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ISBN : B00AQKFFFE
Éditeur : Gallimard (2012)


Note moyenne : 4.07/5 (sur 1162 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Benjamin Malaussène a un drôle de métier : bouc émissaire au service réclamations d'un grand magasin parisien où il est chargé d'apitoyer les clients grincheux. Une bombe, puis deux, explosent dans le magasin. Benjamin est le suspect numéro un de cette vague d'attentats... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Nanouxy, le 05 février 2012

    Nanouxy
    Je me demande pourquoi j'ai attendu pour me plonger dans ce livre depuis si longtemps conseillé et si positivement critiqué, et qui plus est dans ma bibliothèque à me faire de l'œil depuis tout ce temps. Peut-être avais-je peur d'être déçue ?...Je ne sais pas...
    Vous devez savoir que j'avais vraiment besoin de me vider la tête et de me divertir quand je l'ai ouvert...il y en a d'autres qui picolent...choisis ton camp camarade !
    Donc, pour ma première immersion dans le cerveau complètement loufoque de Daniel Pennac, je dois dire que je suis plus que ravie.
    C'est grinçant, ironique, sarcastique, ça part dans tous les sens mais c'est tellement touchant, tellement attachant, tellement émouvant et d'un humour décapant. J'ai tout simplement adoré !
    Et puis j'aime beaucoup la manière qu'à l'auteur de faire parler le narrateur en rajoutant entre parenthèses ou non, ses véritables pensées. Vous savez comme quand vous souriez poliment à la petite vieille (j'ai rien contre les petites vieilles, hein ? Attention !) que vous venez gentiment de laisser passer, et qui vous ferme la porte au nez, sans un « Merci », alors qu'au fond vous pensez tout un tas de jolis noms d'oiseaux finissants en « -asse ». Ou encore, la même que vous allez laisser traverser la rue alors que cinq autres auraient pu lui rouler dessus, mais qui ne vous adressera même pas un regard...grrrr !!!
    En tout cas, pour cette histoire, c'est exactement ça ! Les gens les plus gentils, ceux qui suivent le mouvement sans jamais vraiment discuter ou se rebeller, sont toujours les premiers à qui l'on s'en prend car ils sont des proies faciles (et je sais de quoi je parle, croyez-moi...) et le jour où ils se rebellent, ils passent toujours pour ce qu'ils ne sont pas.
    Benjamin Malaussène (le narrateur, donc), travaille dans un centre comMercial et occupe un poste aussi étrange qu'utile: il est bouc émissaire au bureau des réclamations. Un rôle qu'il joue à la perfection en se rabaissant, proposant inlassablement sa démission, pleurant, feignant la dépression et le suicide proche...Le client se fait avoir et repart en ayant retirer sa réclamation.
    Jouant, en parallèle, le rôle de « mère de substitution » avec beaucoup de cran, à cause d'une mère dépressive aux abonnés absents, avec ses frères et sœurs tous aussi attachants: Louna, l'amoureuse transie et passionnée qui se retrouve enceinte d'un homme qui l'aime mais ne veut pas d'enfant, Thérèse, sténographe et accessoirement voyante, Clara, qui photographie sa vie comme elle respire, Jérémy qui aime faire des expériences, le Petit qui dessinent des Ogres de Noël et Julius, le chien épileptique. Toute cette petite tribu va être perturbée par des attentas survenus dans le magasin où travaille Benjamin, qui va devenir, malgré lui, un coupable potentiel.
    Bref, je n'ai pas envie d'en dire beaucoup plus sur l'intrigue, car intrigue et enquête il y aura( réalisée par « Jib la Hyène et Pat les Pattes »plus méchants qu' « Ed Cercueil et le Tchèque en bois ») mais personnellement je vous prescrirai bien un bon Daniel Pennac si vos symptômes de mélancolie persistent.
    Petite anecdote personnelle:
    J'ai ouvert ce livre dans la salle d'attente de mon médecin( d'où le besoin de divertissement...), à un moment, je me suis rendue compte que je rigolais tout haut, j'ai levé les yeux un peu gênée et la dame assise à côté de moi m'a regardé d'un air amusé, s'est penchée vers moi et m'a dit: « ça m'a fait la même chose quand je l'ai lu ! », clin d'œil...
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    • Livres 5.00/5
    Par araucaria, le 25 juin 2012

    araucaria
    Un livre rempli de fantaisie, complètement déjanté. le découvrir est un pur bonheur tant il est captivant. Très bon roman. Très septique au début à cause de la jaquette et de la quatrième de couverture, je m'appretre à découvrir tous les autres volumes de la saga Malaussène.

    Lien : http://araucaria.20six.fr/
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    • Livres 4.00/5
    Par ferdi, le 02 août 2012

    ferdi
    Dans la famille Malaussène, je demande… la suite !
    Gloussements, piaffements, esclaffements et autres projections d'ADN garantis à la lecture des tribulations de cette famille de doux dingos. Une lecture plaisir, à la fois récréative et valorisante, car faut-il préciser qu'il écrit drôlement bien, le facétieux Mr Pennac, entre loufoqueries et espiègleries.
    Le genre de roman que l'on a englouti sans avoir pensé à sa prochaine lecture, mais ça tombe bien, y'a une suite.
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    • Livres 3.00/5
    Par horline, le 07 septembre 2011

