recherche un emploi ainsi que le grand amour. Todd est dans la même situation que Taylor . Jusqu'au jour, une agence Quid pro quo lui propose mystérieusement "le job pour lequel on tuerait". Elle va décroché un emploi qui correspond à ses aspiration celui d'éditrice. Elle s'occupera d'un livre écrit par Roger Gale et c'est l'anagramme de Greg Olear. Elle est ravie. Elle fait la connaissance d'Asher Krug, un homme étrange et légèrement pervers. À partir de ce moment là, le roman bascule dans un univers noir, où le prix à payer s'est devoir assassiner quelqu'un.
Greg Olear nous décrit une société touchée de plein fouet par la crise économique aux Etats-Unis(qui a bien sévit aussi France entre parenthèse à la même époque) . la recherche d'emploi pour Taylor se révèle être un véritable parcours du combattant. J'ai souris parfois concernant les références qui me parlent puisque Taylor est de la même génération que moi. Donc la fascination qu'elle a pour Duran-Duran je la comprends, une des coqueluches pour une génération de jeune fille dans les années 80.La bande son a sa grande place, Yoko Ono est présente, ainsi que tas d'autre référence musicale de ce début des années 90. le narrateur, écrit son récit en 2009, s'est un looser, il a lui aussi connu cette période difficile de recherche d'emploi. Todd et Taylor sont des jeunes issues de la Génération X de Douglas Coupland.
Greg Olear ne se prive pas de souligner les différences comme les similitudes des deux époques, celle de 1991 et celle de 2009, à la différence qu'aujourd'hui les nouvelles technologies tiennent une grande place dans le quotidien. Il s'est amusé en écrivant sont thriller avec les cliché habituel du thriller, par exemple son personnage féminin Taylor est la parfaite blonde nymphette au soixante-dix huit amants ! le point de départ de ce roman s'est la Firme de John Grisham , qu'il avait en tête mais il a voulu faire en mieux , puis aussi c'est l'idée d'écrire un scénario pour le cinéma. C'est amusant, car effectivement au début de ma lecture j'ai ressenti une écriture très cinématographique et cela s'est vérifié exact lors de la rencontre à laquelle j'ai pu assisté avec l'auteur.
C'est avec curiosité que j'ai accepté de ce livre , très éloigné de mes lectures d'une manière générale. Quand j'ai refermé le livre, j'ai apprécié ma lecture surtout pour ce quelle dégage une atmosphère urbaine très new-yorkaise et plus particulièrement celle de 1991. Dans la première partie où les références sont nombreuses ( mais elle ne freine absolument pas notre lecture) elles sont là uniquement pour bien préciser et situer que le roman se situe en 1991. Au final, c'est un très bon thriller américain, bien ficelé.
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chocobogirl
05 avril 2011
★★★★★
★★★★★
New York, 1991. Taylor Schmidt est la nouvelle colocataire de Todd. A 23 ans, c'est plutôt une jeune femme libérée, sexy en diable, qui débarque de son Missouri natal pour conquérir le monde. Todd devient fou de cette force électrique et dynamique, prête à tout par ambition, et rêve de se glisser dans son lit. Sauf que Taylor est morte peu après. Et que c'est Todd qui nous raconte son histoire tragique.
Nous sommes dans les années 90, le chômage touche de plein fouet les nouveaux actifs et la recherche d'emploi se révèle un véritable parcours du combattant. Taylor coure de bureaux de placement en bureaux en vain, son diplome dans une université lambda non côté ne l'aidant pas outre mesure. Todd galère aussi, malgré son statut de salarié, et l'arrivée de Taylor dans son appart va soulager quelque peu ses charges financières. Sauf que ce dernier, subjugué par la belle, lui passe pas mal de frais et de caprices.
Jusqu'au jour où Taylor se rend dans la curieuse agence Quid pro quo ( dont la devise est "un job pour lequel on tuerait") qui semble proposer l'emploi parfait à chacun en échange d'un petit "remboursement" de la part du salarié. Taylor, très enthousiaste lorsqu'on lui propose le job d'éditrice dont elle rêvait, ne se préoccupe pas de la question et accepte la proposition. Mais quand l'heure des comptes sonne, Taylor va découvrir qu'il va lui falloir "libérer" un emploi.... La direction de l'agence part en effet du principe que les salariés agés du baby boom ont fait leur temps et que leurs emplois super rémunérés devraient être aux mains d'une nouvelle génération. Après, tout est question de méthode pour cette fameuse "libération"....
