> Olivier Hamilton (Traducteur)

ISBN : 2918767115
Éditeur : Asphalte (2011)


Note moyenne : 3/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Villa Scasso, à l'ouest de Buenos Aires. Un labyrinthe de ruelles et de murs de brique, un trou régi par ses propres lois. Ceci est l'histoire d'une vengeance dans une enclave sauvage contrôlée par la bande des Gamins ; l'histoire de flics qui vouent un culte à des imag... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par FaBmNrD, le 14 mai 2011

    FaBmNrD
    Reçu en service de presse grâce à Masse Critique de Babelio (merci d'ailleurs).
    Si on aborde le livre uniquement par la couv', on peut soit être repoussé par cette couverture un peu simple, en noir, blanc, rouge, soit être au contraire attiré par ce que cache cette couverture. Ajoutons à cela que la connotation du titre "Golgotha" renforce ce sentiment intriguant.
    Même si dans la plupart des livres, la préface n'est pas obligatoire, ici Carlos Salem nous livre une analyse assez intéressante de la vie de l'auteur, Leonardo Oyola, et de la réalité décrite dans la fiction qui suit.
    L'histoire s'ouvre donc sur la découverte de ce "bidonville" en commençant par le bar "Tiens-moi le gamin". Les anecdotes attachés à ce bar, racontés par le narrateur, un vieux policier du secteur, plante le décor d'une micro-société qui, bien que vivant à proximité de la grande ville, vit en autonomie avec son organisation interne.
    Cette narration, interne, d'un vieux policier désabusé, habitué à la vie particulière de ce quartier miteux joue un rôle majeur dans ce récit. C'est lui qui renforce cette impressionne d'éternité et de permanence d'une situation qu'on espère que temporaire.
    C'est par ses yeux qu'on découvre le faible pouvoir de la police dans ce quartier, la puissance d'un groupe mafieux, celui responsable du trafic de drogue et le frêle équilibre qui tient cette organisation.
    En soi-même l'intrigue n'innove pas tant que ça (un crime dans un quartier miteux, une vengeance et une escalade dans la violence). Mais ce qui prime, c'est ce que l'intrigue montre de cette vie à Buenos Aeres, entre pauvreté et misère, pour des milliers de personnes venus chercher la réussite, c'est la désillusion.
    Ne pas oublier de se reporter à la bande-son rock'n roll argentin en fin d'ouvrage pour bien se délecter de la lecture.
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    • Livres 2.00/5
    Par PierreF, le 04 mars 2011

    PierreF
    Ce roman a été écrit par un jeune homme de 23 ans. Et quand on dit ça, le résultat n'en est que plus impressionnant. La qualité littéraire est évidente, et malgré le fait que ce roman soit court, on a l'impression que tout est dit et bien dit. De l'équilibre entre la narration et les dialogues, des événements de l'intrigue à la psychologie du personnage principal, il est bien difficile de trouver des défauts à ce roman. La principale qualité de ce roman est la narration, et cette faculté de faire ressentir le monde de la nuit au travers de la vision d'un jeune homme, et cela sonne bigrement vrai, tant c'est écrit de façon synthétique et simple.
    Car c'est une histoire simple que Jérémie Guez nous raconte, celle d'une chute inéluctable d'un jeune homme qui veut se croire un grand, d'un enfant qui est face au monde des adultes, d'un garçon qui ne peut résister à la tentation de l'argent. C'est l'histoire de la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le bœuf, version noire. Avec en toile de fond, une ville de Paris et sa vie de quartier nocturne, décrite de façon claire et concise, on s'y croirait.
    Quel plaisir de lire ce roman, ou plutôt devrais-je dire avaler ce roman. Et quand on sait que ce n'est que le premier tome d'une trilogie parisienne, on en redemande. S'il continue comme cela, il se pourrait bien que Jérémie devienne un très grand du roman noir français. Et vu le niveau élevé de ce premier volume, il est clair que je vais être à la fois attentif, fidèle et exigent pour le deuxième roman. Ne ratez pas ce roman sous peine de passer à coté d'un auteur qui pourrait bien devenir très bientôt incontournable. J'attends la confirmation avec impatience.

