ISBN : 207040370X
Éditeur : Gallimard (1997)


Note moyenne : 4.07/5 (sur 496 notes) Ajouter à mes livres
Qui donc à Paris égorge les vieilles dames de Belleville et transforme les papys en junkies ? Tous les soupçons convergent vers Benjamin Malaussène, bouc émissaire de son état, dont la sympathique famille s'est enrichie de quelques mem... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par selena_974, le 08 décembre 2011

    selena_974
    Dès les premières pages l'auteur nous plonge directement dans une intrigue bordélique et complexe, avec de nombreux personnages qui au premier abord n'ont pas grand chose en commun, dans un Paris dépravé et dangereux. Mais entre meurtres, vols, affaires de drogue et autres, on est brillamment trimbalés de personnages en personnages, tous aussi attachants, intriguants et bizarres les uns que les autres, et, au fur et à mesure de l'histoire, tout se précise, chaque petit événement s'imbrique parfaitement dans un grand tout génialissime qui mène à un final explosif.
    On a de l'action, de l'humour, de l'amour, du suspense, une intrigue prenante et captivante... le tout dans une ville que je reconnais car je la cotoie quotidiennement (même si je fréquente peu le quartier de Belleville), et le fait d'être dans un cadre "connu" a encore plus augmenté mon plaisir de lecture. Un excellent moment de lecture donc que cette Fée carabine. Je le recommande !
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    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Julie_D, le 08 septembre 2011

    Julie_D
    Dans la droite lignée du Bonheur des Ogres sans jamais oublier de faire évoluer ses personnages et ses fils rouges, La Fée Carabine est une suite absolument délicieuse que ses qualités permettent peut-être même de lire en dehors du reste de la saga.
    Mais il convient bien sûr pour un plaisir total et parfait d'avoir déjà fait connaissance avec la famille Malaussène et les nombreux protagonistes gravitant autour d'un Benjamin pas tant centre du monde que point de convergence de toutes les présomptions d'un roman phénoménalement riche en intrigues.
    Poursuivant sur les pistes entrouvertes à la fin du précédent tome, La Fée Carabine s'ouvre sur un premier chapitre d'une perfection absolue, sorte de poème moderne en prose en équilibre entre humour noir et tendresse, dressant en quelques lignes une vision brute et pourtant pas désespérée de la nature humaine.
    Un premier chapitre qui donne finalement le ton de l'ensemble, annonçant discrètement les thèmes à venir – qui comme toujours chez Pennac, n'auront pas le mauvais gout de prendre le pas sur l'histoire – et préfigurant le tragi-comique réaliste du livre.
    Il est délicat de parler de l'intrigue en elle-même sans ruiner la lecture, aussi me contenterai-je d'exprimer mon admiration envers un roman se caractérise par une maîtrise remarquable dans sa construction comme dans sa narration. Bien que déroulant plusieurs fils distincts et introduisant de nouveaux personnages (à commencer par le génial tandem policier Thian – Pastor), Pennac parvient à bâtir un ensemble complexe mais très naturel, où chaque protagoniste et chaque sous-intrigue trouve une raison d'être, constitue une pièce du puzzle, pour un résultat semblable à une toile d'araignée : tissée avec une remarquable finesse et malgré tout très solide.
    L'intelligence réside également dans l'utilisation de cette toile comme support où se promène la galerie de « gueules littéraires » de l'auteur, personnages complexes et nuancés mais toujours introduits de façon totalement organique dans la narration. Chacun traine ses bagages, ses failles et sa noblesse, et crime et vertu ne prennent jamais les formes attendues, faisant de La Fée Carabine un véritable bal masqué à la lecture jouissive et pleine de surprises.
    Et puis au-delà de tout ça, il y a ce qui ne s'analyse pas, il y a le sentiment amoureux, inconditionnel et tangible que Pennac porte à ses personnages comme à ses mots, comme si les deux n'étaient que les deux faces d'un même objet. Un amour hautement communicatif qui fait qu'on ne peut que prendre au sérieux ces histoires pourtant folles, qu'on ne peut ni retenir ses larmes face à la cruauté des événements ni bloquer ses sourires devant une telle tranche d'humanité.
    Avec cette noirceur lumineuse qui caractérise toute sa saga, Pennac réussit à nouveau à glisser entre quelques trois cents trop courtes pages tous, tous les plaisirs de la littérature. A tel point que comme je finis cette critique, je n'ai qu'une envie : plaquer tous mes projets pour me replonger dans ce que j'oublie si facilement n'être qu'un livre de fiction.

