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ISBN : 2841569470
Éditeur : Editions du Rouergue (2008)


Note moyenne : 4.2/5 (sur 242 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Ce qu'ils mettent au dos des romans, je vais vous dire, c'est à se demander si c'est vraiment écrit pour vous donner l'envie. En tout cas, c'est sûr, c'est pas fait pour les gens comme moi. Que des mots à coucher dehors - inéluctable, quête fertile, admirable concision... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 14 juin 2012

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Ce roman c'est avant tout une jolie rencontre entre Germain et Margueritte (avec deux « t », c'est important). Lui, c'est un homme simple partagé entre Annette, son amie/amoureuse, ses copains au bar du coin, un boulot de temps en temps et son potager qu'il cultive avec amour dans le jardin de sa mère.
    Sa mère, parlons-en. Une mère indigne à coups sûrs. Mais une femme paumée avant tout, qui a tenté de construire sa vie, d'élever son fils comme elle l'a pu, sans trop de repères. Alors évidemment, ça n'excuse pas tout. Mais c'est aussi à nous de prendre le temps d'essayer de comprendre.
    Quand nous rencontrons Germain, il a la quarantaine, tout plein de kilos de muscles, un esprit pas toujours très vif mais qui peut réserver de belles surprises et un cœur qui donne malgré ses airs bourrus (Germain, pas le cœur !).
    Et puis, un jour il fait la rencontre de Margueritte. Dans un parc, sur un banc à compter les pigeons. Elle est tout son contraire. Ou presque.
    Margueritte est une femme bien plus âgée que Germain, elle pourrait être sa grand-mère. C'est une intellectuelle. Dans sa tête vit toute une bibliothèque.
    Amadou Hampâté Bâ a dit qu'un « vieillard qui s'éteint, c'est une bibliothèque qui brûle ».
    Ils sont différents mais portent en eux la même solitude. Chacun va apporter à l'autre un bout d'amour. Leur amitié va se construire sur des petits riens qui font du bien.
    « La tête en friche » est un roman « baume au cœur ».
    J'aime cette idée que malgré nos différences, chaque personne a son petit plus à apporter. Ce petit rien qui fait d'elle une personne unique. le couple Germain/Margueritte en est la preuve. Ce n'est pas seulement des personnages de roman, ils pourraient très bien exister.
    J'aime la manière dont Marie-Sabine apporte le thème de la vieillesse. Elle voit les personnes âgées comme des mines d'or d'informations, de vie, de sentiments. Et cela se transmet pendant la lecture.
    Et la lecture justement… La lecture plaisir. Elle en parle avec douceur et tendresse. Lire Camus, s'en amuser, jouer avec les mots. Ou lire autre chose. Qu'importe tant que cela nous fait du bien.
    Une écriture tout en justesse pour décrire une magnifique histoire d'amitié entre deux personnes qui pourraient nous paraître ordinaires et pourtant…
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    • Livres 5.00/5
    Par kathy, le 06 mai 2012

    kathy
    ELLE, c'est Marguerite : vieille dame, fripée comme un coquelicot, haute comme trois pommes, avec des petites pattes maigres; elle porte toujours une robe imprimée, avec des fleurs grises et violettes de la couleur de ses cheveux, un gilet gris tout boutonné, et puis des bas et des chaussures sombres. Signe particulier : a voyagé dans le monde entier et a, dans sa tête, des milliers d'étagères de livres, tous bien rangés, numérotés.
    LUI, c'est Germain : quadra, cent-dix kilos de muscles et pas un poil de graisse, un mètre quatre-vingt-neuf sous la toise, le reste à l'avenant. Signe particulier : Si ses parents l'avaient voulu, il aurait sûrement fait leur fierté. Pas de chance.
    NOUS, c'est une rencontre dans un jardin, à l'abri d'un gros tilleul, sur un banc à côté d'un bassin. Elle et moi, nous comptions les pigeons du parc.
    NOUS, c'est une rencontre entre deux passions : celle d'une dame qui cultive son jardin et y fait pousser des phrases, des mots, des histoires belles et émouvantes ; et puis, celle d'un « gros balourd inculte », dit-on dans le village, qui cultive son jardin pour y faire pousser la Tonnelet, la Saint-Pierre, la Beauté Blanche, la Noire de Crimée et l'Orange Bourgoin, la Goutte d'eau, …
    NOUS, c'est pourtant LUI qui, des heures durant, écoute les histoires lues par ELLE…, sur ce banc, dans ce jardin public à l'ombre du gros tilleul…
    NOUS, c'est pourtant LUI qui, peu à peu fait l'apprentissage des mots et découvre leur pouvoir : celui, sinon de changer sa vie, du moins de la percevoir autrement…
    NOUS, c'est aussi une transmission intergénérationnelle…
    NOUS, c'est enfin « une affection qui grandit sous cape, qui prend racine malgré soi et envahit pire que du chiendent. Ensuite, c'est trop tard : le cœur on ne peut pas le passer au Roundup pour lui désherber la tendresse ».
    Au final, EUX, c'est tout simplement une histoire d'amour, d'amitié, de passion, de partage, de générosité ; une histoire pleine de tendresse, d'émotion, de poésie ; un hommage rendu aux passionnés de livres et de lecture.
    Un livre à lire absolument ….
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    • Livres 5.00/5
    Par stellou, le 16 février 2013

