Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2070769178
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 3.47/5 (sur 1072 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« Donc, j’étais un mauvais élève. Chaque soir de mon enfance, je rentrais à la maison poursuivi par l’école. Mes carnets disaient la réprobation de mes maîtres. Quand je n’étais pas le dernier de ma classe, c’est que j’en étais l’avant-dernier. (Champagne !) Fermé à l’a... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (122)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par cicou45, le 29 décembre 2013

    cicou45
    En fait, je sais maintenant pourquoi je n'ai pas lu ce livre plus tôt, j'ai deux parents profs et j'ai toujours été une bonne élève, de l'école primaire jusqu'à ma licence mais je crois que les années qui m'ont fait le plus souffrir sont celles que j'ai passées u collège. Si les cancres souffrent, les élèves qui ont le "malheur" d'aimer l'école ne sont guère plus heureux. Eh oui, j'ai bien écrit malheur car pour moi, les années de 6ème et 5ème furent particulièrement pénibles. Ce n'est que maintenant, alors que je vais avoir trente ans le mois prochain, que j'arrive à tirer un trait sur celles-ci.
    Ici, Daniel Pennac nous raconte à la fois combien il était pénible pour lui d'être un cancre à l'école puisqu'il était le petit dernier d'une fratrie de quatre et que ses aînés avaient tous réussi brillamment leurs études. Il nous décrit comment son frère Bernard, l'aidant autant bien que mal à révises ses leçons et nous confie que seulement trois ou quatre professeurs, tous passionnés de la matière qu'ils enseignaient, l'ont amené progressivement à s'intéresser lui aussi à ces dernière. Puis, le petit Daniel a grandi et ce fut à son tour de se lancer dans la voie de l'enseignement, après avoir réussi son agrégation...Eh oui, comme quoi, les dés ne sont jamais (ô grand jamais) jetés d'avance !
    Il nous entraîne alors dans un long discours sur l'école, sur ce qu'elle fût, sur ce qu'elle est devenue aujourd'hui et sur ce qu'elle deviendra peut-être demain...
    Un ouvrage très bien écrit mais avec, à mon goût, parfois trop de citations d'auteurs ou de philosophes et qui nous amène parfois à perdre le fil de la narration. Un très bel ouvrage cependant qui vaut à être découvert !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 39         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par vincentf, le 04 juillet 2010

    vincentf
    Livre de prof pour les profs, ça tombe bien, je découvre le métier. Discours cliché ? Souvent, mais cliché qui fait du bien, vision gentille et lucide, il faut sauver les cancres, nos semblables, nos frères, de la tyrannie des marques, c'est notre devoir de prof, sauver les hirondelles qui se cognent contre les vitres, leur permettre de s'envoler vers leur sud, la métaphore vaut ce qu'elle vaut, Pennac lui-même le reconnaît, mais admettons, contre tout parti pris d'originalité, que je suis convaincu que ce bouquin dit vrai, que ce que nous devons apprendre, nous les profs, c'est l'ignorance, nous préparer à "ça", au "y" du "j'y comprends rien", au choc du savoir et de l'ignorance, admettre l'impossible, à savoir que nos élèves ne savent pas déjà ce que nous leur apprenons.
    Discours ? mots de pédagogue ? blabla de DAES2 ? Un peu. Trop ? Pennac raconte (c'est son boulot de romancier, après tout, d'ailleurs, ce livre, qu'est-ce que c'est, un roman ? Comme un roman ?). Il se met en avant. Moi, je faisais comme ça : un texte à apprendre par coeur par semaine... oui... tant que ça... et ça marchait... "ça", "ça", "ça". Envie de faire la même chose ? il faudrait, on aimerait bien et on se dit qu'on le fera peut-être plus tard, quand on (qui, on ? ça ? y ?) sera vraiment prof, qu'on pourra faire (ô illusion dont même Pennac est conscient) ce qu'on veut.
    Bref, c'est quoi un bon prof ? Ne surtout pas répondre, car on s'abaisserait à en faire une affaire de méthode, de présence physique, de compétence didactique, etc. Pennac lâche un indice : un bon prof se couche tôt, et j'écris ce texte déjà trop tard dans la soirée. Démissionnons, je ne serai jamais un couche-tôt. Il doit bien y avoir des exceptions pour que la règle soit confirmée. Un bon prof, alors, c'est quoi ? c'est qui ? C'est un type qui aime ses élèves. Aimer ? Tu dérapes mon ami... Aimer pourtant, seule solution. le savoir dont je cherche à donner le goût à mes élèves, si je le leur transmets, c'est uniquement parce que je pense qu'il est peut-être utile à leur bonheur comme il l'est au mien, et comme je les aime, mes élèves, cancres ou friandises, je fais tout mon possible pour les rendre heureux. Idéalisme cul-cul ? Naïveté ? Sortez les violons que je vous montre à quel point je suis gentil dans mon monde rose de roman à l'eau du même nom ? Oui. Faire prof sans être idéaliste, c'est comme faire curé sans croire en Dieu.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          2 26         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Caro29, le 16 octobre 2014

