ISBN : 2070403696
Éditeur : Gallimard (1997)


Note moyenne : 4.12/5 (sur 496 notes) Ajouter à mes livres
Benjamin Malaussène a un drôle de métier : bouc émissaire au service réclamations d'un grand magasin parisien où il est chargé d'apitoyer les clients grincheux. Une bombe, puis deux, explosent dans le magasin. Benjamin est le suspect numéro un de cette vague d'attentats... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par selena_974, le 07 janvier 2012

    selena_974
    Quoi de mieux pour commencer une nouvelle année qu'une bonne histoire de Daniel Pennac ? C'est avec la mémoire pleine des bons moments passés avec La Fée Carabine que je me lance donc dans la lecture de au bonheur des ogres. Oui, je sais, dans la logique des choses j'aurais dû le lire avant, mais ça ne m'a pas du tout gênée dans la compréhension de l'histoire.
    au bonheur des ogres, le titre déjà est plein de promesses, que l'auteur tiendra jusqu'au point final de l'histoire. Car Daniel Pennac a du génie, il parvient toujours à l'aide de personnages hauts en couleurs, de répliques fantaisistes et édulcorées, à faire passer comme une lettre à la poste un sujet qui, traité autrement, aurait pu être réellement tragique. La gravité des crimes commis par ces "ogres" est indiscutable. Mais l'histoire, vécue à travers le regard de Benjamin Malaussène, Bouc Emissaire de métier, prend une toute autre tournure.
    Je le répète une nouvelle fois (puisque j'avais déjà mentionné ceci dans ma critique de La Fée Carabine), nous vivons tout au long du livre une série d'évènements qui n'ont ni queue ni tête, en passant du coq à l'âne et en essayant désespérément de trouver un sens à tout ça. Et quand enfin vient l'heure où Daniel Pennac nous emboîte les pièces du puzzle, son génie nous explose à la figure.
    En un mot, génialissime.
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par horline, le 07 septembre 2011

    horline
    De la dérision, de la fantaisie, de l'impertinence, du rocambolesque mais aussi de la fragilité de l'enfance, de l'éclatement de la famille, de la gravité des évènements …il y a tout ça dans ce premier opus de la saga Malaussène où le narrateur, Benjamin Malaussène, affublé du costume de chef de tribu quelque peu trop grand pour lui, devient le moteur malgré lui d'un conte policier moderne. Car à veiller sur sa famille en racontant des histoires d'ogres, Benjamin va découvrir que la fiction peut prendre des airs de réalité.
    Quel drôle de type que ce narrateur qui attire sur lui toutes les flèches perdues : non seulement il a été un bon fils suppléant une mère absente, un frère prévenant qui se consacre à sa fratrie, un employé martyr subissant la colère des clients …mais il doit en plus se débattre avec un poseur de bombes qui cherche à l'incriminer dans une série de meurtres violents, des flics suspicieux, une hiérarchie méprisante et de jeunes frères et sœurs qui malgré eux font de la vie de Ben une véritable odyssée burlesque et distrayante.
    Oui c'est réellement un roman divertissant où le comique des situations, le rythme vif, la plume tonique séduisent le lecteur. Daniel Pennac a le don de rendre ses improbables personnages attachants et les faits tragiques légers. L'élan et l'audace de l'auteur transforment le tout en une joyeuse tournure métaphysique.
    Qu'est-ce qui tend à rendre ce récit fantaisiste cohérent et jubilatoire ?
    Paradoxalement le ton résolument extravagant qui abolit les règles de la vraisemblance. le plaisir nait de cet abandon, on se laisse corrompre par un réalisme évaporé. Mais il s'agit d'un abandon parfaitement maîtrisé, il y a une réelle construction de l'intrigue, une trame assise sur un ressort narratif.
    Et certainement la galerie de doux dingues qui peuplent l'univers de Pennac, au premier desquels Benjamin Malaussène, qui a vocation à endosser la responsabilité de bouc-émissaire. Auréolé de l'image d'innocent persécuté, le narrateur déploie toutes les facettes de l'humanité, forçant la compassion et l'empathie dans des situations cocasses, assouplissant par là même les tentatives de raisonnement du lecteur.
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par litolff, le 07 novembre 2011

    litolff
    Vous qui entrez dans la famille Malaussène, bienvenue au royaume des doux-dingues ! Bienvenue dans le monde fantaisiste de Benjamin Malaussène qui veille sur son improbable et nombreuse fratrie et exerce le métier pour le moins original de bouc émissaire ! Des bombes, une intrigue policière, une famille hétéroclite et attachante, beaucoup de gaieté et de bonheur pour le premier tome d'une saga haute en couleurs dont les personnages sont devenus des incontournables de la lecture contemporaine, tout comme Belleville mis à l'honneur avec tendresse par Pennac. A suivre avec La Fée Carabine, La petite marchande de prose, Monsieur Malaussène, Des chrétiens et des maures, Aux fruits de la passion.
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
  • Par Liseuse, le 11 décembre 2011

