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ISBN : 2841569470
Éditeur : Editions du Rouergue (2008)


Note moyenne : 4.16/5 (sur 384 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Ce qu'ils mettent au dos des romans, je vais vous dire, c'est à se demander si c'est vraiment écrit pour vous donner l'envie. En tout cas, c'est sûr, c'est pas fait pour les gens comme moi. Que des mots à coucher dehors - inéluctable, quête fertile, admirable concision... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Eve-Yeshe, le 10 septembre 2014

    Eve-Yeshe
    Germain Chazès a 45 ans. Il mène une vie tout à fait ordinaire avec ses copains Annette, sa compagne. C'est un gros malabar qui pèse plus de 100kg. Sa mère l'a toujours traité avec méchanceté, le qualifiant d'imbécile, car il semble avoir été en retard sur le plan scolaire. Il est né d'une rencontre fugace, lors d'un bal de quatorze juillet avec un géniteur qui ne réapparaitra plus dans la vie de se mère par la suite.
    Un jour en comptant les pigeons, assis sur un banc, il rencontre une petite dame âgée, Margueritte, qui vit dans la maison de retraite un peu plus loin, et cette rencontre va changer sa vie.

    Ce que j'en pense :
    C'est une belle histoire, comme on aimerait en lire ou en vivre une de temps en temps. D'une côté, un personnage un peu rustre, délaissé par sa mère pour laquelle il a toujours été un fardeau. Il a manqué d'amour maternel et s'est construit comme il a pu et pas si mal que cela tout compte fait. Il a ses copains avec lesquels il boit des verres ou joue à la coinche : Landremont, Jojo, Marco. Il y a aussi Francine, Annette.
    Margueritte va lui faire partager son amour de la lecture, en douceur, en lui lisant des extraits des livres qu'elle a aimés et les leçons qu'on peut tirer de la lecture. Sa voix nourrit Germain autant que les mots qu'elle lit. Ainsi va-t-il découvrir « la peste » de Camus, « le vieux qui lisait des romans d'amour » de Sempuelveda, « la promesse de l'aube » de Gary…
    Ce livre est un bijou, Marie-Sabine ROGER nous raconte une belle histoire, où l'amitié est le terreau, qui va enrichir le jardin personnel de chacun des deux protagonistes. Un conte philosophique comme je les aime, car l'auteur ne cherche pas à nous prouver une théorie, elle nous montre qu'on peut partager, donner à l'autre un peu de ce qu'on a et qu'on reçoit toujours un cadeau en échange.
    Note : 8,5/10
    « L'affection, ça grandit sous cape, ça prend racine malgré soi et puis ça envahit pire que du chiendent. Ensuite, c'est trop tard : le cœur, on ne peut pas le passer au Roundup pour lui désherber la tendresse »


    Lien : http://eveyeshe.canalblog.com/archives/2014/09/10/30561988.html
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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 07 novembre 2013

    marina53
    Au détour d'une promenade, je me suis assis sur un banc, à l'abri du tilleul. Et je me suis mis à compter les pigeons, une drôle d'habitude que j'ai pris depuis que je suis là. C'est pas plus con qu'autre chose, si? Elle s'est assise à côté de moi. Je ne lui ai pas porté attention, trop occupé avec mes pigeons. Et puis elle m'a regardé et m'a demandé combien j'en avais compté. Tout penaud et surpris que j'étais à me rendre compte que je n'étais pas le seul à faire ça. On avait tous les deux le même résultat. Et elle est repartie, toute frêle dans sa robe à fleurs. On s'est revu quelques jours plus tard. Elle m'a dit s'appeler Margueritte, avec deux «t». Elle avait un livre entre les mains, chose que je n'ai jamais tenu non pas que cela ne m'intéresse pas mais j'ai un peu de mal à saisir tout le sens des mots mis bout à bout. Il faut dire que j'ai jamais réussi à l'école et que j'étais le premier pour faire l'école buissonnière. Ma mère s'en foutait royalement et pour ce qui est de mon père, à part, culbuter ma mère pour me faire, c'est à peu près la seule image que je retiens de lui. de fil en aiguille, on a commencé à discuter et elle m'a proposé de me faire la lecture, parce qu'elle aime beaucoup lire pour les autres. Elle avait avec elle «La peste» et moi, cette histoire de rats, ça m'a subjugué dès le début... Je sens qu'il va me plaire ce livre...
    Ha oui, que je vous dise aussi: moi, c'est Germain...
    Marie-Sabine Roger nous épate encore une fois avec ce roman et cette rencontre improbable entre Germain, quadra un peu bourru, et Margueritte, petite femme haute comme trois pommes. Ces deux-là n'avaient rien en commun et pourtant ils en avaient des choses à se dire et à se lire. Au fil de leurs rendez-vous improvisés, on prend connaissance avec eux, on les apprivoise et on ne peut que s'y attacher. L'auteure a su mettre les mots justes pour décrire cette belle amitié, cet attachement réciproque et ce que chacun peut apporter à l'autre. Sans fausse note, tout en poésie et en finesse, ce roman aux personnages si attachants et aux situations cocasses nous montre une belle leçon d'amitié et de partage. C'est beau, humain, tendre, doux et émouvant.
    La tête en friche... Fichtre!
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    • Livres 5.00/5
    Par kathy, le 06 mai 2012

