ISBN : 2070379280
Éditeur : Gallimard (1988)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Sans nul doute Pascal Quignard compte au nombre des auteurs les plus prolixes de l'Hexagone ; il suffit de jeter un rapide coup d'oeil sur sa bibliographie pour avoir un juste aperçu de son incroyable "productivité". Et à chaque fois, un succès ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(1)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par MarianneDesroziers, le 30 avril 2010

    MarianneDesroziers
    Le narrateur, qui semble être son double avec cinq ans de moins, défend une certaine vision de la vie, des relations humaines et surtout du couple : une sorte d'hédonisme léger mais qui s'avère souvent empêché ou contrarié par les évènements ou les sentiments de l'autre. Où il est aussi question de l'amour pour les chats, les confiseries et la viole de gambe.
    Le mot qui me paraît définir le mieux l'univers de Quignard est raffinement : raffinement des décors, des atmosphères, des personnages… et bien sûr du style. Quignard n'a pas son pareil pour parler de la mémoire, du désir, de l'amour, de l'amitié, du deuil, sans jamais tomber dans les clichés, le lyrisme ou la philosophie de bazar : c'est vrai, fort et délicat, tout en nuance. Un rien suranné peut-être...
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (4)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par mandarine43, le 08 août 2011

    [ Incipit ]

    La maison de Saint-Germain-en-Laye

    "O du frissi mich ! O du frissi mich ! Du bist der
    Wolf und willst mich fressen !"

    ("O tu me dévores ! O tu me dévores ! Tu es le
    loup et tu veux me dévorer !")
    Grimmeishausen

    La pièce dont Seinecé avait l'usage à Saint-Germain-en-Laye était extraordinairement lumineuse. Elle était située au premier étage. C'était une lourde demeure du début du XIXe siècle, solidement arrimée au jardin par un très lourd escalier entouré de petits lauriers, de minuscules lilas et de fleurs. Deux hautes fenêtres donnaient sur le jardin, sur des noisetiers, sur deux champs, sur la forêt. Mademoiselle Aubier avait conservé le reste de l'étage et les chambres au-dessus. Je me souviens que la lumière de cette vaste pièce était rose. De grands rideaux bleus étaient fixés à des tringles de cuivre anglais au-dessus des fenêtres et tombaient en s'enflant d'une façon alourdie, épaisse, retenus par des embrasses de velours jaune. Ils formaient un grand drapé désuet. Les jours d'été la lumière intense dévorait lentement le contour des rideaux. Sans doute les murs étaient-ils peints en blanc mêlé de rose ainsi que l'on faisait il y a deux ou trois cents ans. C'était l'ancienne salle à manger. Il y avait une grande table longue pour huit ou dix couverts, au bois presque noir, sur laquelle Seinecé laissait ouverts des dictionnaires, entassait des livres, disposait des buvards aux couleurs variées et des crayons rouges ou jaunes.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par cathcor, le 23 février 2012

    Les livres partagent avec les tout petits enfants et les chats le privilège d'être tenus, des heures durant, sur les genoux des adultes.
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par line70, le 25 mars 2011

    L'essentiel du désir qui nous porte vers un autre corps veut le corps qu'il désire comme le prédateur sa proie, comme l'herbe l'eau. Aussi tout corps qu'on aime cède la place brusquement et se retire comme une mer. Toute envie a envie de se débarrasser de l'aiguillon même de l'envie et le plus souvent, comme elle le confond avec l'objet, cherche à se débarrasser de l'objet. Et de façon atroce tout ce qui apaise est un petit baptême qui ressemble assez à ce quoi sert peut-être la mort.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par cathcor, le 23 février 2012

    Wicland disait qu'il fallait avoir quelque chose à taire pour parler.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (20)

Videos de Pascal Quignard

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Pascal Quignard

Payot - Marque Page - Pascal Quignard - Les solidarités mystérieuses








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le Salon de Wurtemberg par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (39)

> voir plus

Quiz