ISBN : 2841569470
Éditeur : Editions du Rouergue (2008)


Note moyenne : 4.19/5 (sur 142 notes) Ajouter à mes livres
"Ce qu'ils mettent au dos des romans, je vais vous dire, c'est à se demander si c'est vraiment écrit pour vous donner l'envie. En tout cas, c'est sûr, c'est pas fait pour les gens comme moi. Que des mots à coucher dehors - inéluctable, quête fertile, admirable concision... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Seraphita, le 17 mai 2009

    Seraphita
    Germain Chazes, 45 ans, mène une vie routinière entre sa caravane, au fin fond du jardin de sa mère qu'il ne porte guère dans son cœur, son travail occasionnel (il est intérimaire) et le bar du coin où il retrouve des copains. Il est aussi un lieu qu'il aime fréquenter : le parc avec ses pigeons qu'il s'amuse à compter. Un jour, il fait la rencontre d'une vieille dame, Margueritte, à qui il va progressivement s'attacher. Lui qui est inculte, qui n'a pas le sens des lettres, va s'ouvrir au monde des livres grâce à Margueritte. De profonds changements s'opèrent en lui…
    Un roman passionnant traitant des thèmes de la culture, du goût du savoir, des lettres, de l'amitié inter-générationnelle. le style est vif, enlevé ; ce sont les pensées de Germain qui nous sont livrées, avec un ton souvent cru – mais cela ne m'a pas gênée – et surtout beaucoup d'humour. Sans y toucher, l'auteur aborde des thèmes graves, tels la douloureuse filiation de Germain, l'absence d'amour maternel, l'inculture du héros et ses conséquences en termes de moqueries de la part des autres. Ce livre se lit d'une traite et sa lecture en est rendue fluide grâce aux courts chapitres.
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    Critique de qualité ? (23 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par kathy, le 06 mai 2012

    kathy
    ELLE, c'est Marguerite : vieille dame, fripée comme un coquelicot, haute comme trois pommes, avec des petites pattes maigres; elle porte toujours une robe imprimée, avec des fleurs grises et violettes de la couleur de ses cheveux, un gilet gris tout boutonné, et puis des bas et des chaussures sombres. Signe particulier : a voyagé dans le monde entier et a, dans sa tête, des milliers d'étagères de livres, tous bien rangés, numérotés.
    LUI, c'est Germain : quadra, cent-dix kilos de muscles et pas un poil de graisse, un mètre quatre-vingt-neuf sous la toise, le reste à l'avenant. Signe particulier : Si ses parents l'avaient voulu, il aurait sûrement fait leur fierté. Pas de chance.
    NOUS, c'est une rencontre dans un jardin, à l'abri d'un gros tilleul, sur un banc à côté d'un bassin. Elle et moi, nous comptions les pigeons du parc.
    NOUS, c'est une rencontre entre deux passions : celle d'une dame qui cultive son jardin et y fait pousser des phrases, des mots, des histoires belles et émouvantes ; et puis, celle d'un « gros balourd inculte », dit-on dans le village, qui cultive son jardin pour y faire pousser la Tonnelet, la Saint-Pierre, la Beauté Blanche, la Noire de Crimée et l'Orange Bourgoin, la Goutte d'eau, …
    NOUS, c'est pourtant LUI qui, des heures durant, écoute les histoires lues par ELLE…, sur ce banc, dans ce jardin public à l'ombre du gros tilleul…
    NOUS, c'est pourtant LUI qui, peu à peu fait l'apprentissage des mots et découvre leur pouvoir : celui, sinon de changer sa vie, du moins de la percevoir autrement…
    NOUS, c'est aussi une transmission intergénérationnelle…
    NOUS, c'est enfin « une affection qui grandit sous cape, qui prend racine malgré soi et envahit pire que du chiendent. Ensuite, c'est trop tard : le cœur on ne peut pas le passer au Roundup pour lui désherber la tendresse ».
    Au final, EUX, c'est tout simplement une histoire d'amour, d'amitié, de passion, de partage, de générosité ; une histoire pleine de tendresse, d'émotion, de poésie ; un hommage rendu aux passionnés de livres et de lecture.
    Un livre à lire absolument ….
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    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par pyrostha, le 07 janvier 2011

