ISBN : 2868692281
Éditeur : Actes Sud (1993)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.04/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
LE POINT DE VUE DE L'ÉDITEUR

Sur la lecture n'est ni un texte méconnu ni un
introuvable. C'est la préface que Proust écrivit
en 1905 pour sa traduction de Sésame et les Lys
de John Ruskin. Mais ces pages dépassent de
si loin l'... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 24 mars 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Comme son titre le laisse présager, ce livre est un hymne à la lecture. Celle qu'on lit étant enfant, celle qui nous rappelle des souvenirs. Cette lecture qui fait du bien, nous calme, nous apaise, nous révolte, nous bouscule. Cette lecture qui nous fait vivre sans pour autant remplacer la vie. Car c'est bien de cela dont parle Marcel Proust. La lecture peut nous aider dans la vie mais elle ne doit pas remplacer la vie.
    Quand la lecture devient plus importante que la vie elle-même, alors la lecture n'est pas appréciée à sa juste valeur.
    Concernant la forme, je n'avais jamais lu d'écrits de Marcel Proust mais j'avais entendu parler de ces phrases presque interminables. C'est bien le cas ici. Des phrases qui durent plusieurs lignes au point que l'on oublie de quoi parlait le début. J'exagère un peu mais cela rend la lecture un peu moins fluide, comme s'il était difficile de reprendre son souffle.
    Cependant, j'ai apprécié ce [court] livre et je l'apprécierais encore plus lors de sa relecture. Car je pense que c'est un livre qui se lit et se relit avec plaisir. Car n'est-ce pas agréable de lire les écrits d'un homme vantant la même passion que nous ?
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    • Livres 5.00/5
    Par ivredelivres, le 15 novembre 2011

    ivredelivres
    Bonheur de l'édition voilà un livre que vous pouvez trouver sous plusieurs costumes, en mélange dans Pastiches et mélanges, en petite édition simple chez Sillage ou alors en livre audio.
    j'ai choisi la version sonore car elle est lue pas quelqu'un pour lequel j'ai une passion coupable : André Dussolier.
    Je ne vais pas m'étendre sur le sujet du livre, je crois que vous le connaissez tous, la lecture, les livres, le bonheur de lire lorsque l'on est enfant et au delà.
    Proust nous parle de ces livres qui nous donnent envie de passer la soirée avec eux, ce petits grincement que constitue le « chapitre interrompu » car « On aurait tant voulu que le livre continuât ».
    Le rôle de la lecture « une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés » disait Ruskin, ce à quoi Proust répond
    « la lecture ne saurait être ainsi assimilée à une conversation, fût-ce avec le plus sage des hommes; que ce qui diffère essentiellement entre un livre et un ami, ce n'est pas leur plus ou moins grande sagesse, mais la manière dont on communique avec eux, la lecture, au rebours de la conversation, consistant pour chacun de nous à recevoir communication d'une autre pensée, mais tout en restant seul »
    Pour lui c'est d'abord et avant tout un accès à soi.
    Le livre qui console de tout disait Montesquieu, qui tient enchaîné la ronde des heures dirait Proust, ce petit texte devenu très célèbre est ici porté par André Dussolier, un plaisir ajouté.


    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2011/10/16/sur-la-le..
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    • Livres 3.00/5
    Par cicou45, le 23 mai 2011

    cicou45
    Probablement le livre de Proust que j'ai préféré puisqu'il est totalement différent de ces autres ouvrages. Étant à l'origine destiné à être la préface de sa traduction de "Sésame et les lys, livre de l'auteur anglais Ruskin, ce n'est que plus tard que ce bel éloge de la lecture deviendra un livre à part entière. J'ai tout particulièrement apprécié ce livre car l'auteur change ici sa manière d'écrire. On y trouve beaucoup de phrases moins longues, même si Marcel Proust ne pouvait pas totalement changer de style, et j'y apporte une importance puisque l'auteur nous parle d'un sujet qui me passionne : l'amour des livres et de la lecture !
    Vous tous qui partagez, j'en suis sûr, la même passion que moi, je vous invite vivement à venir découvrir ce petit ouvrage...
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    • Livres 3.00/5
    Par MarcBibliotheca, le 26 juin 2010

    MarcBibliotheca
    ...
    Rien de tel que la lecture, et en lecteur passionné l'écrivain français du début de XXème siècle Marcel Proust, bien plus célèbre pour son oeuvre magistrale a LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU, se donne ici sur sa passion dans ce qui était à l'origine qu'une préface d'une traduction du roman Sésame et les lys (Sesame and Lilies) de l'écrivain anglais John Ruskin. Aujourd'hui cette préface est édité seule, le roman de Rushkin étant tombé totalement dans l'oubli depuis.
    ...
    Article complet : Cliquez sur le lien ci-dessous !!!

    Lien : http://bibliotheca.skynetblogs.be/post/6931038/sur-la-lecture--marce..
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    • Livres 4.00/5
    Par Malice, le 28 juin 2010

    Malice
    Il y a un véritable lien pour Proust entre l'art et la lecture, beaucoup de sensibilité à la nature aux gestes simples de la vie. Lire rythme avec vivre.
    Le style de Proust (auteur que je connais fort mal) est d'une extrême délicatesse. Un merveilleux petit ouvrage à lire et même relire pour mieux l'apprécier et mieux le comprendre aussi tellement ce petit texte est d'une grande richesse.

