Mona surgit un soir au bord du canal Saint-Martin, jolie fille seule, épuisée. Lorsqu'il la voit, Emmanuel, installé mais célibataire, séducteur mélancolique, lui offre l'hospitalité, sans vraiment savoir pourquoi. Quelle force l'amène à protéger et à cacher la criminel... > voir plus
Elle finit par s'assoupir en se laissant glisser
dans une âme d'enfant
qu'on viendra chercher,
dont les mots sont innocents
et le rêve impossible à tromper
Il est sous son emprise ; elle le sait, elle le plaint.
Elle est à lui mais il ne possède rien.
Il chérit une ombre, une énigme.
Ils ont beau s'aimer, vivre peau contre peau,
c'est chacun pour soi,
chacun replié dans une histoire où l'autre lui fait plus ou moins
l'effet d'un rôdeur
De sa main libre, il la caresse aux jambes, aux fesses, sous la jupe.
Elle est née dans cette main qui l'écrase de temps en temps, la froisse comme
une menthe ou la déploie comme une eau vive ;;;; LA suite page 161
Mais aujourd'hui, qui n'est pas plus ou moins tueur ?
(et Queffelec écrit cela en 1998 ... dixit charlottelit)
Il y a mille et une façons d'assassiner l'autre, de l'éliminer sans qu'il meure,
de le vider insensiblement comme on gobe un oeuf.
Il a l'air intact : il est mort.
Il éprouvait une lassitude extrême.
une immense faiblesse, un besoin de poser sa tête sur l'oreiller.
Et c'était ainsi depuis des mois.
Il avait sommeil à longueur de journée
(ainsi cela arrivait à d'autres que charlottelit ?)