> Nicolas Richard (Traducteur)

ISBN : 2021019748
Éditeur : Seuil (2010)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
Los Angeles, 1970. Doc Sportello est un détective privé d’un genre particulier : il vit sur une des plages de la ville, est un adepte du joint bien roulé, et, à l’occasion, du trip intersidéral à l’acide. Avec son meilleur ennemi, le flic Bigfoot, il enquête sur l’étran... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par Fisheye, le 03 août 2011

    Fisheye
    Il y a chez Pynchon une dextérité qui laisse pantois. Un tact absolu. Ce don de la bonne distance si chère à Nietzsche. Qu'il concocte un récit époustouflant et rhizomique retraçant comment la modernité est née le jour où de Broglie eut l'intuition de lier le destin des ondes à celui de la matière, ou bien qu'il suive les zigzags d'un privé perpétuellement stone dans le Los Angeles des années 70, il parvient toujours à trouver l'endroit exact d'où tout doit être regardé, le ton juste pour raconter cette éternelle histoire faite de bruit et de fureur et qui ne signifie rien : la rencontre improbable de l'Homme et du Monde.
    Ici, petit malin qui écrit comme un enfant regarderait un accident de la circulation en léchant sa glace à la fraise, Pynchon se lance dans une irrésistible relecture des codes du polar. Une enquête que personne ne comprend, un privé hard-boiled, des dizaines de personnages croisés le temps d'interrogatoires déjantés, de belles pépées vénéneuses, d'horribles brutes à croix gammées, des arrières salles enfumées, tout y est. Mais c'est un peu comme si Proust était en train d'écrire "Fais-pas ta rosière" : l'enjeu de la recherche de Doc Sportello au pays des hippies versus yuppies, c'est bien le temps perdu à se dire que la vie est ailleurs. Car le roman a beau être mené sur un rythme effréné façon Dick Dale & the Dale-Tones, derrière l'humour loufoque se tapit, en filigrane, un constat doux-amer. Finalement, tout le monde erre dans un brouillard impénétrable, en se cognant ou en se ratant. Oh, ce n'est pas que la Vie est mal faite, c'est juste qu'elle n'est pas faite pour nous. Ou nous pour elle. le vrai Vice caché de nos existences, le voilà !
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par keisha, le 18 décembre 2010

    keisha
    Pour provoquer un peu, je dirais qu'après Vente à la criée du lot 49, Vice caché m'a déçu*. Quoi! Seules les bananes sont givrées, l'intrigue si on la résume ressemble à un polar classique, pas de sensation déstabilisante. Mais finalement, heureusement que le lecteur peut garder la tête claire, car les personnages ne carburent pas à l'air pur.

    Los Angeles, 1970. Les émeutes de Watts en 1965 sont encore en mémoire, Charles Manson a été arrêté, la communauté hippie, à laquelle appartient le détective privé Doc Sportello, vaque à ses occupations. Shasta, la copine de Doc, qui l'a quitté pour Mickey Wolfmann, l'appelle à l'aide. Peu de temps après, Wolfman et Shasta disparaissent, un garde du corps est tué, Doc cherche à en savoir plus, accepte d'autres affaires qui interfèrent avec la première, ne sait sur quel pied danser vis à vis du policier Bigfoot, un type du FBI nommé Borderline apparait. Doc (et le lecteur qui n'a pas le temps de souffler) vont de surprise en découverte, trafic de drogue, magouilles immobilières, flics pourris, les armes circulent, bref, pour ce style d'histoire, on a ses marques. Et c'est réussi!

    Mais ce roman qui demande quand même un peu d'attention à la lecture est franchement jubilatoire. Les dialogues sont tip top, parfois ça part dans des digressions cinématographiques ou musicales, et souvent c'est carrément psychédélique.

