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> Diane de Margerie (Autre)
> Charles Mauron (Autre)

ISBN : 2253029831
Éditeur : Le Livre de Poche (2002)


Note moyenne : 3.89/5 (sur 122 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Orlando, ce sont les mille et une vies dont nous disposons, que nous étouffons et qu'Orlando seul libère, car il lui est donné de vivre trois siècles en ayant toujours trente ans.

Jeune lord comblé d'honneurs, il est nommé ambassadeur en Turquie, devient ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Kittiwake, le 01 septembre 2014

    Kittiwake
    Original, éclectique, foisonnant voire délirant. Ce roman de Virginia Woolf est la fois imprégné de la patte littéraire de l'auteur et totalement atypique. S'il est classé comme une fantaisie, un intermède après une écriture épuisante (Promenade Au Phare), il est cependant lourd des obsessions que l'on connaît, et d'une incessante introspection que l'on ressent comme douloureuse. C'est dans la forme que réside la légèreté, pas dans le fond
    Orlando est un personnage étonnant, homme puis femme, et qui parcourt quatre siècles de l'histoire de l'Angleterre sans prendre une ride. C'est l'occasion pour lui ou elle d'analyser le rôle social dévolu à chaque sexe et son évolution dans le temps, mais aussi l'impact des progrès technologiques sur la vie quotidienne.
    C'est assez déroutant, puis quand on se laisse porter par le récit on effectue un magnifique voyage entre le rêve et la folie, dans le temps et l'espace, sans répit.
    On retrouve bien entendu le style riche et sensuel, qui semble parfois émaner d'une écriture automatique, de divagations de la pensée comme ce qui peut se produire au cours de l'état de veille juste avant de s'endormir.
    Ce n'est pas une lecture facile, mais cet exercice de style apporte une lumière intéressante sur l'ensemble de l'œuvre et sur la personnalité de cette femme hors du commun.

    Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2014/09/orlando.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Titine75, le 16 avril 2010

    Titine75
    Orlando” de Virginia Woolf est un roman surprenant. L'intrigue débute au XVIème siècle. Orlando est alors un adolescent, aristocrate qui bénéficie des largesses de la reine Elizabeth. “Car le vieille femme aimait Orlando, et la Reine qui savait reconnaître un homme quand elle en voyait un (…) rêva pour lui d'une splendide carrière. Elle lui donna des terres, elle le dota de maisons.” Lors du grand gel qui s'abattit sur l'Angleterre durant le règne de Jacques Ier, Orlando tomba éperdument amoureux d'une princesse russe : Sacha. Celle-ci trahit Orlando qui, éperdu de douleur, décide de fuir la gente féminine. C'est pour cette raison que, deux siècles plus tard, Orlando demande au roi Charles de le nommer ambassadeur à Constantinople. C'est dans cette ville qu'Orlando se réveille en femme après une longue léthargie. Elle retourne alors en Angleterre au moment où s'éveille le XIXème siècle : “Tandis que frappaient les 9ème, 10ème et 11ème coups, une ombre énorme croula et couvrit Londres. Et quand le 12ème coup de minuit sonna, la nuit était complète. Un noir déluge tumultueux avait noyé la ville. Tout n'était que ténèbres, que doute, que chaos. le XVIIIème siècle avait vécu, le XIXème venait de naître.” Orlando commence alors à apprivoiser sa nouvelle identité.
    Comme mon résumé vous l'aura montré, “Orlando” est une fable, un conte où le personnage traverse les époques et se métamorphose. le personnage reste néanmoins le même, Orlando reste passionné(e) par la nature et la littérature. Depuis son plus jeune âge, le personnage admire les écrivains et rêve d'en devenir un. Ce personnage ambigu sexuellement et qui deviendra une femme de Lettres, permet à Virginia Woolf de rendre hommage à sa très chère amie Vita Sackville-West. Certains éléments de sa biographie sont reconnaissables : la reine Elizabeth avait donné le château de Knole aux Sackville-West au XVIème siècle, l'amour d'Orlando pour Sacha évoque l'histoire de Vita et de son amie d'enfance Violet Trefusis, Orlando est ambassadeur à Constantinople tout comme le mari de Vita. Ouvertement bisexuelle, Vita put, comme Orlando, profiter des avantages des deux sexes : “(…) il est certain qu'elle récolta ainsi double moisson ; les plaisirs de la vie furent accrus pour elle, et ses expériences multipliées. Elle échangeait contre la rigueur des pantalons la séduction des jupons, et connaissait la joie d'être aimée des deux sexes également.” La liberté de Vita fascinait Virginia Woolf. “Orlando” lui permet d'expérimenter la multiplication des identités, des réalités et des possibilités. Néanmoins cette allégorie des différents “moi” se teinte de mélancolie, le “moi” profond d'Orlando reste insaisissable.
    Durant tout le roman, Orlando est traversé(e) de moments mélancoliques. le personnage pense souvent à la brièveté de la vie, il est méditatif, replié sur soi. Même la littérature qu'il vénère n'est pas une source de plaisir. Orlando est en mal de littérature, en mal d'écrire. le roman se conclut sur un ton totalement mélancolique. On est alors en 1928 et le monde a beaucoup changé. Orlando vit toujours dans le même château où rien n'a été modifié. Mais les objets semblent lui échapper, elle se sent repoussée par les pièces du château. Tout se rattache au passé, les souvenirs affleurent sans cesse, Orlando ne vit plus dans le temps présent. Cette part du personnage est très proche du caractère de Virginia Woolf qui a mis en valeur dans son oeuvre l'éphémère de nos sensations, de nos vies.
    Orlando” parle donc des sujets de prédilection de Virginia Woolf : la brièveté de nos vies, la difficulté de créer et le questionnement sur l'identité. “(…)la plus longue lettre d'amour de l'histoire“, comme le fils de Vita définissait “Orlando”, est un roman certes complexe mais il est surtout d'une poésie folle.

