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ISBN : 2877065073
Éditeur : Fallois (2004)


Note moyenne : 3.91/5 (sur 276 notes) Ajouter à mes livres
Un petit Marseillais d'il y a un siècle : l'école primaire ; le cocon familial ; les premières vacances dans les collines, à La Treille ; la première chasse avec son père... Lorsqu'il commence à rédiger ses Souvenirs d'enfance, au milieu des années cinquante, Marcel Pag... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 06 novembre 2011

    litolff
    Quand on ouvre La gloire de mon père, puis Le château de ma mère et Le temps des secrets, on est immédiatement transporté en Provence au milieu des garrigues, des collines, de l'odeur du thym, des cigales, et on entend chanter l'accent du sud... et surtout, on est transporté au siècle dernier : c'était un siècle où l'instituteur était un Monsieur, où les enfants étaient naïfs, innocents et respectueux, un siècle sans télévision, portable ou ordinateur où on partait marcher, chasser,et pique-niquer en costume et jupe longue ! C'était au temps de la troisième République fraternelle et laïque triomphante et Marcel aimait sa maman d'un amour fusionnel...
    Cette belle trilogie fait partie de mes premières lectures de collège et reste gravée dans ma mémoire, synonyme d'enfance, de nostalgie, de candeur et de tendresse !
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 02 juillet 2011

    brigittelascombe
    "Je suis né dans la ville d'Aubagne, sous le Garlaban couronné de chèvres, au temps des derniers chevriers", on y est déjà!
    Ainsi commence le premier volet des "Souvenirs d'enfance". Suivront "Le château de ma mère", "Le temps des secrets" et "Le Temps des Amours" (posthume).
    Auteur prolifique, écrivain et cinéaste connu pour (entre autres) Topaze,Marius,Fanny, César,La femme du boulager,Jean de Florette,Manon des sources...le petit Marcel est devenu Pagnol l'académicien(en1946).
    "La gloire de mon père", empreint d'émotions, de souvenirs et de vacances, se sirote sous la treille dans "ce pays de la soif" où le soleil cogne, en écoutant "la rumeur cuivrée des cigales", même si l'on n'a ni soleil, ni treille, ni cigales, ni pèbre d'ail pour "bourrer le ventre du lièvre" avant le civet, car les mots de l'auteur nous transportent dans la féerie "des noires pinèdes séparées par des vallées qui allaient mourir comme des vagues au pied des trois sommets rocheux".
    Tè, là c'est "Tête rouge,le Tubé et plus loin le Garlaban". On enfile de bonnes espadrilles, pas des "bottines à talons" comme Augustine la mère, car ça monte par là bas.
    "Pico! Pico!"
    "Oliviers à quatre ou cinq troncs, plantés en rond" et l'odeur. Un parfum énivrant de garrigue!
    Surtout que le petit Paul, celui qu'on scalpe à tout va, ce "couillon", ne crève pas les yeux du pauvre charretier, avec tout notre barda de meubles, cette pauvre mule, faut la faire avancer coute que coute.
    Oh, la tante Rose nous attend, là, sur le pas de la Bastide neuve, enfin plus qu'en ruines que neuve, l'ancienne ferme restaurée j'entends pas "la déboutonnée" avec son "enfant de vieux" dans ses bras.
    Et, là on écoute les exploits de chasse à la "Tartarin" de l'oncle Jules, cet oncle si brave qui roule les R comme une crécelle, on prépare les cartouches, puis on rit, car on le sait: demain, fiers comme Artaban, après un coup du roi épique, un doublé extraordinaire dans les ravins du Taoumé,nous brandirons , La gloire de mon père, celle de Joseph, les bartavelles, ces perdix royales brun, rouge et or, avec une fierté devenue notre.
    Voilà la magie de Pagnol!
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Laurane_C, le 08 mai 2010

