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ISBN : 2070403696
Éditeur : Gallimard (1997)


Note moyenne : 4.04/5 (sur 2207 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Benjamin Malaussène a un drôle de métier : bouc émissaire au service réclamations d'un grand magasin parisien où il est chargé d'apitoyer les clients grincheux.

Une bombe, puis deux, explosent dans le magasin. Benjamin est le suspect numéro un de cette v... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par araucaria, le 25 juin 2012

    araucaria
    Un livre rempli de fantaisie, complètement déjanté. le découvrir est un pur bonheur tant il est captivant. Très bon roman. Très septique au début à cause de la jaquette et de la quatrième de couverture, je m'appretre à découvrir tous les autres volumes de la saga Malaussène.

    Lien : http://araucaria.20six.fr/
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  • Par trust_me, le 10 décembre 2013

    trust_me
    Benjamin Malaussène est un chef de tribu. Aîné d'une bande d'enfants dont la mère disparaît à chaque fois qu'elle tombe amoureuse, il est chargé de famille et occupe un emploi de bouc émissaire dans un grand magasin parisien. Son job consiste à désamorcer la colère des clients mécontents de leur achat en jouant les pleureuses. Sachant mieux que personne éveiller la compassion desdits clients qui finissent toujours par abandonner leur plainte, il représente une manne précieuse pour son employeur. Mais il possède un autre don, celui de s'attirer les ennuis et de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. C'est ainsi que la première bombe a explosé au rayon des jouets cinq minutes après son passage. La seconde, quinze jours plus tard, sous ses yeux. Il était là aussi pour l'explosion de la troisième. Des attentats ciblés, perpétrés au coeur du magasin et pour lesquels il fait figure de suspect idéal…
    J'avoue que j'ai eu un peu de mal à adhérer à la narration. Ce mouvement permanent où tout est permis, sans organisation apparente, m'a beaucoup déstabilisé. Trop d'ellipses, trop de digressions, d'histoires dans l'histoire, d'effets trompe-l'oeil mis en place pour piéger le lecteur et ne laisser aucune chance au raisonnement le plus rationnel. Un roman qui est comme une boîte à surprises dont chaque élément apparaît plus incongru que le précédent. La foultitude de personnages m'a aussi perturbé au départ. Difficile de savoir qui est qui tellement on saute de l'un à l'autre sans crier gare.
    Mais bon, peu à peu, j'ai commencé à y voir clair. le rythme effréné ne m'a plus posé de problème. Et puis si les pistes et les intrigues semblent dans un premier temps se multiplier, les fils se resserrent peu à peu pour tisser un canevas dont l'évidence apparaît dans les dernières pages. J'ai aimé le regard distancié et souvent ironique que le narrateur porte sur les événements. Pennac fait preuve d'une réelle verve comique et n'hésite pas à mêler les registres de langue ce qui n'est pas pour me déplaire. Finalement, entre l'action trépidante, les situations cocasses et l'humour noir, j'ai fini par prendre un réel plaisir à naviguer à vue dans cet univers où le burlesque et le policier sont pour ainsi dire sur un pied d'égalité.
    Résultat, alors que les prémices de cette lecture m'ont laissé entre agacement et perplexité, le récit des aventures de Benjamin et des siens a au bout du compte emporté mon adhésion et je ne serais pas contre l'idée de retrouver la tribu des Malaussène dans le second roman de la série.

    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.fr/2013/12/au-bonheur-des-ogres-d..
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    • Livres 3.00/5
    Par horline, le 07 septembre 2011