    stellou
    Il y a quelques semaines je me suis installée devant la télévision et je suis tombée sur un film nommé : "La tête en friche". le titre à piqué ma curiosité et je me suis donc décidée à le regarder. Et voilà qu'en une fraction de secondes je me retrouve à lire le générique. Je n'ai pas vu le temps passer, j'ai été complètement absorbée par le film. Et voilà que j'apprends qu'il à été adapté d'un roman ! Ni une ni deux je me commande le livre afin de me replonger dans cet univers.
    Je suis partie un peu angoissée à l'idée de lire un livre après avoir vu le film étant donné que généralement dans ce cas là je suis souvent déçue. Et bien ce ne fut pas le cas !
    Si tout était toujours facile, on en ferait quoi, du bonheur ? Faut que ça garde un côté "coup de bol", ou bien qu'on l'obtienne par mérite, mais que ça reste rare ou cher, sinon je n'en vois pas l'intérêt. (...)
    En plus, il y a plein de gens dans le monde pour qui le bonheur, c'est en voie de disparition, comme les Jivaro, les gorilles ou l'ozone. On n'a pas tous pareil, en quantité. Ca se saurait.
    Dans cette histoire, nous suivons Germain un grand gaillard de quarante-cinq ans. Il est un peu simple et il sait à peine lire et écrire. Il a La tête en friche et cette dernière attend encore d'être cultivée. Il vit dans une caravane au fond du jardin de sa mère. Sa vie se résume à cultiver son jardin et à boire quelques verres au bistrot du coin avec ses copains. Ce qu'il aime par dessus tout c'est s'asseoir dans le parc et compter les pigeons tout en leur donnant un nom. Un beau matin de printemps, il va faire la connaissance de Margueritte, une vieille dame de quatre vingt-six ans. Cette dernière s'échappe parfois de sa maison de retraite pour, elle aussi, compter les pigeons. Très vite une réelle complicité va s'installer entre eux. Margueritte aime également lire à voix haute. Elle va donc se mettre à lire divers passages à Germain. Des romans comme ceux de Camus, Gary,...
    Pour Margueritte non plus, je n'avais pas de place au début. A l'intérieur de moi, je veux dire. Lorsque j'ai commencé à m'attacher, j'ai bien senti que je devais me faire de l'espace, rien que pour elle, et pour mes sentiments.
    En ce qui concerne les personnages, Germain est, comme je l'ai dit plus haut, un peu simple. Il sait à peine lire et écrire et il passe sa journée à faire son jardin tout en parlant à son chat. Il va de temps en temps boire un verre au bistrot du coin avec ses amis qui se moquent parfois de sa simplicité. Il est né de père inconnu et d'une mère folle. Il n'a jamais été important aux yeux des autres. Je me suis très vite attaché à Germain. Je n'avais qu'une envie, lui tendre la main et lui dire " viens". Margueritte quant à elle est une veille dame à la fin de sa vie, elle est très cultivée et aime la littérature comme personne. Son seul plaisir reste encore de respirer la douceur du printemps tout en lisant à voix haute les grandes oeuvres de la littérature. Sa famille ne lui accorde pas beaucoup d'importance et elle ne vient jamais la voir dans sa maison de retraite.
    Malgré la petite épaisseur de ce livre, j'en ressors complètement chamboulée. L'écriture est simple et mignonne mais tellement belle.
    A travers l'histoire de Germain, l'auteur réussit à montrer l'importance de la lecture et de la culture générale en ce qui concerne l'ouverture et l'émancipation de l'humain. Et, le plus important, c'est qu'elle le fait sans tomber dans la moquerie. le style peut paraître un peu naïf car au début Germain cherche ses mots et modifie toutes les phrases mais petit à petit la narration s'étoffe et c'est là que l'on voit les progrès réalisés par Germain grâce à Margueritte.
    Un livre qui est un véritable coup de coeur pour moi et en aucun cas une déception !
    Je ne peux que vous conseiller cette lecture qui j'en suis certaine vous plaire.
    Vous en ressortirez différent tout comme moi aussi j'en sors transformée et avec une vision différente des choses.
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    • Livres 5.00/5
    Par Seraphita, le 17 mai 2009