    kathy
    ELLE, c'est Marguerite : vieille dame, fripée comme un coquelicot, haute comme trois pommes, avec des petites pattes maigres; elle porte toujours une robe imprimée, avec des fleurs grises et violettes de la couleur de ses cheveux, un gilet gris tout boutonné, et puis des bas et des chaussures sombres. Signe particulier : a voyagé dans le monde entier et a, dans sa tête, des milliers d'étagères de livres, tous bien rangés, numérotés.
    LUI, c'est Germain : quadra, cent-dix kilos de muscles et pas un poil de graisse, un mètre quatre-vingt-neuf sous la toise, le reste à l'avenant. Signe particulier : Si ses parents l'avaient voulu, il aurait sûrement fait leur fierté. Pas de chance.
    NOUS, c'est une rencontre dans un jardin, à l'abri d'un gros tilleul, sur un banc à côté d'un bassin. Elle et moi, nous comptions les pigeons du parc.
    NOUS, c'est une rencontre entre deux passions : celle d'une dame qui cultive son jardin et y fait pousser des phrases, des mots, des histoires belles et émouvantes ; et puis, celle d'un « gros balourd inculte », dit-on dans le village, qui cultive son jardin pour y faire pousser la Tonnelet, la Saint-Pierre, la Beauté Blanche, la Noire de Crimée et l'Orange Bourgoin, la Goutte d'eau, …
    NOUS, c'est pourtant LUI qui, des heures durant, écoute les histoires lues par ELLE…, sur ce banc, dans ce jardin public à l'ombre du gros tilleul…
    NOUS, c'est pourtant LUI qui, peu à peu fait l'apprentissage des mots et découvre leur pouvoir : celui, sinon de changer sa vie, du moins de la percevoir autrement…
    NOUS, c'est aussi une transmission intergénérationnelle…
    NOUS, c'est enfin « une affection qui grandit sous cape, qui prend racine malgré soi et envahit pire que du chiendent. Ensuite, c'est trop tard : le cœur on ne peut pas le passer au Roundup pour lui désherber la tendresse ».
    Au final, EUX, c'est tout simplement une histoire d'amour, d'amitié, de passion, de partage, de générosité ; une histoire pleine de tendresse, d'émotion, de poésie ; un hommage rendu aux passionnés de livres et de lecture.
    Un livre à lire absolument ….
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    • Livres 3.00/5
    Par Lorraine47, le 02 octobre 2014

