ISBN : 222623845X
Éditeur : Albin Michel (2012)


Note moyenne : 2.75/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
En 1927, Virginia Woolf et son mari éditeur Léonard vivent à Monk's House dans la campagne du Sussex. Elle vient de publier "La promenade au phare" et vit une passion tourmentée avec Vita Sackville-West, aristocrate et romancière elle aussi, qui se partage entre l'immen... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 23 avril 2012

    brigittelascombe
    1927. Angleterre. "Monk's house". Les amours délictueuses de deux écrivaines complémentaires et délibérément féministes: Virginia Woolf, possessive,"fragile" créatrice "d'âge mûr, mal fagotée, tatillonne, laide et timorée" et Vita Sackville-West, aristocrate, "belle comme une amazone" à la trentaine extravagante et exubérante.
    Christine Orban, romancière à l'écriture limpide, pudique (l'érotisme sous-jacent de l'homosexualité féminine est effleuré ce qui rend le désir plus exacerbé), dresse le portrait fort de deux femmes aux antipodes ("un monde les séparair") et étudie à travers une trame sensible et romanesque, l'oeuvre qui envahit tout, l'inspiration et le processus de création littéraire, surtout celui de Virginia Woolf, qui retranscrit les mouvances de sa conscience pour émerger de ses états dépressifs (folie?) répétitifs.Le lecteur voit prendre corps le personnage complexe d'Orlando qui nait de la passion,jalousie et déchirements de la romancière.
    Les deux maris, attachés à leurs "femmes exceptionnelles" jouent un rôle de repère et de soutien à l'exutoire de l'écriture. A lire!
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par yv1, le 21 janvier 2012

    yv1
    Par petites touches successives, Christine Orban dresse le portrait de cette auteure et des relations qu'elle entretenait avec son entourage. de sa folie qui ne demande qu'à sortir au grand jour. Elle est de la trempe des grands écrivains de génie dont le caractère n'est point lisse et parfois difficile à supporter pour leurs entourages. C'est plutôt fin, mais il faut bien le dire un rien répétitif et ennuyeux. Si le début est intéressant, le livre traîne un peu en longueur. Certes, l'on peut toucher du doigt le processus d'écriture d'un grand livre. Bon, je dis ça, mais en fait, je n'ai jamais lu V. Woolf et ce n'est pas ce roman qui m'en donne l'envie ni le dégoût d'ailleurs. Non, je suis resté un peu en retrait de cette passion entre les deux femmes et de la naissance d'Orlando.
    Pour résumer : très bon début, puis un livre qui traîne en longueur pour ce roman de Christine Orban dont j'avais bien aimé le précédent : Le pays de l’absence. Dernière précision, après je ferme, ce roman est la version intégralement revue d'un roman de l'auteure paru en 1990 sous le titre Une année amoureuse de Virginia Woolf.
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    • Livres 3.00/5
    Par insatiablecharlotte, le 14 mai 2012

    insatiablecharlotte
    Je connaissais Christine Orban pour ses romans précédents, avec ce style accessible, léger, tourné vers de jolies leçons de vie. Ici, il y a pour moi quelque chose en plus, une profondeur, une émotion palpable, un travail riche.
    Elle a choisi de raconter une période de la vie de Virginia Wolff, période pendant laquelle cette dernière entretient une relation amoureuse avec cette fameuse Vita, personnage haut en couleurs, d'un romanesque fou; relation dont elle s'inspire pour créer le roman Orlando.
    La folie créatrice, les tortures et les doutes qui habitaient Virginia Wolff sont ici retranscrits avec pudeur mais avec un réalisme poignant. le rôle du mari de la romancière est essentiel et le personnage est touchant par son amour, sa fidélité intellectuelle.
    Jalousie, amour, torture, écriture: un cocktail détonnant, un mélange intéressant qui donne un très bon roman. On a vraiment la sensation d'être là, à côté de Virginia, de la voir vivre et de subir sa quête de perfection, d'absolu.
    Une fable où l'amour de la littérature prime sur tout le reste, donne un sens à une vie.
    Une jolie performance pour parler d'une romancière pourtant si énigmatique et lointaine!


    Lien : http://insatiablecharlotte.wordpress.com
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Critiques presse (1)


  • Actualitte , le 10 janvier 2012
    C'est un choix astucieux et original pour ajouter une pierre à l'édifice des débats sur les moeurs, qui traversent actuellement les sociétés occidentales. Cependant, les non-dits récurrents qui habillent le texte alourdissent et contrastent largement avec le style contemporain, qui mise davantage sur une écriture plus crue. Au final, le message de tolérance peine à dépasser le cadre de l'aventure littéraire.
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par yv1, le 21 janvier 2012

    - Vous écrivez ? répéta Virginia comme si elle en doutait
    L'autre, effrayée, confirma d'un signe de la tête.
    - Et vous avez un éditeur ?
    - Non, souffla la jeune fille tremblante d'émoi [...]
    - Si vous n'avez pas d'éditeur, vous avez peut-être un maître à penser ?
    - Non..., murmura une fois encore la jeune fille, décontenancée
    - Vous avez tout de même lu Proust ?
    - Non.
    - Alors, quoi ? demanda Virginia de sa voix profonde et moqueuse [...]
    Mais la jeune fille perdit pied comme si elle se noyait et plus un son ne sortit de sa bouche. Virginia se tourna vers l'assemblée tel un toréador triomphant. "N'est-ce pas que cette Bea est stupide et ignorante ?" semblait-elle vouloir dire [...] (p60/61)
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  • Par brigittelascombe, le 23 avril 2012

    Elle remercia Nelly,repoussa sa toilette au soir et sous la forme d'un testament qu'elle insèrerait plus tard dans Orlando,écrivit les lignes suivantes:
    "J'ai poursuivi le bonheur pendant bien des siècles et je ne l'ai pas trouvé;la gloire,et elle s'est évanouie entre mes doigts;l'amour,et je ne l'ai pas connu;lavie-et je vois la mort meilleure."
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  • Par brigittelascombe, le 23 avril 2012

    Ce n'était ni l'heure du jardinage ni celle des bavardages:seul un projet de livre,une de ces idées qui la tenaient occupée pendant des centaines de pages pouvait nourir l'esprit de Virginia et la détourner d'elle-même.
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  • Par brigittelascombe, le 23 avril 2012

    Ses dépressions l'avaient classée parmi les êtres à part, elle ressemblait à ceux qui avaient survécu à une longue détention,un enlèvement,,un bombardement.
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  • Par brigittelascombe, le 23 avril 2012

    Elle était écrivain, un vrai,seule son oeuvre comptait.
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