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ISBN : 2070403696
Éditeur : Gallimard (03/10/1997)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 2835 notes)
Résumé :
Benjamin Malaussène a un drôle de métier : bouc émissaire au service réclamations d'un grand magasin parisien où il est chargé d'apitoyer les clients grincheux.

Une bombe, puis deux, explosent dans le magasin. Benjamin est le suspect numéro un de cette vague d'attentats aveugles. Attentats ? Aveugles ? Et s'il n'y avait que ça !

Quand on est l'aîné, il faut aussi survivre aux tribulations de sa tumultueuse famille: la douce Clara qui ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (141) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
25 juin 2012
  • 5/ 5
Un livre rempli de fantaisie, complètement déjanté. le découvrir est un pur bonheur tant il est captivant. Très bon roman. Très septique au début à cause de la jaquette et de la quatrième de couverture, je m'appretre à découvrir tous les autres volumes de la saga Malaussène.
Lien : http://araucaria.20six.fr/
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horline
07 septembre 2011
  • 3/ 5
de la dérision, de la fantaisie, de l'impertinence, du rocambolesque mais aussi de la fragilité de l'enfance, de l'éclatement de la famille, de la gravité des évènements …il y a tout ça dans ce premier opus de la saga Malaussène où le narrateur, Benjamin Malaussène, affublé du costume de chef de tribu quelque peu trop grand pour lui, devient le moteur malgré lui d'un conte policier moderne. Car à veiller sur sa famille en racontant des histoires d'ogres, Benjamin va découvrir que la fiction peut prendre des airs de réalité.
Quel drôle de type que ce narrateur qui attire sur lui toutes les flèches perdues : non seulement il a été un bon fils suppléant une mère absente, un frère prévenant qui se consacre à sa fratrie, un employé martyr subissant la colère des clients …mais il doit en plus se débattre avec un poseur de bombes qui cherche à l'incriminer dans une série de meurtres violents, des flics suspicieux, une hiérarchie méprisante et de jeunes frères et soeurs qui malgré eux font de la vie de Ben une véritable odyssée burlesque et distrayante.
Tout est réuni pour en faire un roman divertissant : le comique des situations, le rythme vif, la plume tonique, Daniel Pennac a le don de rendre ses improbables personnages attachants et les faits tragiques légers. L'élan et l'audace de l'auteur transforment le tout en une joyeuse tournure métaphysique.
Qu'est-ce qui tend à rendre ce récit fantaisiste cohérent et jubilatoire ?
Paradoxalement le ton résolument extravagant qui abolit les règles de la vraisemblance. le plaisir nait de cet abandon, on se laisse corrompre par un réalisme évaporé. Mais il s'agit d'un abandon parfaitement maîtrisé, il y a une réelle construction de l'intrigue, une trame assise sur un ressort narratif.
Et certainement la galerie de doux dingues qui peuplent l'univers de Pennac, au premier desquels Benjamin Malaussène, qui a vocation à endosser la responsabilité de bouc-émissaire. Auréolé de l'image d'innocent persécuté, le narrateur déploie toutes les facettes de l'humanité, forçant la compassion et l'empathie dans des situations cocasses, assouplissant par là même les tentatives de raisonnement du lecteur.
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Ellane92
15 décembre 2016
  • 5/ 5
Dans la famille Malaussène, je demande Benjamin, le grand-frère ! Celui qui, pendant que leur mère est partie en faire un petit dernier avec son nouvel amant, s'occupe de sa nombreuse fratrie : Louna, enceinte, qui se demande si elle gardera le bébé, Clara, qui passe le bac, Thérèse, qui regarde les astres en jouant les Cassandre, Jérémie, qui a toujours plein d'idées, et le Petit, qui louche en dessinant des ogres Noël ! Benjamin, c'est également le maître de Julius, le chien épileptique qui ne prend jamais de bain. Et enfin, c'est le bouc émissaire du grand Magasin, qui fait s'apitoyer sur son sort les clients mécontents. Et en bon connaisseur de la nature humaine, Benjamin est un bouc très efficace. le problème, ce sont ces bombes qui explosent dans le Magasin partout où il passe. Ce n'est pas tellement lui qui est visé par les bombes, ce n'est pas tellement qu'on croit qu'il les pose (bien qu'étant un bouc émissaire, on aurait tendance à tout lui coller sur le dos), il n'empêche que des bombes explosent et que des petits vieux pas tellement recommandables meurent...
Au bonheur des ogres est le premier tome de la fameuse saga Malaussène. C'est drôle, émouvant, loufoque, irrésistible. Ce n'est pas de la grande littérature, il n'empêche qu'on se retrouve emporté dans la gouaille des grandes envolées de Pennac, qui nous trimballe dans Paris en compagnie d'une famille déjantée mais unie. L'intrigue n'est pas dénuée de suspense, et le texte est truffé de jeux de mots ou d'associations inattendues qui font mouche et font sourire. L'ensemble prône les valeurs de la morale, de l'amour (de la famille mais celui du couple également, l'amitié...) en tant que valeurs primordiales, et Benjamin se pose en champion de l'auto-dérision à la poisse tenace.
