Le narrateur, qui semble être son double avec cinq ans de moins, défend une certaine vision de la vie, des relations humaines et surtout du couple : une sorte d'hédonisme léger mais qui s'avère souvent empêché ou contrarié par les évènements ou les sentiments de l'autre. Où il est aussi question de l'amour pour les chats, les confiseries et la viole de gambe.
Le mot qui me paraît définir le mieux l'univers de
Quignard est raffinement : raffinement des décors, des atmosphères, des personnages… et bien sûr du style.
Quignard n'a pas son pareil pour parler de la mémoire, du désir, de l'amour, de l'amitié, du deuil, sans jamais tomber dans les clichés, le lyrisme ou la philosophie de bazar : c'est vrai, fort et délicat, tout en nuance. Un rien suranné peut-être...