Vous soupçonnez peut-être déjà la trame du roman mais si vous souhaitez vous ménager un peu de suspense, ne lisez pas la quatrième de couverture qui annonce clairement la couleur.
Vous reconnaitrez peut-être dans "Totally killer" une idée déjà évoquée dans " le couperet" par exemple.
La fin de Taylor est annoncée dès les 10 premières lignes donc pas de suspense à ce niveau. Tout l'intérêt est ailleurs.
Todd, obsédé par sa colocataire, nous raconte sa vie depuis que Taylor est entré dans son appartement. Aidé de la lecture de ses journaux intimes, de ses espionnages, il va nous révéler le moindre détail du parcours de cette jeune active pleine d'espoir.
A travers le portrait de Taylor et des autres personnages, l'auteur dresse celui sans concession d'une génération sacrifiée par la crise économique. Pour survivre, les jeunes trentenaires se doivent d'accepter n'importe quel boulot, sacrifier leurs envies, leurs espoirs et parfois même leur dignité. Les patrons se révèlent souvent des ordures. Taylor se fait, par exemple, harcelée sexuellement par un vieux pervers qui lui fait miroiter un job en échange de sa docilité. Bref, le désenchantement ne peut qu'être au rendez-vous pour ces jeunes confrontés à un chômage inéluctable.
Une satire sociale donc, teinté de noirceur et de pessimisme. Et pourtant : le style de ce roman est absolument réjouissant et me parait être l'élément le plus marquant de ce roman !!
A travers les propos de Todd, Greg Olear multiplie les références aux années 90 : musique, cinéma, littérature, évènements politiques ou sociaux. Il nous rappelle qu'internet n'existait pas, que " les gens croyaient encore que le SIDA pouvait être transmis par les larmes", que Brad Pitt était pratiquement inconnu,...etc et autres joyeusetés que nous avons tous oubliés !
Ainsi l'auteur, par le biais de ces références extrêmement nombreuses et foutraques, nous renvoie au contexte de l'époque et souligne d'autant plus l'évolution et le décalage par rapport à notre société d'aujourd'hui.
Mais le plus original dans ce polar, c'est tout de même le ton. Oscillant entre ironie noire, remarques caustiques et cynisme, tout est joyeusement écrit et dénote d'une grande habileté.
Vous l'aurez compris, je me suis régalée à la lecture de cet étonnant roman !!
Si la trame et l'intrigue pêche quelque peu pour son manque d'originalité et d'ampleur malgré un final plutôt réussi, l'humour et le style d'écriture rattrape tout le reste et mérite à lui seul qu'on se penche sur ce nouvel auteur plein d'avenir !

Lien : http://legrenierdechoco.over..
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Les critiques presse (2)
Actualitte18 août 2011
Ce livre se lit d’une seule traite, sans retenue et devrait vous permettre d’oublier, le temps d’une après-midi de vacances que le mauvais temps vous empêche de profiter de la plage et du soleil.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaLibreBelgique21 juin 2011
À l’une ou l’autre invraisemblance près, cet opus subversif et joyeusement cynique est un délice de lecture.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations & extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
verobleueverobleue12 juin 2012
La meilleure façon de dissimuler quelque chose, c'est d'écrire un livre dessus, ou de faire un film - présenter la réalité sous forme de fiction. Tu as déjà vu cette nouvelle série, X-Files, aux frontières du réel ? Celle qui parle d'extra-terrestres ? La moitié des conneries dans cette série est la stricte vérité. Mais si un journaliste publiait la vérité aujourd'hui, les gens diraient : "Ça peut pas être vrai, on a déjà vu ça dans X-Files." tu piges ?"
+ Lire la suite
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liratouva2liratouva221 janvier 2012
Je n’ai jamais aimé Taylor Schmidt. Malgré tout ce que vous avez pu entendre dire.
Cela dit…je peux comprendre une telle confusion. Il faut dire qu’elle me faisait sacrément bander. Même encore aujourd’hui, et ça fait dix-huit ans qu’elle est morte.
Son histoire n’est pas une histoire insignifiante, ses implications ont une portée considérable, et il est essentiel de la replacer dans son contexte historique. Il faut en convenir, les années 1990 n’inspirent pas particulièrement la nostalgie. Mais un jour viendra où la signification de la première année de cette décennie apocalyptique apparaîtra plus évidente. La tonalité et l’importance de cette annus mirabilis ne sauraient être sous-estimées. Au cours de ces douze mois brefs, tout est devenu parfaitement clair: culturellement, politiquement, socialement – tout le toutim….C’était l’argent qui était à l’origine de notre mécontentement. Comprenez bien, de mémoire d’homme, nous étions la génération la plus pauvre, avec peu d’espoir de voir notre situation financière s’améliorer.