    Lien : http://letagere.online.fr/critiques-livre.php?id=82
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    • Livres 4.00/5
    Par SEcriture, le 08 mai 2010

    SEcriture
    Tout est lié. La mort de Vanini, l'agression de Julie, les vieilles qui calanchent, les infirmières qui bourrent de médocs les vieux désespérés… tout est lié vous dis-je !
    C'est dans ce climat apocalyptique que la tribu Malaussène « vit ». Ils rencontrent des mourants, frôlent eux-mêmes la mort et final, ils l'emm****nt la mort !
    Langage un peu cavalier je sais. Mais comment parler de La Fée Carabine autrement ?
    Encore une fois, Daniel Pennac a allié humour et noirceur avec une habileté déconcertante. Cependant, dans ce second tome des aventures des Malaussène, l'enquête policière prend un tournant différent. En effet, tandis que dans Au bonheur des ogres la police n'apparaissaient qu'en second plan, ici, la police occupe la place centrale. On rencontre ainsi Pastor et van Thian, deux policiers justes et honnêtes en quête de vérités. On retrouve aussi le divisionnaire Coudrier (cf tome 1).
    Ils vont tout mettre en œuvre pour résoudre les nombreux mystères présents dans ce tome qui mêlent les infirmières de la mairie, les vieilles amies de Stojil et Julie.
    Au milieu de ce capharnaüm, les délicieux membres de la famille Malaussène nous réjouissent encore davantage. Les lunettes roses du Petit. Jérémy, toujours aussi drôle et inventif. Maman qui pond encore… Et les sœurs (Clara, Louna et Thérèse), un peu barrées mais très dévouées à leur frère Benjamin. Ah Benjamin… le bouc émissaire pas excellence, voué à être le coupable à fouetter à chaque enquête criminelle.
    Et il va en connaître des malheurs notre Benjamin national. Et oui, vous l'aurez deviné : des morts, des mortes, des mourants et des mourantes !
    Ajoutons à ces personnages, une autre volée de personnages : les vieux drogués. Ils font leur apparition dès le début du roman. On les découvre en désintoxication de médocs. Ils sont attachants et pleins d'un savoir sans faille. Risson, Verdun, Rognon, Semelle et Merlan.
    Enfin, je ne peux achever l'écriture de cet avis sans vous parler de la fascinante veuve Hô. Mystique et presque surréaliste, elle traverse le roman dans ses socques en bois et chaussettes de laine. Elle occupe une des places centrales du récit, et paraît si fragile, si gentille, si… Elle fait une entrée en matière des plus attendrissantes avec son magistral « pouôtédger » (= protéger), mais qui est-elle vraiment ?
    Petit bémol tout de même qui vient assombrir le tableau : par moment, c'est un peu longuet…
    En bref : Toujours autant d'humour. Toujours cette verve simpliste qui claque à l'oreille comme un élastique. Ça languit, ça berce… du Pennac tout cracher ! Un régal, toujours.


    Lien : http://s.ecriture.over-blog.com/article-la-fee-carabine-de-daniel-pe..
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    • Livres 5.00/5
    Par Julie_D, le 06 septembre 2011

    Julie_D
    Dans la droite lignée du Bonheur des Ogres sans jamais oublier de faire évoluer ses personnages et ses fils rouges, La Fée Carabine est une suite absolument délicieuse que ses qualités permettent peut-être même de lire en dehors du reste de la saga.
    Mais il convient bien sûr pour un plaisir total et parfait d'avoir déjà fait connaissance avec la famille Malaussène et les nombreux protagonistes gravitant autour d'un Benjamin pas tant centre du monde que point de convergence de toutes les présomptions d'un roman phénoménalement riche en intrigues.
    Poursuivant sur les pistes entrouvertes à la fin du précédent tome, La Fée Carabine s'ouvre sur un premier chapitre d'une perfection absolue, sorte de poème moderne en prose en équilibre entre humour noir et tendresse, dressant en quelques lignes une vision brute et pourtant pas désespérée de la nature humaine.
    Un premier chapitre qui donne finalement le ton de l'ensemble, annonçant discrètement les thèmes à venir – qui comme toujours chez Pennac, n'auront pas le mauvais gout de prendre le pas sur l'histoire – et préfigurant le tragi-comique réaliste du livre.
    Il est délicat de parler de l'intrigue en elle-même sans ruiner la lecture, aussi me contenterai-je d'exprimer mon admiration envers un roman se caractérise par une maîtrise remarquable dans sa construction comme dans sa narration. Bien que déroulant plusieurs fils distincts et introduisant de nouveaux personnages (à commencer par le génial tandem policier Thian – Pastor), Pennac parvient à bâtir un ensemble complexe mais très naturel, où chaque protagoniste et chaque sous-intrigue trouve une raison d'être, constitue une pièce du puzzle, pour un résultat semblable à une toile d'araignée : tissée avec une remarquable finesse et malgré tout très solide.
    L'intelligence réside également dans l'utilisation de cette toile comme support où se promène la galerie de « gueules littéraires » de l'auteur, personnages complexes et nuancés mais toujours introduits de façon totalement organique dans la narration. Chacun traine ses bagages, ses failles et sa noblesse, et crime et vertu ne prennent jamais les formes attendues, faisant de La Fée Carabine un véritable bal masqué à la lecture jouissive et pleine de surprises.
    Et puis au-delà de tout ça, il y a ce qui ne s'analyse pas, il y a le sentiment amoureux, inconditionnel et tangible que Pennac porte à ses personnages comme à ses mots, comme si les deux n'étaient que les deux faces d'un même objet. Un amour hautement communicatif qui fait qu'on ne peut que prendre au sérieux ces histoires pourtant folles, qu'on ne peut ni retenir ses larmes face à la cruauté des événements ni bloquer ses sourires devant une telle tranche d'humanité.