    Seraphita
    Germain Chazes, 45 ans, mène une vie routinière entre sa caravane, au fin fond du jardin de sa mère qu'il ne porte guère dans son cœur, son travail occasionnel (il est intérimaire) et le bar du coin où il retrouve des copains. Il est aussi un lieu qu'il aime fréquenter : le parc avec ses pigeons qu'il s'amuse à compter. Un jour, il fait la rencontre d'une vieille dame, Margueritte, à qui il va progressivement s'attacher. Lui qui est inculte, qui n'a pas le sens des lettres, va s'ouvrir au monde des livres grâce à Margueritte. De profonds changements s'opèrent en lui…
    Un roman passionnant traitant des thèmes de la culture, du goût du savoir, des lettres, de l'amitié inter-générationnelle. le style est vif, enlevé ; ce sont les pensées de Germain qui nous sont livrées, avec un ton souvent cru – mais cela ne m'a pas gênée – et surtout beaucoup d'humour. Sans y toucher, l'auteur aborde des thèmes graves, tels la douloureuse filiation de Germain, l'absence d'amour maternel, l'inculture du héros et ses conséquences en termes de moqueries de la part des autres. Ce livre se lit d'une traite et sa lecture en est rendue fluide grâce aux courts chapitres.
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    • Livres 5.00/5
    Par butineuse, le 19 avril 2012

    butineuse
    Une histoire toute simple, sans fioritures. Germain Chazes, 45 ans, le cœur brut, mène une vie routinière entre sa caravane, au fin fond du jardin de sa mère qu'il ne porte guère dans son cœur, son travail occasionnel et le bar du coin où il retrouve des copains. Un jour, il fait la rencontre d'une vieille dame, Margueritte, pleine d'intelligence et d'humanité, a qui il va progressivement s'attacher. Entre eux va naître une complicité incroyable sur le banc du parc d'où ils observent les pigeons et se lisent des histoires à haute voix. Cette rencontre fait bouger sa vie. Il réfléchit beaucoup, il pense à sa mère, à ses potes de boisson, à sa petite copine Annette, à son père qu'il n'a jamais connu et à son manque de culture. Ce n'est pas qu'il se sent bête, mais floué de n'avoir pas reçu le décodage. Les heures passées à écouter Margueritte lui apprennent la puissance des mots, la liberté que cela offre et toutes les ouvertures possibles. Son franc-parler donne du peps au récit. Sans y toucher, l'auteur aborde des thèmes graves, tels la douloureuse filiation de Germain, l'absence d'amour maternel, l'inculture du héros. Cette histoire rappelle la magie des livres et de la lecture
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Citations et extraits

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  • Par Reka, le 31 août 2009

    Moi, je n’ai pas été « bien élevé ». On m’a dressé à coups de pierres, comme on fait aux clébards qui traînent dans la rue (C’est façon de parler. Ma mère était barjot, mais pas à ce point-là). Enfin disons que je n’ai pas eu une enfance facile.
    Du coup, je ne fais pas toujours dans la dentelle, les gens me trouvent un peu raide, je sais. Quand je veux m’exprimer, je sens bien que je choque, rien qu’à voir leur façon de tordre un peu la bouche, ou de plisser le nez à croire que ça pue.
    Le problème, c’est que je dis les choses que je pense avec les mots que j’ai appris. Forcément, ça limite. C’est peut-être pour ça que j’ai l’air trop direct, à force de parler toujours en ligne droite. Mais un chat, c’est un chat, et un con, c’est un con. J’y peux rien, si les mots existent. Je m’en sers et c’est tout. Y a pas de quoi fouetter une pendule. En même temps, ça me fout des complexes. Pas tellement parce que sur quinze mots, j’en dis douze qui sont vulgaires, mais parce que quinze mots, ça suffit pas toujours à dire le total. (p. 122-123)
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  • Par kathy, le 07 mai 2012