    Lorraine47
    La tête en friche ne m'a pas défrisée, ni décoiffée, ni fait recourber l'ombre d'un cil!
    Ai-je été trop marquée par l'image prégnante du film sublimement joué par Gisèle Casadessus et le Depardiou qui souvent m'agace mais que j'ai trouvé si juste dans le costume de Germain?
    Le style, autobiographique est très réaliste mais au bout d'un moment la verve populaire de Germain me lasse et finit par retomber à plat sur le zinc d'un comptoir.
    L'histoire ou plutôt le sujet est drôle, émouvant, belle rencontre, pourtant improbable entre un quinquagénaire illettré et une pétillante jeunette de nonantes printemps.
    Pour une fois j'ai préféré l'adaptation cinématographique!
    Un roman vite lu, petite friandise à la saveur fugace.
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    • Livres 5.00/5
    Par stellou, le 16 février 2013

    stellou
    Il y a quelques semaines je me suis installée devant la télévision et je suis tombée sur un film nommé : "La tête en friche". le titre à piqué ma curiosité et je me suis donc décidée à le regarder. Et voilà qu'en une fraction de secondes je me retrouve à lire le générique. Je n'ai pas vu le temps passer, j'ai été complètement absorbée par le film. Et voilà que j'apprends qu'il à été adapté d'un roman ! Ni une ni deux je me commande le livre afin de me replonger dans cet univers.
    Je suis partie un peu angoissée à l'idée de lire un livre après avoir vu le film étant donné que généralement dans ce cas là je suis souvent déçue. Et bien ce ne fut pas le cas !
    Si tout était toujours facile, on en ferait quoi, du bonheur ? Faut que ça garde un côté "coup de bol", ou bien qu'on l'obtienne par mérite, mais que ça reste rare ou cher, sinon je n'en vois pas l'intérêt. (...)
    En plus, il y a plein de gens dans le monde pour qui le bonheur, c'est en voie de disparition, comme les Jivaro, les gorilles ou l'ozone. On n'a pas tous pareil, en quantité. Ca se saurait.
    Dans cette histoire, nous suivons Germain un grand gaillard de quarante-cinq ans. Il est un peu simple et il sait à peine lire et écrire. Il a La tête en friche et cette dernière attend encore d'être cultivée. Il vit dans une caravane au fond du jardin de sa mère. Sa vie se résume à cultiver son jardin et à boire quelques verres au bistrot du coin avec ses copains. Ce qu'il aime par dessus tout c'est s'asseoir dans le parc et compter les pigeons tout en leur donnant un nom. Un beau matin de printemps, il va faire la connaissance de Margueritte, une vieille dame de quatre vingt-six ans. Cette dernière s'échappe parfois de sa maison de retraite pour, elle aussi, compter les pigeons. Très vite une réelle complicité va s'installer entre eux. Margueritte aime également lire à voix haute. Elle va donc se mettre à lire divers passages à Germain. Des romans comme ceux de Camus, Gary,...
    Pour Margueritte non plus, je n'avais pas de place au début. A l'intérieur de moi, je veux dire. Lorsque j'ai commencé à m'attacher, j'ai bien senti que je devais me faire de l'espace, rien que pour elle, et pour mes sentiments.
    En ce qui concerne les personnages, Germain est, comme je l'ai dit plus haut, un peu simple. Il sait à peine lire et écrire et il passe sa journée à faire son jardin tout en parlant à son chat. Il va de temps en temps boire un verre au bistrot du coin avec ses amis qui se moquent parfois de sa simplicité. Il est né de père inconnu et d'une mère folle. Il n'a jamais été important aux yeux des autres. Je me suis très vite attaché à Germain. Je n'avais qu'une envie, lui tendre la main et lui dire " viens". Margueritte quant à elle est une veille dame à la fin de sa vie, elle est très cultivée et aime la littérature comme personne. Son seul plaisir reste encore de respirer la douceur du printemps tout en lisant à voix haute les grandes oeuvres de la littérature. Sa famille ne lui accorde pas beaucoup d'importance et elle ne vient jamais la voir dans sa maison de retraite.
    Malgré la petite épaisseur de ce livre, j'en ressors complètement chamboulée. L'écriture est simple et mignonne mais tellement belle.
    A travers l'histoire de Germain, l'auteur réussit à montrer l'importance de la lecture et de la culture générale en ce qui concerne l'ouverture et l'émancipation de l'humain. Et, le plus important, c'est qu'elle le fait sans tomber dans la moquerie. le style peut paraître un peu naïf car au début Germain cherche ses mots et modifie toutes les phrases mais petit à petit la narration s'étoffe et c'est là que l'on voit les progrès réalisés par Germain grâce à Margueritte.
    Un livre qui est un véritable coup de coeur pour moi et en aucun cas une déception !
    Je ne peux que vous conseiller cette lecture qui j'en suis certaine vous plaire.
    Vous en ressortirez différent tout comme moi aussi j'en sors transformée et avec une vision différente des choses.
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Citations et extraits