    Laurane_C
    Essentiel à lire et selon moi à tout âge. Personnellement, je ne l'ai pas lu enfant comme beaucoup. Ma mère a bien essayé de me forcer mais le livre ressemblant à un cahier d'école ne me tentait pas. Et l'année dernière, en été, je l'ai lu et j'ai adoré ! L'écriture fait vivre la garrigue et les ruisseaux, on les sent près de nous. On entend les grillons quand lit les aventures de Marcel... C'est un livre qui nous transporte. Et moi qui n'aime pas du tout la chasse, je dois dire que là, elle paraît héroïque, aventurière et pas du tout cruelle.
    La suite des souvenirs de Marcel Pagnol est tout aussi réussie. Un pur bonheur, tout simplement.
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    • Livres 5.00/5
    Par quenlore, le 13 novembre 2011

    quenlore
    La gloire de mon père constitue une œuvre remarquable. Marcel Pagnol y évoque la figure de ce père instituteur, qui disposait d'une culture étendue, savait communier avec la nature et possédait une haute conscience morale. Et l'enfant était comme ébloui lorsqu'il le suivait par la garrigue matinale. A la Bastide Neuve, Marcel Pagnol connut le bonheur auprès de ceux qui l'entouraient. Car il y avait encore là sa mère, toute tendresse, et l'oncle Jules, d'une sagacité sans égale. Ces êtres réels, il les a aimés, mais à mesure qu'ils s'étaient éloignée dans le temps, ils s'étaient transformés en personnages. Et dans le récit qu'il a fait de scènes vraies, le mémorialiste prend autant de plaisir que le romancier qui laisse courir son imagination, il est d'une certaine façon aussi libre.
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    • Livres 4.00/5
    Par patroche06, le 10 mai 2011

    patroche06
    Roman très touchant de M.Pagnol. le premier de sa "saga" sur son enfance dans les collines de la Treille.
    M.Pagnol puisse dans ses souvenirs d'enfance pour nous faire revivre cet époque au temps du tableau noir et des derniers chevriers...
    Tout ceci sent bon la garigue et la provence.
    Etant d'ici, je suis toujours émue à la lecture et relecture de ce "souvenirs d'enfance"...
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Citations et extraits

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  • Par Meduzantic, le 07 décembre 2011

    Vers le 10 août, les vacances furent interrompues, pendant tout un après-midi, par un orage, qui engendra, comme c'était à craindre, une dictée.
    L'oncle Jules, dans un fauteuil près de la porte vitrée, lisait un journal. (...) Mon père, assis devant la table, tout en aiguisant un canif sur une pierre noire, lisait à haute voix, en répétant deux ou trois fois chaque phrase, une histoire incompréhensible.
    C'était une homélie de Lamennais, qui racontait l'aventure d'une grappe de raisin.
    Le Père de Famille la cueillait dans sa vigne, mais il ne la mangeait pas : il la rapportait à la Maison, pour l'offrir à la Mère de Famille. Celle-ci, très émue, la donnait en cachette à son Fils, qui, sans rien en dire à personne, la portait à sa Soeur. Mais celle-ci n'y touchait pas non plus. Elle attendait le retour du Père, qui, en retrouvant la Grappe dans son assiette, serrait toute la Famille dans ses bras, en levant les yeux au Ciel.
    Le périple de cette grappe s'arrêtait là, et je me demandais qui l'avait mangée, lorsque l'oncle Jules replia son journal, et me dit sur un ton grave :
    "Voilà une page que tu devrais apprendre par coeur." (...)
    "Pourquoi ?
    - Voyons, dit l'oncle, tu n'as donc pas été touché par le sentiment qui anime ces humbles paysans ?" (...)
    Il insista :
    "Pourquoi cette grappe a-t-elle fait le tour complet de la famille ?"
    Il me regardait, de ses yeux pleins de bonté. Je voulus lui faire plaisir, et je concentrai toute mon attention sur ce problème : dans un éclair, je vis la vérité, et je m'écriai :
    "C'est parce qu'elle était sulfatée !"
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  • Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 20 octobre 2010

    Voilà une citation qui m'a fait sourire :)

    "Pour moi, qui savais extraire de mon nez, avec l'ongle de mon index, les matériaux sifflants qui gênaient ma respiration, l'usage du mouchoir me semblait être une superstition parentale".
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  • Par Celine_72, le 22 février 2011

    Alors, je bondis sur la pointe d’un cap de roche, qui s’avançait au dessus du vallon et, le corps tendu comme un arc, je criais de toutes mes forces : « Il les a tuées ! Toutes les deux ! Il les a tuées ! » Et dans mes petits poings sanglants d’où pendaient quatre ailes dorées, je haussais vers le ciel la gloire de mon père en face du soleil couchant
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  • Par skyso, le 23 février 2010

    Il y a trois genres littéraires bien différents : la poésie qui est chantée, le théâtre qui est parlé et la prose qui est écrite.
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  • Par lisa3, le 12 février 2011

    De plus, je découvris ce jour-là que les grandes personnes savaient mentir aussi bien que moi, et il me sembla que je n'étais plus en sécurité parmi elles.
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