    Je voudrais vous faire lire cette citation suite à ma critique postée à propos du livre " Cahiers de cancres" dans laquelle je faisais allusion au manque de "psychologie" de certains enseignants à une certaine époque... Et personne n'a jamais établi de statistiques quant au nombre d'enfants qui ont prématurément interrompu leurs études à cause de telles humiliations...

    La citation est un peu longue... je m'en excuse... !

    Avant j'étais presque illettré, j'en ai pas honte. La lecture, c'est de l'acquis. Pas besoin d'aller la chercher : quand tu es petit, on t'envoie à l'école pour te gaver de force, comme on fait pour les oies.
    Il y en a qui le font proprement, ils ont le doigté, la patience, tout ça. Ils t'emplissent en douceur la mémoire, jusqu'à ce que tu sois bondé comme un oeuf. Mais avec d'autres, gobe ou crève ! Ils te fourrent ça dans la tête sans aller vérifier où ça va se loger. Résultat, le moindre petit grain de savoir qui te reste en travers, ça t'étouffe.T'as plus qu'une envie : le recracher et puis rester à jeun, plutôt que d'être mal.
    Mon instituteur, monsieur Bayle, c'était un gaveur à la con. Il me fichait une trouille terrible. Je me serais pissé dessus, quand il me regardait, certains jours. Rien que dans sa façon de prononcer mon nom, "Châzes" ! Je savais qu'il ne m'aimait pas. Il avait sûrement ses raisons. Pour un maître c'est casse-couilles, un élève abruti. Je peux comprendre ça. Alors, pour se passer les nerfs, il me faisait venir au tableau tous les jours. Je devais réciter mes leçons.
    Les réciter devant les lèche-culs qui se poussaient du coude et se foutaient de moi en se cachant la bouche de leur main, et puis les nuls, contents de voir que j'étais pire. Monsieur Bayle ne m'aidait pas, il m'enfonçait bien, au contraire. Un enfoiré de première, c'était. Je l'entends toujours, sans forcer : j'ai sa voix chevillée dans le creux de l'oreille.
    - Alors, Châzes, on oublie ses phrâses?
    - Eh bien, Châzes ? On manque de bâses ?
    - Je sens que, ce matin, notre ami Châzes est dans la vâse !
    Ca faisait marrer les copains.
    Ensuite, il ajoutait :
    - Alors, Châzes? J'attends ! J'attends, nous attendons, vos camarades attendent...
    Il tirait juste un peu sa chaise, pour mieux se tourner face à moi. Il se croisait les bras, et il me regardait en hochant la tête. Il tapotait du bout de son pied, par terre, sans rien dire. Tap, tap, tap... Moi, je n'entendais plus que ce bruit là, et puis celui de la pendule, en face, tic tac, tic, tac. Des fois, ça durait si longtemps que tous les autres finissaient par se taire.
    Tout devenait tellement silencieux autour du tic-tac et du tap des semelles, que j'entendais mon coeur me battre dans la tête. A la fin, il soupirait, il me renvoyait à ma place, d'un geste. Il disait :
    - Décidément, mon pauvre Châzes, je crois bien qu'il vous manque une câse !
    Les autres éclataient tous de rire, ça les détendait un bon coup. Et moi, j'aurais voulu mourir. Ou le tuer, si j'avais pu.
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  • Par Seraphita, le 17 mai 2009

    Je repense à ce mot, inculte – Qui n’est pas cultivé. Voir : friche – qui m’était venu dans la tête, un jour, pendant que je parlais avec Margueritte. Et au rapport qu’il y a entre la culture des livres et l’autre, des topinambours. C’est pas parce qu’on ne cultive pas un terrain qu’il n’est pas bon pour les patates ou autres. Faut pas croire, c’est pas de bêcher qui rend le sol meilleur : ça le prépare seulement à bien recevoir les semis. Ça l’aère. Parce que si le terrain est trop acide, trop calcaire, ou trop pauvre, il prendra pas n’importe quoi, de toutes les façons.[…]
    Ce qui me fait aller vers cette conclusion que pour les gens, c’est du pareil au même : c’est pas parce qu’on est inculte qu’on n’est pas cultivable. Il suffit de tomber sur un bon jardinier. Si c’est un mauvais, qui n’a pas le doigté, il vous gâche.
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  • Par pyrostha, le 07 janvier 2011

    Si être intelligent ,c'était qu'une question de volonté,je serais un génie,je peux dire.Parce que j'en ai fait des effortsJ'en ai fait! Mais c'est comme si je voulais creuser une tranchée avec une cuillère à soupe.Tous les autres ont des tractopelles ,et moi je suis là comme un con.C'est le cas de le dire .