    pyrostha
    Ami bonjour!!! Vous savez quoi? j'ai perdu des amis...Non je ne suis pas triste car je sais que je pourrai les retrouver quand je le voudrai ..Il me suffira de me replonger dans ce petit livre de de 218 pages mais tellement riche par son contenu!
    C'est Germain évidemment mon 1er ami mais s'il n'était pas accompagné de Margueritte (avec 2 "t" ) je ne l'aurais pas forcément écouté...Et pourtant...Il a la "tête en friche "Germain ...car oui, il n'est peut etre pas doté d'une intelligence supérieure " Si être intelligent ,c'était qu'une question de volonté,je serais un génie,je peux dire.Parce que j'en ai fait des effortsJ'en ai fait! Mais c'est comme si je voulais creuser une tranchée avec une cuillère à soupe.Tous les autres ont des tractopelles ,et moi je suis là comme un con.C'est le cas de le dire ".
    A cause de qui? il a bien son idée sur la question Germain.D'abord son instituteur qui n'en était pas à son 1er coup d'essai apparemment."Je ne suis pas le seul à avoir dégusté ,je sais bien.Il en a bousillé quelques uns ,le vieux Bayle,avec sa méchanceté ,sa bêtise .Tout confit de savoir,il était.A nous regarder de haut,ce qui n'etait pas dur ,vu qu'on était des mioches et qu'on ne savait rien.Et lui,au lieu de s'en féliciter,d'être content de tout ce qu'il allait nous apprendre,il humiliait les faibles ,les mauvais ,tous ceux qui avaient besoin de lui,vraiment.
    Etre con à ca point là,c'est du talent ,je trouve."

    Mais aussi ,hélas, de sa propre mère.Il n'était qu'un accident du bal du 14 juillet et pas un enfant de l'amour comme a pu l'être Margueritte..Sa mère ,qui ne le supportait pas,qui le frappait avec tout ce qui lui tombait sous la main en l'insultant. Qui bien évidemment ne répondait à aucun des" pourquoi "à répétition que tout enfant pose à ses parents ,ce qui a parfois le don de nous agacer,reconnaissons le.Mais à lire ce livre,je me dis qu'on devrait être contents de cette curiosité insatiable.Elle nous prouve que notre enfant cherche à s'elever,à s'enrichir.Et que nous n'entendrons pas ce constat amer: "Quand on te fait pousser sous cloche,tu peux pas t'élever bien haut."
    Cette mère qui le surprendra tout de même...

    Donc il n'est peut être pas doté d'une intelligence supérieure mais il a l'intelligence du coeur...Et je me demande si ce n'est pas l'essentiel.Tellement de gens en manque !

    Alors quid de Margueritte ? C'est une petite femme qui ne touche même pas la terre quand elle est assise sur le banc dans le parc ,banc qui deviendra leur banc. Margueritte qui "n'a pas le format adulte ,pour les bancs." Scientifique,boulimique de lecture et d'une générosité extrême qui la fait cultiver ,l'air de rien ,la tête de Germain car elle s'est aperçue que cette friche n'attendait que ça .Avec en plus la considération et puis plus tard,tout doucement, cette complicité et cet amour entre ces deux êtres qui se sont choisis .Et puis elle donne à Germain ,la vieillesse lui ayant provoqué une dégéneresnce maculaire, la possibilité de devenir fier de lui et peut être est ce le plus beau cadeau qu'elle lui aie fait ,même si ce n'était pas voulu.Son amour pour Margueritte pousse Germain sur des chemins complètement inconnus et terrifiants jusqu'alors...Je ne vous dirai pas comment....Lisez ...