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  • Par Reka, le 31 août 2009

    Moi, je n’ai pas été « bien élevé ». On m’a dressé à coups de pierres, comme on fait aux clébards qui traînent dans la rue (C’est façon de parler. Ma mère était barjot, mais pas à ce point-là). Enfin disons que je n’ai pas eu une enfance facile.
    Du coup, je ne fais pas toujours dans la dentelle, les gens me trouvent un peu raide, je sais. Quand je veux m’exprimer, je sens bien que je choque, rien qu’à voir leur façon de tordre un peu la bouche, ou de plisser le nez à croire que ça pue.
    Le problème, c’est que je dis les choses que je pense avec les mots que j’ai appris. Forcément, ça limite. C’est peut-être pour ça que j’ai l’air trop direct, à force de parler toujours en ligne droite. Mais un chat, c’est un chat, et un con, c’est un con. J’y peux rien, si les mots existent. Je m’en sers et c’est tout. Y a pas de quoi fouetter une pendule. En même temps, ça me fout des complexes. Pas tellement parce que sur quinze mots, j’en dis douze qui sont vulgaires, mais parce que quinze mots, ça suffit pas toujours à dire le total. (p. 122-123)
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  • Par kathy, le 07 mai 2012

    Je voudrais vous faire lire cette citation suite à ma critique postée à propos du livre " Cahiers de cancres" dans laquelle je faisais allusion au manque de "psychologie" de certains enseignants à une certaine époque... Et personne n'a jamais établi de statistiques quant au nombre d'enfants qui ont prématurément interrompu leurs études à cause de telles humiliations...

    La citation est un peu longue... je m'en excuse... !

    Avant j'étais presque illettré, j'en ai pas honte. La lecture, c'est de l'acquis. Pas besoin d'aller la chercher : quand tu es petit, on t'envoie à l'école pour te gaver de force, comme on fait pour les oies.
    Il y en a qui le font proprement, ils ont le doigté, la patience, tout ça. Ils t'emplissent en douceur la mémoire, jusqu'à ce que tu sois bondé comme un oeuf. Mais avec d'autres, gobe ou crève ! Ils te fourrent ça dans la tête sans aller vérifier où ça va se loger. Résultat, le moindre petit grain de savoir qui te reste en travers, ça t'étouffe.T'as plus qu'une envie : le recracher et puis rester à jeun, plutôt que d'être mal.
    Mon instituteur, monsieur Bayle, c'était un gaveur à la con. Il me fichait une trouille terrible. Je me serais pissé dessus, quand il me regardait, certains jours. Rien que dans sa façon de prononcer mon nom, "Châzes" ! Je savais qu'il ne m'aimait pas. Il avait sûrement ses raisons. Pour un maître c'est casse-couilles, un élève abruti. Je peux comprendre ça. Alors, pour se passer les nerfs, il me faisait venir au tableau tous les jours. Je devais réciter mes leçons.
    Les réciter devant les lèche-culs qui se poussaient du coude et se foutaient de moi en se cachant la bouche de leur main, et puis les nuls, contents de voir que j'étais pire. Monsieur Bayle ne m'aidait pas, il m'enfonçait bien, au contraire. Un enfoiré de première, c'était. Je l'entends toujours, sans forcer : j'ai sa voix chevillée dans le creux de l'oreille.
    - Alors, Châzes, on oublie ses phrâses?
    - Eh bien, Châzes ? On manque de bâses ?
    - Je sens que, ce matin, notre ami Châzes est dans la vâse !
    Ca faisait marrer les copains.
    Ensuite, il ajoutait :
    - Alors, Châzes? J'attends ! J'attends, nous attendons, vos camarades attendent...
    Il tirait juste un peu sa chaise, pour mieux se tourner face à moi. Il se croisait les bras, et il me regardait en hochant la tête. Il tapotait du bout de son pied, par terre, sans rien dire. Tap, tap, tap... Moi, je n'entendais plus que ce bruit là, et puis celui de la pendule, en face, tic tac, tic, tac. Des fois, ça durait si longtemps que tous les autres finissaient par se taire.
    Tout devenait tellement silencieux autour du tic-tac et du tap des semelles, que j'entendais mon coeur me battre dans la tête. A la fin, il soupirait, il me renvoyait à ma place, d'un geste. Il disait :
    - Décidément, mon pauvre Châzes, je crois bien qu'il vous manque une câse !
    Les autres éclataient tous de rire, ça les détendait un bon coup. Et moi, j'aurais voulu mourir. Ou le tuer, si j'avais pu.
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  • Par Seraphita, le 17 mai 2009