    "Une cape de velours qui lui tombait aux chevilles, à motifs cachemire, avec tellement de teintes "psychédéliques" discordantes que la télé de Doc, un bidule bas de gamme acheté sur le parking de Zody's dans une vente Folie de Minuit deux ans plus tôt, n'arrivait pas vraiment à suivre. Bigfoot avait accessoirisé sa tenue avec des perles d'amour, des lunettes de soleil décorées de symboles peace and love sur les verres, et une gigantesque perruque afro rayée rouge chinois, chartreuse et indigo."
    "Dans le bureau de Doc, il y avait deux banquettes à haut dossier recouvertes de plastique capitonné fuschia, disposées face à face, de part et d'autre d'une table en Formica d'un agréable vert tropical."

    Je ne sais pas si vous visualisez, mais "ça craint " quand même.

    "Excusez-moi, c'est bien un joint à moitié fumé, dans votre cendrier, là?
    Oh, je manque à tous mes devoirs, en voici un tout neuf, il n'y a plus qu'à l'allumer, voyez?"

    Croyez-moi : durant toute cette lecture, je n'ai pas fumé, mais je me suis beaucoup amusée et détendue!

    *Ne me croyez pas, j'ai adoré!

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-vice-cache-60159..
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par jugecorwin, le 29 décembre 2010

    jugecorwin
    Doc Sportello est un détective privé. A Los Angeles, en 1970, cela n'a rien de bien sensationnel, si le gus en question n'était pas des plus atypique pour sa profession. Consommateur et amateur de joints, de marijuana et autres mélanges, Doc n'est pas franchement un référence. Il serait d'ailleurs plutôt une cible pour la police, voire une erreur. C'est en tout cas ce que pense l'inspecteur Bigfoot Bjornsen. le flic, un peu guindé avec des penchants assez nets pour l'embrouille et les menaces sans voiles, préférerait ne pas avoir à s'occuper de Doc. du moins, pas autrement qu'en l'inculpant pour trafic de drogues. le problème, c'est que le détective a des résultats et surtout, avec son air inoffensif et ses méthodes à la “cool”, il obtient de très bons résultats dans la société californienne. Cette belle société qui goûte en cachette mais qui s'offusque officiellement.
    l'affaire qui réunit nos deux lascars parait simple : un homme a été tué, un milliardaire, et Doc s'y trouve mêlé pour plusieurs raisons (le simple fait d'avoir été laissé inconscient sur les lieux du crime devrait d'ailleurs motivé la plupart des gens, non ?). Simple ?
    Ah bah, non. Trop facile.
    Vice caché, c'est une pelote de laine qu'aurait essayé de faire un enfant. cela part dans tous les sens ! Il y a beaucoup de monde dans l'univers du Doc, et l'on est pas sûr que certains ne soient pas que des inventions dues aux abus de psychotropes......
    (la suite sur mon blog)

    Lien : http://www.heat27.com/blog/actu-sf/vice-cache-de-thomas-pynchon/
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par benne, le 12 septembre 2011

    benne
    J'ai rien compris. Très difficile de s'immiscer dans le récit tant la narration est ardue. Un mélange d'écrit et d'oral qui m'a dérouté.
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Thomas Pynchon, Vice caché, par Nicolas Richard (traducteur) .
Thomas Pynchon, né en 1937 dans l?État de New York, est l?un des hommes les plus secrets de la littérature américaine. Originaire de Long Island, il commença des études d'ingénieur à l'université Cornell mais arrêta à la fin de sa deuxième année pour rejoindre l'US Navy. Il retourna à Cornell en 1957 pour suivre des études de lettres et commença à publier au début des années 60.Il est l?auteur de sept livres, tous traduits en français et publiés dans la collection « Fiction & Cie », au Seuil : V et L?Homme qui apprenait lentement ( 1985); Vente à la criée du lot 49 (1986); L?Arc-en-ciel de la gravité (1988), Vineland (1991), Mason & Dixon (2001) et Contre-jour en 2008.Un entretien avec Nicolas Richard, traducteur de Vice cachéEn librairie le 2 septembre








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