    horline
    De la dérision, de la fantaisie, de l'impertinence, du rocambolesque mais aussi de la fragilité de l'enfance, de l'éclatement de la famille, de la gravité des évènements …il y a tout ça dans ce premier opus de la saga Malaussène où le narrateur, Benjamin Malaussène, affublé du costume de chef de tribu quelque peu trop grand pour lui, devient le moteur malgré lui d'un conte policier moderne. Car à veiller sur sa famille en racontant des histoires d'ogres, Benjamin va découvrir que la fiction peut prendre des airs de réalité.
    Quel drôle de type que ce narrateur qui attire sur lui toutes les flèches perdues : non seulement il a été un bon fils suppléant une mère absente, un frère prévenant qui se consacre à sa fratrie, un employé martyr subissant la colère des clients …mais il doit en plus se débattre avec un poseur de bombes qui cherche à l'incriminer dans une série de meurtres violents, des flics suspicieux, une hiérarchie méprisante et de jeunes frères et soeurs qui malgré eux font de la vie de Ben une véritable odyssée burlesque et distrayante.
    Oui c'est réellement un roman divertissant où le comique des situations, le rythme vif, la plume tonique séduisent le lecteur. Daniel Pennac a le don de rendre ses improbables personnages attachants et les faits tragiques légers. L'élan et l'audace de l'auteur transforment le tout en une joyeuse tournure métaphysique.
    Qu'est-ce qui tend à rendre ce récit fantaisiste cohérent et jubilatoire ?
    Paradoxalement le ton résolument extravagant qui abolit les règles de la vraisemblance. le plaisir nait de cet abandon, on se laisse corrompre par un réalisme évaporé. Mais il s'agit d'un abandon parfaitement maîtrisé, il y a une réelle construction de l'intrigue, une trame assise sur un ressort narratif.
    Et certainement la galerie de doux dingues qui peuplent l'univers de Pennac, au premier desquels Benjamin Malaussène, qui a vocation à endosser la responsabilité de bouc-émissaire. Auréolé de l'image d'innocent persécuté, le narrateur déploie toutes les facettes de l'humanité, forçant la compassion et l'empathie dans des situations cocasses, assouplissant par là même les tentatives de raisonnement du lecteur.
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    • Livres 4.00/5
    Par Thorp, le 02 août 2012

    Thorp
    Dans la famille Malaussène, je demande… la suite !
    Gloussements, piaffements, esclaffements et autres projections d'ADN garantis à la lecture des tribulations de cette famille de doux dingos. Une lecture plaisir, à la fois récréative et valorisante, car faut-il préciser qu'il écrit drôlement bien, le facétieux Mr Pennac, entre loufoqueries et espiègleries.
    Le genre de roman que l'on a englouti sans avoir pensé à sa prochaine lecture, mais ça tombe bien, y'a une suite.
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    • Livres 5.00/5
    Par selena_974, le 07 janvier 2012

    selena_974
    Quoi de mieux pour commencer une nouvelle année qu'une bonne histoire de Daniel Pennac ? C'est avec la mémoire pleine des bons moments passés avec La Fée carabine que je me lance donc dans la lecture de Au bonheur des ogres. Oui, je sais, dans la logique des choses j'aurais dû le lire avant, mais ça ne m'a pas du tout gênée dans la compréhension de l'histoire.
    Au bonheur des ogres, le titre déjà est plein de promesses, que l'auteur tiendra jusqu'au point final de l'histoire. Car Daniel Pennac a du génie, il parvient toujours à l'aide de personnages hauts en couleurs, de répliques fantaisistes et édulcorées, à faire passer comme une lettre à la poste un sujet qui, traité autrement, aurait pu être réellement tragique. La gravité des crimes commis par ces "ogres" est indiscutable. Mais l'histoire, vécue à travers le regard de Benjamin Malaussène, Bouc Emissaire de métier, prend une toute autre tournure.
    Je le répète une nouvelle fois (puisque j'avais déjà mentionné ceci dans ma critique de la Fée carabine), nous vivons tout au long du livre une série d'évènements qui n'ont ni queue ni tête, en passant du coq à l'âne et en essayant désespérément de trouver un sens à tout ça. Et quand enfin vient l'heure où Daniel Pennac nous emboîte les pièces du puzzle, son génie nous explose à la figure.
    En un mot, génialissime.
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Citations et extraits

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  • Par Danieljean, le 17 juillet 2015

    Si le paradis, ou si l’enfer, ou si le néant, c’est retrouver Carlo Emilio Gadda, vivent le néant, le paradis et l’enfer ! — Elisabeth, un peu de café, je vous prie. Oui, l’inspecteur Ingravallo (mais pourquoi diable l’appelait-on don Ciccio ?) tombé en service commandé sur le trottoir de la rue des Merles a bien besoin d’un petit café. — Je crois qu’il nous revient tout doucement. Oh ! doucement, s’il vous plaît, tout doucement revenir, le plus doucement possible, je viens de faire la connaissance de la Douleur. Carlo, ne m’abandonne pas, ne me laisse pas remonter, Carlo Emilio, je ne veux pas te quitter
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  • Par Danieljean, le 17 juillet 2015

    Je regarde autour de moi : le fait que le Dieu Hasard bute "par bonheur" les célibataires en priorité, ne semble pas perturber le petit monde familial du métropolitain.

