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ISBN : 2070410994
Éditeur : Gallimard (1999)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 503 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"L'imagination ce n'est pas le mensonge", tel est le leitmotiv que Crastaing assène inlassablement à ses élèves, qui ne l'écoutent guère. Si peu même que trois d'entre eux, les plus frondeurs, Igor Laforgue, Joseph Pritsky et Nourdine Kader vont écoper, en guise de puni... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par araucaria, le 21 août 2013

    araucaria
    Un livre drôle, frais. Une histoire totalement loufoque. J'ai retrouvé avec plaisir l'agréable plume de Pennac, et une atmosphère proche de celle que l'on trouve dans la saga Malaussène. Que du plaisir dans cette lecture et du rire. Un bon roman.

    Lien : http://araucaria20six.fr/

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    • Livres 2.00/5
    Par yokai, le 05 septembre 2012

    yokai
    Dès les premières lignes, on reconnaît le style caractéristique de Daniel Pennac. Un style simple, vivant et faussement naïf. Voici le sujet du livre: Vous vous réveillez un matin, et vous constatez que, dans la nuit, vous avez été transformé en adulte. Complètement affolé, vous vous précipitez dans la chambre de vos parents. Ils ont été transformés en enfants. Racontez la suite.
    Cette rédaction a été donnée comme punition à trois gamins, trois copains par un professeur craint des élèves depuis des générations, le terrible Crastaing. C'est un exercice proche de celui réalisé par Jirō Taniguchi dans Quartier lointain où il imaginait un adulte redevenant l'enfant qu'il avait été.
    Vu le sujet, vous vous doutez certainement que c'est un livre plutôt drôle mais ce n'est cependant pas un livre pour les enfants. En mettant de côté l'histoire, l'originalité de ce livre tient au narrateur. Il fait partie de l'histoire tout en étant omniscient. Il faut dire qu'il est d'une nature bien particulière puisque c'est un fantôme. le père de l'un des trois enfants décédé suite à une transfusion sanguine revient sous sa forme spectrale pour nous raconter cette histoire tout en y adjoignant ses propres commentaires et ses expériences passées. Car lui aussi a été l'élève de Crastaing. Ce n'est certainement pas le meilleur livre de Pennac même s'il permet une plongée rafraichissante et bien agréable dans le monde de l'enfance. Pour le dire autrement, j'ai été plutôt déçu par ce livre. http://www.aubonroman.com/2012/09/messieurs-les-enfants-par-daniel-pennac.html
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    • Livres 5.00/5
    Par JulyF, le 19 mars 2013

    JulyF
    "L'imagination, ce n'est pas le mensonge". Quand trois collégiens doivent écrire une rédaction décrivant leur vie comme adultes alors que leurs parents sont retombés en enfance, ils comprennent ce que signifie cette ritournelle infligée par leur prof de français, l'atroce M. Crastaing : cela arrive vraiment.
    Le temps de retrouver le professeur, gérer les enfants de six ans qui vivent chez eux et rédiger la rédaction, ils retrouveront leur vie, presque comme avant.
    Un roman de Pennac très sympathique, qui nous fait réfléchir sur l'imagination bien sûr, mais aussi sur le sens de notre vie en tant qu'adultes : faisons-nous ce dont nous rêvions enfant ?
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    • Livres 5.00/5
    Par Momiji, le 13 juillet 2013