    Caro29
    C’est vrai que Chagrin d’école est un livre essentiellement pour les profs puisqu’il leur permet de mieux comprendre le cancre, cet élève dont on dit aujourd’hui qu’il est en « décrochage scolaire ». C’est vrai aussi que si le milieu éducatif ne m’intéressait pas, je n’aurais peut-être pas lu ce livre. Mais il s’agit là d’une autobiographie, celle d’un ancien cancre : Daniel Pennac. On a du mal à y croire, sa plume est belle et ses œuvres sont nombreuses, et pourtant… L’auteur y raconte ses souffrances, car un cancre n’est pas nécessairement indifférent à ses difficultés d’apprentissage, il n’est pas forcément heureux de « décrocher », généralement, il se retrouve face à lui-même et à ses échecs à un moment donné et s’ensuivent les conséquences de ce décrochage : violences, repli sur soi, etc. C’est en tout cas ce que dit Pennac.
    Au final, c’est bien le propos de cet ouvrage autobiographique, que j’ai du mal à qualifier (roman, essai ?), qui m’a plu. Les anecdotes que raconte Pennac sont intéressantes, qu’il s’agisse de choses qu’il a vécues ou d’histoires collectées dans des établissements scolaires de quatre coins de la France, le tout dans les six chapitres que compte Chagrin d’école. Et de sa vie de cancre, l’auteur raconte ensuite comment il est « devenu » grâce à des profs qui ne l’ont jamais « lâché » et grâce à l’amour aussi. Puis il donne des cours de grammaire à ses lecteurs, toujours pour étayer ses propos (quelles sont les nature et fonction du « y » dans « je n’y arriverai jamais » et du « le » dans « tu le fais exprès » ?). Il évoque ensuite le « cancre » actuel, cet élève (de banlieue, de cité souvent) qui est pris pour cible par « Grand-mère Marketing », parle des objets en les citant par leur marque, oubliant presque leur nom… Et au final, on en revient à l’amour, qui a sauvé Pennac lui-même et qui reste au cœur de tout, et notamment de la vocation des (bons) profs.
    J’ai toujours beaucoup aimé Daniel Pennac et je ne regrette pas d’avoir lu ce livre qui m’a ouvert les yeux sur pas mal de choses et m’a renvoyé quelques années en arrière, quand j’étais moi-même collégienne puis lycéenne. Je me suis souvenue de tout ce que j’inventais quand je n’avais pas fait un exercice ou appris une leçon, je me suis souvenue de mes difficultés en maths (une discipline qui reste du chinois pour moi) et de l’admiration que j’avais devant les élèves qui ne bossaient pas (c’est en tout cas ce qu’ils disaient) et décrochaient les meilleures notes, quand j’avais travaillé pendant des heures et avais des trous de mémoire devant ma copie, etc, etc. Puis je me suis rappelée ma prof de français de seconde, celle qui m’a « sauvée », même si je suis persuadée que ce n’était pas volontaire de sa part… Belle expérience donc que ce « Chagrin d’école » et chouette premier livre (roman, essai ?) pour ce challenge ABC 2014-2015.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          2 19         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par olivberne, le 11 octobre 2012