    Lien : http://livresdemalice.blogspot.com/2009/12/marcel-proust-sur-la-lect..
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Citations et extraits

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  • Par Grapheus, le 04 décembre 2010

    Sans doute, l'amitié, l'amitié qui a égard aux individus, est une chose frivole, et la lecture est une amitié. Mais du moins c'est une amitié sincère, et le fait qu'elle s'adresse à un mort, à un absent, lui donne quelque chose de désintéressé, de presque touchant. C'est de plus une amitié débarrassée de tout ce qui fait la laideur des autres. Comme nous ne sommes tous, nous les vivants, que des morts qui ne sont pas encore entrés en fonctions, toutes ces politesses, toutes ces salutations dans le vestibule que nous appelons déférence, gratitude, dévouement et où nous mêlons tant de mensonges, sont stériles et fatigantes. De plus, - dès les premières relations de sympathie, d'admiration, de reconnaissance, - les premières paroles que nous prononçons, les premières lettres que nous écrivons, tissent autour de nous les premiers fils d'une toile d'habitudes, d'une véritable manière d'être, dont nous ne pouvons plus nous débarrasser dans les amitiés suivantes ; sans compter que pendant ce temps-là les paroles excessives que nous avons prononcées restent comme des lettres de change que nous devons payer, ou que nous paierons plus cher encore toute notre vie des remords de les avoir laissé protester. Dans la lecture, l'amitié est soudain ramenée à sa pureté première. Avec les livres, pas d'amabilité. Ces amis-là, si nous passons la soirée avec eux, c'est vraiment que nous en avons envie. Eux, du moins, nous ne les quittons souvent qu'à regret. Et quand nous les avons quittés, aucune de ces pensées qui gâtent l'amitié : Qu'ont-ils pensé de nous ? - N'avons nous pas manqué de tact ? - Avons-nous plu ? - et la peur d'être oublié pour tel autre. Toutes ces agitations de l'amitié expirent au seuil de cette amitié pure et calme qu'est la lecture.

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  • Par MarcBibliotheca, le 26 juin 2010

    Nous sentons très bien que notre sagesse commence où celle de l’auteur finit, et nous voudrions qu’il nous donnât des réponses, quand tout ce qu’il peut faire est de nous donner des désirs. Et ces désirs, il ne peut les éveiller en nous qu’en nous faisant contempler la beauté suprême à laquelle le dernier effort de son art lui a permis d’atteindre. Mais par une loi singulière et d’ailleurs providentielle de l’optique des esprits (loi qui signifie peut-être que nous ne pouvons recevoir la vérité de personne, et que nous devons la créer nous-mêmes), ce qui est le terme de leur sagesse ne nous apparaît que comme le commencement de la nôtre, de sorte que c’est au moment où ils nous ont dit tout ce qu’ils pouvaient nous dire qu’ils font naître en nous le sentiment qu’ils ne nous ont encore rien dit.
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  • Par liratouva2, le 27 septembre 2011

    Puis la dernière page était lue, le livre était fini. Il fallait arrêter la course éperdue des yeux et de la voix qui suivait sans bruit, s’arrêtant seulement pour reprendre haleine, dans un soupir profond. Alors, quoi ? ce livre, ce n’était que cela ? Ces êtres à qui on avait donné plus de son attention et de sa tendresse qu’aux gens de la vie, n’osant pas toujours avouer à quel point on les aimait, et même quand nos parents nous trouvaient en train de lire et avaient l’air de sourire de notre émotion, fermant le livre, avec une indifférence affectée ou un ennui feint ; ces gens pour qui on avait haleté et sangloté, on ne les verrait plus jamais, on ne saurait plus rien d’eux. Déjà, depuis quelques pages, l’auteur, dans le cruel « Épilogue », avait eu soin de les « espacer » avec une indifférence incroyable pour qui savait l’intérêt avec lequel il les avait suivis jusque-là pas à pas. L’emploi de chaque heure de leur vie nous avait été narré. Puis subitement : « Vingt ans après ces événements on pouvait rencontrer dans les rues de Fougèresun vieillard." On aurait tant voulu que le livre continuât, et, si c’était impossible, avoir d’autres renseignements sur tous ces personnages, apprendre maintenant quelque chose de leur vie, employer la nôtre à des choses qui ne fussent pas tout à fait étrangères à l’amour qu’ils nous avaient inspiré.
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  • Par Malice, le 28 juin 2010

    Qui ne se souvient comme moi de ces lectures faites au temps des vacances, qu'on allait cacher successivement dans toutes celles des heures du jour qui étaient assez paisibles et assez inviolables pour pouvoir leur donner asile. Le matin, en rentrant du parc, quand tout le monde était parti "faire une promenade", je me glissais dans la salle à manger où, jusqu'à l'heure encore lointaine du déjeuner personne n'entrerait que la vieille Félicie relativement silencieuse, et où je n'aurais pour compagnons, très respectueux de la lecture, que les assiettes peintes accrochées au mur, le calendrier dont la feuille de la veille avait été fraîchement arrachée, la pendule et le feu qui parlent sans demander qu'on leur réponde et dont les doux propos vides de sens ne viennent pas, comme les paroles des hommes, en substituer un différent à celui des mots que vous lisez.
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  • Par liratouva2, le 27 septembre 2011

    Après le déjeuner, ma lecture reprenait tout de

    suite ; surtout si la journée était un peu chaude,

    on montait « se retirer dans sa chambre », ce qui
    me permettait, par le petit escalier aux marches
    rapprochées, de gagner tout de suite la mienne, à
    l’unique étage si bas que des fenêtres enjambées
    on n’aurait eu qu’un saut d’enfant à faire pour se
    trouver dans la rue.
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