    Ce roman est bourré de reflexions sur la vie,qu'est ce que devenir parents par exemple,l'amour (Germain aupravant avait des termes crus pour parler de ce sujet) mais au fil de ses rencontres avec Margueritte qu'il a "adoptée" comme grand mère sans jamais le lui dire " J'ai décidé d'adopter Margueritte .Elle va bientôt fêter ses quatre vingt six ans ,il valait mieux pas trop attendre.Les vieux ont tendance à mourir .
    Comme ça ,s'il lui ariive un truc,je sias pas -tomber par terre dans la rue,oiu se faire gauler son sac-je serai là .Je pourrai arriver tout de suite et pousser les gens du milieu,leur dire
    -Ok ! C'est bon ,tirez vous,maintenant! Je m'en charge:c'est ma grand mère.
    Ce n'est pas écrit sur sa tête qu'elle est seulement adoptée.
    son vocabulaire s'enrichit au point où ses copains commencent à ne plus le reconnaitre ce qui leur pose problemes ..et les sentiments que ces mots nouveaux peuvent véhiculer s'affinent...

    Roman sur l'amitié,la place d'un individu dans la société (Germain en veut une absolument et il s'acharne à écrire son nom au stylo "indélébile" sur le marbre du monument aux morts de la ville ce que,chose ô combien significative il ne fera plus après avoir rencontré Margueritte.) tout foisonne dans un style apparemment simple mais où constamment nous sommes confrontés à des reflexions très pertinentes et où les mots peuvent avoir double sens."Je suis là comme un con" et" quand on te fait pousser sous cloche " en sont 2 exemples .Il ne faut pas faire l'erreur de considérer La tête en friche comme une bleuette comme j'ai pu le lire quelque part.C'est un roman profond avec des pépites de style .
    Et je me suis surprise à penser que si Margueritte a cultivé la tête de Germain ,Marie Sabine Roger en a fait autant avec moi,sa lectrice.

    Lien : http://lemelimelodepyrostha.over-blog.com/
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par butineuse, le 19 avril 2012

    butineuse
    Une histoire toute simple, sans fioritures. Germain Chazes, 45 ans, le cœur brut, mène une vie routinière entre sa caravane, au fin fond du jardin de sa mère qu'il ne porte guère dans son cœur, son travail occasionnel et le bar du coin où il retrouve des copains. Un jour, il fait la rencontre d'une vieille dame, Margueritte, pleine d'intelligence et d'humanité, a qui il va progressivement s'attacher. Entre eux va naître une complicité incroyable sur le banc du parc d'où ils observent les pigeons et se lisent des histoires à haute voix. Cette rencontre fait bouger sa vie. Il réfléchit beaucoup, il pense à sa mère, à ses potes de boisson, à sa petite copine Annette, à son père qu'il n'a jamais connu et à son manque de culture. Ce n'est pas qu'il se sent bête, mais floué de n'avoir pas reçu le décodage. Les heures passées à écouter Margueritte lui apprennent la puissance des mots, la liberté que cela offre et toutes les ouvertures possibles. Son franc-parler donne du peps au récit. Sans y toucher, l'auteur aborde des thèmes graves, tels la douloureuse filiation de Germain, l'absence d'amour maternel, l'inculture du héros. Cette histoire rappelle la magie des livres et de la lecture
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    • Livres 5.00/5
    Par melanie, le 16 octobre 2010

    melanie
    J'avais beaucoup aimé le film mais le livre est un petit bijou! Ca se lit tellement vite, il y a beaucoup d'humour, de légèreté, de tristesse. Les choses de la vie y sont écrites avec perspicacité. Ce livre est l'un de mes préférés une très bonne découverte pour un auteur très talentueux.
    Pour ceux et celles qui aiment les histoires de la vie de tous les jours et surtout des amitiés sincères.
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Citations et extraits

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  • Par Reka, le 31 août 2009