    Lien : http://black-novel.over-blog.com/article-paris-la-nuit-de-jeremie-gu..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Julitjubile, le 23 juillet 2011

    Julitjubile
    Reçu en service de presse grâce à Masse Critique de Babelio (merci d'ailleurs).
    Séduite par la littérature sud américaine depuis un an (Borgès, Garcia Marquez, Cortazar... sans parler de la BD), je pensais avec Golgotha me régaler. Ici, c'est l'association texte/musique dont l'abord me séduisait. Bref vous l'aurez compris, je ne suis pas convaincue : ce livre est loin d'être inoubliable, tant d'un point de vue littéraire que musical. Néanmoins, il n'est pas désagréable à lire pour autant : on s'attache aux personnages le temps nécessaire, on ressent leur violence... il faut prendre ce roman comme une chronique sur le vif d'un bidonville à Buenos Aires aujourd'hui. Un petit témoignage parmi d'autres, qui a le mérite d'exister.
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    • Livres 3.00/5
    Par Onclepaul, le 30 mars 2011

    Onclepaul
    A Villa Scasso, petite ville ou quartier de Laferrere à l'ouest de Buenos Aires, il y a d'un côté les flics, pas forcément virulents, de l'autre les malfrats, comme dans toute bonne ville de banlieue qui se respecte. Au milieu, il y a les femmes. Et c'est bien à cause d'une histoire de femme que tout va dégénérer. Tout commence un 9 juillet, jour anniversaire de la déclaration d'Indépendance de l'Argentine. Il neige. Dans le froid une jeune femme, Magui, porte dans ses bras sa fille Olivia, malade. Elle souhaite que María Isabel, une guérisseuse, puisse guérir son enfant en invoquant Dieu et en psalmodiant et égrenant son rosaire. Mais à la vue du mal dont souffre Olivia, elle chasse les deux pauvresses. Olivia meurt d'hémorragie dans la neige et Magui se pend. Lagarto, un policier sur le retour, ancien boxeur minable, et Róman, son jeune collègue, sont attristés par les deux décès. Surtout Róman qui a connu Magui toute jeune et l'a même aimé, une cicatrice dans son cœur. Et ce qui lui est arrivé ainsi qu'à Olivia, il ne l'accepte pas. La gamine était enceinte et s'était fait avorter. Un charcutage vraisemblablement. Tout ça, c'est la faute du père qui est marié, a déjà cinq enfants mais essaime un peu partout ses autres rejetons. Dans cette ville qui ressemble à mariage entre bidonville et vieille cité moyenâgeuse, dans laquelle les voyous tiennent le haut du pavé grâce à la bande des Gamins, face aux policiers qui n'ont qu'images et breloques pieuses pour cuirasses, la vengeance murit et inévitablement la neige sera rouge à un moment ou un autre.....

    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par PetiteNoisette, le 09 mai 2011

    PetiteNoisette
    J'ai découvert ce livre par hasard puisqu'il m'a été envoyé par l'éditeur, via Babelio. D'habitude je ne suis pas du tout attirée par ce genre d'histoire, mais je me suis lancée et j'ai été conquise ! Leonardo Oyola nous livre ici un petit roman très noir qui se déroule dans les bas-fonds d'une banlieue miteuse de Buenos Aires. le héros-narrateur est un policier proche de la retraite, qui nous livre son quotidien. Il est ici question de gangs, de dealeurs, d'avortements clandestins, de suicide, de religion ("Golgotha" veut dire "Calvaire"), de policiers dépassés, de vengeance, de guérilla urbaine... C'est vraiment au coeur de l'Enfer que l'auteur nous emmène, et si le récit, très court, se lit d'une traite, on est pressé d'en sortir ! Dans ce lieu où règne la loi du plus fort, même les policiers n'ont pas confiance en la Justice et pensent qu'ils doivent eux-même "faire justice" et se venger.
    J'ai trouvé que les personnages manquaient parfois d'un peu de profondeur, j'en mélangeais même certains, mais dans l'ensemble c'est un roman très simple.
    Un roman très noir, qu'on ne peut lire que si on a le coeur bien accroché ! J'avoue que si celui-là m'a plu, je n'ai pourtant pas envie d'en lire d'autres du même auteur pour l'instant.


    Lien : http://blogonoisettes.canalblog.com/archives/2011/05/09/21078642.htm..
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Citations et extraits

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  • Par asphalte, le 04 février 2011

    Tiens-moi le gamin, c’était ce que Lucio demandait chaque fois au pochtron de service, qui se réveillait tout à coup et prenait Gabriel dans ses bras pendant que le papa allait séparer les gars et distribuer des pains si nécessaire. Lucio Vera avait les bras aussi épais que ceux de Popeye. Crois-moi : le type savait se faire entendre. Lucio Vera. Des bras comme ceux de Popeye et un coeur gros comme ça… mais qui n’avait pas mangé suffisamment d’épinards. Le cuore du vieux Vera a lâché un samedi onze novembre mille neuf cent quatre-vingt-seize à dix-sept heures vingt-huit minutes.
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  • Par Onclepaul, le 30 mars 2011

    On dirait, fiston, que tu es en train de laver ton linge sale dans la famille d’une autre.
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  • Par Onclepaul, le 30 mars 2011

    Calavera était tellement nerveux qu’il aurait pu arracher des clous avec les fesses.
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