Bref, l’été 1991 était le pire moment de toute une génération pour se trouver dans la position de Taylor Schmidt.
Et c’est là que notre histoire commence
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verobleueverobleue11 juin 2012
Il n'y a pas d'expression de la puissance plus primaire que l'acte qui consiste à ôter la vie d'un homme. Pourquoi tous les Saddam Hussein et les Charles Taylor du monde entier, les Hitler, les Staline, les Caligula et les Ivan Le Terrible auraient-ils régulièrement commis tous ces massacres, si cela n'avait pas été pour se repaître de ce sentiment de pouvoir? Nos ancêtres le savaient bien ; les sacrifices humains n'étaient pas que métaphoriques, ils essayaient littéralement d'étancher la soif de sang des dieux.
Evidemment, la plupart des gens n'ont pas devant le meurtre la réaction d'un amateur de sensations fortes. Konrad Lorenz avait raison, tuer est bel et bien une expérience traumatisante. Les soldats souffrent de désordres nerveux posttraumatiques. Lady Macbeth se lave les mains compulsivement [...] Beaucoup de meurtriers vont en prison, éprouvent du repentir et trouvent Jésus ou Allah. Lorsque des atrocités sont commises dans des pays livrés au chaos - la Sierra Leone, le Kurdistan, le Darfour-, c'est toujours, nous disent les spécialistes des sciences sociales, un infime pourcentage de la population qui est responsable de l'essentiel des tueries.
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verobleueverobleue12 juin 2012
Notre génération comprend que les gens sont des gens, contrairement à ces hypocrites de babyboomers. Et la vérité, la vérité qui gêne, c'est que n'importe quelle personne noire dans ce pays, sans la moindre exception, est bien mieux ici qu'en Afrique, où les droits civiques n'existent pas, ni le rap, ni le basket professionnel. En Afrique, ils n'ont pas tout ça pour sortir de la boue. Ici les possibilités existent. Tous ces gens se conduisent comme s'ils réclamaient un dû, mais on ne leur doit ren. On les a sauvés, c'est aussi simple que ça. On les a sauvés d'eux-mêmes. Qu'importe si nos motivations n'avaient rien de pur.
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LireLaSuiteLireLaSuite27 janvier 2013
En 1991, ma génération, la génération MTV, les tire-au-flanc, shin jin rui, la génération X, atteint son zénith en matière de création. Vous avez Slacker, le film de Richard Linklater, et Génération X, le roman de Douglas Coupland, deux oeuvres phares, sorties, respectivement, en juillet et en mars. Bret Easton Ellis publie American Psycho. La série Seinfield atteint son rythme de croisière. En septembre, le mouvement grunge fait son apparition avec Nevermind de Nirvana. (Enfin ! Divertissez-nous !) Trois ans plus tard, Kurt Cobain se butait – notre Altamont à nous. (Oh bon, tant pis, peu importe.)

Les oeuvres susmentionnées sont celles qui illustrent le mieux le zeitgeist X, ce que l'on a appelé la sous-culture des tire-au-flanc, dans laquelle les experts de la génération du baby-boom ont vu à tort de l'indifférence, alors qu'il s'agissait en fait d'un manque d'enthousiasme pour ce à quoi on nous proposait de prendre part. Nous étions une générations de "Bartleby le copiste" : nous préférions ne pas. Les anti-héros de Coupland, qui gâchent délibérément leurs années d'études en tenant un bar à Palm Springs. Extrait de Slacker : "Se mettre en retrait parce qu'on est dégoûté et être apathique sont deux choses différentes." Les pom-pom girls du clip de Smells Like Teen Spirit : vêtues de noir, défoncées, faisant tous les gestes habituels, encourageant l'équipe, mais sans l'encourager vraiment ; un encouragement ironique. L'ironie, plus que toute autre chose, était notre caractéristique principale. L'interprétation sarcastique de l'hymne des sixties, Everybody Get Together, sur Nevermind (l'intro du titre n°7), résume le sentiment collectif de cette époque : Nous tournons en dérision votre idéalisme hypocrite, espèces d'enfoirés du baby-boom. Comment s'étonner que le Prozac ait été si répandu ?
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