    Liseuse
    La saga Malaussène était loin d'être une découverte pour moi car La Petite Marchande De Prose avait fait l'objet d'une lecture obligatoire dans le cadre de mes cours. J'en avais d'ailleurs gardé un bon souvenir. C'est donc très enthousiaste que j'ai commencé ma lecture et que je me suis replongée dans l'univers de Benjamin Malaussène.
    Le premier tome de cette saga nous fait découvrir la famille très particulière de Benjamin. Maman étant partie, il se retrouve à s'occuper de ses frères et soeurs. Entre Thérèse qui lit l'avenir dans les astres, Clara qui photographie absolument tout, Jérémy qui adore les expériences, le Petit qui rêve d'ogres de Noël mais aussi Louna qui est infirmière sans oublier bien sûr, Julius, le chien épileptique, notre chef de famille a de quoi faire ! Voilà donc une panoplie de personnages très différents les uns des autres mais il y en a encore beaucoup d'autres. Et tous sont très attachants à leurs manières.
    De plus, ce premier tome possède une trame policière car tout au long de l'histoire, nous découvrons que des bombes explosent dans le magasin où travaille Ben et qu'il est la cible de tous les soupçons. L'enquête nous porte donc au fil des pages car nous voulons découvrir qui est le fameux poseur de bombes. La fin est d'ailleurs assez surprenante. Je n'aurais jamais imaginé ce genre de mobile, assez macabre il faut dire.
    Mais ce qui est le plus plaisant dans cette histoire, c'est la manière dont Ben nous raconte les faits. C'est frais, léger et très drôle. C'est loin d'être un chef d'oeuvre littéraire, c'est certain, mais ce n'en est pas moins un incontournable ! Les pages se tournent à une rapidité affolante tant nous rentrons facilement dans ce monde.
    C'est donc une lecture très agréable de par son côté complètement déjanté. Franchement, j'adore!

    Lien : http://mes.lectures.over-blog.com/article-au-bonheur-des-ogres-danie..
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 10 janvier 2012

    carre
    Dans ce premier roman de la saga Malaussène l'on trouve tout les ingrédients qui vont nous enchanter les livres suivants. La fatrie Malaussène est légèrement déjantée, joyeusement bordélique, drôlement attachante.
    Benjamin exerce le métier de Bouc émissaire (Et oui), et il doit aussi garder l'oeil sur la famille car la maman au coeur d'artichaut tombe amoureuse comme elle fait les bébés; de nombreuses fois. Pennac nous ravit car il nous embarque dans des histoires rocambolesques, survitaminée d'humour, de tendresse; le tout rythmé par des affaires criminelles tout aussi insolites.
    Pennac s'amuse et nous amuse avec une jubilation de garnement. Un sacré bonheur de lecture.
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Citations et extraits

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  • Par nanougo44, le 02 février 2012

    -Quelle mère je suis, Ben, tu peux me le dire ? Quelle espèce de mère ?...
    Comme j'ai déjà minuté le temps qu'il lui faut pour répondre à ses propres questions, je dépose doucement le combiné sur mon édredon et passe à la cuisine où je me fais un café turc bien mousseux. Quand je retourne dans ma chambre, le téléphone cherche toujours l'identité de ma mère...
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  • Par alicia.gardies, le 25 janvier 2012

    tu veux bien être mon porte avions? Je viendrais de temps en temps, refaire mon plein de sens.
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  • Par oops, le 20 mai 2010

    Les horaires de la vie devraient prévoir un moment, un moment précis de la journée,où l'on pourrait s'apitoyer sur son sort [...]un moment parfaitement libre, une plage déserte où l'on pourrait mesurer l'étendue du désastre. Ces mesures dans l'œil, la journée serait meilleure, l'illusion bannie, le paysage clairement balisé.
    Citation de qualité ? (11 votes positifs)
  • Par Asil, le 18 mars 2011

    Et voilà que moi aussi je te veux. Comme porte-avions, Benjamin. Tu veux bien être mon porte-avions? Je viendrais me poser de temps en temps, refaire mon plein de sens.
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  • Par horline, le 08 septembre 2011

    Le comble dans le veule, le geignard, la serpillère suicidaire, pas un seul client ne maintient sa plainte. Tout juste s’ils ne me signent pas des chèques. Ils arrivent gonflés à bloc de légitime indignation et repartent, persuadés, quoi qu’ils aient vécu, vivent ou vivront, d’avoir, ce jour-là, côtoyé le pire : le malheur fait homme – comme dans un conte d’Hoffmann remis au goût du jour.
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La chronique de Carole S - La Fée Carabine
La Fée Carabine de Daniel Pennac aux éditions Gallimard Regardez l'avis de Carole S... La présentation du livre "La Fée Carabine" par l'éditeur : Qui donc à Paris égorge les vieilles dames de Belleville et transforme les papys en junkies ? Tous les soupçons convergent vers Benjamin Malaussène, bouc émissaire de son état, dont la sympathique famille s'est enrichie de quelques membres. Les héros du précédent épisode, au bonheur des ogres, sont là, avec quelques nouveaux venus : le doux inspecteur Pastor, la petite Verdun, l'inquiétant commissaire Coudrier, etc. Plus on est de fous... On retrouve avec bonheur la petite tribu de papier, dont Daniel Pennac développe à plaisir les personnages. Les intrigues et les destins se croisent au fil d'un récit dont la trame policière offre prétexte à s'attarder sur l'atmosphère du quartier, à épingler les méchants, les sans scrupules, les pas humains, toujours sur le mode de l'humour léger. Un délice qui a fait l'objet d'une sympathique adaptation télévisée en 1988, réalisée par Yves Boisset avec Tom Novembre. --Bruno Ménard Vous pouvez commander "La Fée Carabine" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com








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