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ISBN : 2264002190
Éditeur : 10-18 (2004)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 164 notes)
Résumé :
" Avec Génération X, best-seller aux USA, Douglas Coupland a écrit le manifeste de ceux qui ont eu l'idée imbécile de naître entre 1960 et 1970. Ceux qui sont nés après la bataille et qui vieilliront dans le siècle prochain. Cette fiction reality show est un roman à trois personnages qui se croisent dans les bars à cocktails de Palm Springs. Par bien des aspects, la tendresse mêlée à la révolte, le portrait d'une classe d'âge - ce roman rappelle L'Attrape-coeur ou M... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Hugo
28 juin 2016
  • 3/ 5
Lala lalala lala lalalala lalala, je chante au son de mon Bluetooth qui se musique dans la voiture, et les souvenirs se madeleine de Proust, pour les plus littéraires d'entre vous, à cette adolescence trépassée au prix de la maturité, de cette époque insouciante ou tu partages tes hormones libidesques entre tes mains solitaires branlées à la luxure , et les nombreux refus pour les glisser avec maladresse dans la culotte des copines, et des copines des copines… quand toi et tes potes trainiez votre ennui sur les chemins d'un avenir indécis, bourrés de responsabilités...
La nonchalance d'un joint roulé avec dextérité, trouant nos fringues de boulettes capricieuses et incandescentes, ou nous rions à innocence déployée, les yeux rougis par notre bêtise de vieux en devenir, partageant nos blagues à la santé de notre défonce passagère…
Alors je chante dans la voiture mes souvenirs de gosse, d'une voix qui me donne l'illusion d'avoir un talent inné pour l'anglais, j'y comprends que dalle, mais je m'en fou parce que je suis tout seul à me ridiculiser…
Et puis tu grandis, tu vieillis, les gens t'appellent monsieur, tu perds tes cheveux, tu te laisses pousser la barbe et le bide, tu fais des projets, tu routines un peu ta vie, tu voyages, tu fais ce que tu peux, et parfois tu arrives à être fier de ce que tu es devenu, aussi modeste que soit ta vie, elle correspond à tes attentes, faut pas se foutre les ambitions trop hautes, un pied devant l'autre, tu tâtes le futur avec modestie, essayant de minimiser les désillusions qui te tombent sur la gueule, faut se laisser le temps de pleurer un peu les coups durs pour bander à nouveau, retrouver cette place d'emmerdeur qui te sied à ravir, qui te donne bonne mine, tu reprends les bonnes vieilles habitudes avec ton sac à emmerdes qui se traine à tes pieds, faut pas se laisser pousser la déchéance trop longtemps, emmitouflé dans la facilité d'une dérive à la con qui te pourrit la joie de te marrer un peu…
C'est compliqué la vie, mais avec du X et gourmandise on n'a de quoi se régaler les envies, oublier un peu le nid à problème qui te gangrène le quotidien, faut sortir les doigts du cul parait-il, en certaines occasions oui, mais moi je dis que si t'es curieux et pas trop délicat, faut peut-être se les laisser un peu le temps de s'amuser, tant que les circonstances s'y prêtent, ne boudons pas le plaisir de découvertes dans la joie et le partage d'une énorme partie de baise…
« Y pense qu'à ça le con »
Non pas vraiment, mais c'est ma pate de fabrique, mon fil rouge, mon trip d'obsédé assumé, je ne baigne pas mes journées dans la débauche obscène, mais pour mon plaisir d'écrire quelques conneries, le sujet me parait compétent en la matière, religieusement incorrect, et terriblement addictif, sans tomber dans l'excès, le vulgaire, le glauque entre deux poubelles, faut se la jouer romantique à la bite sensible, se laisser aller tout nu tout blanc à la mi-temps…
Tout est tellement sérieux quand tu es adulte, la vulgarité se terre dans les politesses de la bienséance, enculé banni au rang intime d'une priorité grillée, alors que l'on pourrait se vulgariser un peu le quotidien, sans tabou qui nous rougit les joues d'une éducation terne et coincée du cul, putain, arriver au taf le matin et dire à ton patron :
- Salut fils de pute, tu ne voudrais m'augmenter un peu la misère le mois prochain histoire que j'arrête de bouffer des pâtes…
- Mais oui bien évidement, dès que tu feras correctement ton taf inutile pour lequel je te paie déjà trop, maintenant si y te pousse un minou et deux nichons, on pourrait envisager d'en parler, mais une fois que tu auras ramasser ma boite à stylos sous le bureau…
Faut dédramatriser l'insolence, et se foutre des doigts dans le cul, parce que le X fait parti de toutes les générations, queue sinon on ne serait pas là pour en parler, papa et maman ont profité à un moment ou un autre des plaisirs de la vie… alors autant en faire autant, sans se brider la bien pensante, mais moi j'en ai jamais rien eu à branler de ces conneries…
A plus les copains
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brigittelascombe
01 juin 2012
  • 4/ 5
"Pourquoi travailler? Pourquoi acheter plus? Ca n'explique pas tout."