    Je ne suis pas le seul à avoir dégusté ,je sais bien.Il en a bousillé quelques uns ,le vieux Bayle,avec sa méchanceté ,sa bêtise .Tout confit de savoir,il était.A nous regarder de haut,ce qui n'etait pas dur ,vu qu'on était des mioches et qu'on ne savait rien.Et lui,au lieu de s'en féliciter,d'être content de tout ce qu'il allait nous apprendre,il humiliait les faibles ,les mauvais ,tous ceux qui avaient besoin de lui,vraiment.

    Quand on te fait pousser sous cloche,tu peux pas t'élever bien haut

    J'ai décidé d'adopter Margueritte .Elle va bientôt fêter ses quatre vingt six ans ,il valait mieux pas trop attendre.Les vieux ont tendance à mourir .Comme ça ,s'il lui arrive un truc,je sais pas -tomber par terre dans la rue,oiu se faire gauler son sac-je serai là .Je pourrai arriver tout de suite et pousser les gens du milieu,leur dire
    -Ok ! C'est bon ,tirez vous,maintenant! Je m'en charge:c'est ma grand mère.
    Ce n'est pas écrit sur sa tête qu'elle est seulement adoptée.


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  • Par Marsup, le 07 juin 2010

    "'Faire l'amour', voilà bien un truc de gonzesse quej'aurais pas cru pouvoir dire. Comme quoi, il ne faut pas dire, Fontaine, je ne boirai pas de tonneau.
    Ou bien l'avoir au dépourvu, devant les yeux, à n'importe quelle heure, avec ses cheveux mouillés de sueur sur la tempe, cette habitude de mordiller ses lèvres quand elle a du plaisir, les petits cris qu'elle pousse, tout ça. Penser à elle en dehors de l'action et puis me dire qu'elle est belle. Le plus bizarre, c'est quandj'ai arrêté de me lever tout de suite après qu'on a baisé. Quand je me suis mis à rester allongé, bien tranquille, sa tête au creux de mon épaule, sans avoir envie de me barrer ou bien de la virer du lit. Là,j'ai compris que je roulais sur du mauvais coton. Je me suis dit qu'il valait mieux rester prudent. Pas trop lui faire ressortir que je me sentais bien, avec elle. Pas trop me découvrir du côté du point faible, quoi."
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La chronique de Gérard Collard - Bon rétablissement
Avant de partir en week-end, Gérard Collard vous propose une petite pépite littéraire... Un livre drôle, méchant dans la même veine que "Les Tontons flingueurs". Il s'agit du livre de Marie-Sabine Roger "Bon rétablissement" aux éditions Rouergue Regardez... La présentation du livre "Bon rétablissement" par l'éditeur : « Depuis que je suis là, le monde entier me souhaite Bon rétablissement, par téléphone, mail, courrier, personnes interposées. Par pigeons voyageurs, ça ne saurait tarder. Bon rétablissement. Quelle formule à la con ! » « Veuf, sans enfants ni chien », Jean-Pierre est un vieil ours bourru et solitaire, à la retraite depuis sept ans. Suite à un accident bien étrange, le voilà immobilisé pendant des semaines à l'hôpital. Il ne pouvait pas imaginer pire. Et pourtant, depuis son lit, il va faire des rencontres inattendues qui bousculeront son égoïsme... Avec sa verve habituelle et son humanisme, Marie-Sabine Roger nous offre une nouvelle fois une galerie de portraits hauts en couleur. C'est un tableau doux-amer qu'elle peint de l'hôpital, avec l'humour et le sens de la formule qui la caractérisent, et qui ont fait le succès de ses deux précédents romans, La tête en friche et Vivement l'avenir. Vous pouvez commander "Bon rétablissement" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com








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