    olivberne
    Ce livre devrait être donné en lecture obligatoire à toute personne prétendant devenir enseignat. C'est un hymne à ce métier, un hymne aux élèves et surtout aux cancres que Pennac représente et revalorise. Tout au long de la lecture, je me suis extasié, inquiété, surpris et ému de cette expérience d'élève puis de professeur. Je me suis vu tous les jours devant mes élèves, en me demandant si moi aussi je pourrais oser ce qu'il tente. Pennac est un prof comme il y en a peu dans l'éducation nationale, de ces profs qui aiment leur métier, qui aiment leurs élèves et qui ont envie d'avancer. Quand j'entends des inepties à chaque conseil de classe, je me demande si c'est encore utile de le faire lire à certains. Mais heureusement lui aussi a connu des échecs, des ratés, des déceptions et cela rassure, cela remotive car il montre comment les dépasser (quand on peut).
    Le livre se lit très rapidement, il se dévore quand on accroche. Une pensée pénnachienne par jour, une page à lire et ça repart.
    C'est l'un de mes bonheurs de lecture de ces dernières années, pas seulement pour toutes ces raisons. C'est une autobiographie de qualité, magré les défauts possibles (Pennac ne serait-il pas autosuffisant?)
    Lisez et faites lire Chagrin d'école, vous ne le regretterez pas!
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 22         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par sultanne, le 26 août 2012

    sultanne
    Quelle belle plume que celle de Pennac, que je découvre avec autant de bonheur à chaque fois ; plume empreinte d'une tendresse doucereuse, rassurante ; prose, poétique à souhait ; plume un peu fouilli, foure-tout-bazard ou pêle-mêle ; plume humaniste, belle et grandiose.
    Du cancre invétéré au prof se croyant investi d'une mission quasi-divine, Daniel Pennac retrace, dans le chaos de sa mémoire, son propre cursus d'écolier, semé d'embûches et de découragement, comme l'aura été celui de tout un chacun.
    Mais de partout, dans toutes les pores de son encre, transpire un amour invétéré pour la langue, pour sa grammaire, sa sonorité, pour le sens caché que ses textes proposent, pour tout ce qu'une langue a de promesses et d'inattendu, pour toute l'Histoire dont elle est constamment grosse, pour son caractère à la fois inaltérable et impalpable...
    Bref, je retrouve chez Pennac ce regard d'amour fasciné que je porte depuis toujours à ma langue, celle que je parle, celle qui me parle si je l'écoute un peu, celle que j'enseigne avec, parfois, autant de fougue et de folie que semble l'avoir fait ce M. Pennac.
    à lire à chaque rentrée des classes pour se remettre dans le doit chemin !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          1 21         Page de la critique


Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 mars 2008
    Lecture jeune, n°125 - En quatrième de couverture, un bulletin scolaire donne le ton, Daniel Pennac était un piètre élève, cancre et chahuteur mais aussi créatif et gai. Nous serions tentés d’en rire mais Daniel Pennac nous annonce ici que ce statut était cause de souffrance. Il fallait faire face à la grande institution scolaire, aux courroux des professeurs alors que le premier drame était certainement celui de l’élève angoissé, face à l’incapacité d’apprendre ou de comprendre. Il livre ici une part de son enfance mais il rend également hommage aux enseignants qui prêtent attention à ceux qui se trouvent au fond de la classe. Le propos de Pennac, parfois confus ou répétitif concerne tout à la fois son histoire et celle des cancres d’aujourd’hui. Du point de vue du professeur, il dénonce une société de consommation qui pousse les jeunes à « avoir » plutôt qu’à « être » ou à « apprendre », la démission des parents, le chômage qui décourage. Plus loin, il sourit en racontant les appels désespérés des parents face à un enfant turbulent et démissionnaire, changeant sans cesse d’établissement. Mais surtout, il s’enthousiasme lorsque des initiatives permettent de faire se rencontrer l’école et les élèves. Cet essai dense et inégal se lit d’une traite et avec plaisir, comme un bon roman de Pennac, car il sait nous communiquer sa ferveur, sa passion pour l’enseignement. On retrouve d’ailleurs son style léger et nostalgique. À travers ce portrait du cancre qu’il a été, on devine également qu’il a nourri le personnage de Benjamin Mallaussène, bouc émissaire et « mauvais élève ». Un ouvrage qui, malgré ses faiblesses, a le mérite de donner une vision positive de l’enseignement, de susciter l’envie de lancer des passerelles vers ceux qui semblent être les oubliés de l’école. Anne Clerc

> voir toutes (136)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Caro29, le 16 octobre 2014

    Un des malentendus de ma scolarité tient sans doute à ce que mes professeurs notaient comme étant fausses mes réponses absurdes. Je pouvais répondre absolument n'importe quoi, une seule chose m'était garantie : j'obtiendrais une note ! Zéro, généralement. J'avais compris cela très tôt. Et que c'était la meilleure façon d'avoir la paix ce zéro. Au moins provisoirement.

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation

  • Par Little_Chiwie, le 17 octobre 2014

    Or, c'est dans la conscience de son présent que l'individu se construit, pas en le fuyant.