Cette prise de position est celle de Génération X, la génération des jeunes Américains des années 1960 à 1970, la génération d'Andy, Dag et Claire (les protagonistes de ce premier roman de l'écrivain canadien Douglas Coupland) mais aussi la génération de l'auteur lui-même (né en 1961).
C'est leur ras-le-bol, alors qu'intelligents, cultivés et promis à d'autres avenirs, ils ne visent qu'à des petits boulots et végètent sous le ciel californien de Palm Springs, que Douglas Coupland en véritable sociologue évoque ici.
"J'en ai marre des objets, ça me bouffe la vie" répond Andy à son frère cadet (qui lui, plus jeune, est à fond pour la société de consommation).
On pense à L'attrape coeur de Salinger et au refus du mode de vie aisé parental (ex-soixante-huitards).
Anti-pub, anti-nucléaire, anti-racisme, anti-Reagan( orienté vers la droite, membre du parti démocrate en 62, gouverneur de Californie en 70 et élu président des Etats Unis en 80) ce sont les idées, réflexions philosophiques et les concepts (sur fond dépressif et rebelle), qui sont mis en exergue dans Génération X.
A noter les illustrations marginales (style BD) qui mettent en avant ces concepts et ont contribué au succès de ce livre (traduit en plusieurs langues et adapté en film).
Shampoo Planet (édité en 1992), est en quelque sorte la suite de Génération X puisqu'il étudie l'attitude radicalement opposée de la génération suivante plus ambitieuse à fond pour la consommation.
Très intéressant à lire!
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delitterys
29 mars 2011
  • 5/ 5
Je découvre bien tard ce roman s'adressant à tout ceux qui auraient voulu naître dans les années 60/70, mais qui conviendrait tout aussi bien à n'importe quel trentenaire désenchanté, nostalgique d'une enfance où ne fleurissait pas les questions, où il n'y avait pas à tenter de comprendre et intégrer un monde accélérant trop vite pour soi.
A travers le portrait de trois personnages (deux hommes, une femme, appartenant chacun à la classe moyenne, ce qui permet une identification d'autant plus à ces profils ordinaires), Coupland dresse le portrait d'une société qui passe de l'esprit hippie au libéralisme des années 80 et au désenchantement des années 90 (si bien décrit par Bret Easton Ellis dans l'intégralité de ses romans et par Chuck Palahniuk dans son Fight Club). C'est le traumatisme du Vietnam, la découverte de la culture (l'anti-culture ?) yuppie, l'écologisme baba-cool, l'esthétique pop, l'univers des drogues plus ou moins douces…
Autant de repères qui vont façonner notre trio et qui désenchantent la vision assez idéalisée qu'on tente de nous vendre des années 70 (surtout ces derniers temps, où elles reviennent à la mode, à travers la mode, justement), qui sont pourtant la décennie où naît ce tiraillement, très moderne, entre l'envie de se réaliser et l'envie de réussir. Déchirure parfaitement incarnée par nos trois anti-héros, qui refusent de « jouer le jeu » pour tenter de s'accomplir, succombant à la sucessophobie (« peur que le succès fasse oublier ses désirs personnels et rendent incapable la réalisation des désirs de son enfance ») et à l'ironie rotulienne (« tendance réflexe à faire, dans la vie de tous les jours, des réflexions ironiques sur un ton désinvolte »).