    Moi, je n’ai pas été « bien élevé ». On m’a dressé à coups de pierres, comme on fait aux clébards qui traînent dans la rue (C’est façon de parler. Ma mère était barjot, mais pas à ce point-là). Enfin disons que je n’ai pas eu une enfance facile.
    Du coup, je ne fais pas toujours dans la dentelle, les gens me trouvent un peu raide, je sais. Quand je veux m’exprimer, je sens bien que je choque, rien qu’à voir leur façon de tordre un peu la bouche, ou de plisser le nez à croire que ça pue.
    Le problème, c’est que je dis les choses que je pense avec les mots que j’ai appris. Forcément, ça limite. C’est peut-être pour ça que j’ai l’air trop direct, à force de parler toujours en ligne droite. Mais un chat, c’est un chat, et un con, c’est un con. J’y peux rien, si les mots existent. Je m’en sers et c’est tout. Y a pas de quoi fouetter une pendule. En même temps, ça me fout des complexes. Pas tellement parce que sur quinze mots, j’en dis douze qui sont vulgaires, mais parce que quinze mots, ça suffit pas toujours à dire le total. (p. 122-123)
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  • Par Seraphita, le 17 mai 2009

    Je repense à ce mot, inculte – Qui n’est pas cultivé. Voir : friche – qui m’était venu dans la tête, un jour, pendant que je parlais avec Margueritte. Et au rapport qu’il y a entre la culture des livres et l’autre, des topinambours. C’est pas parce qu’on ne cultive pas un terrain qu’il n’est pas bon pour les patates ou autres. Faut pas croire, c’est pas de bêcher qui rend le sol meilleur : ça le prépare seulement à bien recevoir les semis. Ça l’aère. Parce que si le terrain est trop acide, trop calcaire, ou trop pauvre, il prendra pas n’importe quoi, de toutes les façons.[…]
    Ce qui me fait aller vers cette conclusion que pour les gens, c’est du pareil au même : c’est pas parce qu’on est inculte qu’on n’est pas cultivable. Il suffit de tomber sur un bon jardinier. Si c’est un mauvais, qui n’a pas le doigté, il vous gâche.
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  • Par kathy, le 07 mai 2012

    Je voudrais vous faire lire cette citation suite à ma critique postée à propos du livre " Cahiers de cancres" dans laquelle je faisais allusion au manque de "psychologie" de certains enseignants à une certaine époque... Et personne n'a jamais établi de statistiques quant au nombre d'enfants qui ont prématurément interrompu leurs études à cause de telles humiliations...

    La citation est un peu longue... je m'en excuse... !

    Avant j'étais presque illettré, j'en ai pas honte. La lecture, c'est de l'acquis. Pas besoin d'aller la chercher : quand tu es petit, on t'envoie à l'école pour te gaver de force, comme on fait pour les oies.
    Il y en a qui le font proprement, ils ont le doigté, la patience, tout ça. Ils t'emplissent en douceur la mémoire, jusqu'à ce que tu sois bondé comme un oeuf. Mais avec d'autres, gobe ou crève ! Ils te fourrent ça dans la tête sans aller vérifier où ça va se loger. Résultat, le moindre petit grain de savoir qui te reste en travers, ça t'étouffe.T'as plus qu'une envie : le recracher et puis rester à jeun, plutôt que d'être mal.
    Mon instituteur, monsieur Bayle, c'était un gaveur à la con. Il me fichait une trouille terrible. Je me serais pissé dessus, quand il me regardait, certains jours. Rien que dans sa façon de prononcer mon nom, "Châzes" ! Je savais qu'il ne m'aimait pas. Il avait sûrement ses raisons. Pour un maître c'est casse-couilles, un élève abruti. Je peux comprendre ça. Alors, pour se passer les nerfs, il me faisait venir au tableau tous les jours. Je devais réciter mes leçons.
    Les réciter devant les lèche-culs qui se poussaient du coude et se foutaient de moi en se cachant la bouche de leur main, et puis les nuls, contents de voir que j'étais pire. Monsieur Bayle ne m'aidait pas, il m'enfonçait bien, au contraire. Un enfoiré de première, c'était. Je l'entends toujours, sans forcer : j'ai sa voix chevillée dans le creux de l'oreille.
    - Alors, Châzes, on oublie ses phrâses?
    - Eh bien, Châzes ? On manque de bâses ?
    - Je sens que, ce matin, notre ami Châzes est dans la vâse !
    Ca faisait marrer les copains.
    Ensuite, il ajoutait :
    - Alors, Châzes? J'attends ! J'attends, nous attendons, vos camarades attendent...
    Il tirait juste un peu sa chaise, pour mieux se tourner face à moi. Il se croisait les bras, et il me regardait en hochant la tête. Il tapotait du bout de son pied, par terre, sans rien dire. Tap, tap, tap... Moi, je n'entendais plus que ce bruit là, et puis celui de la pendule, en face, tic tac, tic, tac. Des fois, ça durait si longtemps que tous les autres finissaient par se taire.
    Tout devenait tellement silencieux autour du tic-tac et du tap des semelles, que j'entendais mon coeur me battre dans la tête. A la fin, il soupirait, il me renvoyait à ma place, d'un geste. Il disait :
    - Décidément, mon pauvre Châzes, je crois bien qu'il vous manque une câse !
    Les autres éclataient tous de rire, ça les détendait un bon coup. Et moi, j'aurais voulu mourir. Ou le tuer, si j'avais pu.
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  • Par pyrostha, le 07 janvier 2011