Bref, je prends toujours beaucoup de plaisir à redécouvrir les aventures de la "tribu" Malaussène et de leur écosystème. C'est sur que ça ne changera pas le monde, mais ces lectures permettent de passer des moments agréables et amusants !
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trust_me
10 décembre 2013
Benjamin Malaussène est un chef de tribu. Aîné d'une bande d'enfants dont la mère disparaît à chaque fois qu'elle tombe amoureuse, il est chargé de famille et occupe un emploi de bouc émissaire dans un grand magasin parisien. Son job consiste à désamorcer la colère des clients mécontents de leur achat en jouant les pleureuses. Sachant mieux que personne éveiller la compassion desdits clients qui finissent toujours par abandonner leur plainte, il représente une manne précieuse pour son employeur. Mais il possède un autre don, celui de s'attirer les ennuis et de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. C'est ainsi que la première bombe a explosé au rayon des jouets cinq minutes après son passage. La seconde, quinze jours plus tard, sous ses yeux. Il était là aussi pour l'explosion de la troisième. Des attentats ciblés, perpétrés au coeur du magasin et pour lesquels il fait figure de suspect idéal…
J'avoue que j'ai eu un peu de mal à adhérer à la narration. Ce mouvement permanent où tout est permis, sans organisation apparente, m'a beaucoup déstabilisé. Trop d'ellipses, trop de digressions, d'histoires dans l'histoire, d'effets trompe-l'oeil mis en place pour piéger le lecteur et ne laisser aucune chance au raisonnement le plus rationnel. Un roman qui est comme une boîte à surprises dont chaque élément apparaît plus incongru que le précédent. La foultitude de personnages m'a aussi perturbé au départ. Difficile de savoir qui est qui tellement on saute de l'un à l'autre sans crier gare.
Mais bon, peu à peu, j'ai commencé à y voir clair. le rythme effréné ne m'a plus posé de problème. Et puis si les pistes et les intrigues semblent dans un premier temps se multiplier, les fils se resserrent peu à peu pour tisser un canevas dont l'évidence apparaît dans les dernières pages. J'ai aimé le regard distancié et souvent ironique que le narrateur porte sur les événements. Pennac fait preuve d'une réelle verve comique et n'hésite pas à mêler les registres de langue ce qui n'est pas pour me déplaire. Finalement, entre l'action trépidante, les situations cocasses et l'humour noir, j'ai fini par prendre un réel plaisir à naviguer à vue dans cet univers où le burlesque et le policier sont pour ainsi dire sur un pied d'égalité.
Résultat, alors que les prémices de cette lecture m'ont laissé entre agacement et perplexité, le récit des aventures de Benjamin et des siens a au bout du compte emporté mon adhésion et je ne serais pas contre l'idée de retrouver la tribu des Malaussène dans le second roman de la série.
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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Iboo
18 mars 2014
  • 5/ 5
Très éclectique dans mes choix littéraires, je ne suis attachée à aucun genre en particulier. Pourtant, la lectrice volage que je suis est, pour ce second rendez-vous, totalement et définitivement conquise par un auteur. Daniel PENNAC. Rien que sur son nom, je sais que la balade tiendra ses promesses.
Au Bonheur des Ogres... un roman sans prétention, enlevé, plein d'humour, oeuvre d'un auteur de talent qui ne "s'écoute pas écrire".
Ni longueurs, ni lourdeurs, on est immédiatement plongés dans le coeur de l'histoire. A aucun moment je n'ai été tentée de deviner l'issue de l'intrigue tant chaque passage était en lui-même riche d'intérêt et de surprise.
Monsieur PENNAC, une fois encore, vous m'avez épatée !
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Citations & extraits (67) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B23 décembre 2016
— Monsieur Malaussène est demandé au bureau des Réclamations.
Une voix de brume, tout à fait comme si les photos de Hamilton se mettaient à parler. Pourtant, je perçois un léger sourire derrière le brouillard de Miss Hamilton. Pas tendre du tout, le sourire. Bon, j'y vais. J'arriverai peut-être la semaine prochaine. Nous sommes un 24 décembre, il est seize heures quinze, le Magasin est bourré. Une foule épaisse de clients écrasés de cadeaux obstrue les allées. Un glacier qui s'écoule imperceptiblement, dans une sombre nervosité. Sourires crispés, sueur luisante, injures sourdes, regards haineux, hurlements terrifiés des enfants happés par des pères Noëls hydrophiles.
— N'aie pas peur, chéri, c'est le Père Noël !
Flashes.