    Momiji
    Igor Laforgue, Joseph Pritsky et Nourdine Kader sont trois ado du quartier de Belleville. Quand Monsieur Crastaing, leur effrayant professeur de français, les surprend avec un dessin où une cohorte d’élèves clame «Crastaing salaud la classe aura ta peau», ils écopent d’une punition : une rédaction à rédiger. Le sujet ? "Vous vous réveillez un matin, et vous constatez que vous avez été transformé en adulte. Complètement affolé, vous vous précipitez dans la chambre de vos parents. Ils ont été transformés en enfants. Racontez la suite". Avec son mot d’ordre habituel : « L’imagination, ce n’est pas le mensonge ! ». Sauf que l’imagination rejoint désespérément la réalité. Et bien évidemment, Crastaing a disparu…
    Transformés en grand format, nos trois compères vont, en plus de devoir se dépêtrer de cette situation et gérer leurs proches retombés en enfance, être amenés à s’interroger sur eux-mêmes, la vie adulte. Et vont tout faire pour retrouver au plus vite leur situation initiale, dont ils veulent finalement bien encore profiter.
    L’histoire de cette belle amitié est racontée par le fantôme du père d’Igor, mort après une transfusion sanguine, qui entrecoupe la narration par des épisodes de sa vie, qui accompagnent et rythment le récit. Ce parti-pris offre une vision omnisciente nous permettant de plonger au cœur de chacun des personnages. Daniel Pennac les dépeint avec beaucoup de tendresse, d’humour et de justesse. Comme à son habitude, il nous fait nous attacher à ces vies en qui on se reconnaît forcément à un moment ou à un autre. Son style, parfois poétique, imprégné de l’enfance, fait la part belle à l’humour. On rit beaucoup de certaines situations et répliques mordantes.
    L’auteur réussit aussi à distiller en trame de fond des problématiques plus complexes : la nécessité de laisser à l’enfant le temps de vivre et de se construire, l’intégration de la deuxième génération d’immigrés et bien d’autres questions, sur le rôle d’adulte. Ce conte de fée plein de vie et d’imagination rejoint la morale des fables, sans pour autant jamais poser de jugement.
    Encore du grand Pennac !

    Lien : http://labiblidemomiji.wordpress.com/2013/07/13/messieurs-les-enfant..
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    • Livres 3.00/5
    Par Aristed_, le 11 avril 2014

    Aristed_
    Après Chagrin d'école, mon premier Pennac, qui n'était pas vraiment un roman, mais plus une étude sur le milieu scolaire, voici enfin une vraie histoire qui m'a permis d'évaluer cet auteur à sa juste valeur.
    On s'en rend compte dès la lecture du résumé au dos, ce roman s'annonce bien comme une lecture à l'histoire bien trouvée. En effet, en plus d'original, ce thème offre des possibilités multiples et intéressantes à exploiter. En fait, l'histoire est organisée en deux parties : premièrement, l'histoire des trois personnages principaux et de leur environnement, et puis, en second, quand on entre dans le vif du sujet.
    Intéressons-nous d'abord à la première partie : ce sont trois amis, dont un qui souhaiterait plus s'intégrer, et un professeur de français. Un professeur intransigeant, droit, strict. Toute l'histoire commence avec un dessin compromettant. Quand Crastaing, le professeur, tombe dessus, les trois amis se dénoncent. En punition, Crastaing leur donnera ce sujet à faire pour le lendemain. Il y aura donc d'abord pas mal d'aventures autour de ces trois personnages avant l'étrange métamorphose. Une des grandes forces du livre réside dans la description de l'environnement de nos trois adolescentes. Chacun à son histoire particulière, et l'auteur ne lésine aucunement sur les descriptions supplémentaires, les détails, les anecdotes. le début, même s'il peut paraître long, a toute son importance. Importance qui sera justifiée par la suite.
    Effectivement, comment rendre tout cela crédible sans s'appuyer sur la vie passée de chacun ? le fait que cet évènement totalement imprévu et impossible se déroule dans un livre de ce genre ne pose aucun problème. Les concernés se posent juste ce qu'ils faut de questions, et adoptent les comportements les plus crédibles dans ce genre de situation. Dans le sujet, ce qui pourrait paraître amusant au comique au début prendra par la suite des allures de drame ou d'enquête policière. L'auteur fera passer nos pauvres cobayes par tous les états d'esprit. le livre se fera très rarement redondant ou lent. Evidemment, dans ce genre de situation, il sera normal de trouver dans ce livre une alternance de situation drôles (si si, je vous assure), surprenants ou larmoyants.
    Mais par le style de l'auteur, la lecture peut parafois se révéler pénible ou difficile. C'est un style bien particulier, impression déjà ressentie dans Chagrin d'école. Il affectionne particulièrement les longs discours au discours indirect, en changeant parfois la personne qui parle, sans pour autant le préciser, sans mettre de points sur des lignes et des lignes de dialogue. Avec surprise, j'ai plusieurs fois surpris des discours ayant la même forme que dans un scénario de théâtre, ce qui est assez incongru dans un roman. On comprend tout de même que c'est pour éviter les répétitions, mais le mieux, c'est de faire comme tout le monde : des efforts. Et ce n'est pas uniquement pour ces deux exemples que je peux dire ceci : quand il écrit, Pennac prend des libertés. Alors oui, c'est original, parfois agréable, mais cela rend malheureusement la lecture plus fastidieuse.
    Toute l'histoire finit par trouver son explication (mais qui n'est pas plus réaliste, si je vous l'expliquais maintenant vous me prendrez pour un fou... ^^), et cela fait du bien. On a droit à un beau happy end, mais comme le dit Crastaing, expliquant sa fin heureuse à un élève : "Parce que tu finiras mal, mon petit bonhomme [...], et moi aussi, il suffit de le savoir, ce n'est pas la peine d'en ajouter". On a la classe ou on ne l'a pas...

