Deuxième volet de la trilogie inoubliable,
marius,
Fanny et
César.
Fanny est, tout autant que les deux autres tomes, un petit chef d'oeuvre de truculence et de verve !
Dans cette pièce de théâtre,nous retrouvons dans son bar du Vieux port de Marseille, un
César grandiloquent qui attend chaque jour aux côtés d'une
Fanny "qui va mourir d'estransi", la lettre que son fils
marius "ce bolchévik "qui veut occire sa famille, parti vers de lointaines destinations, tarde à écrire. "On ne sait pas par quel bout le prendre" ce
César, entouré de ses amis fidèles, "il se languit",colère, traîte Escartefigue,"capitaine du feriboite" de "jobastre","d'amiral de banquette de café",de "comodore de la moleskine", Panisse de gâteux", un client ammanite de "jaunâtre".Peuchère!
Vaï! Les choses se précipitent, suite à la lettre longue mais peu loquace sur les intentions de
marius vis à vis de
Fanny, lorsqu'on apprend qu'elle est enceinte.
"Ah!mon Dieu! Ah!mon Dieu!"
Une scène extraordinaire s'en suit entre mère,fille "déshonorée" par "ce petit mastroquet" et tante,du genre "Va-t'en fille perdue" puis, reviens je te pardonne, lorsque "pâle comme une bougie" la "petite" fait un malaise.
Panisse se propose pour réparer la faute et légitimer le bâtard.
Une autre scène que j'ai adoré celle où Panisse et
César complotent, à grands coups de gueule, pour savoir auquel des deux appartiendra le futur héritier,car impossible qu'il soit une fille, peuchère!
Un drame qui ressemble à celui de
La fille du puisatier, enceinte et déshonorée obligée par les conventions de se contenter d'un mariage de raison.
Mais peut-être dans
César.....le marin posera-t-il son sac définitivement? Ah l'amour!!!
Marcel Pagnol,la Provence à lui tout seul!
Auteur de génie du XIX° siècle, écrivain et scénariste, il est devenu académicien en 1946.