En fait de Père Noël, j'en vois un, moi, gigantesque et translucide, qui dresse au-dessus de cette cohue figée sa formidable silhouette d'anthropophage. Il a une bouche cerise. Il a une barbe blanche. Il a un bon sourire. Des jambes d'enfants lui sortent par les commissures des lèvres. C'est le dernier dessin du Petit, hier, à l'école. Gueule de la maîtresse : « Vous trouvez normal de dessiner un Père Noël pareil, un enfant de cet âge ? » « Et le Père Noël, j'ai répondu, vous le trouvez tout à fait normal, lui ? » J'ai pris le Petit dans mes bras, il était bouillant de fièvre. Il avait si chaud que ses lunettes en étaient embuées. Ça le faisait loucher encore davantage.
— Monsieur Malaussène est demandé au bureau des Réclamations.
M. Malaussène a entendu, bordel ! Il est même au pied de l'escalator central. Et il s'y serait déjà engagé s'il n'était cloué sur place par la gueule noire d'un canon rayé. Parce que c'est moi qu'il vise, le salaud, pas d'erreur possible. La tourelle a tourné sur son axe, s'est immobilisée dans ma direction, puis le canon a levé le nez jusqu'à me fixer entre les deux yeux. Tourelle et canon appartiennent à un char AMX 30, télécommandé par un vieillard d'un mètre quarante qui manipule l'engin à distance, en poussant des petits gloussements émerveillés. C'est un des innombrables petit vieux de Théo. Réellement très petit, absolument vieux, repérable à cette blouse grise dont Théo les affuble pour ne pas les perdre de vue.
— Pour la dernière fois, grand-père, remettez ce jouet à sa place !
La vendeuse gronde avec lassitude derrière le rayon des jouets. Elle a la gentille tête d'un écureuil qui aurait conservé ses noisettes dans ses joues. Le vieillard crachote un refus d'enfant, son pouce sur le bouton de la mise à feu. Je claque un garde-à-vous impeccable et dis :
— L'AMX 30 est dépassé, mon Colonel, bon pour la ferraille ou l'Amérique latine.
Le petit vieux jette un regard désolé sur son joujou, puis, d'un geste résigné, me fait signe de passer. Le sourire de la vendeuse me dédie un brevet de gérontologie. Cazeneuve, le flic de l'étage, surgit du sol et ramasse le char d'un air rageur.
— Décidément, il faut toujours que tu foutes la merde, Malaussène !
— Ta gueule, Cazeneuve.
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KoGloKoGlo06 novembre 2013
— J’ai une bonne nouvelle à t’annoncer, Ben.
— Maman a téléphoné ?
— Non, maman doit s’habituer aux bombes.
— Vous avez fini le papier de Tante Julia ?
— Oh ! non, on en a pour un bout de temps encore !
— Jérémy n’est pas collé cette semaine ?
— Si, quatre heures samedi, pagaille en musique.
— Thérèse s’est convertie au rationalisme ?
— Elle vient de me tirer les cartes.
— Les cartes disent que tu auras la moyenne à ton bac de français
— Les cartes disent que je suis amoureuse de mon frère aîné, mais que je dois me méfier d’une rivale, journaliste au journal Actuel.
— Le Petit ne rêve plus d’ogres Noël ?
— Il a trouvé dans mon Robert la reproduction de Goya : Saturne dévorant ses enfants, ça lui plaît beaucoup.
— Louna fait une grossesse nerveuse ?
— Elle revient de l’échographie.
— Mâle ou femelle ?
— Jumeaux.
Silence.
— Clara, c’est ça, ta bonne nouvelle ?
— Ben, Julius est guéri.
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mimifasolamimifasola31 mai 2013
Efforçons-nous de penser juste."Louna est arrivée à terme": pudique optimisme pour désigner ce qui est en fait le début de nouvelles catastrophes. Parce que des jumeaux , ne nous leurrons pas, c'est deux bouches de plus à nourrir, quatre oreilles à distraire, une vingtaine de doigts à surveiller, et des états d'âme en pagaille à éponger, encore et encore! ...... Dés qu'ils auront cinq ans, je les foutrai au turf, les jumeaux! Voilà ce que je ferai! Amputations et mendicité! Et que ça rapporte, Hein! Si vous voulez bouffer autre chose que vos assiettes vides!
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isabiblioisabiblio20 mai 2010
Les horaires de la vie devraient prévoir un moment, un moment précis de la journée,où l'on pourrait s'apitoyer sur son sort [...]un moment parfaitement libre, une plage déserte où l'on pourrait mesurer l'étendue du désastre. Ces mesures dans l'œil, la journée serait meilleure, l'illusion bannie, le paysage clairement balisé.
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MeduzanticMeduzantic24 janvier 2013
Je me fais un café. Quand il est bu, j'imagine le marc dégoulinant sur les parois intérieures de mon crâne, et je cherche à lire le destin de Julius dans les méandres de cette coulée brune. Mais je ne suis pas Thérèse, les astres ne sont pas mes potes, le marc de café peut tout juste servir d'engrais au noir géranium de ma déprime.
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