    Lien : http://aristed.canalblog.com
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Citations et extraits

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  • Par araucaria, le 20 août 2013

    Soyons lucides, messieurs les enfants, je ne suis ps plus retombé en enfance que vous n'avez gagné en maturité, dans ce devoir. Nous sommes, comment dire... les caricatures de ce que nous fûmes tout en demeurant ce que nous étions : trois pré-adolescents irresponsables, flanqués d'un vieux pédagogue passionné. Les circonstances étant ce qu'elles sont, je ne vois qu'une alliance résolue entre votre imagination et mon expérience résolue pour nous tirer, s'il est possible, de ce mauvais pas.
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  • Par araucaria, le 18 août 2013

    Sujet :
    Vous vous réveillez un matin, et vous constatez que, dans la nuit, vous avez été transformé en adulte. Complètement affolé, vous vous précipitez dans la chambre de vos parents. Ils ont été transformés en enfants.
    Racontez la suite.

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  • Par araucaria, le 18 août 2013

    Dehors, on entendait M. Foiriez, le conseiller d'éducation, beugler à tue-tête : "On ne court pas dans les couloirs!" M. Lanval, le principal, essayait de tempérer ses ardeurs gyrophares : "Laissez, Foiriez... ça fait trente ans que je... autant pisser dans une épuisette..."

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  • Par AireLibre, le 25 janvier 2008

    Sujet :
    Vous vous réveillez un matin, et vous constatez que, dans la nuit, vous avez été transformé en adulte. Complètement affolé, vous vous précipitez dans la chambre de vos parents. Ils ont été transformés en enfants.
    Racontez la suite.

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  • Par araucaria, le 19 août 2013

    Ce fut Samantha qui les repéra la première :
    - Hé! Josie, tu vois ce que je vois?
    Deux grands types sur un petit tandem. Ils venaient de prendre l'Allée des femmes en tressautant sur les pavés comme une quincaillerie à pédales.
    - D'où ils sortent ces deux-là?
    Les deux types accélérèrent.
    - Jésus Marie Joseph! s'exclama Agnès.
    Les chevilles du premier sortaient de son pantalon, les coutures du deuxième craquaient sous l'effort.
    - Angela, mate un peu les garins!
    Deux vieux communiants, on aurait dit... Leurs oreilles rougissaient au feu croisé des rigolades. Ils pédalaient en regardant droit devant eux.
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Daniel Pennac, Télérama Dialogue : « Il ne faut pas raconter d'histoires au public » .








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