    Je repense à ce mot, inculte – Qui n’est pas cultivé. Voir : friche – qui m’était venu dans la tête, un jour, pendant que je parlais avec Margueritte. Et au rapport qu’il y a entre la culture des livres et l’autre, des topinambours. C’est pas parce qu’on ne cultive pas un terrain qu’il n’est pas bon pour les patates ou autres. Faut pas croire, c’est pas de bêcher qui rend le sol meilleur : ça le prépare seulement à bien recevoir les semis. Ça l’aère. Parce que si le terrain est trop acide, trop calcaire, ou trop pauvre, il prendra pas n’importe quoi, de toutes les façons.[…]
    Ce qui me fait aller vers cette conclusion que pour les gens, c’est du pareil au même : c’est pas parce qu’on est inculte qu’on n’est pas cultivable. Il suffit de tomber sur un bon jardinier. Si c’est un mauvais, qui n’a pas le doigté, il vous gâche.
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  • Par marina53, le 07 novembre 2013

    Se mettre à réfléchir, ça revient à donner des lunettes à un myope. Tout semblait bien sympa, tout autour: facile, c'était flou. Et tout d'un coup on voit les fissures, la rouille, les défauts, tout ce qui part en couille. On voit la mort, le fait qu'on va devoir quitter tout ça et même pas forcément d'une façon marrante. On comprend que le temps, ça fait pas que passer: ça nous pousse à crever un peu plus tous les jours, des deux mains dans le dos. Il n'y a pas de pompon à choper pour faire un tour gratuit, sur le manège. On fait son tour de piste et point barre: on s'en va.
    Franchement, pour certains, la vie, c'est une belle arnaque.
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  • Par pyrostha, le 07 janvier 2011

    Si être intelligent ,c'était qu'une question de volonté,je serais un génie,je peux dire.Parce que j'en ai fait des effortsJ'en ai fait! Mais c'est comme si je voulais creuser une tranchée avec une cuillère à soupe.Tous les autres ont des tractopelles ,et moi je suis là comme un con.C'est le cas de le dire .

    Je ne suis pas le seul à avoir dégusté ,je sais bien.Il en a bousillé quelques uns ,le vieux Bayle,avec sa méchanceté ,sa bêtise .Tout confit de savoir,il était.A nous regarder de haut,ce qui n'etait pas dur ,vu qu'on était des mioches et qu'on ne savait rien.Et lui,au lieu de s'en féliciter,d'être content de tout ce qu'il allait nous apprendre,il humiliait les faibles ,les mauvais ,tous ceux qui avaient besoin de lui,vraiment.

    Quand on te fait pousser sous cloche,tu peux pas t'élever bien haut

    J'ai décidé d'adopter Margueritte .Elle va bientôt fêter ses quatre vingt six ans ,il valait mieux pas trop attendre.Les vieux ont tendance à mourir .Comme ça ,s'il lui arrive un truc,je sais pas -tomber par terre dans la rue,oiu se faire gauler son sac-je serai là .Je pourrai arriver tout de suite et pousser les gens du milieu,leur dire
    -Ok ! C'est bon ,tirez vous,maintenant! Je m'en charge:c'est ma grand mère.
    Ce n'est pas écrit sur sa tête qu'elle est seulement adoptée.


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