    Si être intelligent ,c'était qu'une question de volonté,je serais un génie,je peux dire.Parce que j'en ai fait des effortsJ'en ai fait! Mais c'est comme si je voulais creuser une tranchée avec une cuillère à soupe.Tous les autres ont des tractopelles ,et moi je suis là comme un con.C'est le cas de le dire .

    Je ne suis pas le seul à avoir dégusté ,je sais bien.Il en a bousillé quelques uns ,le vieux Bayle,avec sa méchanceté ,sa bêtise .Tout confit de savoir,il était.A nous regarder de haut,ce qui n'etait pas dur ,vu qu'on était des mioches et qu'on ne savait rien.Et lui,au lieu de s'en féliciter,d'être content de tout ce qu'il allait nous apprendre,il humiliait les faibles ,les mauvais ,tous ceux qui avaient besoin de lui,vraiment.

    Quand on te fait pousser sous cloche,tu peux pas t'élever bien haut

    J'ai décidé d'adopter Margueritte .Elle va bientôt fêter ses quatre vingt six ans ,il valait mieux pas trop attendre.Les vieux ont tendance à mourir .Comme ça ,s'il lui arrive un truc,je sais pas -tomber par terre dans la rue,oiu se faire gauler son sac-je serai là .Je pourrai arriver tout de suite et pousser les gens du milieu,leur dire
    -Ok ! C'est bon ,tirez vous,maintenant! Je m'en charge:c'est ma grand mère.
    Ce n'est pas écrit sur sa tête qu'elle est seulement adoptée.


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  • Par Marsup, le 07 juin 2010

    "'Faire l'amour', voilà bien un truc de gonzesse quej'aurais pas cru pouvoir dire. Comme quoi, il ne faut pas dire, Fontaine, je ne boirai pas de tonneau.
    Ou bien l'avoir au dépourvu, devant les yeux, à n'importe quelle heure, avec ses cheveux mouillés de sueur sur la tempe, cette habitude de mordiller ses lèvres quand elle a du plaisir, les petits cris qu'elle pousse, tout ça. Penser à elle en dehors de l'action et puis me dire qu'elle est belle. Le plus bizarre, c'est quandj'ai arrêté de me lever tout de suite après qu'on a baisé. Quand je me suis mis à rester allongé, bien tranquille, sa tête au creux de mon épaule, sans avoir envie de me barrer ou bien de la virer du lit. Là,j'ai compris que je roulais sur du mauvais coton. Je me suis dit qu'il valait mieux rester prudent. Pas trop lui faire ressortir que je me sentais bien, avec elle. Pas trop me découvrir du côté du point faible, quoi."
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Vidéo de Marie-Sabine Roger

Des petites animations réalisées avec les personnages et l'univers de la série d'albums pour enfants "Clapinette et Fourtou". Textes de Marie-Sabine Roger. Dessins de Sylvie Albert. Montage sur la bande son "Le Commerçant Des Rues", un titre de Chanson Plus Bifluorée.








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