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la citation

  • Par krystal, le 22 février 2008

    Un après midi de l'année du bac (une des années du bac) mon père me donnant un cours de trigonométrie dans la pièce qui nous servait de bibliothèque, notre chien se coucha en douce sur le lit, derriere nous. Repéré, il fut sèchement viré :
    - Dehors, le chien, dans ton fauteuil !
    Cinq minutes plus tard, le chien était de nouveau sur le lit. Il avait juste pris soin d'aller chercher la vieille couverture qui protégeait son fauteuil et de se coucher sur elle. Admiration générale, bien sûr, et justifiée : qu'un animal pût associer une interdiction à l'idée abstraite de propreté et en tirer la conclusion qu'il fallait faire son lit pour jouir de la compagnie des maitres, chapeau, evidemment, un authentique raisonnement ! Ce fut un sujet de conversation familiale qui traversa les âges. Personnellement, j'en tirai l'enseignement que même le chien de la maison pigeait plus vite que moi. Je crois bien lui avoir murmuré à l'oreille :
    - Demain, c'est toi qui va au bahut, lèche-cul
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 59         Page de la citation

  • Par bgn, le 11 mars 2013

    « Nos « mauvais élèves » (élèves réputés sans devenir) ne viennent jamais seuls à l'école. C'est un oignon qui entre dans la classe : quelques couches de chagrin, de peur, d'inquiétude, de rancœur, de colère, d'envies inassouvies, de renoncement furieux, accumulées sur fond de passé honteux, de présent menaçant, de futur condamné. Regardez, les voilà qui arrivent, leur corps en devenir et leur famille dans leur sac à dos. Le cours ne peut vraiment commencer qu'une fois le fardeau posé à terre et l'oignon épluché. Difficile d'expliquer cela, mais un seul regard suffit souvent, une parole bienveillante, un mot d'adulte confiant, clair et stable, pour dissoudre ces chagrins, alléger ces esprits, les installer dans un pré­sent rigoureusement indicatif.
    Naturellement le bienfait sera provisoire, l'oignon se recomposera à la sortie et sans doute faudra-t-il recommencer demain. Mais c'est cela, enseigner c'est recommencer jusqu'à notre nécessaire disparition de professeur. Si nous échouons à installer nos élèves dans l'indicatif présent de notre cours, si notre savoir et le goût de son usage ne prennent pas sur ces garçons et sur ces filles, au sens botanique du verbe, leur existence tanguera sur les fondrières d'un manque indéfini. Bien sûr nous n'aurons pas été les seuls à creuser ces galeries ou à ne pas avoir su les combler, mais ces femmes et ces hommes auront tout de même passé une ou plusieurs années de leur jeunesse, là, assis en face de nous. Et ce n'est pas rien, une année de scolarité fichue : c'est l'éternité dans un bocal. »
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 16         Page de la citation

  • Par mgeffroy, le 12 mars 2008

    Ou ce professeur de sciences naturelles, en terminale, à qui je dois mon exclusion du lycée. Se plaignant de ce que la moyenne générale de "cette classe" n'éxcédât pas les 3,5/20, il avait commis l'imprudence de nous en demander la raison. Front haussé, menton tendu, commissures tombantes :
    - Alors quelqu'un peut-il expliquer cette... prouesse ?
    J'ai levé un index poli et suggéré deux explications possibles : ou notre classe constituait une monstruosité statistique (32 élèves qui ne pouvaient dépasser une moyenne de 3,5 en sciences naturelles), ou ce résultat famélique sanctionnait la qualité de l'enseignement dispensé.
    Content de moi, je suppose.
    Et fichu à la porte
    - Héroïque mais inutile, me fit observer un copain : sais-tu la différence entre un professeur et un outil ? Non ? Le mauvais prof n'est pas réparable.
    Viré, donc.
    Fureur de mon père, bien sûr.
    Sales souvenirs, ces années de rancœur ordinaire !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 22         Page de la citation

> voir toutes (31)

Videos de Daniel Pennac

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Daniel Pennac

Daniel Pennac, Télérama Dialogue : « Il ne faut pas raconter d'histoires au public » .








Sur Amazon
à partir de :
15,00 € (neuf)
1,05 € (occasion)

   

Faire découvrir Chagrin d'école par :

  • Mail
  • Blog

Découvrez la collection Folio

> voir plus

Lecteurs (2265)

> voir plus

Quiz