Mais, au-delà de ces repères historiques, c'est une véritable initiation au désappointement qui se dessine à travers ces trois trajectoires ayant biberonné à des slogans -qu'on dirait « soixante-huitards » si ces anti-héros étaient français...
La fin sur mon blog :
Lien : http://www.delitteris.com/in..
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antihuman
02 décembre 2012
  • 3/ 5
Le public est-il le même partout ? Non, bien sûr. Qu'est-ce qui est le + important ? Avoir l'opinion de Mr Toutlemonde, ou alors une bien propre à soi. L'argent est-il si important ? Oui, mais... A partir de quand l'autre commence-t-il à avoir une importance quelconque ?? Coupland nous pose plein de questions à l'intérieur de Génération X et même si ce n'est pas un chef d'oeuvre c'est un peu culte sur les bords: ne le laissons pas à la propriété de ces penseurs désignés. Enfin une certaine honnêteté sans fard ni hypocrisie règne parmi les chapitres, cela est tellement rare d'autant plus que, encore une fois, on est pas là dans un délire déjanté de junkie, ainsi que pas non plus dans un de ces brulôts à mémères tant vantés ou vendus partout...
Pas si fréquent.
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cheminvert7
23 avril 2012
  • 3/ 5
"C'est simple: chacun arrive avec son histoire et la raconte aux autres. La seule règle est qu'il est interdit d'interrompre, comme chez les A.A., et de critiquer à la fin. Cette atmosphère acritique marche pour nous car nous sommes autant l'un que l'autre cul-serrés à l'idée de dévoiler nos émotions" (page 25)
C'est donc le récit de 3 amis, jeunes américains de la génération X, qui ont décidé de vivre différemment de leurs parents. "Moins est une possibilité". Et ils prennent l'habitude de se raconter des histoires : parfois drôles, souvent touchantes mais aussi inégales. Dommage...
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Les critiques presse (1)
Bibliobs01 octobre 2015
L'auteur de "Génération X" n'a pas seulement le génie des titres. Il est aussi bourré d'idées farfelues.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations & extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
LeCombatOculaireLeCombatOculaire10 mai 2016
Haine du boomer : Jalouser la richesse matérielle et la sécurité accumulées par les aînés de la génération baby-boom, qui ont eu la chance de naître au bon moment.

Crise des vingt-cinq ans : Phase d'effondrement mental qui survient entre vingt et trente ans, souvent provoquée par l'inaptitude à fonctionner hors de l'école ou de tout environnement structuré, couplée avec la révélation de la solitude ontologique de chacun dans ce monde. Coïncide souvent avec l'installation dans le rituel médicamenteux.

Auto-intox antiprésent : Se persuader que le passé est la seule époque digne d'être vécue et que la seule époque susceptible de redevenir intéressante est le futur.
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brigittelascombebrigittelascombe31 mai 2012
Tu devrais vraiment te demander pourquoi on se fait chier à se lever le matin.Mais vraiment:pourquoi travailler?Pour acheter plus? Ca n'explique pas tout.
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TomsolubleTomsoluble15 septembre 2010
BRAZILIFICATION : Le gouffre grandissant entre les riches et les pauvres avec disparition corrélée de la classe moyenne
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sweetiesweetie20 février 2014
Tu vois, quand tu es classe moyenne, il faut s'habituer à ce que l'histoire t'ignore. Il faut vivre avec le fait que l'histoire ne se fera jamais le champion de tes causes et qu'elle ne se sentira jamais désolée pour toi. C'est le prix à payer pour le confort et le silence quotidiens. Et à cause de ce prix, tous les bonheurs sont stériles; et tes malheurs n'attirent pas la pitié.
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SachenkaSachenka08 juin 2013
Perdre sa jeunesse est vraiment un drame absurde et silencieux.
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