    horline
    De la dérision, de la fantaisie, de l'impertinence, du rocambolesque mais aussi de la fragilité de l'enfance, de l'éclatement de la famille, de la gravité des évènements …il y a tout ça dans ce premier opus de la saga Malaussène où le narrateur, Benjamin Malaussène, affublé du costume de chef de tribu quelque peu trop grand pour lui, devient le moteur malgré lui d'un conte policier moderne. Car à veiller sur sa famille en racontant des histoires d'ogres, Benjamin va découvrir que la fiction peut prendre des airs de réalité.
    Quel drôle de type que ce narrateur qui attire sur lui toutes les flèches perdues : non seulement il a été un bon fils suppléant une mère absente, un frère prévenant qui se consacre à sa fratrie, un employé martyr subissant la colère des clients …mais il doit en plus se débattre avec un poseur de bombes qui cherche à l'incriminer dans une série de meurtres violents, des flics suspicieux, une hiérarchie méprisante et de jeunes frères et sœurs qui malgré eux font de la vie de Ben une véritable odyssée burlesque et distrayante.
    Oui c'est réellement un roman divertissant où le comique des situations, le rythme vif, la plume tonique séduisent le lecteur. Daniel Pennac a le don de rendre ses improbables personnages attachants et les faits tragiques légers. L'élan et l'audace de l'auteur transforment le tout en une joyeuse tournure métaphysique.
    Qu'est-ce qui tend à rendre ce récit fantaisiste cohérent et jubilatoire ?
    Paradoxalement le ton résolument extravagant qui abolit les règles de la vraisemblance. le plaisir nait de cet abandon, on se laisse corrompre par un réalisme évaporé. Mais il s'agit d'un abandon parfaitement maîtrisé, il y a une réelle construction de l'intrigue, une trame assise sur un ressort narratif.
    Et certainement la galerie de doux dingues qui peuplent l'univers de Pennac, au premier desquels Benjamin Malaussène, qui a vocation à endosser la responsabilité de bouc-émissaire. Auréolé de l'image d'innocent persécuté, le narrateur déploie toutes les facettes de l'humanité, forçant la compassion et l'empathie dans des situations cocasses, assouplissant par là même les tentatives de raisonnement du lecteur.
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    • Livres 5.00/5
    Par selena_974, le 07 janvier 2012

    selena_974
    Quoi de mieux pour commencer une nouvelle année qu'une bonne histoire de Daniel Pennac ? C'est avec la mémoire pleine des bons moments passés avec La Fée Carabine que je me lance donc dans la lecture de au bonheur des ogres. Oui, je sais, dans la logique des choses j'aurais dû le lire avant, mais ça ne m'a pas du tout gênée dans la compréhension de l'histoire.
    au bonheur des ogres, le titre déjà est plein de promesses, que l'auteur tiendra jusqu'au point final de l'histoire. Car Daniel Pennac a du génie, il parvient toujours à l'aide de personnages hauts en couleurs, de répliques fantaisistes et édulcorées, à faire passer comme une lettre à la poste un sujet qui, traité autrement, aurait pu être réellement tragique. La gravité des crimes commis par ces "ogres" est indiscutable. Mais l'histoire, vécue à travers le regard de Benjamin Malaussène, Bouc Emissaire de métier, prend une toute autre tournure.
    Je le répète une nouvelle fois (puisque j'avais déjà mentionné ceci dans ma critique de La Fée Carabine), nous vivons tout au long du livre une série d'évènements qui n'ont ni queue ni tête, en passant du coq à l'âne et en essayant désespérément de trouver un sens à tout ça. Et quand enfin vient l'heure où Daniel Pennac nous emboîte les pièces du puzzle, son génie nous explose à la figure.
    En un mot, génialissime.
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Citations et extraits

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  • Par fleur2lotus, le 15 mai 2013

    J'en ai marre. J'en ai marre, marre, marre, marre ! (J'en ai plutôt marre...)"

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  • Par ferdi, le 02 août 2012

    Julius est guéri ? Julius est guéri ! Non, Julius est guéri ? Guéri ! Julius ! Oui Julius est guéri. Il a même crée une certaine sensation, ce matin, dans l'immeuble, en descendant les cinq étages : il traînait derrière lui une sarabande de flacons qui se brisaient sur les marches, les uns après les autres, les sacs de déjections crevés répandant ce qu'ils avaient à répandre, et lui donnant, au bout de leur tuyaux translucides, une allure de sanglier fou cherchant à fuir une attaque de méduses. Panique en la demeure. Tous les locatires enfermés chez eux à double tour, et toutes les puanteurs juliennes s'en donnant à coeur joie du haut en bas de la cage d'escalier.
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  • Par Nanouxy, le 04 février 2012

    -Dis voir, Ben, est-ce que tu pourrais me dire pourquoi cette saloperie de participe passé s'accorde avec ce connard de C.O.D. quand il est placé avant cet enfoiré d'auxiliaire être ?
    -"Avoir", Jérémy, devant l'auxiliaire "avoir".

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  • Par oops, le 20 mai 2010

    Les horaires de la vie devraient prévoir un moment, un moment précis de la journée,où l'on pourrait s'apitoyer sur son sort [...]un moment parfaitement libre, une plage déserte où l'on pourrait mesurer l'étendue du désastre. Ces mesures dans l'œil, la journée serait meilleure, l'illusion bannie, le paysage clairement balisé.

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  • Par Nanouxy, le 02 février 2012

    -Quelle mère je suis, Ben, tu peux me le dire ? Quelle espèce de mère ?...
    Comme j'ai déjà minuté le temps qu'il lui faut pour répondre à ses propres questions, je dépose doucement le combiné sur mon édredon et passe à la cuisine où je me fais un café turc bien mousseux. Quand je retourne dans ma chambre, le téléphone cherche toujours l'identité de ma mère...

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Vidéo de Daniel Pennac

Bande-annonce du film d'animation Ernest et Célestine (2012).








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