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  • Par Danieljean, le 17 juillet 2015

    Tu veux bien être mon porte-avions ? Je viendrais me poser de temps en temps, refaire mon plein de sens.

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  • Par KoGlo, le 06 novembre 2013

    — J’ai une bonne nouvelle à t’annoncer, Ben.
    — Maman a téléphoné ?
    — Non, maman doit s’habituer aux bombes.
    — Vous avez fini le papier de Tante Julia ?
    — Oh ! non, on en a pour un bout de temps encore !
    — Jérémy n’est pas collé cette semaine ?
    — Si, quatre heures samedi, pagaille en musique.
    — Thérèse s’est convertie au rationalisme ?
    — Elle vient de me tirer les cartes.
    — Les cartes disent que tu auras la moyenne à ton bac de français
    — Les cartes disent que je suis amoureuse de mon frère aîné, mais que je dois me méfier d’une rivale, journaliste au journal Actuel.
    — Le Petit ne rêve plus d’ogres Noël ?
    — Il a trouvé dans mon Robert la reproduction de Goya : Saturne dévorant ses enfants, ça lui plaît beaucoup.
    — Louna fait une grossesse nerveuse ?
    — Elle revient de l’échographie.
    — Mâle ou femelle ?
    — Jumeaux.
    Silence.
    — Clara, c’est ça, ta bonne nouvelle ?
    — Ben, Julius est guéri.
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  • Par Thorp, le 02 août 2012

    Julius est guéri ? Julius est guéri ! Non, Julius est guéri ? Guéri ! Julius ! Oui Julius est guéri. Il a même crée une certaine sensation, ce matin, dans l'immeuble, en descendant les cinq étages : il traînait derrière lui une sarabande de flacons qui se brisaient sur les marches, les uns après les autres, les sacs de déjections crevés répandant ce qu'ils avaient à répandre, et lui donnant, au bout de leur tuyaux translucides, une allure de sanglier fou cherchant à fuir une attaque de méduses. Panique en la demeure. Tous les locatires enfermés chez eux à double tour, et toutes les puanteurs juliennes s'en donnant à coeur joie du haut en bas de la cage d'escalier.
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pour en savoir plus : http://www.toslog.com/fannysaintenoy/228/1/accueil
Juste avant de disparaître, juste avant de continuer à vivre: voici le bouleversant portrait croisé d'une très vieille dame sur son lit de mort, Juliette, et de son arrière-petite-fille Fanny, bousculée par la vie moderne. Avec leurs deux récits qui alternent en courts chapitres, cinq générations s'observent, un siècle s'écoule : les orteils de Juliette enfant tombent congelés pendant la Première Guerre, le jeune mari Louis, résistant communiste, tombe pendant la Seconde Guerre. Une seule fille naît, c'est une rêveuse impénitente, et elle tombera d'un cancer à tout juste cinquante ans. Elle élèvera une fille sans mari, Martine, l'instit' hippie, obsédée par les voyages à l'autre bout du monde. Et enfin Fanny, la trentenaire paumée qui a donné naissance à Milena.
Face aux duretés de la vie, face à la mort qui sème la zizanie, ces femmes gardent une gaieté indéfectible. Ce texte qui alterne poésie douce et drôlerie franche charme par sa maîtrise et sa simplicité.
« Chère Fanny, C'est un beau et juste texte, et d'une gaieté étrange, qui tient, je crois, à la façon dont vous rendez le bonheur d'être chez quelqu'un qui n'a pas été gâté en bonheur de vivre. » Daniel Pennac
Parution le 24 août - 128 pages Aux éditions Flammarion et Versilio








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