ISBN : 2070302482
Éditeur : Gallimard (1970)


Note moyenne : 4.21/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
Le poème à analyser est le septième du recueil amers de saint john perse. Il est composé d'une introduction et de quatre parties dont la dernière est une sorte de conclusion et d'ouverture qui annonce le prochain poème.
L'introduction comporte deux strophes, don... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par Cath36, le 20 février 2011

    Cath36
    Hissez la grand voile et larguez les amarres ! la poésie de Saint-John Perse
    vous emmène par-delà le roulis de ses vers en des contrées imaginaires où le réel se nourrit de mythe et d'histoire, de paysages sublimes et d'expérience humaine.
    Que dire d'autre sur mon poète préféré ? Qu'il m'accompagne dans tous mes rêves et nourrit mes envies de voyage par sa simple lecture.
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Anna, le 08 janvier 2008

    Anna
    Le plus beau
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par psycheinhell, le 28 novembre 2010

    Fierté de l'homme en marche sous sa charge d'éternité ! Fierté de l'homme en marche sous son fardeau d'humanité, quand pour lui s'ouvre un humanisme nouveau, d'universalité réelle et d'intégralité psychique... Fidèle à son office, qui est l'approfondissement même du mystère de l'homme, la poésie moderne s'engage dans une entreprise dont la poursuite intéresse la pleine intégration de l'homme. Il n'est rien de pythique dans une telle poésie. Rien non plus de purement esthétique. Elle n'est point art d'embaumeur ni de décorateur. Elle n'élève point des perles de culture, ne trafique point de simulacres ni d'emblèmes, et d'aucune fête musicale elle ne saurait se contenter. Elle s'allie, dans ses voies, la beauté, suprême alliance, mais n'en fait point sa fin ni sa seule pâture. Se refusant à dissocier l'art de la vie, ni de l'amour la connaissance, elle est action, elle est passion, elle est puissance, et novation toujours qui déplace les bornes. L'amour est son foyer, l'insoumission sa loi, et son lieu est partout, dans l'anticipation. Elle ne se veut jamais absence ni refus.
    Elle n'attend rien pourtant des avantages du siècle. Attachée à son propre destin, et libre de toute idéologie, elle se connaît égale à la vie même, qui n'a d'elle-même à justifier. Et c'est d'une même étreinte, comme une seule grande strophe vivante, qu'elle embrasse au présent tout le passé et l'avenir, l'humain avec le surhumain, et tout l'espace planétaire avec l'espace universel. L'obscurité qu'on lui reproche ne tient pas à sa nature proche, qui est d'éclairer, mais à la nuit même qu'elle explore, et qu'elle se doit d'explorer : celle de l'âme elle-même et du mystère où baigne l'être humain.

    [In "Poésie", discours d'allocution au banquet Nobel de 1960]
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  • Par nadejda, le 23 octobre 2011

    ... et que l'Amante renversée dans ses enveloppes florales livre à la nuit de mer sa chair froissée de grande labiée ! Il n'est point là d'offense pour son âme...
    Submersion ! Soumission ! Que le plaisir sacré t'inonde, sa demeure ! Et la jubilation très forte est dans la chair, et de la chair dans l'âme est l'aiguillon. J'ai vu briller entre tes dents le pavot rouge de la déesse.
    (...) Une même vague par le monde, une même vague notre course... Etroite la mesure, étroite la césure, qui rompt en son milieu le corps de femme comme le mètre antique... Tu grandiras, licence ! La mer lubrique nous exhorte, et l'odeur de ses vasques erre dans notre lit... Rouge d'oursin les chambres du plaisir.
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  • Par nadejda, le 23 octobre 2011

    Du maître des astres et de navigation :
    Ils m'ont appelé l'Obscur, et mon propos était de mer.
    L'année dont moi je parle est la plus grande Année ; la Mer où j'interroge est la plus grande Mer.
    Révérence à ta rive, démence, ô Mer majeure du désir...
    La condition terrestre est misérable, mais mon avoir immense sur les mers, et mon profit incalculable aux tables d'outre-mer.
    (...)Et ma prérogative sur les mers est de rêver pour vous ce rêve du réel... Ils m'ont appelé l'Obscur et j'habitais l'éclat.
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  • Par Cath36, le 20 février 2011

    Et vous, Mers, qui lisiez dans de plus vastes songes, nous laisserez-vous un soir aux rostres de la Ville, parmi la pierre publique et les pampres de bronze ?
    Plus large, ô foule, notre audience sur ce versant d'un âge sans déclin : la Mer, immense et verte comme une aube à l'orient des hommes,
    La Mer en fête sur ses marches comme une ode de pierre : vigile et fête à nos frontières, murmure et fête à hauteur d'homme - la Mer elle-même notre veille, comme une promulgation divine....
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  • Par nadejda, le 23 octobre 2011

    Guide-moi, plaisir, sur les chemins de toute mer ; au frémissement de toute brise où s'alerte l'instant, comme l'oiseau vêtu de son vêtement d'ailes... Je vais, je vais un chemin d'ailes, où la tristesse elle-même n'est plus qu'aile... Le beau pays natal est à reconquérir, le beau pays du Roi qu'il n'a pas revu depuis l'enfance, et sa défense est dans mon chant. Commande, ô fifre, l'action, et cette grâce encore d'un amour qui ne nous mette en mains que les glaives de joie !...
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