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr
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    • Livres 5.00/5
    Par sourire, le 12 mars 2012

    sourire
    j'ai lu Orlando il y a très longtemps mais je n'oublierais jamais ces moments de lecture : au premier tiers du livre, j'ai refermé le livre, l'ai rouvert, suis revenue en arrière nerveusement pour relire certaines phrases ......... j'étais complètement perdue ! quand j'ai compris ce qui se passait j'étais sidérée .... jamais un livre ne m'a fait cet effet là !!! si vous avez envie qu'on vous surprenne, qu'on vous secoue, qu'on vous fasse tourbillonner, si vous avez envie de vous perdre,de vous abandonner dans l'univers d'un auteur, de sentir le vin couler doucement mais surement dans vos veines, d'être à la merci d'un auteur, lisez ce livre.
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  • Par keisha, le 31 octobre 2012

    keisha
    En 1927, To the Lighhouse (Voyage Au Phare) venait de paraître, Virginia Woolf aspirait à une coupure, et s'embarqua dans ce qu'elle nomma "writer's holiday". A savoir se lancer dans une biographie fantaisiste de son amie Vita Sackville-West, pour laquelle elle éprouvait à l'époque des sentiments très forts.
    Knole House, la demeure de la famille de Vita, en 1880
    Jeune noble anglais né au 16ème siècle, Orlando s'essaie à l'écriture de pièces et poèmes, tombe désespérément amoureux, et évolue jusqu'en 1928, après une ambassade en Turquie, un séjour chez les Bohémiens où elle se retrouve devenue femme, la fréquentation de salons littéraires au 18ème siècle, et le succès grâce à la parution d'un poème.
    Inutile donc de chercher de la vraisemblance dans cette biographie même si la demeure d'Orlando est inspirée de celle de la famille de Vita, et que celle-ci était une poétesse prisée. Woolf s'amuse visiblement beaucoup, intervenant comme biographe et menant l'affaire à son idée. Elle égratigne les milieux littéraires. Avec son héros/héroïne elle en profite pour analyser le rôle des sexes, avec beaucoup d'esprit.
    Quand la plume de Woolf est en vacances, il ne faut pas s'attendre à du relâché et du médiocre! C'est toujours un vrai plaisir de la lire. Elle se joue des époques et des durées, allant jusqu'à proposer l'instant exact d'un changement de siècle, et n'hésite pas à entrechoquer les souvenirs d'Orlando dans un fabuleux chapitre final où Orlando fait les courses à Londres.
    Conclusion : Après un début de lecture un peu difficile, pour manque d'empathie avec Orlando et "mais où veut-elle en venir?", la beauté de l'écriture m'a conquise (à nouveau) durant la débâcle sur la Tamise, et ensuite j'ai fortement apprécié l'esprit et l'humour de Woolf. Lu en VO, et c'est un vrai bonheur!

    Lien : http://enlisantenvoyageant.blogspot.fr/2012/10/orlando.html
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    • Livres 1.00/5
    Par colimasson, le 09 avril 2011

    colimasson
    Orlando, c'est le genre de bouquin qu'on commence à lire, plein de bonnes intentions (parce que c'est du Virginia Woolf, ça devrait être pas trop mauvais quand même…) et puis après les premières pages, on commence déjà à être au bord de l'indigestion, comme si s'était enfilé une grosse part de forêt noire à chaque page achevée.
    L'histoire en elle-même est intéressante…
    Nous suivons les pérégrinations d'Orlando, un jeune noble anglais du début du 18e siècle. S'ensuit une histoire d'amour inachevée avec la fille de l'ambassadeur de Russie, suite à quoi il décide de partir en Orient. Après un sommeil prolongé d'une semaine, Orlando se réveille femme. Il vit quelques temps en compagnie des Tziganes puis, regrettant la vie moderne de Londres, Orlando retourne dans son pays d'origine où elle mènera une vie mondaine et connaîtra quelques déboires amoureux provoqués par sa nouvelle identité sexuelle et sa vie d'écrivain. le livre se clôt en 1928, alors qu'Orlando trouve enfin la gloire dans sa carrière d'écrivain.
    Si l'histoire n'est pas trop mauvaise, en revanche, le bât blesse au niveau du style. Il pourra plaire à certains, je n'en doute pas, mais il ne correspond pas du tout à mes préférences personnelles
    Certaines phrases s'étendent sur une ou plusieurs pages, et c'est plutôt la règle que l'exception. Cette longueur, loin d'apporter quelque chose au texte, semble même plutôt pallier à une faiblesse de l'écriture de Virginia Woolf : parce qu'elle n'arrive pas à expliciter clairement ses pensées en un mot ou en une expression, elle tourne autour du pot, utilise un mot et toute sa suite d'homonymes dans une longue énumération ponctuée par des points-virgules, si bien que lorsque l'on atteint le bout de la phrase, on a déjà oublié ce dont voulait nous parler Virginia au début.
    En dehors de cela, le style est un peu trop ampoulé à mon goût, et ce n'est absolument pas ce que je recherche dans la lecture, mais c'est une question de préférences personnelles…