    Lien : http://letagere.online.fr/critiques-livre.php?id=82
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    • Livres 4.00/5
    Par Well-read-kid, le 07 mars 2010

    Well-read-kid
    Si dans le premier tome, on oubliait presque la dimension "policière" du roman, ici elle est au cœur de l'intrigue, avec des chapitres du point de vue des forces de l'ordre, ce qui nous permet d'en savoir plus que le héros. le lecteur, ici, a plus de pouvoir que les personnages, et observe, impuissant, les évènements alors que lui a toutes les clefs en main. Toutes, vraiment? Pennac sait nous surprendre. A la fin, on s'étonne de la virtuosité de l'intrigue, de la fluidité avec laquelle tout se noue, tout s'éclaire. L'intrigue, complexe, est même résumée par un des flics, pour ceux qui auraient raté un épisode. Bonne initiative de Pennac. Et toujours ce style vif, simple, plaisant. Une bonne surprise donc.

    Lien : http://well-read-kid.skyrock.com
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Citations et extraits

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  • Par Spilett, le 18 janvier 2010

    - C'est vrai, oncle Stojil, j'ai vu une fée, elle a transformé un mec en fleur.
    - Ça vaut mieux que le contraire, répond Stojil sans quitter l'échiquier des yeux.
    - Pourquoi ?
    - Parce que le jour où les fées transformeront les fleurs en mecs, les campagnes ne seront plus fréquentables.
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  • Par Orphea, le 31 janvier 2009

    Et elle pressa sur la détente.
    Toutes les idées du blondinet s'éparpillèrent. Cela fit une jolie fleur dans le ciel d'hiver. Avant que le premier pétale en fût retombé, la vieille avait remisé son arme dans son cabas et reprenait sa route.
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  • Par Orphea, le 24 décembre 2010

    Incipit

    C'était l'hiver sur Belleville et il y avait cinq personnages. Six, en comptant la plaque de verglas. Sept, même, avec le chien qui avait accompagné le Petit à la boulangerie. Un chien épileptique, sa langue pendait sur le côté.
    La plaque de verglas ressemblait à une carte d'Afrique et recouvrait toute la surface du carrefour que la vieille dame avait entrepris de traverser. Oui, sur la plaque de verglas, il y avait une femme, très vieille, debout, chancelante. Elle glissait une charentaise devant l'autre avec une millimétrique prudence. Elle portait un cabas d'où dépassait un poireau de récupération, un vieux châle sur ses épaules et un appareil acoustique dans la saignée de son oreille. A force de progression reptante , ses charentaises l'avaient menée, disons, jusqu'au milieu du Sahara, sur la plaque à forme d'Afrique. Il lui fallait encore se farcir tout le sud, les pays de l'apartheid et tout ça. A moins qu'elle ne coupât par l'Érythrée ou la Somalie, mais la mer Rouge était affreusement gelée dans le caniveau. Ces supputations gambadaient sous la brosse du blondinet à loden vert qui observait la vieille depuis son trottoir.
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  • Par thursdaynext, le 15 novembre 2010

    On croit emmener son chien pisser midi et soir. Grave erreur : ce sont les chiens qui nous invitent deux fois par jour à la méditation.

    Il y a des circonstances de la vie où l'homme ressemble à un ordinateur : tout lisse à l'extérieur mais clignotant des neurones avec frénésie.
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  • Par x-Kah-mi, le 27 décembre 2010

    Cela arrive souvent ... de s'inventer des maladies après un deuil. C'est la façon de se sentir moins seul. On se dédouble, si vous voulez. On se soigne comme si on était un autre. On est de nouveau deux: celui que je suis et celui que je soigne.

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La chronique de Carole S - La Fée Carabine
La Fée Carabine de Daniel Pennac aux éditions Gallimard Regardez l'avis de Carole S... La présentation du livre "La Fée Carabine" par l'éditeur : Qui donc à Paris égorge les vieilles dames de Belleville et transforme les papys en junkies ? Tous les soupçons convergent vers Benjamin Malaussène, bouc émissaire de son état, dont la sympathique famille s'est enrichie de quelques membres. Les héros du précédent épisode, au bonheur des ogres, sont là, avec quelques nouveaux venus : le doux inspecteur Pastor, la petite Verdun, l'inquiétant commissaire Coudrier, etc. Plus on est de fous... On retrouve avec bonheur la petite tribu de papier, dont Daniel Pennac développe à plaisir les personnages. Les intrigues et les destins se croisent au fil d'un récit dont la trame policière offre prétexte à s'attarder sur l'atmosphère du quartier, à épingler les méchants, les sans scrupules, les pas humains, toujours sur le mode de l'humour léger. Un délice qui a fait l'objet d'une sympathique adaptation télévisée en 1988, réalisée par Yves Boisset avec Tom Novembre. --Bruno Ménard Vous pouvez commander "La Fée Carabine" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com








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