    Lien : http://colimasson.over-blog.com/article-orlando-1928-de-virginia-woo..
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Citations et extraits

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  • Par Lilly, le 22 février 2011

    Il est indéniablement vrai que les meilleurs praticiens de l'art de vivre, souvent des gens anonymes d'ailleurs, réussissent à synchroniser les soixante ou soixante-dix temps différents qui palpitent simultanément chez tout être humain normalement constitué, si bien que lorsque onze heures sonnent, tout le reste carillonne à l'unisson et, ainsi, le présent n'est pas une rupture brutale et n'est pas non plus totalement oublié au profit du passé. De ceux-là, nous pouvons dire sans mentir qu'ils vivent précisément les soixante-huit ou soixante-douze années qui leur sont allouées sur la pierre tombale. Des autres, nous savons que certains sont morts même s'ils déambulent parmi nous ; d'aucuns ne sont pas encore nés même s'ils respectent les apparences de la vie ; d'autres encore sont vieux de plusieurs siècles, même s'ils se donnent trente-six ans. La durée de vie réelle d'une personne, quoi qu'en dise le D.N.B., est toujours sujette à caution. Car c'est une tâche ardue d'être à l'heure ; rien ne dérègle le mécanisme comme de le mettre en contact avec un art quelconque ; et c'est peut-être son amour de la poésie qui est à blâmer quand on voit Orlando perdre sa liste et s'apprêter à rentrer chez elle sans sardines, ni sels de bain, ni botillons.
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  • Par Kittiwake, le 25 août 2014

    Une fois que la maladie de la lecture exerce son emprise sur l’organisme, elle l’affaiblit tant que l’individu devient une proie facile pour cet autre fléau qui gîte dans l’encrier et couve sous la plume. Le malheureux se met à écrire.

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  • Par Lybertaire, le 05 avril 2012

    Les illusions sont à l’âme ce que l’atmosphère est à la terre. Détachez cette pellicule d’air tendre, et la plante meurt, la couleur se fane. La terre sur laquelle nous marchons n’est qu’un mâchefer : nous foulons de la marne, et des cailloux aigus nous déchirent les pieds. La vérité nous anéantit. La vie est un rêve. C’est le réveil qui nous tue. Qui nous vole nos rêves nous vole notre vie… (et cela peut continuer pendant six pages si vous le désirez ; mais c’est un style bien ennuyeux, autant l’abandonner)
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  • Par vda, le 19 novembre 2009

    Alors il essayait de dire que l'herbe est verte, le ciel bleu, et d'adoucir par de telles offrandes l'esprit austère de la poésie : car, même de très loin, il ne pouvait s'empêcher de le révérer. "Le ciel est bleu, disait-il, l''herbe est verte." Levant les yeux, il voyait au contraire que le ciel est semblable aux voiles que mille madones ont laissé tomber de leur chevelure ; que l'herbe frissonne, fuit et se fonce comme un envol de nymphes qu'apeure l'étreinte des sylvains velus, dans l'ombre des bois enchantés. "Ma parole, s'exclamait-il (car il avait pris la mauvaise habitude de parler haut), je ne vois pas qu'une façon de dire soit plus vraie que l'autre. Toutes deux sont horriblement fausses.' Alors, désespérant de jamais résoudre ces problèmes, de jamais savoir ce qu'est la poésie et ce qu'est la vérité, Orlando tombait dans un profond abattement.
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  • Par Aela, le 27 février 2013

    Bien que différents, les sexes s'entremêlent. En tout être humain survient une vacillation d'un sexe à l'autre et, souvent, seuls les vêtements maintiennent l'apparence masculine ou féminine, tandis qu'en profondeur le sexe contredit totalement ce qui se laisse voir en surface.

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The story of three women in different times, related only by a parallel in their personal lives. One, present day, throwing a party for a writer friend suffering from AIDS. Another living in 1949 Los Angeles, suffering as a young wife and mother. The last, Virginia Woolf, writing "Mrs. Dalloway" and contemplating suicide. Based on Michael Cunningham's Pulitzer Prize-winning novel.








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